Climat : Les USA officialisent leur intention de quitter l’accord de Paris

Deux mois après l’annonce des États Unis d’Amérique de quitter l’Accord de Paris, l’administration Trump est passé à l’acte pour officialiser cette démarche. Le secrétaire général des Nations Unies , António Guterres, a reçu le 04 août dernier,  une notification de la délégation des États-Unis exprimant l’intention du pays de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

« Comme l’a déclaré le Secrétaire général dans un communiqué du 1er juin 2017, la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris est une déception majeure pour les efforts mondiaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir la sécurité mondiale« , a déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric Dans une note envoyée aux correspondants.

En vertu de l’article 28 de l’Accord de Paris, une Partie peut se retirer à tout moment après trois ans à compter de la date d’entrée en vigueur de l’Accord pour cette Partie, et ce retrait prend effet à l’expiration d’un an à compter de la date de réception de la notification de retrait.

Les États-Unis ont accepté l’Accord de Paris le 3 septembre 2016 et l’Accord est entré en vigueur pour les États-Unis le 4 novembre 2016. Cela signifie que le pays doit rester  engagé par le pacte jusqu’en 2019.

La communication adressée au SG de l’ONU, indique toutefous que les États-Unis ont l’intention d’exercer leur droit de se retirer de l’accord de Paris, à moins d’identifier les conditions appropriées pour leur réengagement.

« Il est crucial que les États-Unis demeurent un chef de file sur le climat et le développement durable. Le changement climatique est en train d’avoir des répercussions. L’ONU attend avec impatience de s’engager avec le gouvernement américain et tous les autres acteurs aux États-Unis et dans le monde entier pour construire un avenir durable pour nos enfants et les générations futures « , a déclaré M. Dujarric.

Alfred NTUMBA

Forêt (RDC-RC) : Validation d’un protocole d’accord et du plan d’action pour la gestion durable de la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele

Après examen de deux projets de décrets devant faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans la Bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele, un protocole d’accord a été validée par les experts, le vendredi 04 juillet 2017, à Kinshasa.


« Ce protocole d’accord qui a été arrêté ici sera transmis à la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), pour validation », a déclaré le Conseiller technique principal du projet Catalysation de la gestion durable des forêts, Oumarou Daouda.

Bien avant que ce protocole d’accord ne soit transmis à la COMIFAC, il sera d’abord examiné, amandé et enrichi par les experts de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), pour la RDC, et l’Agence congolaise de la faune et des Aires protégées (ACFAP), pour le Congo Brazzaville, précise le communiqué final.

« Nous espérons qu’une fois ce protocole signé entre les deux pays, les textes devront être coulés sous forme d’arrêts ou des décrets pour qu’ils soient contraignants », a estimé le Chef de Programme Faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

Outre le protocole d’accord, un plan d’action de cinq ans a été aussi validé lors de cette réunion. Il pourra évoluer selon la dynamique de la gestion qui va se présenter dans la région, a précisé le Consultant, Guy Guy Mangoni. «  Les actions de ce plan, découlent de quatre piliers de la Stratégie qui a été validée en 2016 à savoir, le pilier politique, juridique et institutionnel, le pilier écologique, technique et scientifique, ainsi que le pilier financier et social ». A-t-il précisé. « Ce plan d’action a été décliné en plusieurs axe su chaque pilier ».

Les participants à cette deuxième réunion du Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE), ont recommandé entre autres, l’élaboration et la validation d’un protocole d’accord devant faciliter la libre circulation des experts dans l’espace bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele. Ils ont également souhaité qu’en collaboration avec le bureau de la COMIFAC de chaque pays, qu’une réflexion soit menée sur la mise en place d’un cadre permanant qui se chargera de la mise en œuvre et de la pérennité de l’Accord de coopération de la bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele.

Notons que cette deuxième réunion du (CBPE), s’inscrit dans le cadre du projet « Catalysation de la gestion durable des forêts sur le site des zones humides transfrontalières des lacs Télé – Tumba », avec le financement de Gef-PNUD.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : deux commerçants interpelés à Mbadaka pour détention illégale d’un crocodile

Deux commerçants ont été interpelés à Mbandaka, le vendredi 04 août 2017, par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) en collaboration avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Il leur est reproché, la détention illégale d’un crocodile vivant (Faux-gavial d’Afrique). Le dossier se trouve actuellement au niveau du Parquet de Grande Instance de Mbandaka.

