Archives de catégorie : Ressources naturelles

Bassin du Nil : vers la signature de l’accord de coopération

Les activités de la commémoration de la 12e journée du Nil ont été lancées ce mardi 20 février à  Addis Abeba, capitale éthiopienne. Le ministre éthiopien de l’eau et de l’électricité, Dr Sileshi Bekele, actuel président du Conseil des ministres du Bassin du Nil, a au cours d’une conférence de presse, indiqué qu’au sein de l’Initiative du Bassin du Nil, l’heure est à la construction d’une institution forte qui fera disparaître l’héritage du colonialisme.

Le ministre éthiopien de l’eau a saisi l’occasion pour faire le point  sur le processus en cours de la signature de l’accord de coopération du Bassin du Nil, qui servira des textes légaux de ce qui deviendra la Commission du Nil, une fois ratifiés par les 11 pays membres.

Actuellement, 6 pays ont déjà signés ces textes à savoir, le Burundi, le Rwanda, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie.
En dépit de la signature de cet accord, la Tanzanie, Le Rwanda et l’Ethiopie, l’ont déjà ratifié. Continuer la lecture de Bassin du Nil : vers la signature de l’accord de coopération

La RDC révise son code minier pour tirer profit du boom du cobalt

La République démocratique du Congo, qui regorge de matières premières, s’apprête à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l’envolée des cours du cobalt et du cuivre.

Le boom mondial des batteries de smartphones et de voitures électriques a provoqué une flambée des prix du cobalt à 75.000 dollars la tonne (+127% en un an). Premier producteur mondial: la République démocratique du Congo.

La RDC est aussi le premier producteur africain de cuivre, qui s’échange sur le marché des métaux à Londres à plus de 7.000 dollars la tonne pour la première fois depuis trois ans et demi.

La production congolaise de cuivre a explosé de 27.000 tonnes en 2002 à plus d’un million de tonnes en 2016, indique le préambule du nouveau code minier. Du Katanga (sud-est) aux régions du Kivu (est) en passant par le Kasaï (centre), le sous-sol offre aussi à l’économie mondiale de l’or, du diamant, du coltan…

L’ex-Zaïre est souvent comparé à un « scandale » d’abondance géologique qui côtoie un autre scandale, la pauvreté d’une grande partie de ses 80 millions d’habitants.

Après bien des péripéties, le gouvernement congolais a présenté en décembre au parlement une révision du code minier datant de 2002 pour « faire des mines un véritable moteur de développement du pays », a déclaré le ministre des Mines Martin Kabwelulu, chargé du dossier depuis février 2007.

« L’ancien code de 2002 se voulait attractif pour les investisseurs parce que nous étions dans une situation de guerre », explique à l’AFP Henri Muhiya, du très influent épiscopat congolais. Une référence aux conflits qui ont ravagé la RDC de 1997 à 2003, notamment les régions minières de l’est.

« Nous nous sommes rendus compte que les investisseurs sont effectivement venus, mais que les bénéfices n’ont pas été répartis de façon équilibrée entre eux et le pays. On va essayer d’équilibrer », ajoute le secrétaire de la commission « ressources naturelles » de la conférence épiscopale, qui a amendé le texte.

– Patriotisme économique –

Le texte, adopté par l’Assemblée et en discussion au Sénat, prévoit « l’élargissement de l’assiette et le relèvement des taux de la redevance minière ». Il prévoit des taux allant jusqu’à 5% pour les « métaux stratégiques » (dont probablement le cobalt) et 6% pour les pierres précieuses. La loi fixe actuellement un taux de 1% mais qui a été relevé à 2,5% dans certaines entreprises.

Kinshasa abat aussi la carte du patriotisme économique: relèvement de la participation de l’État dans le capital des sociétés minières et sous-traitance exclusivement réservée « aux seules sociétés dont la majorité du capital est détenue par des Congolais ».

La RDC veut enfin la mise en œuvre effective du rapatriement de 40% des recettes des ventes de minerais à l’exportation.

Les multinationales ont estimé que ce nouveau code minier allait « affaiblir significativement la confiance des investisseurs », dans une lettre aux présidents des deux chambres.

Les signataires sont les filiales congolaises des géants du secteur, China Molybdenum, le Suisse Glencore, Rangold, l’Australo-Chinois MMG.

« Nos partenaires depuis quinze ans nous ont – le mot n’est pas fort – trompés et nous ont volés. Cela doit s’arrêter », avait tempêté en novembre le PDG de la toute puissante société publique congolaise Générale des carrières et des mines (Gécamines, capital 100% étatique), Albert Yuma.

– ‘Distributeur automatique de billets’ –

La RDC doit contrôler ses minerais comme « nos frères arabes avaient profité du contrôle du pétrole », avait ajouté M. Yuma, à la tête du patronat congolais et proche du président Joseph Kabila.

Dans l’esprit du nouveau code minier, la Gécamines annonce aussi des nouveaux partenariats avec une « répartition actionnariale plus égalitaire » en augmentant la part de l’Etat, actuellement de 17%, et l' »implication réelle et croissante des cadres congolais ».

Ce nouveau code et ces nouveaux partenariats suffiront-il pour que les richesses de la République démocratique du Congo soulagent la pauvreté des Congolais, qui se demandent parfois résignés : « Mais où va l’argent du pays? »

En juillet, l’ONG britannique Global Witness avait qualifié le secteur minier congolais de « distributeur automatique de billets » pour le régime de Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel a pris fin le 20 décembre 2016.

Début novembre, une ONG américaine, le Centre Carter, a estimé que 750 millions de dollars, générés par la production minière entre 2011 et 2014, n’avaient pu être retracés de « manière fiable » dans la comptabilité de la Gécamines.

« Une idiotie, un mensonge », avait réagi son PDG, M. Yuma.

Les enquêtes des « Paradise Papers » ont révélé en novembre que le Suisse Glencore avait mis la main à moindre coût en 2007 sur une mine congolaise par l’intermédiaire de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

Ce proche du président Kabila est sous le coup depuis décembre aux États-Unis d’une loi qui sanctionne « des cleptocrates et des acteurs corrompus ».

Avec AFP

 

 

Ressources naturelles : Les opérateurs miniers désapprouvent le nouveau code minier

Les filiales locales de Glencore Plc, de China Molybdenum Co., de Randgold Resources Ltd., d’Ivanhoe Mines Ltd. et de MMG Ltd. ont envoyé une lettre, à Leon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat, et Assemblée nationale pour manifester leur désapprobation du nouveau code minier en relecture au Sénat congolais. Dans cette correspondance, ces opérateurs miniers leur ont demandé de « suspendre le processus d’adoption du texte dans sa version actuelle » et « d’organiser une véritable consultation de l’industrie minière ».

Installation de Banro Mining.

Les sociétés minières en République démocratique du Congo ont exhorté les législateurs à repenser la nouvelle législation qui pourrait conduire à l’acrimonie entre le gouvernement et l’industrie, renseigne Bloomberg dans sa livraison de ce jeudi 28 décembre.

Les préoccupations de l’industrie minière n’ont pas été entendues et les modifications proposées ont été «largement ignorées», selon la Continuer la lecture de Ressources naturelles : Les opérateurs miniers désapprouvent le nouveau code minier

Tchad : Erdogan rassure des financements dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage, l’enérgie et l’environnement

Les secteurs de de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement ainsi que les mines et l’énergie de la république du Tchad, pourront bénéficier des financements, dans le cadre du partenariat entre le Tchad et la Turquie. C’est ce qui ressort de la rencontre, le mardi 26 décembre à N’Djamena, entre le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue  tchadien Idriss Deby Itno.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avec son homologue tchadien Idriss Déby, le 26 décembre 2017 à Ndjamena.
© YASIN BULBUL / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP

« Le Tchad est un pays auquel nous attachons de l’importance. Nous voulons développer une coopération à long terme basée sur le respect mutuel, sur l’égalité et sur une base gagnant-gagnant », a souligné le président turc.

Les deux hommes ont demandé à leurs administrations respectives d’intensifier les échanges en vue de finaliser des accords de financement en particulier dans les secteurs.

Outre les investissements dans les domaines de l’agriculture, environnement, mines et énergie, Erdogan a souligné que les échanges commerciaux et sécuritaires entre les deux pays vont être renforcés.

Notons par ailleurs que le président tchadien, Idriss Deby a sollicité l’implication de la Turquie dans la recherche et l’exploitation pétrolière au Tchad, rapporte BBC-Afrique.

