Archives de catégorie : Ressources naturelles

Environnement : Dakar accueille la 21ème session de la commission de forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique

La capitale sénégalaise s’apprête à accueillir  à partir de 19 juin, la 21ème session de la Commission de Forêt et  de la Faune sauvage pour l’Afrique (CFFSA). Cette édition est axée sur le thème «  Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage : libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique ». Les objectifs poursuivis à travers ces assises sont de favoriser une meilleure reconnaissance du rôle clé des forêts, des paysages et de la faune sauvage dans l’atteinte d’un développement durable au niveau national et régional.

Un troupeau d’éléphants dans le Parc national de la Garamba en RDC, ( Photo, African Parks).

Cette rencontre, se tiendra au King Fahd palace, en même  temps que la 5ème semaine africaine des forets et de la faune sauvage (SAFFS), indique un communiqué de la FAO, dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie.

Ces deux événements, organisés par la Fao en étroite collaboration avec le Ministère de l’environnement et du développement durable (Medd) du Sénégal, coïncideront avec la célébration mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Continuer la lecture de Environnement : Dakar accueille la 21ème session de la commission de forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique

Agriculture : Kinshasa accueille le forum expo café et cacao 2018

Le Café et le Cacao de la République démocratique du Congo seront au centre des discutions à Kinshasa du 18 au 20 juin, lors du Forum expo qui sera organisé par la FEC (Fédération des entreprises du Congo) en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, le Ministère du commerce extérieur, l’Office national du Café, l’OCC, et le FPI.

Il sera question lors de ces assises de dresser un état des lieux des filières café et cacao du pays, pour en identifier les obstacles majeurs à la production, à la transformation, à la recherche et à la certification. « Il n’est pas normal qu’un pays comme la RDC n’occupe pas une place de choix dans ces filières au niveau mondial, surtout qu’il dispose du café apprécié par les grandes marques dans le monde. Ce n’est pas le potentiel qui manque. Voilà pourquoi ces assises vont aider à analyser ces filières et proposer des recommandations », a indiqué Jean-Claude Eale, coordonnateur de la sous-commission Communication de ce forum. Continuer la lecture de Agriculture : Kinshasa accueille le forum expo café et cacao 2018

BUKAVU : les défis de la filière café évoqués à la 4eme édition de « Saveur du Kivu »

La Province du Sud-Kivu a produit plus de 5 mille tonnes de café  dont  80% d’exportation est illégale. La déclaration a été faite par le gouverneur de la province, Claude Nyamugabo, à la quatrième édition de Saveur du Kivu, un événement centré au tout du café de la province.

« Actuellement, 700 tonnes de café sont passées par la voie légale, au détriment 4000 tonnes de café qui sont passées par fraude, de la Province du Sud-Kivu vers les pays voisins », s’est indigné  Claude Nyamugabo. Continuer la lecture de BUKAVU : les défis de la filière café évoqués à la 4eme édition de « Saveur du Kivu »

Angola : Une foire pour promouvoir la croissance verte dans tous les secteurs de l’économie

Plus de 70 exposants angolais du Brésil, du Canada et du Portugal et ceux qui développent localement des solutions technologiques, se sont donnés rendez-vous à Luanda du 05 au 08 juin 2018, pour présenter leurs services et équipements liés à divers secteurs, lors de la 6ème édition de la foire « Environnement Angola2018 », organisée par le Ministère angolais de l’Environnement en collaboration avec  Grupo Eventos Arena.

Au cours de cette édition de la foire qui a reçu en moyenne 2000 visiteurs par jour, plusieurs fournisseurs de services liés à l’énergie et l’eau, le pétrole, l’industrie, la géologie et les mines, l’urbanisme et la construction, l’agriculture et la foresterie, le transport et le commerce ont pu présenter au public une gamme variée de leurs innovations. Continuer la lecture de Angola : Une foire pour promouvoir la croissance verte dans tous les secteurs de l’économie

Ressources Naturelles : La société civile s’oppose au projet d’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga

Les organisations membres de la société civile environnementale de la RDC ont décrié la démarche du ministre des hydrocarbures de procéder au déclassement partiel de deux sites emblématiques du pays, à savoir le parc national des Virunga et la Salonga, en vue d’une exploitation pétrolière. Cette déclaration a été rendue publique lors d’un point de presse tenu à Kinshasa.

La société civile évoque la contradiction entre les engagements nationaux et internationaux auxquels la RDC a souscrit et le projet d’une éventuelle exploitation pétrolière dans ce patrimoine universel. « Nous avons appris avec beaucoup d’amertume ce projet qui envisage l’exploitation pétrolière dans les deux sites du patrimoine mondial et nous avons pris une position contre cette démarche », s’est indigné  René Ngongo, président de OCEAN (Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature). Continuer la lecture de Ressources Naturelles : La société civile s’oppose au projet d’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga

Eau : Le projet Transaqua, complicité ou incompétence du gouvernement congolais ?