L’origine de ce crocodile, sa taille et le lieu de sa capture n’ont pas été révélés. Les présumés commerçants seront jugés conformément à l’Arrêté interministériel n° 03/CAB/MIN/ECN-EF/2006 et n°099/CAB/MIN/FINANCES/2006 du 13 juin 2006 portant fixation des taux des droits, taxes et redevances à percevoir, en matière de faune et de flore, à l’initiative du Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature, Eaux et Forêts, et la Loi n° 82-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse. Affirment des sources judiciaires.

Pour rappel, le Crocodile du Nil de moins de 1,50m (Crocodile niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux Gavial de moins de 1,50m (Crocodulus cataphractus), sont intégralement protégés.

Tandis que, le Crocodile à nuque cuirassée de plus de 0,50 m de longueur (Osteolaemus tetraspis), le Crocodiles du Nil de plus de 1,50m (Crocodiles niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux gavial de plus de 1,50m (Crocodiles cataphractus), sont partiellement protégés.

NB : Il faut noter que le niveau de protection de ces espèces dépend de leur taille (ainsi en cas de doute il faut les mesurer). Mais dans tous les cas, elles sont protégées soit totalement, soit partiellement.
Alfred NTUMBA

Environnement : des camions remis aux responsables des structures pour accompagner les activités de terrain

Neuf camions de 15 tonnes chacun, ont été remis aux agences locales d’exécution des composantes 1 et 3 du Programme de gestion améliorée des paysages forestiers (PGAPF), par le Ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce jeudi 03 août 2017, à Kinshasa.

 

Le Ministre de l’environnement remettant les clefs de contact aux bénéficiaires des camions (Photo Didier Mbongo go)

Ce geste posé par le ministère de l’environnement a pour objectif d’accompagner les activités de terrain de ce projet et aider les bénéficière en leur facilitant le transport des marchandises. « Nous remercions les partenaires pour le soutien qu’ils nous apportent afin d’atteindre les objectifs que le ministère s’est assignés. Je demanderai aux bénéficiaires d’en faire très bon usage pour améliorer leur travail quotidien et contribuer à l’épanouissement du secteur », a déclaré le Ministre de l’Environnement, Amy Ambatobe.

Ces camions de la marque Renault trucks, répondront au besoin de la solidité et d’efficacité a affirmé le concessionnaire. Sous un ciel ensoleillé, on pouvait bien lire sur le visage des bénéficiaires la satisfaction immense à l’égard de ce geste.

« Ces camions nous apportent un grand soulagement surtout par rapport aux transactions de grands lots des matériels que nous transportons », a affirmé un des bénéficiaires.

Ce projet a été rendu possible grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale. Les agences du pays bénéficiaires de ce don du Ministère de l’Environnement et Développement durable sont CRAFOD à Kimpese , ADV à Boma, ACODEV à Boma, ADI à Nsioni, CCPN à Muanda, CADIM au plateau de Bateke et WWF dans le Mai Ndombe.
Jennifer LABARRE

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Climat : L’Afrique du Sud va réduire de 45% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025

L’Afrique du Sud s’est fixée pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 34% d’ici 2020 et de 42% d’ici 2025. Le gouvernement sud-africain a approuvé ce jeudi 03 août, le projet de stratégie pour le transport écologique conçu pour abaisser les émissions de gaz à effet de serre.


Cette stratégie sera publiée avant d’être lancée, a fait savoir la porte-parole du gouvernement, Phumla Williams, cité par le French.china.ord.cn.

Le but de cette stratégie est de minimiser l’impact négatif du transport sur l’environnement tout en trouvant une solution aux demandes actuelles et futures des transports selon des principes de développement durable.

La stratégie conçue, servira de pierre angulaire pour le développement politique du secteur des transports en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a expliqué Mme Phumla.

Les systèmes de transport forment l’épine dorsale des activités socioéconomiques de l’Afrique du Sud en permettant la circulation des biens et des personnes. Mais les émissions produites par le secteur des transports représentent 10,8% des émissions totales des émissions de gaz à effet de serre du pays, les transports routiers étant responsables de 91,2% de ces émissions.

 

Alfred NTUMBA avec French.china

Forêt (RDC-RC): un projet de décrets pour la gestion durable des ressources naturelles dans la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele.

Le Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE) examine depuis ce jeudi 03 juillet, à Kinshasa, un projet de décrets à soumettre respectivement aux gouvernements de deux pays (la République du Congo et la République démocratique du Congo), pour faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans cet espace transfrontalier.

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Réforme foncière : lancement du programme d’élaboration du document de la politique foncière

D’ici à 2019, la République démocratique du Congo devra se doter d’un document de la politique foncière. Après concertation avec les parties prenantes sur la mise en œuvre du programme d’élaboration dudit document, le Ministère des affaires foncières a procédé au lancement officiel de ce programme, ce mercredi 02 août à Kinshasa.

Le document qui sera élaboré devra permettre au gouvernement, d’avoir une politique nationale claire en matière de foncier, en vue de moderniser sa gouvernance dans le secteur.

Les travaux d’élaboration de ce document seront essentiellement concentrés dans deux provinces pilotes à savoir le Mai Ndombe et l’Ituri, dont les résultats serviront de guide pour d’autres provinces.

Ce programme bénéficie de l’appui technique et financier de l’ONU-Habitat. « Nous saluons la volonté politique du gouvernement congolais qui a abouti à cette feuille de route, et affirmons ainsi, notre accompagnement pour le succès du processus », a déclaré Oumar Sylla, Responsable sous régional du foncier à cette agence des nations unies.

Son organisation attend de ce programme, un leadership basé sur une dynamique consultative, et participative de toutes les couches de la population. « Nous invitons le gouvernement à s’engager dans cette démarche », a-t-il plaidé.

Le Ministre des affaires foncières, Lumeya Dhu Malegi a réaffirmé l’engagement de son ministère à mener à bon port, ce programme. « Avec la volonté politique et les objectifs poursuivis, la RDC ne ménagera aucun effort pour redynamiser les secteurs clés de la vie nationale, notamment le secteur foncier, qui appelle de réformes profondes dans la distribution et la gestion des terres », a-t-il martelé. « Je lance donc un appel aux autres partenaires qui soutiennent le processus de la réforme, de demeurer aux côtés de notre gouvernement dont l’engagement politique est ferme ».

Lors de cette séance de travail, les parties prenantes se sont accordées sur les grandes lignes du programme. « Il était important de déballer à l’issue de cette activité, le contenu du programme pour recevoir les différentes recommandations avant de mettre en place une stratégie nationale de mise en œuvre. Nous avons voulu au départ des larges observations tant au niveau des experts que des provinces, pour que la réforme reflète réellement les préoccupations de la base », a souligné Monsieur Ngwasi, Coordonnateur de la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF).

Financé à hauteur de trois millions de dollars, ce programme comporte 3 volets. L’appui institutionnel à la CONAREF, l’élaboration du document de politique foncière et l’appui aux communautés locales.
Jennifer LABARRE

Climat : l’Europe lance un satellite pour lutter contre le changement climatique

Le lanceur européen Vega a placé avec succès sur orbite dans la nuit du mardi à mercredi 2 août,  un satellite dédié aux effets du changement climatique sur la végétation. Ce satellite d’observation de la terre a été lancé à partir du Centre spatial de Kourou en Guyane française.

Satellite Venµs

Satellite Venµs.© CNES

Venµs (Vegetation and Environment monitoring on a New Micro Satellite) est le premier satellite d’observation de la végétation dédié au changement climatique. Il est conjointement porté par le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’Agence spatiale israélienne.

Pendant deux ans et demi, le micro-satellite – placé sur orbite héliosynchrone – photographiera tous les deux jours 110 sites sélectionnés à travers le monde afin de comprendre l’évolution de la végétation, celle des stocks de carbone et l’impact du changement climatique sur les écosystèmes naturels et l’agriculture. Le second objectif de Venµs consistera à étudier pendant un an le système israélien de propulsion électrique.

« Avec ce deuxième lancement Vega de l’année 2017, le dixième succès consécutif du lanceur léger depuis son introduction au Centre spatial guyanais, Arianespace est fière de servir dans une même mission deux grands programmes d’observation de la Terre« , a exprimé par communiqué Stéphane Israël, président exécutif d’Arianespace.

Depuis le début de l’année, huit lanceurs ont été envoyés du Centre spatial guyanais. Il s’agit de la 291e mission effectuée par Arianespace depuis Kourou.

 Alfred NTUMBA avec AFP

Climat : une partie de l’Asie du Sud sera inhabitable d’ici la fin du siècle

Une étude publiée ce mercredi dans la Révue Science Advances, les scientifiques Massachusetts Institute of Technology (MIT), s’inquiètent de l’avenir d’une partie de l’Asie du sud, d’ici 2100. Les vagues des chaleurs provoquées par le réchauffement climatique risque de rendre cette partie de la planète quasi invivable où vit un cinquième de l’humanité, si rien n’est fait pour réduire les gaz à effet de serre.


«L’augmentation des températures et de l’humidité durant l’été pourrait atteindre des niveaux excédant la capacité de l’organisme humain à survivre sans protection», ont déterminé les chercheurs. «Ces vagues de chaleur mortelle pourraient même se produire d’ici seulement quelques décennies dans des régions d’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris dans les bassins fertiles de l’Indus et du Gange, d’importantes régions de production agricole», préviennent aussi ces scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université Loyola Marymount à Los Angeles.

De récentes études montrent que les effets les plus dangereux de la chaleur résultent d’une combinaison de température et des niveaux d’humidité. Cela est mesuré selon un indice composite de température intégrant les effets de la chaleur, de l’humidité et du rayonnement solaire. Il indique la capacité d’évaporation de la sueur, le mécanisme permettant au corps humain de maintenir une température normale.

Quand cet indice de température atteint 35 degrés Celsius, l’évaporation de la sueur est très limitée et dans ces conditions la survie devient difficile. Or, cette température critique sera atteinte en été dans la plus grande partie de l’Asie du sud d’ici la fin du siècle si l’on ne réduit pas les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Dans quelques endroits, cette chaleur pourrait excéder les 35 degrés.

Avec un scénario prévoyant une réduction des émissions de CO2 similaire à celle sur laquelle se sont engagés les pays signataires de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, les températures dépasseront encore les 31 degrés Celsius, considérés comme dangereux pour la santé.

En 2015, la cinquième vague de chaleur la plus mortelle de l’histoire avait frappé une grande partie de l’Inde et du Pakistan faisant environ 3500 morts. De nombreuses études en Asie du sud ont établi un lien entre le changement climatique et la fréquence des canicules et leur impact sur la santé humaine.
Alfred NTUMBA

RDC : 300 kgs d’écailles des pangolins saisis en Malaisie

Six sacs contenant 300,9 kilos d’écailles de pangolins en provenance de la République démocratique du Congo, ont été saisis en Malaisie, ce dimanche 30 juillet, et l’information a été livrée à la presse ce mardi 02 août par les autorités douanières malaisiennes. Cette cargaison d’une valeur estimée à 762.000 euros, était assimilée dans un conteneur libellé  » produits alimentaires ».

Le contenu de ces chargements, dont le commerce est interdit, a été découvert au cours de deux opérations distinctes dimanche à l’aéroport international de Kuala Lumpur, a précisé un responsable des douanes, Pudzi Man.

Les douaniers ont d’abord découvert deux caisses contenant 23 défenses pesant 75,7 kilos, d’une valeur marchande estimée à 54.000 euros. La marchandise est arrivée en provenance du Nigeria et la cargaison était libellée « produits alimentaires », selon la même source qui a affirmé qu’il il n’y a eu aucune interpellation.

Des défenses d’éléphants et des écailles de pangolins d’Afrique saisies et confisquées en Malaisie, sont d’une valeur estimée à plus de 800.000 d’euros.

Le pangolin, animal peu connu et doté d’une langue plus longue que le corps, est lui aussi protégé depuis septembre 2016 par le traité Cites. Mais il a gagné le titre peu envié de mammifère le plus victime de trafic au monde, avec environ un million de pangolins capturés ces dix dernières années dans les forêts d’Asie et d’Afrique.

Sa viande est considérée comme un mets raffiné en Chine et les écailles sont parées de nombreuses vertus curatives par la médecine traditionnelle.

 

Alfred NTUMBA

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale