Archives pour la catégorie Santé

Santé : des agents de la santé publique outillés pour lutter contre Ebola

28 agents du Ministère de santé publique de la République démocratique du Congo, ont été formés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur la lutte contre les maladies infectieuses, cas de la fièvre hémorragique d’Ebola, ce mercredi 18 octobre, à Kinshasa. Cette formation de 2 jours axée essentiellement sur l’épidémie d’Ebola avait pour but de préparer un personnel capable d’assurer la riposte face aux épidémies qui récurrentes dans le pays.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Mieux vaut prévenir que guérir dit-on, cette initiative consiste à renforcer les capacités d’intervention des agents nationaux pour faire face aux épidémies à venir. « Il est important d’avoir une équipe susceptible de répondre au besoin, prêt à partir sur terrain en cas d’épidémie. Qu’ils soient confiants et conscients de tous les risques, et qu’ils soient à même de répondre au mieux dans les compétences qui seront demandées dans la logistique, la gestion de l’eau, de corps, l’installation ou le montage d’un centre Ebola et l’assainissement », a souligné le Coordonnateur de la formation, Jean pierre Veyrenche, Ingénieur sanitaire et logisticien de l’OMS.

Selon Jean – Pierre Veyrence, la lutte contre les épidémies doit être holistique et multidisciplinaire. « Pour réussir cette lutte, il faut que ces maladies soient vues dans leur globalité, c’est à dire qu’il faut tenir compte de différentes approches notamment, eau, hygiène, assainissement et gestion des déchets. Il faut également impliquer tous les partenaires entre autres la RÉGIDESO, la Direction de l’hygiène et les décideurs politiques. A cela il faut ajouter une volonté politique dans le but de mettre des moyens financiers suffisants pour résoudre ce problème », a-t-il fait savoir.

Au regard du besoin d’avoir un grand nombre d’agents capables de riposter contre toute sorte d’épidémies qui surgissent souvent en RDC, l’OMS entend étendre cette formation sur plusieurs villes de la République démocratique du Congo. « En 2014, Il y a eu d’autres formations similaires quand le pays a connu l’épidémie à virus  Ebola dans le secteur de Djera à Boende. Beaucoup des ressources ont été mobilisées par l’ OMS auprès de la BAD pour des formations dans les provinces. Ce qui a permis de controler la maladie en moins de 2 mois lorsqu’elle était réapparue en 2017 dans le Bas Uele ». A déclaré le Chargé de Communication de l’OMS, Eugène Kabambi.

Cette formation a permis aux participants de mieux comprendre les différentes étapes de la préparation d’une riposte contre les épidémies ravageuses. «Généralement on s’attaque souvent contre une épidémie par aventure, et cela présente un très grand risque. Il faut être préparé mentalement, avoir des matériels qu’il faut pour poser des gestes nécessaires, car le moindre risque peut met en péril la population », a indiqué Docteur Ayuma Malasi, participante à la cession de formation.

Pour ce médecin, les épidémies à haut risque de contagion comme le choléra, la fièvre hémorragique d’Ebola, sont des maladies endémiques liées à l’environnement. La lutte contre ces maladies n’est pas seulement médicale, mais elle relève aussi de l’assainissement, de l’eau, et l’hygiène.

« Si déjà on peut, par des mesures environnementales assainir nos milieux, nous pouvons limiter les risques. Et avec des gestes simples comme le lavage des mains qui constituent une forte barrière pour plusieurs maladies, l’on peut facilement prévenir la résurgence de certaines maladies. Malheureusement, il  existe des fortes probabilités d’avoir d’autres épidémies dans le futur, à cause des conditions de vies des populations locale », a-t-elle  précisé.

Soulignons qu’à la fin de cette formation, un brevet de mérite sera remis à tous les participants.

 

Jennifer LABARRE.

 

 

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Santé : les violences dans le Kasaï menacent la vie de près de 400.000 enfants

Près de 400.000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë  dans la province du Kasaï au centre de la République démocratique du Congo, a annoncé l’Unicef, ce mercredi 24 mai.

Les troubles qui secouent cette partie du pays ont sérieusement perturbé ces derniers mois l’assistance destinée aux enfants, alors que 400.000 d’entre eux seraient menacés de malnutrition aiguë sévère, a prévenu l’UNICEF.

Les infrastructures sanitaires critiques ne sont plus opérationnelles en raison des affrontements. Rien que dans la province du Kasaï Central, plus du tiers des centres de santé ont été forcés de fermer à la suite de pillages, ou en raison de problèmes de sécurité pour le personnel, ou encore du manque de fournitures médicales, privant ainsi les enfants de services essentiels et de médicaments.