La vague provoquée par le projet de transfèrement des eaux du fleuve Congo vers le lac Tchad est loin d’atteindre la terre ferme. La question est presque sur toutes les langues. Le silence observé par le gouvernement et son absence aux assises organisées souvent sur cette question, inquiète plus d’un. Des langues se délient pour fustiger ce silence coupable ou qui cache quelque chose dans ce dossier. Comme qui dirait, qui ne dit mot, consent.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

« Il y a à peu près 4 ans, bientôt 5 ans que cette question est mise sur table. Personne n’en parle, pendant que les choses avancent de l’autre côté. Décidément au Congo nous avons tout à perdre, rien à gagner dans cette histoire. C’est pourquoi dans les réunions internationales la RDC n’ y est pas invitée officiellement », s’exclame Roger Mpanano, député nationale. Continuer la lecture de Eau : Le projet Transaqua, complicité ou incompétence du gouvernement congolais ?

Eau : La société civile congolaise dit non au projet Transaqua

La question de transférément de l’eau de la RDC vers le Tchad refait surface,  mais laisse sans mot le gouvernement congolais. Après plusieurs alertes lancées par les scientifiques, c’est à la société civile congolaise de hausser le ton sur cette question. La CORAP (Coalition Réforme Actions Publiques), a porté à la connaissance du public, son refus d’accompagner ce projet non seulement parce qu’il viole la constitution et la loi sur l’eau, mais surtout qu’il impacterait négativement l’environnement.

« Notre motivation première est la préoccupation des populations. Aujourd’hui nous lançons un acte de plaidoyer et une sensibilisation auprès de la population congolaise pour qu’il comprenne que la Communauté internationale se ligue pour mettre en place un projet qui impacterait négativement l’environnement, le social et l’économie de notre pays », a déclaré le secrétaire technique de Corap, Emmanuel Musuyu. Continuer la lecture de Eau : La société civile congolaise dit non au projet Transaqua

Bassin du Nil : vers la signature de l’accord de coopération

Les activités de la commémoration de la 12e journée du Nil ont été lancées ce mardi 20 février à  Addis Abeba, capitale éthiopienne. Le ministre éthiopien de l’eau et de l’électricité, Dr Sileshi Bekele, actuel président du Conseil des ministres du Bassin du Nil, a au cours d’une conférence de presse, indiqué qu’au sein de l’Initiative du Bassin du Nil, l’heure est à la construction d’une institution forte qui fera disparaître l’héritage du colonialisme.

Le ministre éthiopien de l’eau a saisi l’occasion pour faire le point  sur le processus en cours de la signature de l’accord de coopération du Bassin du Nil, qui servira des textes légaux de ce qui deviendra la Commission du Nil, une fois ratifiés par les 11 pays membres.

Actuellement, 6 pays ont déjà signés ces textes à savoir, le Burundi, le Rwanda, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie.
En dépit de la signature de cet accord, la Tanzanie, Le Rwanda et l’Ethiopie, l’ont déjà ratifié. Continuer la lecture de Bassin du Nil : vers la signature de l’accord de coopération

La RDC révise son code minier pour tirer profit du boom du cobalt

La République démocratique du Congo, qui regorge de matières premières, s’apprête à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l’envolée des cours du cobalt et du cuivre.

Le boom mondial des batteries de smartphones et de voitures électriques a provoqué une flambée des prix du cobalt à 75.000 dollars la tonne (+127% en un an). Premier producteur mondial: la République démocratique du Congo.

La RDC est aussi le premier producteur africain de cuivre, qui s’échange sur le marché des métaux à Londres à plus de 7.000 dollars la tonne pour la première fois depuis trois ans et demi.

La production congolaise de cuivre a explosé de 27.000 tonnes en 2002 à plus d’un million de tonnes en 2016, indique le préambule du nouveau code minier. Du Katanga (sud-est) aux régions du Kivu (est) en passant par le Kasaï (centre), le sous-sol offre aussi à l’économie mondiale de l’or, du diamant, du coltan…

L’ex-Zaïre est souvent comparé à un « scandale » d’abondance géologique qui côtoie un autre scandale, la pauvreté d’une grande partie de ses 80 millions d’habitants.

Après bien des péripéties, le gouvernement congolais a présenté en décembre au parlement une révision du code minier datant de 2002 pour « faire des mines un véritable moteur de développement du pays », a déclaré le ministre des Mines Martin Kabwelulu, chargé du dossier depuis février 2007.

« L’ancien code de 2002 se voulait attractif pour les investisseurs parce que nous étions dans une situation de guerre », explique à l’AFP Henri Muhiya, du très influent épiscopat congolais. Une référence aux conflits qui ont ravagé la RDC de 1997 à 2003, notamment les régions minières de l’est.

« Nous nous sommes rendus compte que les investisseurs sont effectivement venus, mais que les bénéfices n’ont pas été répartis de façon équilibrée entre eux et le pays. On va essayer d’équilibrer », ajoute le secrétaire de la commission « ressources naturelles » de la conférence épiscopale, qui a amendé le texte.

– Patriotisme économique –

Le texte, adopté par l’Assemblée et en discussion au Sénat, prévoit « l’élargissement de l’assiette et le relèvement des taux de la redevance minière ». Il prévoit des taux allant jusqu’à 5% pour les « métaux stratégiques » (dont probablement le cobalt) et 6% pour les pierres précieuses. La loi fixe actuellement un taux de 1% mais qui a été relevé à 2,5% dans certaines entreprises.

Kinshasa abat aussi la carte du patriotisme économique: relèvement de la participation de l’État dans le capital des sociétés minières et sous-traitance exclusivement réservée « aux seules sociétés dont la majorité du capital est détenue par des Congolais ».

La RDC veut enfin la mise en œuvre effective du rapatriement de 40% des recettes des ventes de minerais à l’exportation.

Les multinationales ont estimé que ce nouveau code minier allait « affaiblir significativement la confiance des investisseurs », dans une lettre aux présidents des deux chambres.

Les signataires sont les filiales congolaises des géants du secteur, China Molybdenum, le Suisse Glencore, Rangold, l’Australo-Chinois MMG.

« Nos partenaires depuis quinze ans nous ont – le mot n’est pas fort – trompés et nous ont volés. Cela doit s’arrêter », avait tempêté en novembre le PDG de la toute puissante société publique congolaise Générale des carrières et des mines (Gécamines, capital 100% étatique), Albert Yuma.

– ‘Distributeur automatique de billets’ –

La RDC doit contrôler ses minerais comme « nos frères arabes avaient profité du contrôle du pétrole », avait ajouté M. Yuma, à la tête du patronat congolais et proche du président Joseph Kabila.

Dans l’esprit du nouveau code minier, la Gécamines annonce aussi des nouveaux partenariats avec une « répartition actionnariale plus égalitaire » en augmentant la part de l’Etat, actuellement de 17%, et l' »implication réelle et croissante des cadres congolais ».

Ce nouveau code et ces nouveaux partenariats suffiront-il pour que les richesses de la République démocratique du Congo soulagent la pauvreté des Congolais, qui se demandent parfois résignés : « Mais où va l’argent du pays? »

En juillet, l’ONG britannique Global Witness avait qualifié le secteur minier congolais de « distributeur automatique de billets » pour le régime de Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel a pris fin le 20 décembre 2016.

Début novembre, une ONG américaine, le Centre Carter, a estimé que 750 millions de dollars, générés par la production minière entre 2011 et 2014, n’avaient pu être retracés de « manière fiable » dans la comptabilité de la Gécamines.

« Une idiotie, un mensonge », avait réagi son PDG, M. Yuma.

Les enquêtes des « Paradise Papers » ont révélé en novembre que le Suisse Glencore avait mis la main à moindre coût en 2007 sur une mine congolaise par l’intermédiaire de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

Ce proche du président Kabila est sous le coup depuis décembre aux États-Unis d’une loi qui sanctionne « des cleptocrates et des acteurs corrompus ».

Avec AFP

 

 

Ressources naturelles : Les opérateurs miniers désapprouvent le nouveau code minier

Les filiales locales de Glencore Plc, de China Molybdenum Co., de Randgold Resources Ltd., d’Ivanhoe Mines Ltd. et de MMG Ltd. ont envoyé une lettre, à Leon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat, et Assemblée nationale pour manifester leur désapprobation du nouveau code minier en relecture au Sénat congolais. Dans cette correspondance, ces opérateurs miniers leur ont demandé de « suspendre le processus d’adoption du texte dans sa version actuelle » et « d’organiser une véritable consultation de l’industrie minière ».

Installation de Banro Mining.

Les sociétés minières en République démocratique du Congo ont exhorté les législateurs à repenser la nouvelle législation qui pourrait conduire à l’acrimonie entre le gouvernement et l’industrie, renseigne Bloomberg dans sa livraison de ce jeudi 28 décembre.

Les préoccupations de l’industrie minière n’ont pas été entendues et les modifications proposées ont été «largement ignorées», selon la Continuer la lecture de Ressources naturelles : Les opérateurs miniers désapprouvent le nouveau code minier