Conservation : 15 millions d’euros de l’Union européenne pour développer l’agriculture durable dans les Virunga

15,4 millions d’euros c’est le montant que l’Union européenne  vient d’allouer au Parc national des Virunga dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Cette enveloppe qui s’inscrit dans le cadre de 11ème FED (Fonds Européen de développement), devra aider au développement de l’agriculture durable, du tourisme et l’hydroélectricité au tour de ce plus vieux parc d’Afrique. La cérémonie de la signature des contrats entre le chef de la délégation  de l’UE à  Kinshasa, Bart Ouvry et les autorités  de l’ICCN a eu lieu à Kinshasa, le vendredi 12 janvier 2017.

Pour le directeur général de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), Cosma Wilungula, c’est une première fois qu’un partenaire accepte de mettre à la disposition des populations au tour des parcs, des moyens financiers afin de répondre à leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la stabilisation, la réduction de la pauvreté et le développement économique.

« En signant ces deux contrats, surtout celui qui porte sur l’agriculture durable, vous [Union européenne] nous avez donné l’opportunité de répondre à la question la plus cruciale à laquelle l’ICCN a toujours connu de difficulté à répondre à travers le pays. Nous sommes très touchés de cet appui qui nous donne une des réponses que nous avons longtemps cherchée », s’est-il exprimé.

L’action de l’UE vient soutenir la vision de l’ICCN dans la prise en considération de desideratas des communautés vivant au tour de parcs et aires protégées de la RDC. « C’est une grande innovation, car la conservation classique n’avait jamais considérée les questions du développement des populations vivant au tour des parcs », a précisé le DG de l’ICCN.

Le directeur provincial de l’ICCN, Emmanuel Demeraude, a salué l’engagement de l’Union européenne qui ne ménage aucun effort pour soutenir la conservation dans les Virunga. Un soutien essentiel au développement d’une nouvelle économie dans une province à vocation agricole et touristique. « C’est un très grand réconfort pour nous de ne pas être seul dans cet effort».

Emmanuel de Meraude voit en ce geste, l’objet de faire du Parc des Virunga un moteur de développement économique qui favorisera la transformation agricole et la création d’environ 100 mille emplois jeunes  dans cette partie du pays. « C’est ça l’intérêt du projet. C’est un projet de grande envergure avec l’appui ambitieux de l’Union européenne », a-t-il précisé.

Cette nouvelle économie qui doit se développer, ne devrait pas dépendre essentiellement de l’ICCN ni de bailleurs de fonds, pense-t-il.  La dynamique doit être portée par l’ensemble des acteurs étatiques et non étatique, du secteur privé et de la société civile.

Le parc national des Virunga est l’un des plus vieux d’Afrique. Il fait face à plusieurs difficultés liées surtout aux conflits armées. L’Union européenne y intervient avec des financements ciblés en vue de promouvoir la conservation avec un accent particulier sur le développement communautaire.

 

Jennifer  Labarre

 

 

Phénomène naturel : B. Toirambe, « les pluies torrentielles du 4 janvier sont consécutives au changement climatique, mais les dégâts sont d’origine anthropique »

A en croire les données climatiques à la disposition du ministère de l’Environnement et Développement durable, le mois de janvier ne connait pas une forte pluviométrie il y a plusieurs années. La pluie qui a surpris Kinshasa le 4 janvier relève des changements climatiques. Mais les dégâts engendrés par celle-ci sont inhérents aux comportements de tout citoyen Kinois face au respect de l’environnement. C’est ce qu’a fustigé le Secrétaire général intérimaire de ce  ministère, Benjamin TOIRAMBE.

Benjamin Toirambe, Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement durable. (photo, Diams Diamonika – Envuronews)

Au moment où le pays s’apprêtait à commémorer la date du 4 janvier consacrée aux martyrs de l’indépendance, des pluies torrentielles se sont abattues sur la capitale congolaise, laissant la ville sans dessus ni dessous. Plus de 40 personnes ont perdu la vie, des milliers de maisons emportées, des érosions telles des plaies béantes, des routes et ponts coupées.

Plusieurs jours après, les débats sur ces catastrophes vont dans toutes les directions. Sur toutes les langues, l’heure est au Partage des responsabilités et mesures à prendre pour atténuer, si non enrayer cette colère météorologique.

