Archives de catégorie : Santé

Santé : les risques d’AVC sous 10 facteurs modifiables

Le monde  célèbre le 29 octobre de chaque année  la journée mondiale  de l’accident vasculaire cérébral (AVC). Pour cette année l’accent était plus mis sur la prise en charge, les traitements et les manières de diminuer les risques de cette maladie considérée comme la  quatrième cause de mortalité mondiale.

A en croire les spécialistes, des études montrent que 90% des risques d’AVC dépendent des dix facteurs de risque modifiables dont : l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’obésité, le manque d’activité physique, l’alimentation défavorable à la santé, un taux de cholestérol trop élevé, des stress, des dépressions, les troubles du rythme cardiaque, Le diabète et la consommation d’alcool excessive soit  plus  de 14 verres par semaine chez les femmes et 21 chez les hommes.

6,2 millions de personnes meurent d’AVC chaque année, soit 6 personnes par 60 secondes.   85% des AVC sont dits « ischémiques » (la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché) et 15% sont « hémorragiques » (la rupture d’un vaisseau sanguin qui  provoque une hémorragie dans le cerveau). Continuer la lecture de Santé : les risques d’AVC sous 10 facteurs modifiables

Sante : 5 raisons mises en lumière pour éradiquer la poliomyélite

«Je veux en finir avec la polio » tel est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale de la lutte contre la polio. Cette journée a été une occasion pour les acteurs de la lutte contre la poliomyélite de mettre en lumière 5 raisons fondamentales pour éradiquer  cette épidémie. Il s’agit notamment  d’améliorer la vie, améliorer la santé des enfants, investir dans le futur, faire des économies et écrire une nouvelle histoire entre le Rotary et ses partenaires.

Présent à cette cérémonie, le ministre de la santé publique, Oly Ilunga a relevé les succès enregistrés entre mai 1998 et octobre 2008. « Nous avons enregistré 300.000 cas de paralysie en 1998 et ce nombre a été réduit de plus de 90% en 2008 soit 1.625 cas » a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Il a profité de l’occasion pour rendre hommage aux différents acteurs qui militent pour l’éradication de cette maladie. Continuer la lecture de Sante : 5 raisons mises en lumière pour éradiquer la poliomyélite

Santé : Les microplastiques dans l’organisme humain se transforment en poison

Une étude de l’Agence fédérale pour l’environnement et l’Université médicale de Vienne, a révélé la présence de microplastiques dans les selles humaines. Cette nouvelle fait suite à l’annonce par le gouvernement britannique de l’interdiction des pailles , des cotons-tiges et des agitateurs afin de réduire la pollution plastique croissante sur son sol.

A en croire ces scientifiques, la plupart des participants ayant consommés des aliments et des boissons emballés dans le plastique ou contenus dans des bouteilles en « polyéthylène téréphtalate » ou PET consommaient du poison.

«Certaines indications donnent à penser que les microplastiques peuvent endommager le tractus gastro-intestinal en favorisant les réactions inflammatoires ou en absorbant des substances nocives. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les dangers potentiels des microplastiques pour l’homme », a déclaré Philipp Schwabl, le premier auteur travaillant à la Division de gastroentérologie et d’hépatologie de l’Université de Médecine de Vienne. Continuer la lecture de Santé : Les microplastiques dans l’organisme humain se transforment en poison

Santé : Bédaquilline, un nouveau traitement contre la tuberculose

Efficace à 90% ce nouveau traitement contre la tuberculose à la résistance aux antibiotiques enregistrés par l’OMS, la Bédaquilline représente une nouvelle donne et un espoir pour les tuberculeux multi-résistants aux antibiotiques.« Globalement notre étude confirme l’efficacité qu’a pu montrer la Bédaquilline lors des précédentes études et elle infirme les inquiétudes autour  des dangers des effets secondaires », a réagi Alena Skrahina, guide de l’étude.

Contrairement à d’autres antibiotiques, la Bédaquilline n’attaque pas directement la bactérie mais cible les enzymes avec lesquelles elle se nourrit.

A en croire les chercheurs, les résultats sont édifiants car sur 181 patients, 168 ont connu une amélioration de leur état de santé et 144 ont fini par être totalement guéris. Continuer la lecture de Santé : Bédaquilline, un nouveau traitement contre la tuberculose

SANTE : La 10ième épidémie d’Ebola à Béni considérée comme la 4ième plus importante du pays

Après celles survenues à Yumbuku (318 cas), Kikwit (315 cas), Mweka (264 cas), la dixième épidémie d’Ebola qui sévit à Béni est la quatrième plus importante épidémie que connait la RDC, ont annoncé l’OMS et le ministère de la santé lors d’une conférence de presse.

« Nous avons notés 400 alertes dans la semaine du 8 au 14 octobre dont 175 ont été validées. Cela signifie que l’engagement de la communauté augmente. Et cet engagement sera un pilier sur lequel l’équipe de la riposte va s’appuyer afin de maîtriser l’épidémie de la maladie à virus Ebola », Ont soulignés les deux parties. Continuer la lecture de SANTE : La 10ième épidémie d’Ebola à Béni considérée comme la 4ième plus importante du pays

RDC : une nouvelle vague d’épidémie d’Ebola à Beni

200 cas de fièvre hémorragique signalés dont 165 confirmés et 35 probables, tel est  le nouveau tableau peint par l’OMS sur l’épidémie de la maladie à virus Ebola à Beni dans la province du Nord Kivu. Exposant ainsi cette région à une deuxième  vague de l’épidémie à virus Ebola, a déclaré Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS à Genève, cité par ONU Info.

Depuis le 1er août la ville de Beni a enregistré au total de 205 cas dont 170 cas confirmés et 35 cas probables. Sur les 170 cas confirmés, il y a eu 95 décès, 54 guérisons et 21 malades sont encore sous traitement.

Selon un calcul de l’AFP reprenant les bulletins épidémiologiques quotidiens du ministère de la Santé, actuellement 16.202 personnes ont été vaccinées alors que quinze décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés à Beni et 26 cas suspects sont en cours d’investigation.

A en croire Oly Ilunga, ministre congolais de la Santé, cette deuxième vague est le résultat des résistances communautaires à la riposte, des villes mortes, de l’insécurité et de la faible collaboration des tradi-praticiens sur leurs activités de riposte. Continuer la lecture de RDC : une nouvelle vague d’épidémie d’Ebola à Beni

Santé : Près de 10 millions de personnes mourront des cancers en 2018

C’est une révélation qui fait froid dans le dos. Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en mourront, selon les estimations publiées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

cancer

Partant de Globocan, la base de données accessible au public, les chercheurs du CIRC et de l’American Cancer Society ont analysé les chiffres pour 35 types de cancers provenant de 185 pays. Les estimations avancées pour 2018 – ce que les spécialistes appellent la « charge mondiale du cancer » – sont de 18,1 millions de nouveaux cas découverts et 9,6 millions de décès dus à cette maladie.

Le CIRC évoque une « augmentation rapide » de cette charge, mais les comparaisons avec la précédente étude alimentée par les données de Globocan, réalisée en 2012, sont rendues très difficiles par un changement de méthodologie. Certains cancers voient leur incidence diminuer, tel le cancer du poumon chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ou le cancer du col utérin partout sauf en Afrique subsaharienne. Toutefois, la plupart des pays connaissent une hausse en valeur absolue du nombre de cas diagnostiqués et à traiter. Continuer la lecture de Santé : Près de 10 millions de personnes mourront des cancers en 2018

Ebola : Surveillance renforcée au Nord-Kivu, en Ituri et à la Tshopo

« Les mesures de contrôle sanitaires ont été renforcées sur quelques axes routiers reliant les agglomérations des provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et de la Tshopo, en vue de lutter contre la maladie à virus ébola », a rapporté les autorités sanitaires de la RDC. Cette surveillance renforcée  survient après un nouveau décès infectieux d’Ebola enregistré dans la ville de Butembo, à 54 km au sud de Beni.

5 axes prioritaires ont été identifiés : les routes Mangina-Kyanzaba-Mabalako et Mangina-Beni (Nord-Kivu), les axes Beni-Bunia (Nord-Kivu et Ituri), Beni-Kisangani (Nord-Kivu et Tshopo) et Beni-Kasindi (Nord-Kivu).

« Ces voies sont retenues et placées sous haute surveillance des services de la santé suite aux intenses échanges économiques qui les caractérisent, mais aussi pour contenir les patients échappant aux mesures de la riposte dans la région de Beni », rapporte actualité.cd. Continuer la lecture de Ebola : Surveillance renforcée au Nord-Kivu, en Ituri et à la Tshopo

Santé : les émissions de CO2 impactent sur la nutrition

Après avoir étudié les impacts sur la qualité nutritive des aliments, en particulier sur les niveaux de fer, de zinc et de protéines, les scientifiques concluent qu’au cours des 30 à 80 prochaines années, les concentrations atmosphériques des CO2 devraient dépasser 550 ppm, révèle une étude publiée récemment dans la revue Nature Climate Change.

Cette augmentation devrait réduire de 3 à 17 % la teneur en fer, en protéines et en zinc de nombreuses cultures de base. Ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur la santé, en particulier des habitants du Sud-Est de l’Afrique et du Moyen-Orient.

L’étude souligne également que des carences en zinc sont à prévoir d’ici 2050 chez 175 millions de personnes, mais également une carence en protéine chez 122 millions de personnes. Continuer la lecture de Santé : les émissions de CO2 impactent sur la nutrition

Santé : Quand Ebola frappe en zone des conflits

La dernière épidémie d’Ebola qui sévit depuis quelques mois  dans la province du Nord  Kivu semble être une épine dans les pieds du personnel de la santé et du gouvernement  censés apporter la riposte.  Ceci, du  fait  que cette énième épidémie de ce virus intrusif se localise dans une zone considérée comme le ventre mou de la RDC, en raison de l’insécurité qui y règne depuis plus d’une décennie.

Toutes  les langues s’accordent   pour dire que le réveil du virus Ebola en RDC est particulièrement inquiétant. Car cette fois, le virus frappe dans l’est du pays, près de la ville de Beni dans le nord Kivu. Or la région est au cœur d’un conflit qui oppose l’armée régulière à des rebelles. Pas plus tard que le 24 août 2018, des combats ont eu lieu au nord de la ville.

L’armée congolaise les nomme «inciviques». Selon le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), leurs attaques ont fait 500 morts dans la région. Ces groupes armés, quels qu’ils soient, sévissent depuis octobre 2014 dans la région de Beni. On ne connait pas trop bien leur origine. Le gouvernement congolais a déclaré publiquement que les exactions survenues dans la région étaient l’œuvre de rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Mais selon le GEC, les ADF ne sont pas les seuls en cause. Même l’armée régulière s’en prend aux civils.

Et c’est dans ce contexte qu’est apparu le virus Ebola dans la région de Beni. Jusqu’à présent, il y avait eu qu’un cas confirmé et un cas présumé. Au 31 juillet, il y avait 25 cas de fièvre notifiés sans confirmer qu’il s’agissait bien d’Ebola.
Mais depuis, les choses se sont accélérées. Médecins sans frontières (MSF), dans un dernier bilan, annonce désormais 63 décès et 103 personnes touchées. «Actuellement, nous avons 26 patients hospitalisés dans le centre que nous avons mis en place», précise Gwenola Seroux pour MSF.

La maladie fait peur aux familles, mais aussi au personnel soignant. Les patients préfèrent rester chez eux, ce qui ne favorise pas la lutte contre sa propagation. Jusqu’à présent, la région du nord Kivu n’avait pas eu affaire avec Ebola. Une certaine ignorance qui ne facilite pas les bons réflexes.

Mais ce qui inquiète le plus les observateurs est la présence de groupes armés dans une région très instable. Les populations ont déjà fui la zone par milliers. Elles n’hésitent pas à bouger pour se protéger des combats. Cela peut entraîner par voie de conséquences une vaste dissémination du virus qui pourrait atteindre les pays voisins.

Certains malades sont isolés, et en raison de la situation sécuritaire, les équipes soignantes ne peuvent pas les rejoindre. Selon le ministère de la Santé congolais, il y aurait une vingtaine de personnes dans ce cas, mais elles ne seraient pas livrées à elle-même. «Pour les contacts restés en zone rouge, les infirmiers titulaires du centre de santé sur place travaillent avec les relais communautaires pour assurer leur suivi et transmettent les données chaque jour à la coordination par téléphone », dit le ministère de la Santé qui ne précise par l’endroit exact.

           Thierry-Paul  KALONJI