Archives de catégorie : Santé

Santé : L’énergie propre est essentielle pour la réponse à la Covid-19 dans les pays les plus pauvres du monde (Tribune)

Par Tosi Mpanu Mpanu, Youba Sokona et Yacob Mulugetta

La pandémie de Covid-19 a ébranlé les gouvernements et les populations du monde entier. Elle a submergé les systèmes de santé et porté atteinte à la vie et aux moyens de subsistance des personnes les plus vulnérables. Elle a, en outre, déstabilisé les marchés financiers, déclenché des crises sur les marchés du pétrole et de l’énergie, et provoqué une perturbation majeure des activités économiques.

Les répercussions ont été, jusqu’à présent, profondes, mais pour de nombreux pays et de nombreuses personnes, le pire reste à venir. Les plus menacés sont les pauvres et les vulnérables, ainsi que les pays aux capacités et ressources limitées.

La crise a mis en évidence la nature fortement interconnectée de notre monde et l’importance de bâtir des économies et des sociétés plus inclusives, plus résilientes et plus équitables.

À quelques exceptions près, la pandémie révèle que tous les pays – quels que soient leur richesse, leur capacité, leur technologie ou leurs infrastructures – n’étaient absolument pas préparés à mettre en place une réponse rapide et efficace de l’ampleur nécessaire.

Il ne fait aucun doute que dans l’immédiat, la priorité doit rester de contrôler l’épidémie, de sauver des vies et de limiter les effets néfastes en cascade. Continuer la lecture de Santé : L’énergie propre est essentielle pour la réponse à la Covid-19 dans les pays les plus pauvres du monde (Tribune)

Santé :  Nouvelle apparition de la maladie à Ebola, déjà 6 morts à Mbandaka

La province de l’Equateur connaît une résurgence de la maladie à virus Ebola. La triste nouvelle a été confirmée dans la matinée par certains habitants de Mbadanka, chef lieu de cette province. La maladie s’est déclarée dans la zone de santé de Mbandaka,  et a déjà décimé six personnes avant que les prélèvements ne soit transférés à l’INRB qui les a déclaré positifs à ce virus mortel. 

« Six personnes sont déjà mortes de la fièvre hémorragique dans le quartier Air Congo. Il y’a même un professionnel de santé qui vient de mourir aussi.  Le laboratoire des soeurs a confirmé, maintenant on a envoyé les prélèvements à l’INRB pour vérification », a déclaré Fabien Mungunza, président da la société civile de l’Equateur.

 

Le Ministre de la santé Eteni Longondo a dans une déclaration ce lundi 01 juin, confirmé la présence de cette épidémie à l’Equateur. « Je peux vous confirmer que nous avons une nouvelle épidémie d’Ebola à Mbandaka », a-t-il déclaré.

 

Il a par ailleurs annoncé sa descente imminente sur place à Mbandaka pour soutenir les équipes de riposte. En attendant, les investigations seraient en cours pour identifier l’origine de cette épidémie.

 

Alfred NTUMBA

Santé : l’ONG ILDI exige au gouvernement congolais plus d’investissements dans la lutte anti tabac 

Le tabagisme reste un facteur de risque connu pour de nombreuses infections respiratoires notamment cardiovasculaires, le cancer, les maladies respiratoires et le diabète. Le tabac  augmente la gravité des maladies respiratoires. Chaque 31 mai, le monde célèbre la journée mondiale sans tabac. L’ONG ILDI (Initiative Locale pour le Développement Intégré), a saisi cette occasion pour exiger du gouvernement congolais plus d’investissment en vue de lutter efficacement contre le tabagisme.

Cigarette.

« Il a été démontré noir sur blanc au cours des ateliers multipartites, les conférences de presses et des fiches d’information que le tabagisme constituerait un danger à la population à cause de la porosité de ses frontières favorisant l’entrée sur le territoire national des produits du tabac fruit de la contrebande », a indiqué Godefroid Mboyo, chargé de projets au sein de cette organisation.

 

Pour l’ILDI, l’Etat congolais devrait renforcer sa lutte anti tabac en renforçant la sécurité aux frontières qui constituent la porte d’entrée des produit de la contrebande.

 

« La faible taxation des droits des accises au produits du tabac a montré également les limites pour la RDC de vaincre le tabagisme de sa dangerosité dans la vie des populations. La mauvaise gouvernance des services d’assiette concernés, la non ratification du protocole de l’OMS sur l’élimination du commerce illicite des produits du tabac et le manque des sanctions transactionnelles au niveau de la loi sont parmi les goulots d’étranglement qui rendent la lutte inefficace et ne facilite pas les acteurs de la société civile congolaise de bien mener le plaidoyer », a-t-il précisé.

 

L’ILDI plaide pour la prise en considération de la lutte anti tabac dans les différentes politiques nationales, notamment en inscrivant cette problématique dans le budget de l’Etat. Elle s’inquiète par ailleurs de l’attention accordée au tabac qui aujourd’hui est à la portée de tout le monde. « Comme le pays est en lock-out complet et partiel pendant des mois et l’économie nationale presque en souffrance, le contrôle de l’usage du tabac reste très pertinent en cette période de pandémie ; le tabac reste dans le monde la première cause de décès évitable de huit millions de personnes chaque année selon l’OMS », a informé Monsieur Mboyo.

 

Plus particulièrement dans cette période de COVID-19, l’Etat devrait renforcer la vigilance car les fumeurs sont plus exposés au coronavirus du fait de la, présence des antécédents dus au tabagisme. Les actions de plaidoyer menées par la société civile auprès du gouvernement ont convaincu le parlement congolais à voter cette loi sur la santé en 2018. Cependant, cette loi souffre à ce jour des mesures d’application qui la rend moins efficace et quasi inexistante.

 

« Il a fallu 13 ans pour que le pays se dote  d’une loi n° 18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique où l’en trouve des dispositifs à la lutte anti-tabac protégeant la population contre le tabagisme et d’un nouveau code des accises intégrant certaines recommandations de l’OMS notamment l’augmentation de la taxation des droits d’accises spécifiques et ad valorem, l’interdiction de la publicité sur le tabac, la prises en compte des cigarettes électroniques et la pipe à eau », note l’ONG dans un communiqué.

 

L’Initiative Locale pour le Développement Intégré (ILDI) joint sa voix pour célébrer la Journée Mondiale Sans Tabac 2020 avec le thème « PROTEGER LES JEUNES » et interpelle le gouvernement sur la mise en œuvre efficace de ses responsabilités conformément aux recommandations de l’OMS. Comme a déclaré le Président Matt Myers de la Campagne pour les enfants sans tabac «  votre âge n’a pas d’importance si vos poumons sont compromis ».

 

Notons par ailleurs que la lutte contre le tabac en République Démocratique du Congo (RDC) a vu le jour il y a bientôt deux décennies, cela malgré la ratification de la convention-cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) par la RDC en 2005. En rapport avec le thème choisi cette année, les résultats de l’enquête sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) réalisée en 2008 par le Ministère de la Santé Publique avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le milieu scolaire à Kinshasa et à Lubumbashi auprès des élèves de 13 à 15 ans avait eu à démontré le problème : 19,5 % des élèves avaient déjà fumé la cigarette, dont 27,5 des garçons et 9 % des filles ;  28,9 % utilisent actuellement d’autres produits du tabac, dont 29,3 % des garçons et 27,6% des filles.

 

Alfred NTUMBA

Santé : Claude Nyamugabo prêt à accompagner les recherches du docteur Jérôme Munyangi

Rentré au pays depuis peu à l’invitation du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour apporter sa contribution substantielle à la riposte contre la pandemie du Covid 19 à travers ses recherches, le Docteur Jérôme Munyangi a été reçu ce mercredi 13 mai au Bâtiment écologique de la Commune de la Gombe par le Ministre de l’environnement et développement durable Maître Claude Nyamugabo Bazibuhe.

Ce jeune chercheur congolais avait quitté la mère patrie suite aux menaces des vendeurs – importateurs des médicaments en RDC pour gagner la France puis le Canada et enfin Madagascar où son engagement dans la recherche contre certaines maladies comme la malaria n’est plus à prouver.

Avec l’arrivée de la pandemie dévastatrice du COVID -19, le Dr MUNYANGI n’a pas hésité à répondre positivement à l’invitation personnel du Chef de l’Etat Félix-Antoine TSHISEKEDI pour venir apporter son expertise à la lutte contre ce fléau et toute autre maladie. Continuer la lecture de Santé : Claude Nyamugabo prêt à accompagner les recherches du docteur Jérôme Munyangi

Santé : Malgré la montée en flèche des cas du Covid-19, certains kinois font le « Saint Thomas » 

Rien ne passe dans le chef des kinois, ce peuple qui a une mentalité propre à lui-même. Les habitants de la ville province de Kinshasa n’ont jamais accepté une situation sans preuve aucune. Ce qui est grave même chez les lettrés, le doute est persistant, or sont les esprits avertis qui devraient en ce moment difficile faire un travail pédagogique de sensibiliser les gens au sujet de cette maladie qui tue sans pitié. Près de deux mois après la déclaration officielle de cette pandémie par Eteni Longondo, ministre de la Santé, soit le 10 mars dernier, la RDC compte aujourd’hui, sauf changement, 863 personnes infectées, 724 personnes en soins, 103 guéries et 36 décès. Malgré cela, certains kinois font le « Saint Thomas », ils veulent « le kimona meso », traduisez vivre de vue su. 

DOUTE ET RAISONS

Thomas est parmi les douze apôtres du Christ, après sa résurrection, qui n’avait pas cru à tout ce que ses collègues apôtres lui racontait que le Seigneur était ressuscité.  Les kinois comparent la R-dCongo aux autres pays de l’Occident. On se rappellera que au début du Coronavirus en France,  on ne voyait pas les morts, mêmes les membres de famille. C’est seulement après qu’on a permis à un nombre réduit de la famille de voir leur frère ou sœur mort et cela à distance. La question que l’on peut se poser en ce net est celle de savoir pourqoui doit-on voir les morts et les malades et surtout pour en faire quoi ? Continuer la lecture de Santé : Malgré la montée en flèche des cas du Covid-19, certains kinois font le « Saint Thomas » 

Santé : Lutte contre le Covid-19, l’ONG LPGL propose quelques pistes de solution

La propagation exponentielle du Coronavirus reste préoccupante en République démocratique du Congo. Aux côtés des efforts du gouvernement viennent se greffer également d’autres expertises privées qui vont dans le sens de mettre fin à cette pandémie. C’est dans ce cadre que l’ONG  Leaders de Proximité pour la Gouvernance Locale et inclusive  (e LPGL) a au cours d’un point de presse tenu à Kinshasa, ce vendredi 24 avril,   proposé quelques pistes  de solution pour mettre fin au COVID-19 en RDC. 

Il s’agit notamment de la mise en place d’une caisse de solidarité pour assurer  la distribution des vivres et équipements médico-sanitaires aux populations vulnérables, développer un circuit de ravitaillement rapide en vivres de première nécessité en provenance de l’intérieur pour les grandes villes, réquisitionner les véhicules de l’armé et de la police pour le ravitaillement des grandes villes en vivres qui pourrissent dans les villages et ravitailler aussi ceux-ci en produits manufacturés utiles et médicaments, mettre en place des cantines populaires dans les quartiers pour la vente des vivres de première nécessité, développer des centres des productions et coopérations agricoles dans les provinces, accorder des subventions aux entreprises de production et aux commerçants tout en contrôlant les prix Continuer la lecture de Santé : Lutte contre le Covid-19, l’ONG LPGL propose quelques pistes de solution

Santé : Covid-19, à Kinshasa le port des masques passe pour une obligation dans les lieux publics 

« Le port des masques sera obligatoire à partir de ce lundi 20 avril à Kinshasa », telle est la nouvelle mesure prise par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila à l’issue de la réunion présidée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Lunkamba à la primature.

Au cours de cette réunion à laquelle avait pris part quelques membres du gouvernement et ceux du comité de riposte à la maladie à coronavirus, une réflexion sur la possibilité de lever le confinement de la commune de la Gombe avait aussi été relevée.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

«Nous allons deconfiner progressivement la commune de la Gombe pour limiter la propagation de la maladie à coronavirus. Nous allons garder les barrières de la police et nous allons permettre à ce que les banques ainsi que les épiceries puissent ouvrir afin de permettre aux habitants de la commune de s’approvisionner à partir de mardi 21 avril 20. Toutefois, l’accès dans la commune de la Gombe sera toujours règlementé et les badges d’accès exigés», a confié Ngobila Mbaka.

Gentiny a démenti de ne pas être à l’ordre du jour, le confinement des communes de Kintampo et de Ngaliema comme il l’entend de la bouche des kinois ces derniers  jours.  « Seules les personnes testées positives au COVID-19 dans lesdites communes seront confinées dans leurs domiciles », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Santé : Covid-19, à Kinshasa le port des masques passe pour une obligation dans les lieux publics 

COVID-19 : Aseptisation du palais du peuple, Claude Nyamugabo donne le go

C’est dans la matinée de ce dimanche 12 avril sous la pluie, que le ministre de l’environnement et développement durable Claude Nyamugabo a lancé les travaux de désinfection du palais du peuple. Une opération qui s’inscrit dans le cadre de la riposte contre le Coronavirus, cette maladie qui paralyse actuellement la planète entière. Pendant quatre jours, ce bâtiment abritant l’assemblée nationale et le sénat de la RDC sera dératisé, désinsectisé et désinfecté  par la direction d’assainissement du ministère de l’environnement et développement, un service hautement important en  ce moment où la RDC  multiplie des efforts pour rompre la chaîne de transmission du COVID-19.

Lors de sa récente descente à la direction d’assainissement de son ministère, Claude Nyamugabo avait annoncé qu’il était là  non seulement pour  faire connaître ce service auprès du public, mais aussi et surtout  pour le mettre à la disposition du gouvernement afin de combattre le coronavirus.  Quelques jours après avoir reçu les intrants, le ministère de l’environnement s’est lancé sans plus tarder aux travaux de  désinfection, en commençant par la commune de la Gombe, épicentre de l’épidémie à Kinshasa.

Aujourd’hui, c’est au palais du peuple que se poursuit cette opération de désinfection, pour permettre aux élus de tenir leur congrès dans les conditions saines.

« Le premier ministre nous a donné l’ordre de désinfecter le palais du peuple qui est le siège du parlement et du sénat, par ce le gouvernement veut offrir aux élus du peuple des conditions saines en vue de leur permettre de bien  faire leur travail. Avant l’ouverture du Congrès, il est donc important de dératiser,  désinsectiser et désinfecter le palais du peuple », a expliqué Claude Nyamugabo. « Nous pensons avoir le personnel nécessaire et formé,  et aussi le matériel qu’il faut.  », a-t-il rassuré.

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Santé : Lutte contre le coronavirus, quand la presse congolaise tourne le dos à la communication anxiogène

C’est une avancée significative dans la lutte contre le coronavirus en République démocratique du Congo. Depuis le début de cette semaine, l’oeil averti a pu constater que la presse congolaise a de plus en plus cessé de compter les morts et les nouveaux malades, pour communiquer au tour des aspects positifs de la riposte menée contre cette pendemie ravageuse. Plusieurs manchettes et grands titres mettent à jours régulièrement le nombre des personnes guéries, et celles en bonne évolution. Des informations qui réconfortent le commun de mortel qui voit enfin, l’issue vers le bout du tunnel. 

Jusque-là, la presse congolaise n’avait fait que présenter au grand public la face dévastatrice de la pandémie, remettant ainsi au second plan, tous les efforts conjugués pour contrôler et riposter efficacement au COVID-19. L’agoraphobie étant inhérente à la nature humaine, cette situation a suscité la peur et l’anxiété au sein des communautés.

Elle serait même à la base de plusieurs bavures constatées ça et là, notamment l’automédication et le recours non conseillé aux pratiques traditionnelles pour se protéger tant soit peu contre cette maladie, avec toutes les conséquences désastreuses décriées dans la ville de Kinshasa où une femme aurait même perdue ses 3 enfants après leurs avoir purgé un mélange toxique.

Le premier site d’information en ligne à prendre la distance et changer le regard face à cette mauvaise communication sur le coronavirus est « eco-vertes.info ». Dans ces publications, l’éditeur de ce média a opté pour la réduction de l’angoisse que crée les médias sur la population. « Je refuse de faire une communication anxiogène car je crois qu’il faut soutenir le moral des gens. D’autres défis plus importants nous attendent », a indiqué Léon Mukoko, éditeur principal de ce site d’information environnementale basé à Kinshasa.

Ce virage à 180° de eco-vertes.info, aurait été un déclencheur pour les autres médias qui depuis un certain moment suive l’exemple et s’adonne désormais à égrainer les succès de la riposte, entre autre les nombres des personnes guéries, les malades en bonnes évolutions, les bonnes pratiques préventives et tant d’autres, en renvoyant au second plan les cas de décès, les cas de contamination. Des informations qui n’apportaient que l’angoisse et le déspoir.

Ce changement de paradigme fait-il suite à une prise de conscience professionnelle des journalistes et autres professionnels de la communication de crise? Difficile d’identifier la motivation à ce stade. Néanmoins, cette manière de faire est beaucoup appréciée par plus d’un observateur qui encourage la presse congolaise à faire plus et faire mieux, car elle a un pouvoir d’influence pour aider la population à vaincre la peur et ainsi vaincre cet ennemi commun.

Alfred NTUMBA

 

Santé : Lavage des mains, un mode de vie ou un effet de mode en RDC ?

Le lavage des mains est un geste essentiel, utile pour barrer la route aux maladies dites des mains sales. Ce geste qui ne dure qu’à peine une minute, peut sauver des vies et éviter la propagation d’une quelconque contamination. Outre les autres gestes, le lavage des mains est le plus recommandé par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), pour lutter efficacement contre le coronavirus qui secoue la planète. Depuis l’explosion de la pandémie du COVID-19, à Kinshasa, comme partout ailleurs en République démocratique du Congo, l’on assiste également à l’exposition des dispositifs de lavage des mains. A ce jour, au moins 8 ménages sur 10 en détiennent par rapport à 2 ou 3 ménages sur 10, il y’a de cela encore quelques jours. Est-ce que la leçon du lavage des mains est-elle bien comprise par les utilisateurs? Où alors c’est le contexte qui la leur impose?

Il est 8h36 du matin, lorsque la première boutique de la plus célèbre avenue Bonsomi à Mbandaka, ouvre ses portes aux clients. Le premier reflex de la vendeuse, Marie, est de vérifier si son dispositif de lavage des mains est bien en place. Vérification terminée, Marie prend bien soin de placer devant sa porte, en premier, le support métallique devant accueillir un sceau vert rempli d’eau. En suite, le récipient pour recueillir les aux usées et le savon liquide. Un comportement qu’elle n’avait jamais adopté au paravant.

« Chaque matin c’est mon devoir de sortir ce sceau et le placer ici », argue-t-elle en souriant avant d’ajouter, « Tous mes clients sont obligés de laver leurs mains ici avant d’entrer ».  Continuer la lecture de Santé : Lavage des mains, un mode de vie ou un effet de mode en RDC ?