Ankara a été également sollicité pour la construction d’un aéroport à Djermaya à une trentaine de kilomètres au nord de N’Djamena mais aussi pour la construction d’un pont sur le fleuve Chari, au sud de N’Djamena.

 

P. Alfred NTUMBA

 

Ressources naturelles : Juvénal Munubo, «le nouveau code minier n’exclut pas les aspects liés à la protection de l’environnement»

Répondant à  l’interpellation de la société  sur la réforme du Code minier dont ils  reprochent de « ne pas prendre en compte les aspects environnementaux », le député  national, Juvénal Munubo a précisé  que ce nouveau  code minier n’exclut pas les aspects liés à la protection de l’environnement. Par ailleurs, cet outil   insiste beaucoup sur l’étude d’impacts environnementaux et de réhabilitation du sol après exploitation. A-t-il précisé dans une interview  accordée à Environews.

le Députe national Juvénal Munubo,lors d’une prise de parole devant l’Assemblée nationale congolaise ( photo, droit tièrce)

« Je pense que dans la clé des répartitions, si l’on utilise 10% des revenus dans la réhabilitation du sol détruit par l’exploitation, on aurait rencontré la préoccupation de la société civile. Mais qu’à cela ne tienne, je souhaite rencontré la société civile pour discuter et qu’ils me disent à quel niveau se situe leur soif par rapport à ce nouveau code », a t-il déclaré. Continuer la lecture de Ressources naturelles : Juvénal Munubo, «le nouveau code minier n’exclut pas les aspects liés à la protection de l’environnement»

Réforme foncière : réunion de concertation sur le droit des communautés locales et les peuples autochtones

La question des droits des communautés locales et peuples autochtones dans la réforme foncière en cours en RDC, a été sur la table de discussions des acteurs de la société civile, ce jeudi 07 décembre à Kinshasa.

 Cette réunion restreinte organisée à l’initiative de FPP (Forest People Program), avait pour objectif de consulter les parties prenantes sur le projet de décret portant réglementation des droits fonciers de ces communautés.

« Nous souhaitons que ce décret qui vient avant la politique foncière sécurise les droits des communautés locales et populations autochtones en espérant qu’il pourrait renseigner la politique et la loi foncière en RDC, a déclaré Nadia Mbanzidi », Experte juriste à FPP. Continuer la lecture de Réforme foncière : réunion de concertation sur le droit des communautés locales et les peuples autochtones

Ressources naturelles : La Société Civile environnementale alerte les députés nationaux sur la modification du code minier

Le projet de loi modifiant et complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 distribués aux élus du peuple portant Code Minier ne prend pas en compte les aspects de la Protection de l’Environnement et rentre en contradiction avec les engagements internationaux pris par la RDC. C’est ce que souligne le communiqué émis par la coalition des ONGs environnementales membres de la société civile,  ce jeudi 07 décembre 2017 et dont Environews s’est procurée une copie.

Il est inconcevable pour la RDC de faire marche arrière en matière de la gestion de l’Environnement pendant qu’elle venait de ratifier l’Accord de Paris pour le Climat, peut-on lire dans ce communiqué.

Le Réseau d’ONG environnementale interpelle la conscience des élus du peuple à ne pas passer cette loi sans que les principes relatifs Continuer la lecture de Ressources naturelles : La Société Civile environnementale alerte les députés nationaux sur la modification du code minier

Biodiversité : Union européenne investit 550 millions d’euros au profit des océans

L’Union européenne a annoncé un investissement de 550 millions d’euros en faveur de la protection des océans, lors d’une conférence mondiale « Our océan » tenue le 05 et 06 octobre dernier à Malte. A cette occasion la commission européenne a annoncé prendre 36 nouvelles initiatives d’engagements au profit des océans et des mers mondiaux.

Des brises-lames construites pour protéger une résidence privée au village Ntiamfumu sur la côte atlantique/Photo, Alfred Ntumba.

Ces 36 engagements pris pour les océans dans le monde seront repartis respectivement selon leurs taches. 4 millions d’euros seront par exemple investis dans le programme de surveillance, pour aider les agences et les états membres de l’UE à surveiller la pollution par les hydrocarbures et la pêches commerciale à grande échelles. 2 millions d’euros seront destinés à la mise en œuvre de la directive–cadre « stratégie pour le milieu marin », et 2,85 millions d’euros financeront des projets de prévention de la pollution marine ainsi que des projets de réduction des déchets plastiques dans l’environnement.

Une enveloppe de 14,5millions d’euros sera destinée à la promotion d’une économie bleue à l’échelle européenne. Ou encore, un programme de partenariat pacifique de l’UE pour le milieu marin (PEUMP) sera lancé pour un montant de 45 millions d’euros. Ce dernier aura pour objectifs de soutenir la croissance économique, tout en s’intéressant à la résilience face au changement climatique et à la préservation de la biodiversité marine.

D’après la commission européenne, ces engagements soulignent la détermination de l’UE à améliorer la situation des mers et à envoyer un signal positif au reste du monde, pouvoir publics comme secteur privé afin d’intensifier les efforts et de relever les défis croissant auxquels font face les océans, depuis la pollution par les déchets plastique jusqu’aux activités criminelles en mer en passant par la protection de la vie marine et les incidences des changements climatiques

Outre l’UE de multiples acteurs publics et privés de 112 pays, notamment les gouvernements, entreprise, ONG, ou instituts de recherches, ont également annoncé des investissements. Au total, plus de 6 milliards d’euros seront consacrés, via 400 engagements à la lutte contre la pollution marine, extension des zones protégées, le renforcement de la sécurité des océans.

Miye Ngakao

Goma : Lancement du projet Water4Virungas

Le gouverneur de la province  du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, a lancé le samedi 07 octobre dernier, le projet Water4Virungas. 

Financé par l’Ambassade de la Hollande, ce projet intégré de gestion des ressources en eau dans le paysage de Grand Virunga en vue de contribuer à la stabilité régionale améliorée à travers la sécurité et la croissance économique inclusive, et réduire les conflits grâce à un accès accru à l’eau et à un bassin hydrographique amélioré dans la région de Virunga, a été proposé en 2016, par le GVTC (Greater Virunga).

Les populations de deux territoires à savoir Rutshuru et Nyiragongo, bénéficieront des acquis de ce projet qui s’étale sur quatre ans. Avec un budget global de 14 millions d’euros, l’implémentation de water4virunga va améliorer la sécurité, la santé et la production au niveau des ménages. Le projet pourra aussi rassembler les communautés autour des problèmes de l’eau, transformer et bannir les conflits liés à l’amélioration de la prestation des services de l’eau et la gestion intégrée des ressources en eau.

Ce projet cible prioritairement les communautés afin de diminuer les incidences sur les ressources naturelles protégées au niveau des parcs nationaux.

 

Tuver Wundi

Ressources naturelles : l’Algérie veut relancer l’exploration du gaz de schiste Suspendue

Après des manifestations d’habitants et de défenseurs de l’environnement, l’Alger veut renouer avec l’exploration de gaz du schiste. C’est le premier ministre Algérien Ahmed OUYAHIA qui l’a annoncé en demandant  au groupe pétrolier public Sonatrach de reprendre l’exploitation.

crédit photo/ Le Monde

 

C’est en fin 2015 que des manifestations d’opposants à l’exploration et exploitation du gaz de schiste avaient embrasé In Salah, localité du Sahara située à 1 500 km au sud d’Alger, où la Sonatrach avait effectué avec succès son premier forage exploratoire en fin 2014.

La fracturation hydraulique effectuée pour extraire ce gaz inquiétait les habitants qui craignaient les conséquences sur l’environnement.

Cette méthode d’exploration qui consiste à créer des fissures et à y infiltrer de grandes quantités de produits chimiques pour permettre l’extraction de gaz capturé dans la roche, est très critiquée. Dans un rapport publié en 2016, l’Agence de protection de l’environnement avait conclu que cette méthode d’extraction peut avoir un effet négatif sur la disponibilité et la qualité des ressources en eau.

Cette nouvelle exploitation du gaz de schiste constitue un atout majeur pour l’Algérie qui compte compenser la baisse des prix des hydrocarbures classiques, principale ressource du budget de l’Etat.

C’est ainsi que grands exploitants de gaz de schiste comme la France et les Etats-Unis ont interdit cette méthode.

Rappelons que les ressources de gaz de schiste que regorge l’Algérie constituent la quatrième réserve mondiale.

 

Thierry-Paul KALONJI