La pression démographique que subit la ville de Kinshasa relègue en second plan les normes urbanistiques et environnementales. Bien que la loi stipule que les constructions sur les bassins versant et le long des rivières sont proscrites, les constructions anarchiques à Kinshasa se portent mieux qu’un poisson dans l’eau. Il ne suffit pas de mener une enquête d’expert pour se rendre compte des constructions faites sur les lits de rivières, et celles ayant rétréci les rues, empêchant ainsi les eaux de pluie à bien ruisseler.  « Dans ces catastrophes, le plus grand responsable est l’homme. L’homme congolais est ce qu’il est, si nous ne changeons pas notre comportement en faveur de l’environnement, nous serons confrontés à des catastrophes plus graves que celles que nous déplorons actuellement », a martelé Benjamin TOIRAMBE.

La vulnérabilité de la RDC aux changements climatiques est tributaire à la gouvernance environnementale. La gestion de déchets et l’apparition de certaines maladies en sont un cas d’école, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le Ministère de l’Environnement s’est concerté à l’interne pour voir dans quelle mesure il faudrait aider la ville de Kinshasa à sortir de la spirale d’inondations dans laquelle elle se trouve actuellement.

À en croire ce haut cadre du ministère,  le respect de l’environnement, le respect des normes urbanistiques et l’application de la loi foncière sont des solutions qui sauveront la ville Kinshasa.

Thierry-Paul KALONJI

Climat : les changements climatiques favorisent la résurgence des épidémies

Les conditions climatiques extrêmes ne seraient pas étrangères à l’épidémie de la dengue qui a touché certaines régions du Burkina Faso et du Sénégal il y a quelques semaines. Dans un entretien  accordé à SciDev.Net, Alioune Badara Ly, le directeur adjoint du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’action sociale du Sénégal a affirmé qu’en plus des raisons liées aux comportements des populations favorisant la prolifération des vecteurs de la maladie, il y a probablement des facteurs liés au climat, notamment la température, l’humidité et les précipitations.

“Le réchauffement climatique va continuer à créer des conditions favorables au développement de vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika”, a-t-il précisé. 

Selon ses propos, on ne peut pas écarter l’éventualité d’un rapport entre l’apparition de cette épidémie et les fortes chaleurs qu’a connues le Sénégal ces derniers mois.  » Ce sont des conditions qui existent en Afrique tropicale, et c’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui que nous ayons un développement de plus en plus important de certains vecteurs comme Aedes. Nous pensons d’ailleurs que le changement et surtout le réchauffement climatique va continuer dans les années à venir à créer des conditions favorables au développement de ces vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika. » Rapporte le site d’informations scientiques.

Déjà, une étude publiée  en 2017 par Lancet Countdown, avait confirmé  que les symptômes humains du changement climatique sont sans équivoque et potentiellement irréversibles, affectant la santé des populations du monde entier.

En ce qui concerne les maladies infectieuses, l’altération des conditions climatiques contribue à l’augmentation de la capacité de transmission de la dengue par Aedes Aegypti, reflétant une croissance estimée à 9,4% depuis 1950.

« Ces tendances de la maladie révèlent des augmentations mondiales de la mortalité due à la dengue, en particulier dans les régions Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes ; avec certaines années de pointe (dont 1998) associées aux conditions d’El Niño », peut-on également lire dans la revue britannique The Lancet.

Avec des températures plus élevées et avec plus de vagues de chaleur, il y’a un accroissement considérable des cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance rénale, qui se font remarqués  ces dernières devenies.

Le changement climatique est aussi pointe du doigt dans la détérioration de  la qualité de l’air, en particulier pendant les vagues de chaleur. Et avec l’augmentation de la pollution de l’air, la fréquence des maladies non transmissibles croît également, y compris l’asthme, le cancer du poumon et les maladies cardiaques.

Il est important  aujourd’hui,  que les gouvernements donnent aux services de santé,  des outils nécessaires pour prévoir les événements climatiques à haut risque, afin qu’ils avertissent les populations pour qu’elles se prémunissent.
Mie Ngakao

La RDC révise son code minier pour tirer profit du boom du cobalt

La République démocratique du Congo, qui regorge de matières premières, s’apprête à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l’envolée des cours du cobalt et du cuivre.

Le boom mondial des batteries de smartphones et de voitures électriques a provoqué une flambée des prix du cobalt à 75.000 dollars la tonne (+127% en un an). Premier producteur mondial: la République démocratique du Congo.

La RDC est aussi le premier producteur africain de cuivre, qui s’échange sur le marché des métaux à Londres à plus de 7.000 dollars la tonne pour la première fois depuis trois ans et demi.

La production congolaise de cuivre a explosé de 27.000 tonnes en 2002 à plus d’un million de tonnes en 2016, indique le préambule du nouveau code minier. Du Katanga (sud-est) aux régions du Kivu (est) en passant par le Kasaï (centre), le sous-sol offre aussi à l’économie mondiale de l’or, du diamant, du coltan…

L’ex-Zaïre est souvent comparé à un « scandale » d’abondance géologique qui côtoie un autre scandale, la pauvreté d’une grande partie de ses 80 millions d’habitants.

Après bien des péripéties, le gouvernement congolais a présenté en décembre au parlement une révision du code minier datant de 2002 pour « faire des mines un véritable moteur de développement du pays », a déclaré le ministre des Mines Martin Kabwelulu, chargé du dossier depuis février 2007.

« L’ancien code de 2002 se voulait attractif pour les investisseurs parce que nous étions dans une situation de guerre », explique à l’AFP Henri Muhiya, du très influent épiscopat congolais. Une référence aux conflits qui ont ravagé la RDC de 1997 à 2003, notamment les régions minières de l’est.

« Nous nous sommes rendus compte que les investisseurs sont effectivement venus, mais que les bénéfices n’ont pas été répartis de façon équilibrée entre eux et le pays. On va essayer d’équilibrer », ajoute le secrétaire de la commission « ressources naturelles » de la conférence épiscopale, qui a amendé le texte.

– Patriotisme économique –

Le texte, adopté par l’Assemblée et en discussion au Sénat, prévoit « l’élargissement de l’assiette et le relèvement des taux de la redevance minière ». Il prévoit des taux allant jusqu’à 5% pour les « métaux stratégiques » (dont probablement le cobalt) et 6% pour les pierres précieuses. La loi fixe actuellement un taux de 1% mais qui a été relevé à 2,5% dans certaines entreprises.

Kinshasa abat aussi la carte du patriotisme économique: relèvement de la participation de l’État dans le capital des sociétés minières et sous-traitance exclusivement réservée « aux seules sociétés dont la majorité du capital est détenue par des Congolais ».

La RDC veut enfin la mise en œuvre effective du rapatriement de 40% des recettes des ventes de minerais à l’exportation.

Les multinationales ont estimé que ce nouveau code minier allait « affaiblir significativement la confiance des investisseurs », dans une lettre aux présidents des deux chambres.

Les signataires sont les filiales congolaises des géants du secteur, China Molybdenum, le Suisse Glencore, Rangold, l’Australo-Chinois MMG.

« Nos partenaires depuis quinze ans nous ont – le mot n’est pas fort – trompés et nous ont volés. Cela doit s’arrêter », avait tempêté en novembre le PDG de la toute puissante société publique congolaise Générale des carrières et des mines (Gécamines, capital 100% étatique), Albert Yuma.

– ‘Distributeur automatique de billets’ –

La RDC doit contrôler ses minerais comme « nos frères arabes avaient profité du contrôle du pétrole », avait ajouté M. Yuma, à la tête du patronat congolais et proche du président Joseph Kabila.

Dans l’esprit du nouveau code minier, la Gécamines annonce aussi des nouveaux partenariats avec une « répartition actionnariale plus égalitaire » en augmentant la part de l’Etat, actuellement de 17%, et l' »implication réelle et croissante des cadres congolais ».

Ce nouveau code et ces nouveaux partenariats suffiront-il pour que les richesses de la République démocratique du Congo soulagent la pauvreté des Congolais, qui se demandent parfois résignés : « Mais où va l’argent du pays? »

En juillet, l’ONG britannique Global Witness avait qualifié le secteur minier congolais de « distributeur automatique de billets » pour le régime de Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel a pris fin le 20 décembre 2016.

Début novembre, une ONG américaine, le Centre Carter, a estimé que 750 millions de dollars, générés par la production minière entre 2011 et 2014, n’avaient pu être retracés de « manière fiable » dans la comptabilité de la Gécamines.

« Une idiotie, un mensonge », avait réagi son PDG, M. Yuma.

Les enquêtes des « Paradise Papers » ont révélé en novembre que le Suisse Glencore avait mis la main à moindre coût en 2007 sur une mine congolaise par l’intermédiaire de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

Ce proche du président Kabila est sous le coup depuis décembre aux États-Unis d’une loi qui sanctionne « des cleptocrates et des acteurs corrompus ».

Avec AFP

 

 

Opportunités : La FAO lance un appel à manifestation d’intérêt

Entre 2012 et 2016 la FAO  a exécuté sous financement  de l’Union Européenne un projet au Sankuru dans le cadre du «Programme intégré de réponse à la malnutrition et à l’insécurité alimentaire en RDC dans le territoire de Lomela». Le présent projet s’inscrit dans la consolidation des acquis du premier projet. Il vise à réduire durablement et structurellement l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes du territoire de Lomela. A l’intérieur du territoire de Lomela, il ciblera en particulier la zone de santé de Tshudi Loto, divisé en 11 aires de santé. Il s’inscrit dans le cadre des  actions du ‘’programme 11ème FED environnement et agriculture durable’’ et il est financé par l’Union Européenne. Le projet se basera sur le principe d’engagement concret des autorités locales (Gouvernorat provincial, Administration Territoriale, Inspection Territoriale de l’Agriculture Pêche et Elevage, le PRONANUT/ niveau local, le Bureau central de zone de santé (BCZ), les chefs coutumiers/groupements), la société civile (ONGs ..) et le secteur privé (petits entrepreneurs), etc.

C’est dans ce cadre que la FAO (Food and Agriculture Organisation of the United Nations) lance un appel à manifestation d’intérêt visant à constituer une liste de structures pré qualifiées qui seront invitées à participer à un appel d’offres en vue de la sélection d’un prestataire de services pour les activités ci-après:

OFFRE ACTIVITES A REALISER Province Lieu de
livraison
       
1 Distribution des semences, des outils agricoles et des unités de transformation. Sankuru Lomela
2 Identification des groupements des éleveurs du petit bétail, sensibilisation, distributions des animaux, des intrants vétérinaires et formation sur la valorisation des produits et optimisation des revenus. Sankuru Lomela
3 Identification des associations, distributions des intrants de pêche et formation des pêcheurs Sankuru Lomela
4 Supervision, suivi technique et installation des jeunes diplômés de l’ISEA/ Mukumari (poste sentinelle) Sankuru Lomela
5 Education nutritionnelle communautaire : les pratiques essentielles de nutrition, le changement des comportements, les recueils des recettes culinaires, les démonstrations culinaires, les bonnes pratiques nutritionnelles. Sankuru Lomela
6 Multiplication des semences vivrières, de palmier à huile et boutures saines de manioc Sankuru Lomela
7 Organisation et supervision des foires aux semences. Sankuru Lomela
8 Appui  aux Associations Villageoises d’Epargnes et de Crédits (AVEC) / Transfert monétaire Sankuru Lomela
9 Alphabétisation des adultes : formation de formateurs, équipements, fournitures, matériel didactique etc.. Sankuru Lomela
10 Appui au club d’écoute / Dimitra : formations, sensibilisations,, d’encadrement et de suivi pour la mise en place des clubs d’écoute Dimitra dans la zone du projet. Sankuru Lomela
11 Formation sur la structuration des OP et l’implantation des CEP, Sankuru Lomela
12 Formation sur la transformation des produits agricoles notamment le manioc  et l’huile de palme Sankuru Lomela
13 Formation sur la  Cohésion sociale et la gestion des peuples autochtones.   Sankuru Lomela
14 Formation des formateurs sur les caisses de résilience Sankuru Lomela

 

 

  • Critères de sélection

 

  • Etre une structure (nationale ou internationale) spécialisée dans l’un des domaines des activités décrites dans l’offre.
  • Avoir au moins 4 ans d’expérience dans les matières cadrant avec le mandat de la FAO
  • Disposer de ressources humaines spécialisées en développement rural, organisation des associations paysannes, sociologie, législation sociale et/ou dans des domaines apparentés nécessaires à la bonne conduite de l’intervention envisagée
  • Avoir une bonne connaissance des questions agricoles et de développement rural dans la zone d’intervention ciblée
  • Etre opérationnel ou démontrer la capacité de se déployer rapidement dans les zones ciblées ;
  • Etre capable de soumettre des rapports financiers et narratifs de bonne qualité et dans les délais prévus ;
  • Posséder un compte bancaire avec l’une des banques reconnues et établies en RDC ;
  • Etre une entité légalement constituée (entité à but non lucratif)

 

  • Contenu des dossiers de manifestation d’intérêt

 

Le dossier de manifestation d’intérêt, doit obligatoirement comporter les éléments suivants :

  • Lettre de Manifestation d’intérêt, en marquant clairement le numéro de l’Appel à Manifestation d’Intérêt et celui de l’activité (s) ;
  • Formulaire FAO d’enregistrement des fournisseurs dûment rempli (disponible sur demande à l’adresse cd-procurement@fao.org ou à la Réception du Bureau de Représentation de la FAO à Kinshasa)
  • Preuve de la personnalité juridique de l’entité soumissionnaire
  • CV des ressources humaines principales de l’entité
  • Liste des prestations (intitulé, zone d’exécution, montant en USD, références des clients) réalisées par la structure au cours des quatre (4) dernières années
  • Déclaration signée du chiffre d’affaires des trois dernières années

La FAO se réserve le droit de rejeter  tout dossier jugé incomplet.

 

  • Modalités de dépôt des dossiers de manifestation d’intérêt

 

Le formulaire d’enregistrement des fournisseurs FAO peut être gratuitement obtenu à la réception du Bureau central de la FAO à Kinshasa, dans tous les sous-bureaux de l’Organisation dans le pays, ou à l’adresse email cd-procurement@fao.org.

Les dossiers complets de manifestation d’intérêt devront parvenir au plus tard le 22 janvier 2018 à 15 :00 (heure de Kinshasa) :

1°) soit par courrier électronique à cd-procurement@fao.org

2°) soit déposé sous pli fermé à la réception/Secrétariat du Bureau de Représentation de la FAO/RDC à Kinshasa (Bld du 30 juin),

3°) soit dans les bureaux de la FAO sur toute l’étendue du territoire,

Avec la mention

Appel à manifestation d’intérêt pour sélection N° 2018/FAOCD/001 –  Activités du projet OSRO/DRC/703/EC

 

Destinataire

 

UNITE LOCALE D’ACHATS – FAO KINSHASA – 936, Boulevard du 30 juin – B.P. 16096 Kinshasa – RDC

Les dossiers reçus après la date et heure de clôture, ou par des moyens autres que ceux ci-dessus indiqués ne seront pas pris en compte.

 

Pour tout complément d’information, veuillez appeler le (+243) 817955683

Tchernobyl : une centrale solaire pour donner un nouveau souffle à cette ville fantôme

Près de 32 ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, le plus grave de l’histoire, l’Ukraine s’apprête à lancer une centrale solaire sur cette  zone contaminée, afin de  lui redonner  un second souffle. Cette source d’énergie  pourra alimenter  environ 2000 foyers, de quoi changer l’image de cette ville tristement célèbre.

la centrale solaire de Tchernobyl

D’une puissance relativement symbolique d’un mégawatt, la centrale se trouve à seulement une centaine de mètres du nouveau « sarcophage » en acier étanche qui recouvre les restes du réacteur accidenté de Tchernobyl, théâtre le 26 avril 1986 du pire accident nucléaire de l’Histoire.

Une telle centrale peut couvrir la consommation d’environ 2000 foyers vivant en appartements, a expliqué à l’AFP Evguen Variaguine, directeur de l’entreprise ukraino-allemande Solar Chernobyl qui a réalisé ce projet.

Le groupe a dépensé un million d’euros (1,2 million de francs) dans cette structure d’environ 3800 panneaux photovoltaïques installés sur 1,6 hectare, le double de la pelouse d’un stade de football. Il espère rentabiliser le projet d’ici à sept ans.

A partir de cette unité qui doit être inaugurée dans les semaines à venir, le groupe prévoit d’atteindre un total de 100 mégawatts dans la zone où le niveau d’ensoleillement « est le même que dans le sud de l’Allemagne », souligne M. Variaguine.

L’Ukraine cherche à développer sa propre production d’énergie après l’arrêt brutal de ses achats de gaz russe en pleines tensions entre Moscou et Kiev. Elle veut aussi redonner une seconde vie à la zone d’exclusion de Tchernobyl qui entoure dans un rayon de 30 kilomètres la centrale nucléaire accidentée, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, près de la frontière Bélarusse.

Pour les autorités Ukrainiennes, bien que  l’Homme ne pourra pas revenir  vivre dans cette zone  qu’après  24’000 ans ; néanmoins  une prudente exploitation industrielle redevient possible, notamment pour des projets innovants et scientifiques.

Financé par la communauté internationale, le nouveau dôme a recouvert le vieux « sarcophage » en béton, fissuré et instable, et permis de mieux isoler le magma hautement radioactif resté dans le réacteur. Résultat: le taux de radioactivité à proximité de la centrale a été divisé par dix en un an, selon les estimations officielles.

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : Un outil permet de relier la corne de rhinocéros saisie à la carcasse de l’animal

Rhodis, c’est le nom  de ce nouvel outil qui permet, grâce à une base de données, de relier la carcasse d’un rhinocéros à sa corne vendue au marché noir et finalement de placer les braconniers responsables ou les acheteurs derrière les barreaux. Un pas de plus en direction de la lutte efficace contre le braconnage des rhinocéros.

 

Pourchassés pour leur corne, les rhinocéros noirs et les rhinocéros blancs  sont toujours plus nombreux à succomber aux balles des braconniers. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les premiers sont en danger critique extinction tandis que les seconds sont quasi-menacés. Les chiffres demeurent de plus en plus inquiétants.  En Afrique du Sud , les incidents liés au baronnage de rhinocéros sont passés de 13 en 2007 à 1215 en 2014 » note dans un article paru le 8 janvier 2018 dans la revue Current Biology une équipe internationale de chercheurs.  C’est dans cette étude que  les scientifiques présentent un nouvel outil qui pourrait révolutionner la lutte contre le braconnage : le Rhodis ou Rhinoceros DNA Index System.

Cet outil a été mis en place grâce à l’action conjointe de rangers, d’agents de la force publique et de généticiens. Rhodis regroupe les profils ADN de rhinocéros vivants mais également ceux prélevés sur des cornes, des carcasses ou tout autre échantillon trouvé sur une scène de crime. Ces profils ont été définis grâce à l’analyse de 23 régions microsatellites : des séquences répétitives de plusieurs nucléotides situées sur l’ADN et permettant l’identification d’un spécimen. L’objectif de cette base de données est de lier les preuves saisies à des incidents afin d’aider les enquêtes  et in fine, de mettre les braconniers et les acheteurs sous les verrous. Le laboratoire vétérinaire d’analyse génétique de Pretoria, à l’origine du projet, souhaite qu’à terme, tous les rhinocéros soient enregistrés dans le système afin de mener une lutte efficace contre les trafiquants.

Depuis 2010, 5800 affaires de braconnage ont été soumises à Rhodis qui a réussi à trouver un lien pour 120 d’entre elles entre carcasses découvertes et cornes confisquées ou d’autres preuves comme par exemple des tâches de sang découvertes sur les vêtements des suspects. L’étude parue dans Current Biology décrit 9 affaires résolues grâce à cette base de données, en Afrique du Sud mais pas seulement. Certains rhinocéros ont été abattus en Namibie ou au Kenya. Chacune de ces affaires a conduit les trafiquants devant un tribunal. La peine la plus légère a été administrée à un vietnamien en 2014 qui a écopé d’une peine de 15 mois de prison quant à la plus longue elle est purgée par un mozambicain qui a été condamné en 2012 à passer 29 ans derrière les barreaux. Les autres peines se comptent également en années.

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : La Chine interdit le commerce d’ivoire sur son sol

La décision chinoise pourrait changer la donne. Le premier importateur de défense d’éléphants a pris l’engagement d’interdire totalement les ventes d’ivoire à partir de ce dimanche 31 décembre 2017. Reste à stopper un autre commerce qui n’en est encore qu’à ses débuts : celui de la vente des peaux d’éléphants recherchées pour leurs supposées vertus médicinales

Pendant des années, la forte demande chinoise a alimenté le massacre de dizaines de milliers d’éléphants africains. Selon les ONG, 30.000 individus sont abattus chaque année pour alimenter le marché chinois. L’ivoire est très recherché en Chine, où il a pu atteindre plus de 1000 euros le kilo. Il est considéré comme le symbole d’un statut social élevé.

«C’est la plus importante mesure unilatérale contre le braconnage des éléphants», se réjouit Peter Knights, directeur de WildAid.

Les ONG déplorent cependant que cette interdiction ne s’applique pas à Hong Kong, premier marché de détail de l’ivoire, où il se négocie depuis plus de 150 ans. L’ancienne colonie britannique a proposé l’an dernier un calendrier pour interdire progressivement les ventes d’ivoire sur une période de cinq ans.

Les défenseurs de l’environnement espèrent que la décision de Pékin servira de catalyseur sur les autres marchés de l’ivoire en Asie. Ils s’inquiètent par ailleurs d’une nouvelle forme de braconnage qui pourrait contribuer au massacre des éléphants dont la peau est désormais recherchées pour ses supposées vertus médicinales.

Des carcasses d’éléphants dépouillées de leurs peaux

En Birmanie, où les éléphants sont en voie de disparition, de plus en plus de carcasses sont découvertes dépouillées de leurs peaux qui sert à fabriquer un nouveau remède à la mode.

«La peau d’un éléphant peut guérir des maladies de peau comme l’eczéma. Vous brûlez des morceaux de peau placés dans une marmite en argile. Ensuite, vous mélangez les cendres avec de l’huile de coco que vous appliquez sur les plaques de l’eczéma», explique à l’AFP un Birman propriétaire d’une boutique de médecine traditionnelle.

Si certains de ces produits sont vendus sur les marchés locaux, la majeure partie va alimenter la Chine voisine, qui raffole des animaux exotiques.

En juin 2017, l’ONG «Sauvons la forêt» a lancé une pétition qui a recueilli plus de 200.000 signatures pour demander à l’Union européenne d’agir en faveur de l’interdiction totale et globale de l’ivoire.

«Comme si l’ivoire ne suffisait pas, la peau des éléphants est dorénavant vendue pour des supposées vertus médicinales en Chine», s’insurge l’ONG qui rappelle qu’un éléphant d’Afrique est tué toutes les 15 minutes par des braconniers.

Au rythme actuel du braconnage, les spécialistes estiment que dans dix ans, les éléphants auront totalement disparus dans les savanes d’Afrique et les forêts d’Asie.

Avec France info

Transition énergétique : le parquet de Nanterre (France) ouvre l’enquête préliminaire contre EPSON

La loi française sur la Transition énergétique, condamne toute sorte de pratiques trompeuses  et les considère comme étant  des délits pouvant entraîner deux ans de prison et 300.000 euros d’amende. C’est dans ce cadre que le Parquet de la ville de Nanterre située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, vient d’ouvrir ce jeudi 28 décembre, une enquête préliminaire visant le fabricant d’imprimantes EPSON. Cette enquête fait suite à une plainte déposée par l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée) au mois de septembre dernier pour «obsolescence programmée» et «tromperie» visant les cartouches d’imprimante Epson».

C’est la première enquête de ce genre en France. Elle intervient peu après le dépôt de plainte de HOP – encore une fois — contre Apple, accusé d’avoir volontairement ralenti le fonctionnement de ses Continuer la lecture de Transition énergétique : le parquet de Nanterre (France) ouvre l’enquête préliminaire contre EPSON

Santé : les boissons light seraient plus nocives que les boissons sucrées

Les boissons light seraient-elles plus nocives que les boissons sucrées ? C’est ce que suggère une étude publiée en début de cette semaine dans la revue américaine Obesity Facts. Selon les chercheurs, la consommation de sodas contenant de l’aspartame – ou d’autres édulcorants  est associée à l’obésité et au surpoids, chez les enfants comme chez les adultes.

L’équipe internationale dirigée par le Dr Nathalie Farpour-Lambert, pédiatre aux Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse), a analysé 30 études publiées entre 2013 et 2015. «Nous avons inclus uniquement des études non financées par l’industrie agroalimentaire», précise la responsable des travaux. Continuer la lecture de Santé : les boissons light seraient plus nocives que les boissons sucrées

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale