Accord de Paris: vers une réorganisation du marché l’énergie

Siège de l'Union européenne à Bruxelles
Siège de l’Union européenne à Bruxelles

Bruxelles (AFP) – La Commission européenne dévoile mercredi midi une panoplie de propositions pour réorganiser le marché de l’énergie, en particulier renouvelable, avec en ligne de mire les engagements pris au sein de l’accord de Paris sur le climat.

Économies d’énergie, part des énergies renouvelables dans la production d’électricité, connexion au réseau, gouvernance: très attendue depuis plusieurs mois, la révision de pas moins de huit législations communautaires (1.000 pages) promet d’âpres négociations dans un secteur qui reste sensible pour les Etats membres.

Avec l’accord de Paris, l’UE s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030. Mais elle s’est aussi fixé, en octobre 2014, deux autres objectifs: 20% d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2020, puis au moins 27% en 2030. Et de 20% à au moins 27% pour les économies d’énergie dans les mêmes délais.

Dans la bataille pour la réduction des émissions de CO2, « les politiques les plus couronnées de succès ont été les énergies renouvelables et les économies d’énergie », a soutenu mardi le député européen des Verts Bas Eickhout lors d’un point presse.

La régulation des industries lourdes au travers du marché européen du carbone (ETS) peine en effet à démontrer son efficacité, plombée par des surplus de quotas ayant fait chuter le prix de la tonne de carbone à des niveaux qui ne dissuadent pas vraiment les pollueurs.

« Avec le prix de gros de l’électricité en Europe actuellement à ses niveaux les plus bas depuis des décennies, et qui continuent de se replier, attirer les investissements pour moderniser notre système électrique pose problème », admettait récemment le commissaire européen chargé de l’Action pour le climat, Miguel Arias Canete, lors d’un discours à l’institut Bruegel de Bruxelles.

Atteindre un pourcentage d’efficacité énergétique de 30% pourrait injecter 70 milliards d’euros dans l’économie et créer 400.000 emplois, avait-il relevé. De son côté, le Parlement européen a appelé à plusieurs reprises l’UE à relever ce seuil à 40%.

Dans son paquet de propositions législatives présenté mercredi, qui promet d’être dense, la Commission s’attaquera donc à faciliter de nouvelles économies d’énergie, en suggérant par exemple d’étendre sa directive sur l’éco-conception à de nouveaux produits comme les bouilloires et les panneaux solaires ou en promouvant la performance énergétique des bâtiments.

Mais les inquiétudes des défenseurs de l’environnement, qui ont multiplié les interventions en amont des annonces de l’exécutif européen, portent surtout sur la gouvernance et l’organisation du marché de l’électricité et la priorité donnée – ou pas – aux énergies renouvelables.

« Il est crucial d’assurer que les éléments du système faits pour durer, en particulier les systèmes de transmission électrique et l’infrastructure de distribution, soient conçus pour permettre l’augmentation des volumes d’énergies renouvelables », plaide ainsi l’ONG Climate Action Network Europe.

Les spécialistes Energie du centre d’analyse Eurasia Group estiment, en se basant sur les éléments qui ont fuité dans la presse et sur internet, que les réformes proposées « indiquent un engagement décroissant à l’agenda environnemental historiquement ambitieux de l’Europe ».

Dans ses projets, la Commission semble par exemple vouloir adopter au niveau européen le principe de « mécanisme de capacité », qui permet de compenser des producteurs d’électricité qui gardent opérantes des capacités de production nécessaires pour franchir les pics de consommation, mais pas forcément rentables.

Plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, se sont déjà dotés d’un tel mécanisme au niveau national.

Une approche « neutre » de ce principe en termes de source d’énergie devrait favoriser le maintien en fonctionnement de centrales charbon ou gaz, selon les analystes.

Autre source d’inquiétude pour certains, l’absence redoutée d’objectifs par Etat contraignants pour les nouveaux engagements pris entre 2020 et 2030.

© AFP

 

The Woyo’s community of Muanda, develops the agroforestry to fight the drought

The woyo’s community is one of three local communities of the territory of Muanda in the Kongo Central Province in the West part of the Democratic Republic of the Congo. More than 26 villages constituted this Sector of the Atlantic coast. The woyo people live on fishing and farming. Some decades ago, this local community knows a very sensitive decrease of the harvests because of the effects of the climate change on the littoral.

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COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

La 9ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), s’est tenue à Kigali du 28 au 29 novembre sur fond de crise multiforme que traverse cette institution née de la volonté des Chefs d’Etats d’Afrique centrale. La Comac traverse une période des vaches maigres due au non-respect du principe de contributions de ses membres, mais aussi de la fin du mandat du personnel statutaire. Continuer la lecture de COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

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Santé : est-il important de boire régulièrement du thé ?

Le thé est utilisé comme boisson rafraîchissante depuis des siècles. On lui a toujours prêté des vertus bénéfiques pour la santé, mais existe-t-il des preuves scientifiques récentes qui le prouveraient ? Le thé est-il une source d’hydratation saine ?
Histoire et types de thés

les-regles-pour-un-the-parfaitLe thé est une boisson que l’on consomme depuis des siècles. C’est la boisson la plus répandue dans le monde, après l’eau. Pour consommer le thé en boisson, on ajoute généralement de l’eau chaude aux feuilles de thé, ou Camellia sinensis de son nom scientifique. Ce processus est appelé infusion. Les infusions aux plantes ou aux fruits ne sont pas du thé à proprement parler, car elles sont produites à partir d’autres espèces végétales (telles que le tilleul ou la camomille).
Il existe plusieurs méthodes de transformation pour produire les centaines de variétés de thés que nous consommons :
Le thé noir, le plus courant en Europe, est préparé avec des feuilles de thé fermentées (sous l’effet des enzymes présentes dans les feuilles, dans une pièce sous température contrôlée), puis séchées. La fermentation permet de libérer certains polyphénols particuliers, qui donnent au thé sa couleur et sa saveur distinctives.
Le thé vert (non fermenté) est obtenu en chauffant les feuilles de thé à la vapeur, avant de les sécher, pour limiter au maximum l’oxydation par les enzymes. Le thé préserve ainsi sa couleur naturelle, et prend toute sa saveur caractéristique.
Le thé Oolong se situe entre le thé vert et le thé noir en termes de fermentation et de goût ; ses feuilles n’ont été que partiellement oxydées.

thé Ooolong
Les thés vert, noir et Oolong contiennent différents types de polyphénols, mais en quantité semblable. On peut boire le thé en infusion simple, ou y ajouter du lait, du citron ou encore du sucre. Toutefois, de plus amples recherches seraient nécessaires pour savoir dans quelle mesure et par quels mécanismes ces additifs affectent la biodisponibilité des différents polyphénols.
Le thé est-il bénéfique pour la santé ?

Bien plus de recherches ont été publiées sur le thé vert que sur le noir et les autres. Selon une récente étude s’intéressant à la relation entre les aliments et boissons et les maladies chroniques liées à l’alimentation, le thé serait, de toutes les boissons les plus couramment consommées, celle qui présente le plus de bienfaits. Les chercheurs ont observé, chez les personnes en consommant le plus une réduction significative :
16% des risques de diabètes de type 2,
28% des maladies cardiovasculaires, et
34% de cancers.
Cependant, d’autres études n’ont pas permis d’établir une relation claire entre le thé et les risques de cancer. Une autre étude importante a montré que chaque tasse de thé quotidienne entraînait une réduction de 9% du taux de mortalité toutes causes confondues. Nombre des vertus mises en avant dans ces études sont attribuées à la présence de polyphénols particuliers, appelés flavonoïdes, ayant un effet bénéfique sur les vaisseaux sanguins grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Cependant, la caféine et le fluorure pourraient également jouer un rôle important.
Plusieurs recherches d’envergure sur le thé et les maladies cardiovasculaires ont également démontré que la consommation de thé noir et vert pouvait entraîner une diminution significative du taux de cholestérol LDL, de la pression artérielle et du risque d’AVC.
Le thé noir pourrait également aider à contrôler son poids ; selon deux récentes expériences, une consommation accrue de thé noir entraînerait une petite, mais significative, réduction du poids corporel, sans avoir à modifier son régime alimentaire habituel. Toutefois, un précédent réexamen de 18 études n’a pas permis d’établir un effet significatif de la consommation de thé sur le poids. Aussi, la relation entre la gestion du poids et la consommation de thé reste ouverte au débat.
Les flavonoïdes présents dans le thé pourraient protéger les dents contre les caries, à travers certains mécanismes, tels que des effets antiviraux et antimicrobiens. Par ailleurs, le thé contient du fluorure, qui a un effet bénéfique sur la santé dentaire en renforçant la résistance des dents aux caries. Néanmoins, une bonne hygiène dentaire reste la meilleure habitude pour conserver des dents saines.
La caféine dans le thé. Quelle quantité doit-on consommer ?
C’est le temps d’infusion qui va principalement déterminer la quantité de caféine dans le thé, qui peut varier de 1 à 90 mg pour 100 mL. Les infusions aux plantes et fruits ne contiennent généralement pas de caféine. Des études ont montré qu’une consommation modérée de caféine pouvait améliorer l’endurance physique et l’attention. Une consommation excessive, en revanche, peut nuire à la qualité du sommeil. Un autre effet connu de la caféine est sa capacité à agir comme un diurétique léger (causant une déshydratation), mais des études ont démontré que cela concernait uniquement les consommations à haute dose.

Par exemple, 6 à 8 tasses de thé par jour n’affectent pas le taux d’hydratation du corps.
Selon un récent rapport de l’EFSA, un adulte en bonne santé peut consommer sans danger jusqu’à 200 mg de caféine en une dose : les principales orientations sont présentées dans le tableau suivant, suggérant qu’une consommation de 8 tasses de thé par jour est sans danger pour un adulte, femmes enceintes mises à part. Les enfants âgés de plus de 24 mois peuvent boire une ou deux tasses de thé non sucré par jour. Malgré certaines inquiétudes concernant l’impact des polyphénols du thé sur la biodisponibilité du fer, plusieurs rapports en sont venus à la conclusion que la consommation de thé n’avait qu’une faible incidence sur le taux de fer dans le corps d’un adulte ou d’un enfant. La British Dietetic Association (Association britannique de diététique) a reconnu que le thé contribue à l’apport de liquide et, dans certains pays comme l’Allemagne, il est explicitement recommandé pour l’hydratation.
Le thé est une boisson largement appréciée e dans le monde, et une consommation quotidienne de 8 tasses maximum est sans danger selon les orientations actuelles en matière de caféine pour les adultes, femmes enceintes mises à part. Le thé présente des propriétés bénéfiques pour la santé qui ne se retrouvent pas dans les autres boissons communes, grâce à sa forte teneur en flavonoïde, et il constitue également une excellente source d’hydratation.
Nous parlerons prochainement de la consommation du café, avantages et inconvénients.
Alfred Ntumba/ Avec Planète info

UNIKIN : la Faculté des sciences dévoile 1 projet innovant aux nouvelles recrues

La faculté des sciences de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a présenté ce Vendredi 25 novembre, un projet innovant aux nouvelles recrues pour l’année académique 2016 -2017. Continuer la lecture de UNIKIN : la Faculté des sciences dévoile 1 projet innovant aux nouvelles recrues

Energie : Après Kisenso, Mpasa et Kimbanseke, la SNEL s’apprête à illuminer Malweka

Après l’installation des poteaux, câbles et cabines électriques au quartier Malweka dans la commune de Mont-Ngafula, La société nationale d’électricité SNEL a lancé la campagne d’identification des abonnés de ce coin de la capitale. Cette opération qui vise à recenser les clients désireux d’utiliser l’électricité produite par la SNEL est l’avant dernière étape, avant de distribuer de l’électricité dans ce quartier où le courant électrique équivalait à un luxe absolu. Continuer la lecture de Energie : Après Kisenso, Mpasa et Kimbanseke, la SNEL s’apprête à illuminer Malweka

COMIFAC : la RDC affute ses armes pour les élections du personnel statutaire

En marge de la 16ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), Kigali accueillera ce lundi 28 novembre, le 9ème Conseil des ministres en charge de l’environnement de la Commission pour les forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), qui regroupe plus de 10 pays de la sous – région. Continuer la lecture de COMIFAC : la RDC affute ses armes pour les élections du personnel statutaire

PFBC : c’est qu’il faut retenir de la rencontre de Kigali

Kigali, Capitale de la République du Rwanda a accueilli du 21 au 25 novembre, la 16ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). L’objectif principal de cette réunion était de prendre de mesures communes pour faire face à la gravité des problèmes auxquels sont confrontées les forêts du Bassin du Congo.

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