Archives de catégorie : Santé

Santé : Le tabac tue à petit feu plus que la malaria

Tristement réputé pour sa nuisance à la santé, le tabac est aussi considéré comme un facteur contribuant à la pollution de l’air. Pour les défenseurs de l’environnement et professionnels de santé, l’air mélangé à  la fumée de cigarette est contaminé, et est susceptible de nuire à la santé de tous ceux qui le respirent.

« Fumer est préjudiciable à la santé ». La phrase a tout son charme. Elle est bien connue de fumeurs, et de non-fumeurs. Malgré cela, le tabagisme passif, entraîne à la mort plusieurs personnes à leur insu, dans le monde, 10% des cas de décès dus au tabagisme sont des fumeurs passifs.  Cette tendance se justifie entre autre par le manque d’information car, très souvent, le commun de mortel pense que seuls les fumeurs sont concernés par les préjudices causés par le tabac.  Continuer la lecture de Santé : Le tabac tue à petit feu plus que la malaria

Santé : des particules de plastique dans l’eau en bouteille

Du plastique a été trouvé dans 93% de ces échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Aqua, Aquafina, Dasani, Evian, Nestle Pure Life ou San Pellegrino. L’eau en bouteille de nombreuses grandes marques à travers le monde est contaminée par de minuscules particules de plastique dont les dangers pour la santé sont méconnus, indique une étude publiée mercredi.

Des chercheurs ont testé l’eau de plus de 250 bouteilles dans neuf pays dont le Liban, l’Inde ou les Etats-Unis, sous la conduite de Sherri Mason, professeure à l’université de l’Etat de New York à Fredonia, selon un résumé de l’étude publié sur la plateforme médiatique Orb Media.
Du plastique a été trouvé dans 93% de ces échantillons d’eau en bouteille de plusieurs marques comme Aqua, Aquafina, Dasani, Evian, Nestle Pure Life ou San Pellegrino.

Des risques méconnus pour la santé

Il s’agissait notamment de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d’éthylène (PET). En moyenne, les chercheurs ont trouvé, dans chaque litre d’eau, 10,4 particules d’une taille environnant 0,10 millimètre. A l’AFP, Sherri Mason explique :

« Je pense que cela vient du processus d’embouteillage. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d’embouteillage. »

« De l’eau dans des bouteilles en verre contenait aussi des microplastiques », signale par ailleurs l’étude.

Une précédente étude publiée par Orb Media avait montré que des particules de plastique étaient également présentes, en moins grande quantité, dans l’eau du robinet.

L’étendue des risques que posent ces particules sur la santé humaine est méconnue.

Jacqueline Savitz, responsable Amérique du Nord pour l’ONG Oceana qui lutte contre la pollution des océans, a estimé que cette étude apportait une raison de plus de limiter la production de bouteilles d’eau en plastique.

« Il est plus urgent que jamais aujourd’hui de faire en sorte que les bouteilles d’eau en plastique soient une chose du passé », a déclaré cette représentante de l’ONG qui n’a pas participé à l’étude.

(Avec AFP)

Santé : Choléra à Mbuji-mayi, 13 morts sur le 90 cas suspects

Le gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji a déclaré mercredi l’épidémie de cholera dans tous les territoires de sa province. L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé la prévalence de la maladie après avoir analysé des échantillons prélevés sur des cas suspects de choléra signalés dans la province.

D’après le gouverneur, cette maladie a déjà causé treize décès dans la seule ville de Mbuji-Mayi. Et 90 cas suspects de cholera sont actuellement notifiés. Ces personnes souffrent pour la plupart de diarrhée et vomissement.  

M. Ngoy Kasanji appelle la population à ne pas céder à la panique, mais l’invite à respecter les conditions d’hygiène requises pour prévenir tout risque de propagation de la maladie dans la province. Continuer la lecture de Santé : Choléra à Mbuji-mayi, 13 morts sur le 90 cas suspects

Santé : La consommation régulière de yaourts limiterait le risque de maladies cardiovasculaires

Selon une étude américaine, la consommation régulière de yaourts réduirait les risques d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral.

Les personnes souffrant d’hypertensionprésenteraient un risque moins élevé de développer des maladies cardiovasculaires si elles consomment plusieurs yaourts par semaine. C’est le résultat d’une étude de chercheurs américains, publiée ce jeudi dans la revue American Journal of Hypertension.

Près de 75.000 participants

Les scientifiques révèlent les bienfaits des yaourts et des produits laitiers sur la santé cardiaque et artérielle. Ils ont pour cela passé au crible les données de deux études précédentes, commencées en 1980 et 1986.

 Les recherches, menées jusqu’en 2010, ont permis d’étudier 55.898 femmes de 30 à 55 ans et 18.232 de 40 à 75 ans, souffrant tous d’hypertension artérielle. Pendant l’étude, les chercheurs ont relevé 3.300 cas (pour les femmes) et 2.148 cas (pour les hommes) de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et revascularisation).

