RCA : WCS déplore l’impact des conflits sur les grands mammifères

Dans un communiqué publié ce lundi 10 juillet, la Wildlife Conservation Society (WCS) déplore la disparition de la grande faune en République Centrafricaine (RCA) déstabilisée par les conflit depuis 2013.

Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l’appui de braconniers originaires de la zone », sont à l’origine de « ce déclin systématique, peut-on lire dans ce communiqué.

La situation de conflits généralisés  a favorisé le braconnage des éléphants et autres autres grands mammifères du pays. « Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2010« , indique le communiqué de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Écofaune+ de l’Union européenne qui ont réalisé en mars-avril un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, avec l’appui du gouvernement centrafricain.

« Aucun éléphant, ni trace de présence, n’ont été observés durant le recensement« , déplorent les organisations, qui rappellent que 35.093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement en 2010.

Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, la viande vers le nord ou vers Bangui.

Les écologistes dénoncent l’exploitation illégale de ressources naturelles par des groupes armés (centrafricains ou étrangers) dans les zones protégées et la responsabilités des éleveurs transhumants dans le « trafic illégal transfrontalier de ressources naturelles ».

 

Alfred NTUMBA

 

Afrique du Sud : 4 lions en cavale au parc national de Kruger

Quatre lions mâles se sont échappés du parc sud africain, Kruger très convoité par les touristes du monde entier. Ces animaux représentent une menace pour la population riveraines et leur bétail.

Depuis lundi, les rangers s’activaient pour retrouver ces quatre lions. Ces derniers ont été localisés dimanche soir dans le village de Matsulu, à proximité du parc situé dans le nord-est du pays, à expliqué au journal Le Parisien, William Mabasa, porte-parole de SANParks.

Les parcs nationaux sud-africains (SANParks) ont appelé «les résidents à la plus grande vigilance» et à prendre contact avec les autorités s’ils voyaient ces «dangereux prédateurs». En mai, cinq lions avaient réussi à se faire la belle du Kruger, un parc clôturé. Les rangers étaient rapidement parvenus à capturer quatre d’entre eux.

Le cinquième est toujours en cavale, à moins qu’il ne soit retourné seul dans le parc, selon un porte-parole de SANParks, William Mabasa, contacté lundi. Ce deuxième scénario est le plus probable dans la mesure où aucun dégât provoqué par un lion n’a été recensé.

 

Alfred NTUMBA avec leparisien.fr

Peuples autochtones : les pygmées de la RDC empêchés de se rendre en Norvège

Les peuples autochtones pygmées du groupe folklorique « Bokoko na biso », se sont vus refuser les visas de la Norvège, à la Maison Schengen de Kinshasa. Ceci malgré leurs titres de voyage en bonne et due forme. Ils l’ont fait savoir ce lundi 10 juillet, au siège de la Dynamique de groupes des peuples autochtones (DGPA).

Le Groupe Bokoko na biso au siège de la DGPA.

« Nous sommes victimes d’une injustice de la part des autorités de la Maison Schengen », a affirmé John Benani, Chargé de la planification de cette organisation. « Les artistes se sont vus refuser les visas de la Norvège prétextant qu’ils vont fuir. Et pourtant, ces mêmes artistes ont presque fait le tour du monde, de l’Amérique en Océanie en passant par l’Europe sans qu’il en ait un seul qui y soit resté. Aujourd’hui avancer cette raison, relève simplement de la discrimination raciale de la part des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa », a-t-il fait savoir.

Au total, 7 artistes et leurs encadreurs devraient s’envoler pour Olmmaivaggi en Norvège, où ils devraient représenter la République démocratique du Congo au Festival Riddu Riddu qui se déroulera du 12 au 16 juillet 2017.

« Ce festival était pour nous, un cadre de valorisation de notre culture. 3 ans passés, nous avons voyagé en Norvège sans aucun souci. Le refus des autorités belges de nous accorder les visas, n’est rien d’autre que de la discrimination », a insinué Bola Bobondo, Président de ce groupe folklorique. Déçu, le président de « Bokoko na biso », brandit avec regret son vieux passeport rempli des visas de différents pays d’Europe et d’Amérique. « Par cet acte, nous comprenons que les belges ne veulent pas réellement de notre développement ».

Malgré cet incident, les peuples autochtones pygmées n’entendent pas s’arrêter là. Ils en appellent au bon sens des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa, et souhaite voir celles-ci dépolitiser la cause des pygmées de la RDC qui se battent pour leur épanouissement. « Nous n’avons pas des frères en Europe. En plus nous ne connaissons ni le français, ni l’anglais. Devrions-nous fuir en Norvège pour aller se cacher où, et faire quoi. Nous ne sommes pas des politiques. Nous sommes plutôt le peuple de la forêt équatoriale ». A déclaré l’une des danseuses de ce groupe, Soyi Pierrette Sele.

En attendant, le groupe folklorique Bokoko na biso, se prépare pour la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, prévue au mois août de cette année.

Rappelons que « Riddu Riddu » est un festival de musique sami, créé en 1991. Il reste tout de même ouvert aux autres musique du monde notamment celle de pygmées et autres catégories des groupes marginalisés.
Alfred NTUMBA et Mie Ngakao

Environnement : les étudiants de l’ISTA visitent le puit de carbone d’Ibi village

Dynamic Green en partenariat avec l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) de Kinshasa ont effectué ce samedi 9 juillet une visite guidée à Ibi village, situé à plus de 100 kilomètres de la ville province de Kinshasa.

Cette activité s’est voulue une occasion pour rapprocher les étudiants de cet établissement universitaire de la nature, raison du choix porté par les organisateurs sur Ibi village qui est un site ayant pignon sur rue en matière d’environnement, compte tenu de différentes activités qui y sont menées, à l’instar de l’agroforesterie et de l’apiculture.

Cette journée a démarré par une conférence débat animée par les enseignants de l’option météorologie et environnement de l’ISTA. L’historique de l’environnement, la météorologie par rapport à leur influence sur notre vie et les jeunes congolais face aux enjeux environnementaux, tels sont les thèmes autour desquels s’est appesantie cette conférence débat.

Au sortir de ces échanges, les conférenciers ont loué la pertinence des questions qui leur ont été adressées par des étudiants. «J’ai compris que les gens aiment bien l’environnement au regard de la qualité des questions posées par les participants, mais seulement ils sont mal informés sur les contours de ce domaine. C’est au cours des pareilles activités que nous emmènerons ces jeunes gens à s’engager fermement en faveur de la protection de l’environnement », a expliqué un des conférenciers Pierre MAKUBIKUA, Chef de section adjoint de la section météorologie.

Pour leur part, les étudiants ont reconnu l’apport de cette activité. Du point de vue scientifique et personnel, cette séance leur a permise de mieux cerner les enjeux de l’environnement grâce à l’expérience de terrain.

Satisfaits des réponses à leurs préoccupations, ils ont émis le vœu de voir ce genre d’initiatives se pérenniser au sein de leur université, voire l’étendre dans tout le pays.

A la fin de la journée, le Coordonnateur de Dynamic Green, Alain KPADO SEBELA a remercié les dirigeants de l’ISTA qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ce déplacement d’Ibi village.

Pour rappel, le Dynamic green est une structure environnementale de l’ISTA créée depuis 2015. Il a pour objectif non seulement d’informer aux étudiants l’importance de la protection de l’environnement, mais aussi de proposer aux entreprises polluantes des conseils et techniques afin de minimiser leurs impacts négatifs environnementaux.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : près de 3 tonnes d’ivoire saisies au Vietnam

La police de la province de Thanh Hoa a découvert 2,7 tonnes d’ivoire dissimulés dans des boîtes en carton sur un camion qui était en route vers la capitale Hanoï, a précisé la police sur son site, ce dimanche, 09 juillet 2017.  Cette nouvelle saisie est la nième  dans ce pays d’Asie du Sud-Est prisé pour le trafic de défenses d’éléphants. 

« Il s’agit de la plus importante saisie d’ivoire de contrebande dans la province de Thanh Hoa« , a déclaré à l’AFP, le responsable de la police sans donner plus de détails.

Ces défenses d’éléphants proviennent d’Afrique du Sud, selon des médias d’Etat. Le conducteur du camion a affirmé ne pas être au courant de ce qu’il transportait, observe le quotidien Tuoi Tre.

Contactée par l’AFP, la police s’est refusée à communiquer d’autres précisions.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 par la Convention sur le commerce des espèces menacées (Cites).

La demande pour les organes d’animaux, en particulier en Chine et au Vietnam, a décimé les populations de nombreuses espèces rares et constitue un fléau pour les éléphants et rhinocéros d’Afrique.

En octobre, deux tonnes d’ivoire cachées dans une cargaison de bois venant du Mozambique avaient été saisies au Vietnam.

Le commerce illégal d’ivoire est la troisième forme de trafic le plus rentable après les stupéfiants et les armes. Le trafic est alimenté par la demande en Asie et au Moyen-Orient, où les défenses d’éléphant sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation. Il peut être revendu jusqu’à 7.000 euros le kilo.

 

Avec AFP.

 

France : Nicolas Hulot annonce la fermeture d’ici à 2025, de 17 centrales nucléaires

Dans son intervention sur RTL ce lundi 10 juillet, le Ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot souhaite la réduction de la part de nucléaire à 50% dans la production d’électricité, à l’horizon 2025.

Selon RTL, les annonces de Nicolas Hulot sont scrutées par les militants antinucléaires. Dans son ‘plan climat’ présenté jeudi 6 juillet, le ministre de la Transition écologique et solidaire a fixé l‘objectif de plafonner la part de nucléaire dans la production d’électricité à 50% à l’horizon 2025.« On n’a pas tout développé dans le ‘plan climat' », s’est agacé Nicolas Hulot au micro de RTL ce lundi 10 juillet, face aux critiques de manque de clarté formulées par ces militants.

« À partir du moment où l’on a confirmé que la part du nucléaire sera dans la production d’électricité de 50%, chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs, et pas un seul réacteur qui d’ailleurs au passage n’a pas encore été fermé », a-t-il subrepticement glissé sur le cas de la centrale de Fessenheim, dont la fermeture a été plusieurs fois repoussée.

 

Alfred NTUMBA

Forêt : la RDC annule 5 contrats des concessions forestières illégalement attribués

Le Ministre de l’Environnement et développement durable de la République démocratique du Congo, Amy Ambatobe a annoncé ce vendredi 7 juillet, l’annulation de 5 contrats des concessions forestières attribués en contradiction flagrante avec les dispositions légales et le moratoire de 2005. Ces concessions attribués illégalement par ses prédécesseurs représentent environ 1.610.946 hectares des forêts.

« Notre mission est de contribuer au développement économique et social du pays par une gestion durable des ressources forestières. Ce qu’il nous faut c’est une bonne gouvernance qui permet d’assainir le secteur et d’appuyer les acteurs qui respectent les lois et les réglementations en vigueur. Et la bonne gouvernance forestière est aujourd’hui au cœur de nos préoccupations. C’est dans cette optique que j’ai procédé à l’annulation de 5 contrats de concessions forestières par l’arrêté n°006 du 3 juillet, lesquelles ont été attribuées illégalement par mes prédécesseurs » . A-t-il déclaré.

Cette nouvelle vient réconforter  les parties prenantes à la lutte contre l’exploitation illégale, notamment les ONGs nationales et internationale qui militent pour  la gouvernance forestière et le respect du moratoire instauré sur les forêts congolaises depuis 2005.

