Salubrité : validation des orientions de la réforme du cadre institutionnel du secteur de l’assainissement.

L’assainissement est aujourd’hui au centre des questions préoccupantes du gouvernement congolais pour assurer un environnement sain à ses populations. C’est dans cette optique que le ministère de l’Environnement et développement durable, à travers sa direction d’assainissement a procédé à la validation du rapport d’étude du cadre institutionnel et de la réforme du secteur de l’assainissement, le jeudi 8 mars 2018, lors d’un atelier tenu à Kinshasa.

Le cadre institutionnel de l’assainissement en RDC reste faible au regard des enjeux liés à la salubrité dans les grandes agglomération du pays.  Le gouvernement congolais avec l’appui de la banque mondiale a mené cette étude pour permettre au pays d’atteindre les ODD (Objectifs du Développement Durable ) dans son 6ème objectif qui consiste en l’amélioration du secteur de l’assainissement. Continuer la lecture de Salubrité : validation des orientions de la réforme du cadre institutionnel du secteur de l’assainissement.

Foret : Validation de l’outil de contrôle des opérations forestières en RDC.

Dans le cadre du projet Chine-Afrique pour l’amélioration de la gouvernance forestière en RDC, Le Fonds mondial pour la nature WWF a procédé à la validation du cadre d’évaluation de la légalité des opérations forestières, de la transformation du bois et du commerce, lors d’un atelier tenue récemment à Kinshasa. L’actualisation de la liste des lois, réglementations, circulaires administratives et obligations contractuelles du secteur forestier aidera au bon fonctionnement du secteur forestier.

« Actuellement plusieurs initiatives sont prises dans le secteur forestier mais la mise en œuvre n’est pas impactée de manière positive. Il était question ici, d’enrichir le cadre de la légalité en matière de gestion forestière transformation des produits bois, et le commerce sur le marché international pour contribuer à une bonne gestion forestière», a précisé Inoussa Ndjoumnoket, coordonnateur du projet,  au WWF.

Partant de différentes formes de l’exploitation illégal surtout dans leurs dimensions  économiques, sociales, écologiques et environnementales, cet outil  est concu pour servir au consommateur final.

« C’est accord que nous venons d’établir entre différents parties prenantes et validee par tous pour tester la légalité dans l’exploitation, aidera à résoudre les problèmes liés à la gestion durable des forêts plus particulièrement ceux liés à l’illégalité dans l’exploitation », a expliqué Jean Semeki, auditeur forestier.

Pour avoir une gestion durable, il est impirtant d’avoir des outils devant permettre le suivi de la mise en œuvre afin d’atteindre l’objectif» a souligné, Sébastien Malele.

Le WWF international à travers son programme GFTN ( Global Forest Trade Network), en collaboration avec TRAFFIC ont développés un cadre de la légalité de gestion forestière dans plusieurs pays notamment le Cameroun, le Congo, le Ghana et la RDC.

Ce cadre commun d’évaluation de la légalité des opérations forestières est une simple liste de contrôle développée pour permettre aux gouvernement et aux entreprises de comprendre les aspects pertinents des lois, réglementations, circulaires administratives et obligations contractuelles qui affectent les opérations forestières.

Jennifer LABARRE

Pénurie d’eau : l’approvisionnement en eau à Kindele, un véritable chemin de croix

Nous sommes au trafic de l’Université de Kinshasa, sous un soleil accablant avec une chaleur de plus de trente degré, nous croisons Lili, une femme âgée d’une quarantaine révolue. Robe orange, cheveux ébouriffés, elle a quatre bidons jaunes ayant chacun une capacité de 25 litres.

Avec ses bidons, Lyly est à la recherche de l’eau pour les besoins de sa famille. Habitant l’arrêt mabanga dans le quartier Kindele à Mont-ngafula, elle a parcouru une distance de près de 3 Kilomètre jusqu’ici à l’UNIKIN pour s’approvisionner en eau.

« C’est à ça que se résume notre vie ici à kindele. Nous parcourons de très longues distances pour avoir de l’eau. Moi, je fais en moyenne quatre tours par jour. On se demande si par qui sommes-nous administrés  car cette souffrance devient insoutenable», s’interroge Lyly, visiblement épuisée. Continuer la lecture de Pénurie d’eau : l’approvisionnement en eau à Kindele, un véritable chemin de croix

Forêts: la levée du moratoire mettra en péril 75 millions d’hectares des forêts congolaises

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo doit stopper ses plans visant l’ouverture de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde aux exploitants forestiers, déclarent des organisations environnementales internationales, dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 8 mars 2018.

Plus de 50 ONG environnementales, de conservation et de défense des droits de l’homme appellent la Communauté internationale à intervenir d’urgence pour aider à protéger les forêts congolaises, suite aux annonces du Ministre de Continuer la lecture de Forêts: la levée du moratoire mettra en péril 75 millions d’hectares des forêts congolaises

Biodiversité : les importations d’animaux africains protégés explosent en Asie

Les arrivages de tortues léopard, de tortues à éperon africaines et de pythons royaux ont quasiment décuplé en dix ans, tandis que les ventes de peaux sont aussi en augmentation, selon l’étude de l’ONG Traffic.

Ces importations sont pour une bonne part légales mais toutes les espèces concernées par l’étude sont protégées par la Convention sur le commerce des espèces sauvages menacées (Cites). « Le commerce légal Continuer la lecture de Biodiversité : les importations d’animaux africains protégés explosent en Asie

Biodiversité : Richard Tshombe, « la conservation en RDC traverse une crise »

« La conservation e en République démocratique du Congo traverse une crise», c’est le constat fait par le directeur pays de WCS (Wildlife Conservation Society), Richard Tshombe Key. Dans une interview accordée à Environews RDC en marge de la célébration de la journée mondiale de la vie sauvage, le 03 mars 2017, Richard Tshombe déplore la dégradation du patrimoine naturel du pays.

Richard Tshombe Key, directeur national de WCS.

« Pour ne prendre qu’un seul cas, celui de l’Ituri, la population des éléphants comme celle des Okapis a diminué de 50 à 70%. La situation est critique. Si on n’agit pas maintenant, on va arriver à un point où cette faune ne pourra plus se reconstituer », s’est-il inquiété. Continuer la lecture de Biodiversité : Richard Tshombe, « la conservation en RDC traverse une crise »

Conservation : ICCN, « en RDC, les exploitants du perroquet gris ne veulent pas être contrôlés »

Après la réserve émise sur le commerce du perroquet gris de la RDC, lors de la Conférence des parties à la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), les menaces sur cette espèce n’ont fait que grandir. Les pays qui avaient soutenu la réserve de la RDC à savoir l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes Unis, se voient trahis par le non respects des engagements par la RDC, qui laisse traverser à ses frontières jusqu’au triple du quota lui dévolu. A l’occasion du 03 mars, date dédiée à la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage, Environews RDC a approché Paul Lemvo, le directeur de cabinet du DG de l’ICCN pour faire le point sur cette question.

Paul Lemvo, directeur de cabinet du DG de l’ICCN

Interview

Environews RDC : Le pangolin et le perroquet gris sont des espèces très menacées sur le sol congolais. On pointe du doigt l’ICCN qui ne parvient pas à règlementer comme il avait promis à la CITES, le commerce du perroquet gris, et que les pays qui avait soutenu sa réserve lors de la COP17, se sont retirés pour non-respect des engagements, quel est le point de vue de votre institution ? Continuer la lecture de Conservation : ICCN, « en RDC, les exploitants du perroquet gris ne veulent pas être contrôlés »

Forêts : Une coalition de 100 ONGs de la société civile plaide pour la levée du moratoire

La levée ou non du moratoire sur les forêts congolaises ne cesse de défrayer la chronique. Après la société civile et quelques ONGsinternationales pro moratoire, c’est à la société civile indépendante proche des communautés locales et peuples autochtones tributaires des forêts d’en donner sa lecture. Dans une déclaration faite ce samedi 03 mars à Kinshasa, cette coalition a plaidé pour la levée immédiate du moratoire sur les forêts de la RDC.

Les membres de la société civile indépendante proche des communautés locales et les peuples autochtones, lors d’une conférence de presse à Kinshasa. ( Photo, Alfred Ntumba/Environews)

«Nous demandons au gouvernement d’accélérer le processus de la levée du moratoire et de mise en place du système d’octroi public des nouvelles allocations en vue de permettre aux communautés locales et peuples autochtones de bénéficier de leur droit», a déclaré le coordonnateur de l’ONG CDE, Rufin Imbongo. Continuer la lecture de Forêts : Une coalition de 100 ONGs de la société civile plaide pour la levée du moratoire

Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Six élèves ont été primés pour avoir rédigé chacun un poème sur la faune sauvage. La remise de prix aux gagnants a eu lieu à Kinshasa, ce samedi 03 mars 2018. Le concours organisé pour célébrer la journée mondiale de vie sauvage par WCS (Wildlife Conservation Society) en collaboration  avec l’ONG Concerv Congo et l’ICCN, avait pour objectif de responsabiliser les élèves et les faire participer aux efforts de la conservation.

« Nous avons été impressionnés par les idées qu’ils ont proposé à travers leurs poèmes. Nous sommes contents parce que c’était un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous ne sommes pas venus déverser notre savoir, mais nous avons beaucoup appris d’eux », a déclaré le Directeur de WCS, Richard Tchombe Key Ruumb. Continuer la lecture de Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Forêt : Pas des financements CAFI pour la RDC pour avoir violé le moratoire

Voici in extenso, la déclaration CAFI sur les concessions illégales d’exploitation forestière accordées en RDC

Les 22 et 27 février, les autorités congolaises, dont le ministre des Finances et le ministre de l’Environnement, ont convoqué le 4 e comité de pilotage du FONAREDD (Fonds national REDD + de la RDC) à Kinshasa.

Au nom de la direction de la CAFI, les représentants français et norvégien ont exprimé leur profonde inquiétude face aux trois concessions forestières récemment octroyées par le ministère de l’Environnement à deux entreprises forestières chinoises.

Cette mesure prise par le gouvernement est en violation directe du moratoire de 2002 et des principes de partenariat énoncés dans la lettre d’intention du CAFI .

En conséquence, CAFI a exhorté la RDC à révoquer immédiatement les concessions, et a stipulé qu’aucun nouveau transfert ne serait fait aux projets CAFI au Congo jusqu’à ce que cela se produise.

Au cours des derniers mois, la RDC a progressé vers la réalisation des jalons et des objectifs généraux énoncés dans la lettre d’intention. La RDC a soumis son premier niveau national d’ émission de référence pour les forêts (FREL) à la CCNUCC au début de 2018, comme stipulé par le Cadre de Varsovie, satisfaisant l’un des jalons en démontrant son engagement à renforcer le contrôle national.

Le moratoire de 2002, élargi par le président Joseph Kabila en 2005, a arrêté toute nouvelle émission et réattribution de permis d’abattage jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies. Cela a répondu à la nécessité de suspendre d’autres concessions jusqu’à ce qu’un contrôle accru du secteur forestier soit atteint. Cependant, malgré le moratoire, le taux de déforestation a considérablement augmenté au cours des dernières années et il est urgent de réduire les importantes pertes forestières , actuellement estimées à 1,7 million d’hectares de forêts par an en République démocratique du Congo.

Le Conseil d’administration de CAFI reconnaît les nombreuses difficultés qui traversent le pays, sur les plans institutionnel, économique, budgétaire et social. Il est également conscient des nombreuses contraintes liées à la réalisation des ambitions énoncées dans la lettre d’intention. Néanmoins, CAFI reste convaincu que l’action ne peut pas être retardée si la perte de forêt doit être ralentie.

Le CAFI reconnaît le désir de développement économique grâce à un secteur forestier plus durable. Pour ce faire, le CAFI soutient l’engagement de la RDC à améliorer la gouvernance dans le secteur forestier, avant l’émission de nouvelles concessions forestières. Cela contribuera à satisfaire aux conditions légales prévues par la loi congolaise pour la levée du moratoire, ainsi qu’à contribuer à la lutte contre l’exploitation illégale et à s’attaquer à certaines des causes de la déforestation en RDC. Les partenaires techniques et financiers membres du CAFI sont prêts à se coordonner avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le reste du gouvernement de la RDC pour travailler au respect des principes de la lettre d’intention.

Après les réunions ministérielles de jeudi et de mercredi, le CAFI poursuivra le dialogue avec la RDC pour résoudre ce problème.

La Rédaction

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