Fôret : Une table ronde multi acteurs pour échanger les expériences sur  la foresterie communautaire en RDC

La Direction de la Gestion forestière du ministère de l’Environnement et Développement durable a organisé à Kinshasa, la 5ème table ronde multi acteurs sur la foresterie communautaire en RDC. Cette édition s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la phase expérimentale de la mise en œuvre de la SNFC (Stratégie Nationale relative à la Foresterie Communautaire), avec un focus sur les mécanismes de suivi, évaluation et partage des progrès ainsi que la stratégie de communication et le partage des leçons apprises.

Les acteurs de la société civile environnementales et les partenaires réunis à Kinshasa pour la 5è table ronde multi acteurs sur la foresterie communautaire. (Photo, Serge Ntumba/Environews)

Avec une durée de 5 ans, cette phase expérimentale se veut un moment de capitalisation des expériences en cours et de partage des informations relatives à la gestion et à l’exploitation des concessions forestières des communautés locales érigées en sites pilotes.

 « Nous serons en phase d’apprentissage pour voir notre cadre réglementaire s’adapter au spécificité de chaque milieu, et l’impact que les communautés ont sur les forets. Il faut donc voir au bout de 5 ans, si nous pouvons encore nous mettre autour d’une autre table ronde pour évaluer », a souligné Théophile Gata, directeur exécutif du Centre d’appui à la gestion durable des forets. Continuer la lecture de Fôret : Une table ronde multi acteurs pour échanger les expériences sur  la foresterie communautaire en RDC

Salubrité : Quand Mwilanya vole au secours de Kimbuta pour assainir Kinshasa

Quelques années après la clôture du projet PARAU initié par l’Union européenne, la Ville de Kinshasa a connu un regain d’insalubrité  due notamment à la mauvaise gestion des déchets ménagers produits dans la capitale congolaise.  Kinshasa qui avait vu ses montagnes des déchets disparaitre pendant l’exécution du projet PARAU, en a vue renaitre à une vitesse de croisière, après le désengagement de l’UE et le bras de fer qui l’a opposé à l’ancien premier ministre, Matata Ponyon Mapon au Gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango.

Le Dircab du Chef de l’Etat, Néhemie Mwilanya et le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta tournée de travil dans les communes de Kinshasa. (Photo, RD-Congoleaks).

Certains kinois se souviennent encore du feuilleton Kimbuta – Matata sur la gestion des acquis de ce projet de l’Union européenne, et du célèbre message du Gouverneur de la ville, joué en bouvle sur la télévision Kin24, « Papa Matata pesa mbongo, naboyi bana ya Kinshasa bakokufa na maladies. [Ndlr, Monsieur le premier donne l’argent pour assainir la ville afin d’éviter le pire…]». Un véritable cris d’alarme qui a fini par donner raison au Gouv, lors des inondations du janvier 2018, ayant couté la vie à plus de 50 personnes et causé de dégats matériels importants à Kinshasa. Face à cette situation dramatique, la présidence de la République n’a ménagé aucun effort pour voler au secours des kinois. Continuer la lecture de Salubrité : Quand Mwilanya vole au secours de Kimbuta pour assainir Kinshasa

Biodiversité : L’UE, le Canada, les USA et la Suisse s’opposent à la désaffectation partielle des Virunga et Salonga

La désaffection partielle du Parc national des Virunga et de celui de la Salonga pour une éventuelle exploitation pétrolière ne cesse de faire couler encre et salive. Après le mécontentement exprimé par société civile environnementale à ce sujet, c’est le tour de la Communauté internationale de se prononcer aussi sur ce même sujet.

Dans une correspondance adressée au premier ministre de la RDC, et dont Environews s’est procuré une copie, le quatuor (Union européenne, Canada, USA et Suisse), n’ont pas caché leur désapprobation à ce projet du gouvernement, qu’ils jugent d’incompatible avec la conservation de la biodiversité.

« Nous rappelons notre attachement au respect de l’intégrité de ces sites aux valeurs biologiques extraordinaires. L’exploitation et l’exploration pétrolière ne sont pas compatible avec le statut du patrimoine mondial ». Peut-on lire dans cette correspondance.

Les quatre missions diplomatiques en République démocratique du Congo rappellent la nécessité pour la RDC de mettre en avant plan le développement durable qu’elle poursuit dans le cadre de sa stratégie de croissance et réduction de la  pauvreté. «  Nous invitons donc l’Etat congolais à prendre toutes les mesures nécessaires afin que notre engagement commun de préservation de la biodiversité continue d’être respecté », ont-ils conclu.

Alfred NTUMBA

Conservation : Transfert des Okapis et Bonobos en Chine, le Ministère de l’Environnement fixe l’opinion

Contrairement à l’information qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux au sujet de la présumée vente  de certaines espèces animales endémiques de la RDC, notamment les Okapis, les Bonobos à deux Zoos chinois, le Ministère de l’Environnement et Développement durable a tenu à fixer l’opinion sur cette supputation amplifiée par une mauvaise interprétation de la correspondance adressée par le Ministre à l’ICCN.