Régime sain

L’étude a également montré que la consommation de yaourts réduisait de 30 % chez les femmes et de 19 % chez les hommes les risques d’affections cardiaques. De plus, la consommation de yaourts était souvent associée à un régime alimentaire sain pour le cœur.

« Nous avons émis l’hypothèse que la consommation de yaourts à long terme pourrait réduire le risque de problèmes cardiovasculaires », explique Justin Buendia, coauteur de l’étude, à Science Daily. « Il peut être bénéfique pour la santé du cœur seul ou comme partie intégrante d’un régime riche en fibres, fruits, légumes et céréales ».

Abidjan – Convention de Bamako : « L’Afrique n’est pas la poubelle du monde »

« L’Afrique n’est pas la poubelle du monde », tel est le message lancé au reste du monde par les parties à la Convention de Bamako. Réunis depuis ce mardi 30 janvier, à d’Abidjan, capitale de la Cote d’ivoire, les délégués des 25 Etats ayant ratifié ladite convention devront faire le point sur l’état d’avancement de la Convention et explorer les pistes de solutions à l’épineux problème de gestion de déchets produits par les africains et ceux considérés comme transfrontières en provenance d’autres continents, notamment l’Europe.

Photo de famille prise lors de la 2è édition de la conférence des partie à ma Convention de Bamako à Abidjan. (crédit photo, Raoul SIEMENI – Receiac).

« La Vision pour une Afrique sans pollution doit nous interpeller tous. Etats et dirigeants du secteur privé et la société civile, afin que nous puissions mettre en œuvre de manière transparente et des actions commune pour lutter contre toute sorte de pollution », a déclaré la présidente sortante de cette Convention, Aida Keita M’bo. Continuer la lecture de Abidjan – Convention de Bamako : « L’Afrique n’est pas la poubelle du monde »

Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

L’épidémie de choléra à Kinshasa est loin d’être maîtrisée. Malgré  les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, 75 % de zones de santé, soit 26 sur 35 que compte la capitale  sont touchées par cette épidémie a révélé l’ONG Médecins Sans Frontière(MSF), lors d’un point de presse tenu à Kinshasa ce mercredi 24 janvier.

Séance de formation des agents du Ministère de la Santé publique à la lutte contre le choléra à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Selon le MSF, de novembre 2017 à 22 janvier 2018, 826 cas de choléra dont 32 décès ont été enregistrés sur l’ensemble de la ville de Kinshasa.

« Nous sommes intervenus avec une prise en charge clinique de patients. Et avons mise en place 10 points de réhydratation orale, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation de la population et le service d’ambulances » a expliqué le docteur Jean Liyolongo, coordonnateur du Pool d’urgence Congo de MSF. « Nous sommes passé de 30 ou 40 cas par semaine en 2017 à 100 ou 300 cas la dernière semaine ». Continuer la lecture de Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

Pollution : Coca cola s’engage à recycler ses amballages

Coca-Cola a annoncé ses objectifs de recyclage à long terme de bouteilles et canettes dont il se sert dans la commercialisation des ses produits.  Par cette déclaration faite ce vendredi 19 janvier, Coca cola entant recycler une bouteille ou une canette pour chaque boisson vendue d’ici 2030.

Bouteilles de Coca Cola,  lors d’une soirée  de dégustation.  (Photo, droit tierce).

Le fabricant de soda et d’autres produits de consommation ont été pressés par les clients et les défenseurs de l’environnement d’arrêter d’utiliser des emballages en plastique.

Coca-Cola a pris cette décision  suite aux multiples pressions de clients et défenseurs de l’environnement. L’entreprise a déclaré qu’elle travaillera avec les gouvernements locaux et les groupes environnementaux pour atteindre les objectifs de recyclage. Il prévoit également de recycler les bouteilles et les canettes d’autres entreprises.

« Le monde a un problème d’emballage – et, comme toutes les entreprises, nous avons la responsabilité d’aider à le résoudre« , a déclaré le PDG James Quincey dans un communiqué vendredi.

Greenpeace, qui a critiqué Coca-Cola auparavant, a déclaré que l’entreprise devrait se concentrer sur la réduction de la quantité de plastique qu’elle produit, plutôt que de simplement recycler plus.

« Nous ne pouvons pas nous tirer d’affaire« , a déclaré Louise Edge, militante de Greenpeace, citée par l’agence  américaine Associé  de presse.

Contrairement à d’autres matériaux, les plastiques ne se décomposent jamais dans l’environnement et finissent dans des formes minuscules qui sont mangées par les animaux et finissent dans la nourriture, disent les groupes environnementaux.

Un rapport publié l’été dernier a montré que l’industrie mondiale a produit 9,1 milliards de tonnes de plastique depuis 1950, et qu’il y en a encore assez pour enterrer Manhattan sous plus de deux miles tonnes de déchets.

Alfred  NTUMBA

Alimentation : Les agences de l’ONU lancent un appel d’urgence pour prévenir la famine dans le Kasaï  

Les trois agences des Nations unies ont lancé un appel d’urgence au gouvernement congolais pour agir en faveur des populations dans l’espace Kasaï. Dans un communiqué publié le 17 janvier 2018, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) – disent que le temps presse pour sauver des centaines de milliers de vies en République démocratique du Congo.

Les agriculteurs qui ont fui leurs villages à cause du conflit ont raté trois saisons agricoles successives. Cela a laissé les gens avec presque rien à manger. L’aide alimentaire ne parvient pas à combler le vide. Seulement 400 000 des 3,2 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire grave au Kasaï ont reçu une aide en Continuer la lecture de Alimentation : Les agences de l’ONU lancent un appel d’urgence pour prévenir la famine dans le Kasaï  

Santé : Choléra à Kinshasa, l’OMS vole au secours du gouvernement

La situation préoccupante que connait la ville de Kinshasa après les inondations mortelles qui ont secoué la capitale n’ont pas laissé indifférent les partenaires de la RDC. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), a remis ce lundi 15 janvier, au ministère de la Santé publique, un kit de 11 tonnes des médicaments et autres matériels sanitaires pour appuyer la campagne de riposte lancée par le gouvernement.

WHO-AFRO-Regional-Director,-Dr-MOETI-being-interviewed-by-local-and-international-media-at-WCO-in-Kinshasa-after-putting-back-10-tones-of-medecines-to-MoH-authorities-to-combat-cholera-in-Kinshasa

« Ce geste traduit notre contribution dans la lutte contre l’épidémie de choléra dans cette grande ville de près de 12 millions d’habitants. Le risque de propagation est très élevé suite au déficit lié à l’accès à l’eau, et  les inondations », a informé la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Moeti. Continuer la lecture de Santé : Choléra à Kinshasa, l’OMS vole au secours du gouvernement

Climat : les changements climatiques favorisent la résurgence des épidémies

Les conditions climatiques extrêmes ne seraient pas étrangères à l’épidémie de la dengue qui a touché certaines régions du Burkina Faso et du Sénégal il y a quelques semaines. Dans un entretien  accordé à SciDev.Net, Alioune Badara Ly, le directeur adjoint du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’action sociale du Sénégal a affirmé qu’en plus des raisons liées aux comportements des populations favorisant la prolifération des vecteurs de la maladie, il y a probablement des facteurs liés au climat, notamment la température, l’humidité et les précipitations.

“Le réchauffement climatique va continuer à créer des conditions favorables au développement de vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika”, a-t-il précisé. 

Selon ses propos, on ne peut pas écarter l’éventualité d’un rapport entre l’apparition de cette épidémie et les fortes chaleurs qu’a connues le Sénégal ces derniers mois.  » Ce sont des conditions qui existent en Afrique tropicale, et c’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui que nous ayons un développement de plus en plus important de certains vecteurs comme Aedes. Nous pensons d’ailleurs que le changement et surtout le réchauffement climatique va continuer dans les années à venir à créer des conditions favorables au développement de ces vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika. » Rapporte le site d’informations scientiques.

Déjà, une étude publiée  en 2017 par Lancet Countdown, avait confirmé  que les symptômes humains du changement climatique sont sans équivoque et potentiellement irréversibles, affectant la santé des populations du monde entier.

En ce qui concerne les maladies infectieuses, l’altération des conditions climatiques contribue à l’augmentation de la capacité de transmission de la dengue par Aedes Aegypti, reflétant une croissance estimée à 9,4% depuis 1950.

« Ces tendances de la maladie révèlent des augmentations mondiales de la mortalité due à la dengue, en particulier dans les régions Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes ; avec certaines années de pointe (dont 1998) associées aux conditions d’El Niño », peut-on également lire dans la revue britannique The Lancet.

Avec des températures plus élevées et avec plus de vagues de chaleur, il y’a un accroissement considérable des cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance rénale, qui se font remarqués  ces dernières devenies.

Le changement climatique est aussi pointe du doigt dans la détérioration de  la qualité de l’air, en particulier pendant les vagues de chaleur. Et avec l’augmentation de la pollution de l’air, la fréquence des maladies non transmissibles croît également, y compris l’asthme, le cancer du poumon et les maladies cardiaques.

Il est important  aujourd’hui,  que les gouvernements donnent aux services de santé,  des outils nécessaires pour prévoir les événements climatiques à haut risque, afin qu’ils avertissent les populations pour qu’elles se prémunissent.
Mie Ngakao

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale