Archives de catégorie : Santé

Santé : 70.000 USD pour la prise en charge des patients atteints de choléra dans la Lomami

Le Bureau Pays de l’OMS en République démocratique du Congo DC et l’ONG ALIMA (Alliance pour l’Action Médicale Internationale), ont signé le mardi 21 novembre un accord de financement d’une valeur de 70 000 USD.  Il s’agit particulièrement d’un appui de l’OMS et de son partenaire de mise en œuvre, aux efforts des autorités sanitaires pour stopper l’épidémie dans la zone de santé touchée de Kanda-Kanda, plus spécifiquement dans l’aire de santé de Matamba (province de la Lomami).

Le Représentant de l’OMS en RDC (à gauche) serrant la main à un des responsables de l’ONG ALIMA après la signature, en son bureau de travail, de l’accord de partenariat pour la mise en oeuvre des activités de prévention contre le choléra dans la zone de santé de Kanda-Kanda (Province du Lomami). OMS/ Franck F. R. Mboussou

Dans un communiqué publié à ce sujet, l’ONG ALIMA va appuyer les activités de la prise en charge des cas, pour une période de 2 mois. Il va s’agir également de renforcer les activités relatives aux conditions d’hygiène individuelle et collective ainsi que celles de sensibilisation des communautés pour leur engagement effectif Continuer la lecture de Santé : 70.000 USD pour la prise en charge des patients atteints de choléra dans la Lomami

Santé : La pollution de l’air et la mauvaise qualité du sperme, un rapport suscite une contradiction

Une étude publiée dans la revue Occupational & Environmental Medicine, ce mardi 21 novembre, révèle que Des niveaux élevés de pollution de l’air sont associés à une mauvaise qualité du sperme et pourraient être en partie responsables de la forte baisse de la fertilité masculine.

Une équipe de scientifiques, dirigée par des chercheurs de l’Université chinoise de Hong Kong, a étudié le sperme de près de 6 500 hommes et a trouvé une «association forte» entre des niveaux élevés de pollution de l’air et une «forme anormale du sperme».

« Nous avons trouvé une association solide entre l’exposition à la pollution de l’air et le faible pourcentage de morphologie normale des spermatozoïdes chez les hommes en âge de procréer », ont précisé les chercheurs. « Bien que les estimations de l’effet soient petites et que la signification puisse être négligeable dans un contexte clinique, il s’agit d’un important défi de santé publique ».

Le nombre de spermatozoïdes chez les hommes a diminué de plus de moitié au cours des 40 dernières années, bien que les scientifiques ne soient pas sûrs de la cause. Les experts en fertilité ont salué les dernières recherches avec prudence.

Allan Pacey, professeur d’andrologie à l’Université de Sheffield, cité par la revue américaine The Guardian, a salué le rapport mais a déclaré que même si les résultats «peuvent sembler très intéressants», l’évaluation de «la taille et la forme des spermatozoïdes [morphologie des spermatozoïdes] est l’un des tests les plus difficiles et peut donc être moins précis ».

Il reconnait tout de même que « de cette étude et d’autres études, la pollution de l’air a probablement le potentiel d’influencer négativement la santé reproductive des hommes ».

Richard Sharpe, un expert en santé de reproduction masculine et professeur à l’Université d’Edimbourg, a déclaré qu’il était « complètement déçu » par les résultats de cette étude. « La morphologie des spermatozoïdes est très variable, à la fois entre les hommes et dans l’éjaculation d’un homme … Donc, les changements de l’ordre de grandeur rapportés ici en association avec l’exposition aux particules fines ne sont pas très importants pour la fertilité probable », a-t-il déclaré.

Sharpe s’est également demandé si l’étude avait suffisamment tenu compte d’autres facteurs tels que le statut socio-économique et le régime alimentaire.

Notons que l’étude a porté sur les hommes de 15 à 49 ans à Taïwan entre 2001 et 2014. Elle a évalué la qualité du sperme et mesuré le niveau de pollution par les particules fines, causée par les voitures, la poussière de construction et la combustion du bois.

Les chercheurs ont reconnu qu’il s’agissait d’une étude observationnelle, donc aucune conclusion ferme ne peut être tirée sur la cause et l’effet, et ils ont dit qu’ils n’étaient pas au courant des informations sur les problèmes de fertilité précédents des personnes impliquées.

 

Alfred NTUMBA

Santé : Les professionnels de santé réfléchissent sur la gestion des équipements biomédicaux dans le Sud-Kivu

Plus de septante profesionels de santé venus de huit territoires et villes de la province du Sud-Kivu et ceux du Burundi, réfléchissent ensemble, depuis ce lundi 20 novembre 2017, à Bukavu , sur la gestion des équipements biomédicaux, qualité de soins et efficience économique dans le système de santé.

Ce colloque organisé par le l’Ong belge, « Médecins sans vacance », en collaboration avec le Ministère de la santé publique de la République démocratique du Congo, vise entre autres à doter la province d’un plan de maintenance biomédical dans le système sanitaire.

Au cours de ces assises, divers problèmes et difficultée liés à la gestion des équipements biomédicaux ont été relevés, notamment ceux liés à la formation des techniciens devant assurer la maintenance des équipements que l’on dote aux formations de santé.

Pour l’ingénieur Arnauld Mwamba, il est important de former les techniciens afin de renforcer leurs capacités dans la prise en charge de matériels biomédicaux pour éviter de pertes en vies humaines inutiles, souvent dues à la défaillance des équipements.

A cela s’ajoute également, la non-assistance des techniciens qui souvent réceptionnent des matériels biomédicaux sans guide d’utilisation, ni initiation à leurs usages.

Les participants à ce colloque ont émis le voeu de voir se multiplier dans les hôpitaux, et zones de santé, des séances de formation des techniciens et autres opérateurs, pour le bon usage des équipements. « Aux organisateurs, nous recommandons de former sur place de techniciens capable d’entretenir et décanter des pannes techniques pour sauver des vies de certains malades qui ne peuvent pas effectuer de longues distances à recherche d’une meilleure pris en charge », a déclaré Docteur Doka Chifundera Justin, Médecin à l’hôpital de Lemera.

Rappelons que la Province du Sud-Kivu dispose de 34 zones de santé et d’une vingtaine d’hôpitaux généraux de référence. La majeure partie de ces formations médicales sont souvent confrontées aux problèmes de gestion des équipements médicaux. Durant 3 jours, le colloque « Jenga maarifa », travaillera dans le sens d’apporter des solutions durables à cette triste réalité.

 

Janvier Barahiga

 

 

Santé : La résistance aux antimicrobiens un nouveau défi pour l’Afrique

La résistance aux antimicrobiens se révèle comme  un nouveau défi sanitaire pour l’Afrique.  Traversant des nombreux secteurs dont celui de l’environnement, cette situation ne fait qu’assombrir  le tableau sanitaire du continent, au point de devenir  un frein  pour le développement. C’est la  révélation faite lors d’un atelier d’informations aux journalistes,  organisé par le bureau régional de l’OMS à Brazzaville ce 14 novembre 2017.

C’est  en marge de la semaine mondiale sur le bon usage des antibiotiques, célébrer du 13 au 19 novembre de chaque année, que le bureau régional de l’OMS  s’est accordé  au reste de la communauté internationale pour commémorer  la semaine mondiale, afin de favoriser le bon usage des antibiotiques.

Les professionnels des médias étaient la principale cible de cette rencontre  sur la problématique des antimicrobiens.

En effet, il existe un haut niveau de résistance des bactéries aux antibiotiques à travers le monde et en Afrique.  Ceci influe sur la mortalité, la morbidité et sur le développement socio-économique.  C’est ici que  l’importance de l’hygiène et l’assainissement dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques prend tout son sens.

Pour réduire le problème de la résistance aux antimicrobiens, les experts de la santé insistent sur  la volonté politique suffisante pour adopter de nouvelles politiques contre l’usage abusif des médicaments antimicrobiens en santé humaine et animale aussi dans la production alimentaire.

« Cette nouvelle pathologie nécessite des efforts à différents niveaux notamment politique, publique et les médias. L’apport du gouvernement est très important dans l’élaboration des politiques mais celui des journalistes est plus efficace pour arriver à un changement de comportement par tous » a confié le docteur Prosper Tumusime, responsable du système des services de santé au bureau régional de l’oms.

26 journalistes de Brazzaville et Kinshasa qui ont  pris part à cette campagne, ont formulé des recommandations pour inciter les populations au  bon usage des antibiotiques en vue d’obtenir un changement de comportement par tous.

« Ce nouveau défi qui nous ai lancé contribuera à améliorer notre travail en abordant les questions liées à la résistance des antimicrobiens, RAM. Nous souhaitons qu’il y est plus de disponibilités par rapport aux ressources que ce soit documentaires ou des personnes physiques pour mieux communiquer autour de la problématique » a souhaité Patient Ligodi, journaliste d’Actualité.cd

Pour rappel,  le plan d’action mondiale poursuit 5 objectifs à savoir le renforcement des connaissances par la surveillance et la recherche, la réduction de l’incidence des infections, faire connaître et comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens, optimisation de l’usage des agents antimicrobiens ainsi, garantir des investissements durables pour combattre la résistance aux antimicrobiens.

 

Jennifer  LABARRE

COP 23 : lancement d’une initiative spécifique pour lutter contre l’impact sanitaire des  changements climatiques

Une initiative spéciale visant à protéger les habitants des petits États insulaires en développement (PEID) contre les effets du changement climatique sur la santé a été lancée ce dimanche 12 novembre 2017, par l’Organisation mondiale de la Santé, en collaboration avec le secrétariat de l’ONU pour les Changements Climatiques et la présidence fidjienne de la vingt-troisième Conférence des Parties (COP23).

L’initiative vise que d’ici à 2030, tous les petits États insulaires en développement aient des systèmes de santé résilients face au changement climatique et que les pays du monde entier aient réduit leurs émissions de carbone pour protéger les plus vulnérables des risques climatiques.  Parmi les 4 objectifs principaux poursuivis par Continuer la lecture de COP 23 : lancement d’une initiative spécifique pour lutter contre l’impact sanitaire des  changements climatiques

Santé : les effets des changements climatiques affectent déjà notre santé

C’est un rapport qui  une fois de plus suscite émoi et consternation. Les changements climatiques ont  à ce jour un impact concret sur notre santé. Les symptômes provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des événements climatiques extrêmes sont clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant. La transition vers une société sobre en carbone s’avère plus que jamais un impératif. C’est ce qui ressort d’un rapport publié mardi 31 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet, relayée par lemonde.fr

Selon ce document, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions  entre 2000 et 2016. Les auteurs ont  relevé  les conséquences sur leur santé allant du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation. Sur la même période, la hausse de température a par ailleurs réduit de 5.3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, poursuit le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de personnes infectées était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Baptisé «  compte à rebours sur la santé et les changements climatiques », ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour quarante indicateurs clés concernant ces deux sujets.

Lancé en 2015, il est élaboré par vingt-quatre organismes de recherche et organisations internationales, dont l’organisation mondiale de la santé et l’organisation météorologique mondiale.

Le nombre de catastrophes climatiques a augmenté de 46% entre 2000 et 2016, observent les auteurs du rapport. Et  Il y a peu de doute qu’il y aura à l’avenir une hausse de la fréquence et de la gravité de ces épisodes, concluent-ils.

Malgré cette triste prédiction, il faut relever qu’après quinze ans d’inaction relative, les progrès vers une société sobre en carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment grâce à l’accord de Paris.

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses barrières technologiques, financières et politiques restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé, avertit ce rapport.

 

Thierry-Paul KALONJI

Santé : des agents de la santé publique outillés pour lutter contre Ebola

28 agents du Ministère de santé publique de la République démocratique du Congo, ont été formés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur la lutte contre les maladies infectieuses, cas de la fièvre hémorragique d’Ebola, ce mercredi 18 octobre, à Kinshasa. Cette formation de 2 jours axée essentiellement sur l’épidémie d’Ebola avait pour but de préparer un personnel capable d’assurer la riposte face aux épidémies qui récurrentes dans le pays.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Mieux vaut prévenir que guérir dit-on, cette initiative consiste à renforcer les capacités d’intervention des agents nationaux pour faire face aux épidémies à venir. « Il est important d’avoir une équipe susceptible de répondre au besoin, prêt à partir sur terrain en cas d’épidémie. Qu’ils soient confiants et conscients de tous les risques, et qu’ils soient à même de répondre au mieux dans les compétences qui seront demandées dans la logistique, la gestion de l’eau, de corps, l’installation ou le montage d’un centre Ebola et l’assainissement », a souligné le Coordonnateur de la formation, Jean pierre Veyrenche, Ingénieur sanitaire et logisticien de l’OMS.

Selon Jean – Pierre Veyrence, la lutte contre les épidémies doit être holistique et multidisciplinaire. « Pour réussir cette lutte, il faut que ces maladies soient vues dans leur globalité, c’est à dire qu’il faut tenir compte de différentes approches notamment, eau, hygiène, assainissement et gestion des déchets. Il faut également impliquer tous les partenaires entre autres la RÉGIDESO, la Direction de l’hygiène et les décideurs politiques. A cela il faut ajouter une volonté politique dans le but de mettre des moyens financiers suffisants pour résoudre ce problème », a-t-il fait savoir.

Au regard du besoin d’avoir un grand nombre d’agents capables de riposter contre toute sorte d’épidémies qui surgissent souvent en RDC, l’OMS entend étendre cette formation sur plusieurs villes de la République démocratique du Congo. « En 2014, Il y a eu d’autres formations similaires quand le pays a connu l’épidémie à virus  Ebola dans le secteur de Djera à Boende. Beaucoup des ressources ont été mobilisées par l’ OMS auprès de la BAD pour des formations dans les provinces. Ce qui a permis de controler la maladie en moins de 2 mois lorsqu’elle était réapparue en 2017 dans le Bas Uele ». A déclaré le Chargé de Communication de l’OMS, Eugène Kabambi.

Cette formation a permis aux participants de mieux comprendre les différentes étapes de la préparation d’une riposte contre les épidémies ravageuses. «Généralement on s’attaque souvent contre une épidémie par aventure, et cela présente un très grand risque. Il faut être préparé mentalement, avoir des matériels qu’il faut pour poser des gestes nécessaires, car le moindre risque peut met en péril la population », a indiqué Docteur Ayuma Malasi, participante à la cession de formation.

Pour ce médecin, les épidémies à haut risque de contagion comme le choléra, la fièvre hémorragique d’Ebola, sont des maladies endémiques liées à l’environnement. La lutte contre ces maladies n’est pas seulement médicale, mais elle relève aussi de l’assainissement, de l’eau, et l’hygiène.

« Si déjà on peut, par des mesures environnementales assainir nos milieux, nous pouvons limiter les risques. Et avec des gestes simples comme le lavage des mains qui constituent une forte barrière pour plusieurs maladies, l’on peut facilement prévenir la résurgence de certaines maladies. Malheureusement, il  existe des fortes probabilités d’avoir d’autres épidémies dans le futur, à cause des conditions de vies des populations locale », a-t-elle  précisé.

Soulignons qu’à la fin de cette formation, un brevet de mérite sera remis à tous les participants.

 

Jennifer LABARRE.

 

 

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Santé : les violences dans le Kasaï menacent la vie de près de 400.000 enfants

Près de 400.000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë  dans la province du Kasaï au centre de la République démocratique du Congo, a annoncé l’Unicef, ce mercredi 24 mai.

Les troubles qui secouent cette partie du pays ont sérieusement perturbé ces derniers mois l’assistance destinée aux enfants, alors que 400.000 d’entre eux seraient menacés de malnutrition aiguë sévère, a prévenu l’UNICEF.

Les infrastructures sanitaires critiques ne sont plus opérationnelles en raison des affrontements. Rien que dans la province du Kasaï Central, plus du tiers des centres de santé ont été forcés de fermer à la suite de pillages, ou en raison de problèmes de sécurité pour le personnel, ou encore du manque de fournitures médicales, privant ainsi les enfants de services essentiels et de médicaments.

« Ces enfants sont parmi les plus vulnérables du pays et maintenant ils font face à une crise imminente si l’accès aux services de base n’est pas rétabli rapidement », a déclaré la Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique occidentale et centrale, Marie-Pierre Poirier. « Sans soins de santé adéquats, sans accès à la nourriture et à l’eau potable, la vie de centaines de milliers d’enfants est menacée », a-t-elle martelé.

La situation nutritionnelle des enfants est particulièrement préoccupante, car l’insécurité fait qu’il est difficile pour la population locale de cultiver leurs champs. Huit zones de santé dans cette partie du territoire ont été mises en alerte nutritionnelle depuis l’intensification du conflit en août 2016.

Avant même la dernière vague de violence, les provinces du Kasaï étaient parmi les plus pauvres du pays. Plus d’un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans en raison du manque de soins de santé adéquats. La moitié des enfants souffrent de malnutrition chronique ou de retard de croissance. Au cours des derniers mois, les affrontements dans la région ont exacerbé cette situation.

« Notre priorité au cours des prochaines semaines est d’atteindre des milliers d’enfants gravement malnutris qui ne peuvent plus être soignés dans les centres de santé qui ont été détruits », a déclaré le Représentant intérimaire de l’UNICEF en RDC, Tajudeen Oyewale.

L’UNICEF a besoin de 40,2 millions de dollars pour sa réponse d’urgence dans le Kasaï.

 

Alfred NTUMBA