« Aucune action allant dans ce sens n’a jamais été envisagée », renseigne le communiqué du Ministère. « En effet, toute demande d’échange d’espèces régie par [a convention CITES, doit faire l’objet d’une analyse minutieuse par I’Organe technique habilité à statuer sur [a question, à savoir l’’Institut Congolais pour Conservation de [a Nature(ICCN) ». Continuer la lecture de Conservation : Transfert des Okapis et Bonobos en Chine, le Ministère de l’Environnement fixe l’opinion

Conservation : Le transfert des Okapis et Bonobos en Chine, l’ICCN renvoi la balle à la CITES

En réponse à la lettre lui adressée par le Ministre de l’Environnement et développement durable, relative à l’importation de certaines espèces animales aux fins des échanges entre les Zoos chinois (Zoo de Taiyuan et celui de Anji Zhongnan) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, le Directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula a renvoyé le requérant à la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).


« Etant données la vulnérabilité et la sensibilité des spécimens sollicités dont certains en danger critique d’extinction (Gorilla beringe! beringei, Pan paniscus, Pan troglodites, Trichechus senegalensis), sont inscrits à l’Annexe I de la Convention CITES, à l’exception de Okapia johnstoni qui n’est pas inscrit aux Annexes de la CITES mais qui est intégralement protégé en RDC). Nous sommes appelés à respecter les dispositions de la Convention CITES et des lois congolaises y afférentes, disposant que l’exportation ne peut pas se faire à des fins commerciales », peut-on lire dans cette correspondance. Continuer la lecture de Conservation : Le transfert des Okapis et Bonobos en Chine, l’ICCN renvoi la balle à la CITES

Conservation : Une pétition contre le transfert des Okapis et Bonobos de la RDC vers la Chine

La pétition est initiée et signée par Conserv Congo, une ONG congolaise qui milite pour la conservation de la biodiversité et la préservation de l’environnement. Dénommée « Please stop Congolese government from exporting our endemic wildlife to China », cette pétition fait suite à la démande exprimée par les zoos chinoises à la l’endroit de la RDC, mais surtout de a reponse qu’avait réservé le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe, à cette demande d’échange des plusieurs espèces endémiques de la RDC, notamment les Okapis et les bonobos.

« C’est avec grand choc et déception que Conserv Congo, toute la fraternité de la conservation de la faune en RDC et d’autres citoyens conscients ont appris le plan du ministère de l’Environnement et Développement durable, d’exporter fièrement notre faune endémique en Chine. Nous, Conserv Congo, sommes consternés par cette décision. Notre pays n’est pas à vendre et notre faune non plus!», renseigne un communiqué émis à ce sujet, et dont Environews RDC s’est procuré une copie. Continuer la lecture de Conservation : Une pétition contre le transfert des Okapis et Bonobos de la RDC vers la Chine

Agriculture : L’autonomisation des femmes et des jeunes un défi pour la relance des filières café et cacao

La problématique liée à l’autonomisation des femmes et des jeunes dans la production agricole est devenue cruciale du faite que cette catégorie assez négligée dans la chaîne des valeurs est pourtant la première productrice de la richesse, malgré son apport important dans l’agriculture, la femme ne dispose pas de droit terre, cette ressource dont elle a besoin pour générer la richesse et nourrir les communauté.

Pour Lila Bellau, entrepreneure du secteur privé, parler de la relance dans la filière café et cacao en RDC implique la prise en compte de défis et problèmes sérieux auxquels font face les femmes et les jeunes qui travaillent dans la production agricole.

 » Il y’a plusieurs facteurs qui entrent en compte pour arriver à parler de l’autonomisation des femmes, entre autres les us et coutumes. La femme n’a pas le droit à la terre. Elle est limitée dans les cultures.  Elle n’a pas la prise de décision.  Elle n’a pas droit à la parole », a-t-elle précisé.

Elle par ailleurs fustigé l’analphabétisme et le manque d’information dont la femme et le jeune sont souvent victime dans le milieu rural.

Lila Bellau interpelle le gouvernement congolais à rentre disponibles les moyens matériels, techniques, humains et financiers nécessaires pour aider à l’amélioration des conditions de vie des femmes et jeunes qui sont dans la production agricole mais surtout dans la filière café et cacao.

 » Quand on parle de l’autonomisation, la personne doit être à mesure de décider de son être et de son devenir. Il faut que l’Etat fasse une forte sensibilisation auprès des autorités riveraines pour qu’il y ait un mécanisme d’accompagnement des femmes pour leur autonomisation », a t-elle souligné. « Notre gouvernement doit nécessairement définir une politique agricole globale qui doit être inclusive et participative ».

A l’instar d’autres pays africains tel que le Burundi, bien des alternatives ont été mises en place pour remédier ce problème.

« Au Burundi, dans le secteur café, nous travaillons beaucoup sur l’amélioration de la qualité du produit qui est un facteur à ne pas négliger, et l’accès au marché. Pour rendre bénéfique ce que font ces femmes rurales, nous procédons au marketing, à la promotion de la production et nous invitons les acheteurs et leur montrons combien leur investissement profite ou développe les femmes qui ne dépendent que de cette filière. Et nous parlons de l’autonomisation en terme de revenus. Une dernière chose c’est le prix. On fait de notre mieux pour avoir le meilleur prix », a fait savoir Alice Nibitanga, déléguée du Burundi et représentante pays de Trademark East Africa.

 

Jennifer LABARRE

Environnement : Bientôt l’organisation de la 3ème édition du FIPA à Kinshasa.

Dans un point de presse tenu ce mercredi à Kinshasa , la Dynamique de groupes des peuples autochtones, DGPA a annoncé la tenue prochaine à Kinshasa, de la 3ème édition du FIPA  (Festival International des Peuples Autochtones), du 30 août au 01 septembre 2018. 

La DGPA annonce la tenue à Kinshasa de la 3è édition du FIPA (Photo prise lors du point de presse).

Cette troisième édition du FIPA 2018 vise à promouvoir non seulement la diversité culturelle des autochtones pygmées du monde entier, mais plutôt, offrir un cadre du savoir endogène et d’échanges sur les enjeux environnementaux, la biodiversité et les changements climatiques.

Pour Patrick Saidi, coordonnateur de la DGPA,  » ce festival va permettre d’identifier les solutions concrètes pour relancer la question des autochtones. le FIPA se veut un cadre de référence internationale pour la promotion et la défense des droits des peuples autochtones et la valorisation de leur savoir traditionnel « . Continuer la lecture de Environnement : Bientôt l’organisation de la 3ème édition du FIPA à Kinshasa.

Santé : 11% des singes guéris d’Ebola en RDC

Le directeur général de l’institut national des recherches biomédicales, Dr Muyembe a annoncé à l’ouverture du IXe congrès international sur les pathologies Infectieuses et parasitaires, qui se tient à Lubumbashi, la réussite de la phase expérimentale du traitement de « l’anticorps 114 » après un résultat positif constaté auprès des espèces animales infectées. Environ 11% des singes touchés par la maladie à virus Ebola ont été guéris, après avoir suivi ce traitement.

« Nous connaissons de mieux en mieux l’agent pathogène et nous avons développé un traitement. Jusqu’à présent, c’est encore [en phase expérimentale]. On l’appelle l’anticorps 114, quand nous l’injectons aux singes qui sont infectés et qui soufrent de la maladie d’Ebola, 11 % guérissent », a fait Dr Muyembe, « ce qui laisse à croire que ces recherches sont prometteuses« .

Le directeur général de l’INRB a ajouté lors de ce congrès, que l’étape suivante de ces recherches sera l’injection de l’anticorps 114 chez l’homme pour suivre sa réaction auprès des personnes infectées.

« Maintenant, c’est le passage pour prendre cet anticorps et l’utiliser chez l’homme. Si ça marche chez l’homme en ce moment-là nous allons dire que nous avons la maîtrise totale de cette épidémie », a-t-il Souligné.

Pour les chercheurs, ce congrès est un atout pour apporter les remèdes et solutions à la crise d’Ebola, qui reste encore une crise plurielle et multiforme. Au-delà d’Ebola, les congressistes vont aussi réfléchir sur d’autres maladies infectieuses notamment le paludisme, le VIH Sida, ainsi que la souche de la maladie du sommeil.

Avec Radio Okapi

Salubrité : Le décret de Tshibala contre le plastique est contradictoire et ne profite pas à l’environnement

A quelques jours de l’entrée en vigueur du décret n° 017/018 du 30 décembre 2017, portant interdiction de production, d’importation, de commercialisation, et d’utilisation des sacs, sachets, films, et autres emballages en plastiques, les signaux sont loin d’être perceptibles quant à l’efficacité et l’application effective de cette mesure.

Olivier Mazianda, expert du droit de l’assainissement et coordonnateur de l’ONG ACG déchets.

Sur le terrain, les vendeurs et les utilisateurs des emballages plastiques ne semblent se préoccuper de l’arrivée à grand pas de la date buttoir de la fin du moratoire leur accordée pour vider les stocks d’ici au 30 juin 2018.

Les observateurs y voient déjà un échec cuisant de la décision du premier Ministre, Bruno Tshibala qui vient rallonger la liste des décisions prises précédemment par les autres décideurs au sujet de l’interdiction des emballages plastiques.

Olivier Mazianda, expert en droit de l’assainissement relève de graves contradictions contenues dans ce décret que beaucoup ont salué comme une mesure qui vient sauver l’environnement de le RDC pollué par les emballages plastiques.

ENVIRONEWS RDC : Olivier Mazianda, après avoir analysé le décret du premier ministre portant interdiction des emballages plastiques, quelle lecture en faites-vous ? Continuer la lecture de Salubrité : Le décret de Tshibala contre le plastique est contradictoire et ne profite pas à l’environnement

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