« Ces enfants sont parmi les plus vulnérables du pays et maintenant ils font face à une crise imminente si l’accès aux services de base n’est pas rétabli rapidement », a déclaré la Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique occidentale et centrale, Marie-Pierre Poirier. « Sans soins de santé adéquats, sans accès à la nourriture et à l’eau potable, la vie de centaines de milliers d’enfants est menacée », a-t-elle martelé.

La situation nutritionnelle des enfants est particulièrement préoccupante, car l’insécurité fait qu’il est difficile pour la population locale de cultiver leurs champs. Huit zones de santé dans cette partie du territoire ont été mises en alerte nutritionnelle depuis l’intensification du conflit en août 2016.

Avant même la dernière vague de violence, les provinces du Kasaï étaient parmi les plus pauvres du pays. Plus d’un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans en raison du manque de soins de santé adéquats. La moitié des enfants souffrent de malnutrition chronique ou de retard de croissance. Au cours des derniers mois, les affrontements dans la région ont exacerbé cette situation.

« Notre priorité au cours des prochaines semaines est d’atteindre des milliers d’enfants gravement malnutris qui ne peuvent plus être soignés dans les centres de santé qui ont été détruits », a déclaré le Représentant intérimaire de l’UNICEF en RDC, Tajudeen Oyewale.

L’UNICEF a besoin de 40,2 millions de dollars pour sa réponse d’urgence dans le Kasaï.

 

Alfred NTUMBA

Santé : un africain élu directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu ce mardi 23 mai, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devenant le premier Africain à prendre la tête de cette puissante agence de l’ONU, qu’il a l’ambition de réformer.

L’Ethiopien Tedros Adhanom, nouveau directeur général de l’OMS. (Photo – Getty Images)

Ce spécialiste du paludisme âgé de 52 ans l’a emporté au 3e tour devant le Britannique David Nabarro, 67 ans, qui a été envoyé spécial des Nations unies pour la lutte contre Ebola, une épidémie ayant fait plus de 11.000 morts en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016.

« Je veux servir les Etats-membres de l’OMS, c’est le seul programme« , a déclaré après son élection le futur directeur général de cette institution internationale chargée de coordonner les réponses aux pandémies et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

« Remontons-nous les manches, nous pouvons y arriver« , a-t-il ajouté sous les applaudissements de l’Assemblée mondiale de la Santé qui réunit tous les ans les Etats-membres de l’OMS, aujourd’hui au nombre de 194.

Tedros Adhanom Ghebreyesus prendra le 1er juillet la succession de la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé pendant dix ans cette organisation qui a son siège à Genève et emploie dans le monde quelque 8.000 personnes, ce qui en fait une des plus importantes agences des Nations unies.

Avec l’AFP.

Climat : l’érosion côtière, une menace contre la population de Muanda

Les effets du changement climatique se font ressentir de plus en plus en République démocratique du Congo (RDC). La sécheresse, les étiages sévères du fleuve Congo, et les inondations sont observés dans certaines régions du pays. Le territoire de Muanda dans la Province du Kongo Centrale est l’une des parties du pays qui subit la rigueur de ces effets. L’érosion côtière qui gagne en moyenne 1 mètre des terres fermes chaque année en est la plus parfaite illustration parmi tant d’autres. 
Continuer la lecture de Climat : l’érosion côtière, une menace contre la population de Muanda

Quelle est l’importance de l’arbre en milieu urbain ?

Le 05 décembre de chaque année est une journée dédiée à l’arbre en République démocratique du Congo. Une journée nationale qui a bien sa raison d’être car la RDC est Considéré comme pays de la méga biodiversité grâce à ses potentiels floristiques et fauniques.

Plantation d'arbre à chenilles par les amis de la nature et de jardin à maluku / photo environews
Plantation d’arbre à chenilles par les amis de la nature et de jardin à maluku / photo environews

D’aucun ne peut ignorer les différents services environnementaux que rendent les arbres, d’autant plus qu’ ils représentent avant tout une ressource vitale pour la société.

La triste réalité est que, depuis un temps, le développement urbain s’est fait un véritable et redoutable ennemi contre les arbres. Les divers rôles auxquels les arbres sont appelés à jouer dans les milieux urbains ont été relégué au second plan. A Kinshasa par exemple, les différentes ceintures forestières qui environnaient autrefois la ville ont disparu, laissant place à des maisons d’habitation. C’est ainsi que les avalanches de mauvaises nouvelles ne cessent de nous parvenir du cadre coin de la ville. Érosion, inondations, forte chaleur, vent violent, pluie diluvienne et destructrice, voilà à quoi ressemble le quotidien des milieux urbains qui n’ont pas pensé à accorder une place importante aux arbres.

C’est pourquoi il est important de veiller et de démontrer les bénéfices écologiques de l’arbre et des espaces verts qui doivent rester le centre de nos préoccupations. Outre les fruits et la pharmacopée riche que nous donnent les arbres, cet article vous propose quelques fonctions écologiques que remplissent les arbres en milieu urbain.
L’arbre produit de l’oxygène et source de vie

Les phénomènes de la photosynthèse dont seuls les végétaux sont capables, utilise l’énergie lumineuse pour convertir l’eau le gaz carbonique en nourriture de base pour l’arbre et en oxygénant l’air.

L’arbre purifie l’air

Les arbres et autres végétaux influent sur la qualité de l’air que nous respirons, en agissant comme de véritables filtres à air. En effet, les polluants et les poussières en suspension dans l’air peuvent être captés par les feuilles des arbres, limitant ainsi leur circulation dans l’environnement.

L’arbre lutte contre les érosions du sol

La plantation et la conservation des arbres sont d’excellents moyens de lutte contre l’érosion du sol, très fréquente en milieu urbain due notamment aux travaux de construction et au piétinement. Les racines des arbres maintiennent le sol en place dans les terrains en pente alors que leur feuillage apporte régulièrement de la matière organique pour fabriquer une litière permettant de recouvrir les terrains.

L’arbre améliore la qualité de l’eau

Les racines des arbres permettent de filtrer l’eau et ainsi obtenir une meilleure qualité de l’eau. Les végétaux contribuent à absorber l’eau de pluie par percolation au niveau de sol et par les racines des arbres.

L’arbre participe à la régulation des écarts extrêmes de température

Les arbres dégagent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère par le processus dd l’évapotranspiration. Ce processus influe sur le degré d’humidité locale et tempère les variations extrêmes du climat.

L’arbre est un brise-vents

L’arbre réduit la vitesse du vent en offrant une résistance au déplacement de l’air. Ils agissent comme brise-vents et diminue l’ampleur des courants d’air.

L’arbre protège contre les bruits

Les arbres servent à diminuer le bruit ambiant. Des écrans sonores sont utiles le long de route où la circulation est particulièrement dense et bruyante. Une ceinture d’arbres de 30 mètres d’épaisseur réduit le bruit de 6 à 8 décibels. Par la densité e leur feuillage, les arbres forment donc un rempart efficace contre les bruits de fond de la circulation routière.

Après avoir lu et pris connaissance de l’importance de l’arbre, n’hésitez pas un seul instant d’en planter à chaque fois vous en aurez l’occasion car dit-on : Celui qui plante un arbre, plante un espoir.
Thierry-Paul KALONJI

Santé : est-il important de boire régulièrement du thé ?

Le thé est utilisé comme boisson rafraîchissante depuis des siècles. On lui a toujours prêté des vertus bénéfiques pour la santé, mais existe-t-il des preuves scientifiques récentes qui le prouveraient ? Le thé est-il une source d’hydratation saine ?
Histoire et types de thés

les-regles-pour-un-the-parfaitLe thé est une boisson que l’on consomme depuis des siècles. C’est la boisson la plus répandue dans le monde, après l’eau. Pour consommer le thé en boisson, on ajoute généralement de l’eau chaude aux feuilles de thé, ou Camellia sinensis de son nom scientifique. Ce processus est appelé infusion. Les infusions aux plantes ou aux fruits ne sont pas du thé à proprement parler, car elles sont produites à partir d’autres espèces végétales (telles que le tilleul ou la camomille).
Il existe plusieurs méthodes de transformation pour produire les centaines de variétés de thés que nous consommons :
Le thé noir, le plus courant en Europe, est préparé avec des feuilles de thé fermentées (sous l’effet des enzymes présentes dans les feuilles, dans une pièce sous température contrôlée), puis séchées. La fermentation permet de libérer certains polyphénols particuliers, qui donnent au thé sa couleur et sa saveur distinctives.
Le thé vert (non fermenté) est obtenu en chauffant les feuilles de thé à la vapeur, avant de les sécher, pour limiter au maximum l’oxydation par les enzymes. Le thé préserve ainsi sa couleur naturelle, et prend toute sa saveur caractéristique.
Le thé Oolong se situe entre le thé vert et le thé noir en termes de fermentation et de goût ; ses feuilles n’ont été que partiellement oxydées.

thé Ooolong
Les thés vert, noir et Oolong contiennent différents types de polyphénols, mais en quantité semblable. On peut boire le thé en infusion simple, ou y ajouter du lait, du citron ou encore du sucre. Toutefois, de plus amples recherches seraient nécessaires pour savoir dans quelle mesure et par quels mécanismes ces additifs affectent la biodisponibilité des différents polyphénols.
Le thé est-il bénéfique pour la santé ?

Bien plus de recherches ont été publiées sur le thé vert que sur le noir et les autres. Selon une récente étude s’intéressant à la relation entre les aliments et boissons et les maladies chroniques liées à l’alimentation, le thé serait, de toutes les boissons les plus couramment consommées, celle qui présente le plus de bienfaits. Les chercheurs ont observé, chez les personnes en consommant le plus une réduction significative :
16% des risques de diabètes de type 2,
28% des maladies cardiovasculaires, et
34% de cancers.
Cependant, d’autres études n’ont pas permis d’établir une relation claire entre le thé et les risques de cancer. Une autre étude importante a montré que chaque tasse de thé quotidienne entraînait une réduction de 9% du taux de mortalité toutes causes confondues. Nombre des vertus mises en avant dans ces études sont attribuées à la présence de polyphénols particuliers, appelés flavonoïdes, ayant un effet bénéfique sur les vaisseaux sanguins grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Cependant, la caféine et le fluorure pourraient également jouer un rôle important.
Plusieurs recherches d’envergure sur le thé et les maladies cardiovasculaires ont également démontré que la consommation de thé noir et vert pouvait entraîner une diminution significative du taux de cholestérol LDL, de la pression artérielle et du risque d’AVC.
Le thé noir pourrait également aider à contrôler son poids ; selon deux récentes expériences, une consommation accrue de thé noir entraînerait une petite, mais significative, réduction du poids corporel, sans avoir à modifier son régime alimentaire habituel. Toutefois, un précédent réexamen de 18 études n’a pas permis d’établir un effet significatif de la consommation de thé sur le poids. Aussi, la relation entre la gestion du poids et la consommation de thé reste ouverte au débat.
Les flavonoïdes présents dans le thé pourraient protéger les dents contre les caries, à travers certains mécanismes, tels que des effets antiviraux et antimicrobiens. Par ailleurs, le thé contient du fluorure, qui a un effet bénéfique sur la santé dentaire en renforçant la résistance des dents aux caries. Néanmoins, une bonne hygiène dentaire reste la meilleure habitude pour conserver des dents saines.
La caféine dans le thé. Quelle quantité doit-on consommer ?
C’est le temps d’infusion qui va principalement déterminer la quantité de caféine dans le thé, qui peut varier de 1 à 90 mg pour 100 mL. Les infusions aux plantes et fruits ne contiennent généralement pas de caféine. Des études ont montré qu’une consommation modérée de caféine pouvait améliorer l’endurance physique et l’attention. Une consommation excessive, en revanche, peut nuire à la qualité du sommeil. Un autre effet connu de la caféine est sa capacité à agir comme un diurétique léger (causant une déshydratation), mais des études ont démontré que cela concernait uniquement les consommations à haute dose.

Par exemple, 6 à 8 tasses de thé par jour n’affectent pas le taux d’hydratation du corps.
Selon un récent rapport de l’EFSA, un adulte en bonne santé peut consommer sans danger jusqu’à 200 mg de caféine en une dose : les principales orientations sont présentées dans le tableau suivant, suggérant qu’une consommation de 8 tasses de thé par jour est sans danger pour un adulte, femmes enceintes mises à part. Les enfants âgés de plus de 24 mois peuvent boire une ou deux tasses de thé non sucré par jour. Malgré certaines inquiétudes concernant l’impact des polyphénols du thé sur la biodisponibilité du fer, plusieurs rapports en sont venus à la conclusion que la consommation de thé n’avait qu’une faible incidence sur le taux de fer dans le corps d’un adulte ou d’un enfant. La British Dietetic Association (Association britannique de diététique) a reconnu que le thé contribue à l’apport de liquide et, dans certains pays comme l’Allemagne, il est explicitement recommandé pour l’hydratation.
Le thé est une boisson largement appréciée e dans le monde, et une consommation quotidienne de 8 tasses maximum est sans danger selon les orientations actuelles en matière de caféine pour les adultes, femmes enceintes mises à part. Le thé présente des propriétés bénéfiques pour la santé qui ne se retrouvent pas dans les autres boissons communes, grâce à sa forte teneur en flavonoïde, et il constitue également une excellente source d’hydratation.
Nous parlerons prochainement de la consommation du café, avantages et inconvénients.
Alfred Ntumba/ Avec Planète info