Archives de catégorie : Santé

Pollution : L’eau potable à Kinshasa, les couteaux que nous avalons aisément (Tribune de Bertin MBUYA KILABI)

Chaque jour, en moyenne, nous sommes censés prendre 2L d’eau et demi par jour. Introspections-nous un instant sur l’eau potable que nous consommons dans certains  quartiers à Kinshasa. Si 100 ml d’eaux usées analysées peuvent contenir plusieurs millions de bactéries coliformes, ainsi, un tuyau troué dans un circuit de distribution d’eau potable est une problématique environnementale sévère de santé publique à Kinshasa et partout en RDC.

Car, de part la grandeur du trou, un tuyau troué est capable d’engorger des dizaines des litres d’eaux usées contenant des centaines des milliers des coliformes fécaux lorsqu’il pleut (sachant que lors des inondations il y a aussi les eaux vannes qui circulent), beaucoup de maladies d’origine hydrique tuant à petit feu telles que la Typhoïde, le Choléra, la Dysenterie, l’hépatite, la Poliomyélite etc… sont les plus souvent dépistées, non seulement à Kinshasa ou en RDC, mais chez toutes les populations, sans exception aucune, qui consomment quotidiennement ces genres d’eaux polluées par les agents pathogènes.

En dehors de la pollution microbiologique, la pollution chimique ne serait pas non plus une surprise car les eaux pluviales contiennent des pollutions de types diverses, et ruissellent même certains effluents industriels non traités contenant des éléments chimiques toxiques, en l’occurrence les métaux lourds comme le Plomb (Pb), le Mercure(Hg), l’Arsenic(As), le Zinc(Zn)… qui, étant non biodégradables, leur accumulation dans l’organisme engendrerait des conséquences graves et souvent irréversibles sur la santé des autres êtres vivant dans les écosystèmes récepteurs (lac, rivière, fleuve etc…) et ces dernières peuvent aussi atteindre directement l’homme qui boit les eaux contenant ces éléments ou via la chaîne alimentaire.

D’où, il est nécessaire que les entreprises de traitement d’eau potable et les industriels prennent en compte cette petite analyse d’impacts environnementaux et sociaux pour améliorer leurs circuits de distribution d’eau potable chez les kinois ; et aux industriels de traiter leurs effluents avant de les jeter dans les écosystèmes récepteurs (Fleuve Congo par exemple) en vue de promouvoir une eau saine pour une santé saine et une eau ressource durable.

Santé : Emmanuel Macron testé positif au coronavirus

Le président français, Emmanuel Macron a été diagnostiqué positif à la Covid-19. Le président de la République française va s’isoler pendant sept jours», a annoncé l’Elysée ce jeudi 17 décembre.

De son côté, le Premier ministre, Jean Castex, cas contact d’Emmanuel Macron, se place à l’isolement, bien qu’il ne présente aucun symptôme de la maladie. Par mesure de précaution, un test PCR a été réalisé dès ce jeudi matin, les résultats sont attendus sous peu, a indiqué Matignon.

Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le Président de la République Française, bien qu’isolé, continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance. 

Albert Muanda

COVID-19 : Lutte contre le Coronavirus, le Manacovid tombe- t-il au bon moment en RDC?

La République démocratique du Congo est frappée de plein fouet par la deuxième vague de Coronavirus. Selon les communiqués du secrétariat technique et les mesures récemment prises par le chef de l’Etat, le pays risque de sombrer dans le chaos si la population ne joue pas sa partition.

Au-delà de tout, le Manacovid, une invention 100% congolaise à base de plantes naturelles contre la Covid-19 vient tomber au bon moment. Ce remède que les congolais pensent être un miracle venant du ciel en cette période difficile est une avancée significative dans la lutte contre cette pandémie qui déchire le monde. 

Depuis le lundi 14 décembre 2020, le Centre de Recherche Pharmaceutique de Luozi (CRPL) a obtenu l’autorisation de distribuer son nouveau produit Manacovid sur toute l’étendue du pays pour lutter contre la Covid-19. 

« Ce produit est un remède à base de plantes naturelles, qui a les vertus de guérir du Covid en 5 jours. Il est présenté en sirop », indique-t-on du côté du CRPL. 

Les inventeurs de ce remède, c’est le célèbre pharmacien Batangu Mpesa (dit Manadiar). A en croire les services scientifiques du CRPL, le processus de validation a suivi son cours normal jusqu’à sa validation.  Il est à noter que le CRPL a un background crédible en matière de pharmacologie. On se souviendra du très célèbre anti diarrhée Manadiar qui a même valu le surnom de Manadiar au pharmacien Batangu. Et, dans la foulée, il y a aussi l’anti-paludéen Manalaria.

Les essais cliniques réalisés sur 300 malades symptomatiques et testés positifs à la Covid-19. En 5 jours ou moins, ils se sont révélés très concluants.  

Bien que Manacovid vienne s’ajouter à la chloroquine et autres protocoles existants, les congolais devraient observer les gestes barrières, car dit-on, mieux vaut prévenir que guérir.

Albert Muanda

Covid-19 : Couvre-feu et vacances anticipées des écoliers dès ce vendredi 18 décembre, sur toute l’étendue du territoire national

Le Comité multisectoriel de lutte contre la pandémie du coronavirus présidé par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a décidé d’instaurer un couvre-feu à partir de ce vendredi 18 décembre de 21 heures à 5h sur toute l’étendue du territoire national. Cette annonce a été faite au cours de la réunion tenue dans la soirée du 15 décembre au  Palais de la Nation. Toutes ces mesures sont prises pour lutter contre la deuxième vague du Coronavirus à laquelle la RDC fait face.

Nettoyage de la Place de l’Indécence à Kinshasa par la Coordination de Kin Bopeto.

“J’appelle à une application stricte des gestes barrières, dont le port des masques., la prise de température, le lavage obligatoire des mains, le respect de la distanciation physique, l’interdiction des kermesses. Le respect des mesures barrières dans tous les lieux publics et dans les transports publics et privés à savoir les véhicules, avions, bateaux, motos et trains  seront de stricte observance” , a précisé le président de la République.

À cette liste s’ajoutent aussi l’interdiction de marches publiques, des productions artistiques  et l’interdiction des réunions  de plus de 10 personnes.  Certaines autres activités n’ont pas été soumises à ces mesures. C’est notamment, « la poursuite des compétitions sportives à huis clos, le transport des dépouilles mortelles directement aux lieux d’inhumation sans aucune autre  cérémonie ainsi que le fonctionnement des églises et des débits de boisson avant le début du couvre-feu en respectant les mesures barrières ».

Ne pourra se déplacer à ces heures que les services de premières nécessités, « la circulation pendant le couvre-feu  est soumise à une autorisation spéciale de l’autorité provinciale à l’exception des personnes se trouvant dans des situations d’urgence sanitaire », a indiqué le président. 

Quant au fonctionnement des établissements scolaires et universitaires, « la reprise des cours est renvoyée à une date ultérieure tandis qu’au primaire et secondaire, les élèves devraient aller en vacances anticipées dès ce vendredi 18 décembre ». 

Le comité a rappelé que le maintien de la décision sur les obsèques dans les salles funéraires doit toujours être observée.

Albert MUANDA

Covid-19 : Félix Tshisekedi, « La RDC reste confrontée aux sérieux défis de gestion de la pandémie »

« En dépit de dispositifs qui ont  permis à obtenir les résultats probants en termes de maîtrise du nombre des cas de contamination et la baisse des cas des décès de la pandémie de coronavirus l’on doit  admettre que la riposte contre la Covid-19 reste confrontée  dans notre pays à des défis majeurs dont principalement la prise en charge gratuite des patients, la réalisation des tests à grande échelle, la mitigation des conséquences socio-économiques qui nécessitent encore beaucoup de moyens, les déficits des structures de santé capable de répondre à une épidémie à grande échelle, le besoin en ressources humaines de pointe, ainsi que la gestion de transport des malades », tel est l’état de lieu brossé par le président de la République au cours de son discours à la nation, devant le parlement réuni en congrès ce lundi 14 décembre 2020.

En effet, l’année qui s’achève a été profondément affectée par la crise sanitaire, et socio-économique provoquées par la pandémie de coronavirus ainsi que d’autres épidémies dont la maladie à virus Ebola qui ont occasionné des lourdes pertes en vies humaines  à travers le pays, a renseigné le chef de l’Etat..

« Ces différents défis justifient mon appel en ce jour à une maximisation  des recettes publiques  par le gouvernement à l’intensification  de la lutte contre  la corruption à la création d’un fonds national de solidarité  pour faire face  à la covid-19, à la solidarité et à la coopération  internationale tant sur le plan bilatéral que multilatéral », a déclaré Felix Tshisekedi, président de la RDC.

La pandémie de la Covid-19 qui sévit depuis le mois de mars de cette année en RDC, a fait plusieurs victimes. Pour lutter contre cette maladie, le président de la république avait pris une série de mesures allant jusqu’au confinement total du pays. Après, il observe la montée en puissance de la deuxième vague de la pandémie plus spécifiquement à Kinshasa. 

« J’appelle les congolaises et congolais à la vigilance tous azimut face à la remontée des cas de la covid-19 qui se confirme maintenant comme une deuxième vague principalement dans la ville de Kinshasa. Cette deuxième vague est  essentiellement  due à l’importation des cas venant des pays étrangers mais aussi  au relâchement des mesures de prévention. Il nous sera difficile de  maîtriser cette nouvelle vague si la population n’obéit pas aux gestes barrières. C’est pourquoi  j’invite notre population  à respecter toutes les mesures édictées à cet effet  par les autorités sanitaires notamment le port obligatoire des masques», a-t-il déclaré. 

Félix Tshisekedi s’est tout de même félicité de la maîtrise de l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Equateur. 

Albert MUANDA 

Santé : ECOM-ALGER lance 14 nouveaux masters en écologie de la santé sur le marché congolais

Au total neuf de quatorze apprenants inscrits en Master de l’Ecologie des Maladies infectieuses Aléas naturels et Gestion des Risques (ECOM-ALGER) ont tour à tour défendu leurs projets des mémoires pour l’année académique 2019-2020. C’était ce mercredi 10 novembre 2020, au cours d’une séance académique organisée sur le site de l’Université de Kinshasa.

Durant deux jours, les récipiendaires sont soumis à un exercice de défense devant un jury composé d’éminents professeurs de la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa et ceux d’autres universités de la France, qui suivent ces séances par visio conférence. Au bout de cet exercice scientifique, les lauréats se verront décernés les diplôme de Master.

« Nous avons assisté à la première partie des présentations. Les commentaires faites par les professeurs d’ici et de l’Université de France se sont soldés sur les conclusions très applicables avec des perspectives importantes des recherches », a indiqué le professeur Didier Bompague, responsable pédagogique d’ECOM-ALLGER.  « Malgré les difficultés de l’année qui a été fortement menacée par la pandémie de Coronavirus, les contraintes du confinement et le retard des travaux des terrains des étudiants, nous avons quand-même pu tenir le cap jusqu’à réaliser aujourd’hui les défenses des mémoires. Le bilan est donc positif ». Continuer la lecture de Santé : ECOM-ALGER lance 14 nouveaux masters en écologie de la santé sur le marché congolais

EAU : Claude Nyamugabo poursuit sa croisade contre la pollution des eaux à Kinshasa

Le ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a poursuivi  sa mission d’inspection sur la gestion des eaux usées dans  les entreprises extractives et manufacturières de la ville de Kinshasa.  Pour ce mardi 28 octobre, il était question pour le MEDD de se rendre compte de la gestion des effluents de trois entreprises  pharmaceutiques de la capitale dont, AVE PHARMA, ARAUPHAR et NEW CESAMEX.

« Nous constatons qu’il y‘a des usines qui rejettent leurs effluents sur les routes principales. Nous profitons de cette tournée pour leur  dire  comment est-ce qu’ils doivent  traiter ces eaux usées. Nous profitons également de notre passage pour vulgariser sur la loi relative à l’eau. Nous allons nous assurer que tous les forages d’eaux soient connus par certains services de notre pays afin que nous ayons le contrôle sur tout ce qui a trait à l’assainissement des produits que consomment les congolais », a indiqué Claude Nyamugabo.

Accompagné de la vice-ministre de l’Environnement, du directeur général de ressource en eau ainsi que des officiers de Police judiciaire, Claude Nyamugabo a pu constater des infractions qui sont souvent commises par ces entreprises. Continuer la lecture de EAU : Claude Nyamugabo poursuit sa croisade contre la pollution des eaux à Kinshasa

Santé : Angela Ebeleke, « nous devrons répliquer des façons créatives afin d’encourager les gens à se laver les mains » 

Alors qu’en 2020 le monde entier est engagé dans un combat sans merci contre la propagation du coronavirus, la Journée mondiale du lavage des mains prend encore plus de sens et vise à rappeler le public que ce geste simple, peut sauver des vies. Cette journée du 15 octobre tombe à pic avec la célébration de la journée internationale des femmes rurales, considérées comme un acteur clé dans la lutte contre cette pandémie. 

A l’occasion de ces deux dates commémorées le même jour, Angela Ebeleke, Co-point focal genre RDC-CCNUCC et directrice de  l’organisation C.net zéro, depuis Manchester (Angleterre), appelle les autorités congolaise à multiplier les efforts pour que chaque femme ne puisse ma,nquer de l’eau propre et du savon pour se protéger et protéger sa famille à travers son métier d’agricultrice. 

« En ce jour nous devrons sensibiliser les femmes rurales et citadines à repartir à la culture. Même si elles n’ont plus assez d’espaces et des jardins   pour cultiver, elles doivent savoir que c’est possible de le faire même dans son balcon. Elles peuvent toujours produire des fruits à partir d’un seul grain et arriver à pallier à l’insuffisance alimentaire», a exhorté Angela Ebeleke. Continuer la lecture de Santé : Angela Ebeleke, « nous devrons répliquer des façons créatives afin d’encourager les gens à se laver les mains » 

Santé : L’ONG APEM sensibilise contre la Covid-19 dans la Tshopo

L’ONG Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM), a lancé une vaste campagne de sensibilisation contre la propagation de la pandémie de la Covid-19 dans la Province de la Tshopo, au nord de la République démocratique du Congo.  Le lancement de cette campagne a eu lieu ce lundi 28 septembre, à Kisangani.

Cette campagne vise à contribuer à la  préservation des vies humaines face aux menaces de cette pandémie qui continue à faire des victimes. Elle s’inscrit surtout dans la droite ligne des objectifs de cette organisation de la société civile, dont les idées forces tournent au tour de « Ensemble pour le bien être humain ».

La coordination provinciale de l’Environnement et Développement Durable (CPEDD/Tshopo), a été la première bénéficiaire de kits de lutte contre la Covid-19, composé essentiellement des laves  mains, caches-nez avec logo APEM, savons liquides et solutions hydro alcooliques. Des supports de communication dont les affiches en français et en swahili, ont également été remis à cette autorité provinciale..

« C’est un motif de joie pour nous les bénéficiaires qui ne pouvons qu’encourager APEM et féliciter ses responsables pour cette initiative combien louable et leur demandons de continuer sur cette lancée« , a réagi le coordonnateur provincial de l’Environnement, Félicien Malo.

Ces kits de lutte contre la Covid-19 seront également distribués aux autres institutions, organisations de la société civile, communautés locales et peuples autochtones pygmées à Kisangani et dans les Territoires d’Opala et d’Ubundu, a informé le point focal de l’APEM.

« Je suis ravi de voir cette initiative prendre corps. les matériels et kits de sensibilisation par action envoyées en province témoigne l’engagement et l’encrage provincial et local qui a toujours caractérisé notre organisation » , déclaré Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’Ong APEM. « J’encourage et félicite nos Points Focaux de la Tshopo qui ont bravé plusieurs risques pour amener ce message et ces matériels aux destinataires pour barrer la route à cette pandémie. Ensemble nous allons vaincre la COVID-19« .

Notons par ailleurs que cette initiative de l’Ong APEM est édictée par le souci de limiter la propagation dans  les provinces,  territoires, secteurs/chefferies, groupements et village où le système sanitaire est confronté à des défis importants, du moins là où il existe.

Avec APEM

Santé : L’Inspection Générale de Santé exige le retrait de « Shikata » sur le marché du tabac

La cigarette en vogue dénommée « Shikata » ne sera plus vendue sur tout le territoire congolais. Tel est la décision prise par l’Inspecteur Général de la Santé Louis André Kombo, en vue de lutter contre la toxicomanie et les substances toxiques en République Démocratique du Congo.  Cette annonce a été rendue publique  dans une note de service  dont Environews RDC s’est procurée une copie. 

« Ce produit d’origine indienne entre frauduleusement sur le territoire national sans bulletin d’analyse ni autorisation de mise sur le marché » a-t-il déclaré.

En effet, l’inspection Générale de la santé a chargé les inspecteurs provinciaux de saisir et retirer tous les stocks de ce produit sur le marché. « Pour prévenir la santé et le bien-être de nos compatriotes, surtout les jeunes, vous êtes chargé de saisir et de retirer tous les stocks de ce produit à base d’opiacées afin de préserver notre population de ses méfaits », peut-on lire dans cette correspondance 

Cette correspondance rappelle la position du programme national de lutte contre les toxicomanies et les substances toxiques qui est contre la consommation excessive et abusive de ce tabac d’origine indienne.

Nelphie MIE