« Aujourd’hui nous sommes parfois critiqués à cause de la faiblesse de la gouvernance forestière, le mot du Ministre s’articule autour de cette bonne gouvernance qui permettra à ce que les lois de la République soient appliquées et respectées. Nous sommes satisfaits par ce que la Redd fait la promotion de la gestion durable des forêts qui rentre dans la bonne gouvernance », a souligné le Coordonnateur nationale de la REDD, Victor Kabengele.

Rappelons que les forêts Congolaises représente au moins 60% du territoire national ce qui constitue un défi majeur en terme de gestion et de gouvernance.

 

Jennifer LABARRE

RDC – UE : les sanctions de l’Union européenne ne concernent pas les financements de 11eme FED

L’engagement de l’Union européenne dans le secteur de l’environnement en RDC, notamment dans la biodiversité n’est pas concerné par  les sanctions que subit le pays dans le secteur politique, a affirmé Barthe Ouvry, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC.

Dans une audience lui accordé par le Ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce mardi 03 juillet, Barthe Ouvry a réitéré l’engagement de son institutions à continuer l’exécution de différents projets initiés pour la conservation de la biodiversité de la RDC, ce malgré les sanctions infligées aux autorités congolaises.

 » La coopération européenne en RDC s’intéresse beaucoup à la préservation de la  biodiversité Paris ses 4 priorités. L’essentiel de notre appui est de veiller à ce que notre action soit d’une part en faveur de la biodiversité et d’autres part aussi au développement du pays et des communautés riveraines. Nous investissons dans le Virunga par exemple en électrification rurale pour les populations environnantes et l’amélioration de leurs conditions de vie  » a declaré l’Ambassadeur de l’UE en RDC.

Barthe Ouvry se montre très optimiste et intéressé à poursuivre la collaboration dans le secteur de l’environnement pour assurer un développement durable de celui-ci.

 » C’était une réunion très fructueuse. Nous sommes entrés dans les détails de plusieurs dossiers, et le Ministre de l’Environnement est un interlocuteur très important pour atteindre les objectifs du Développement durable. Nous avons pris un rendez-vous pour les semaines à venir afin d’accélérer la coopération entre le gouvernement congolais et l’Union européenne «  a-t-il souligné.

La RDC bénéficie d’un financement du Fonds européen pour le développement, 11ème FED, estimé à près de 120 millions de dollars pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

BIODIVERSITE : Démarrage des activités de sédentarisation agricole dans le parc de la Salonga

Le Fonds mondial pour la nature, WWF-RDC a lancé officiellement les activités de sédentarisation agricole dans le paysage du Parc national de la Salonga (PNS). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga «PARCCS ». L’annonce a été faite à Kinshasa à travers un communiqué de presse publié ce lundi 03 juillet.

Les différents partenaires à ce projet ont échangé, au cours d’un atelier organisé à Kinshasa du 28 au 29 juin 2017, sur la mise en œuvre cohérente des activités visant à consolider les actions sur une vision commune et clairement partagée entre les équipes pour une meilleure collaboration mais également une communication efficace.

Ce projet ambitionne l’amélioration de la protection et valorisation de la biodiversité de ce parc. En effet, le PARCCS vise l’amélioration des activités agricoles durable en périphérie proche et distante du paysage par un renforcement de la gouvernance locale et la collaboration des partenaires publics et privés en assurant simultanément une protection accrue des valeurs de conservation du parc au bénéfice de tous.

Le Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga (PARCCS), bénéficie de financements de WWF-RDC et de l’Union européenne à travers le 11ème  Fonds européen de développement (FED). Les zones prioritaires pour ce projet sont celles d’Oshwe dans la Province de Mai-Ndombe, de Lomela dans la Province de Sankuru, de Boende et du corridor de Monkoto dans la Province de la Tshuapa et de Dekese dans le Kasai.

L’objectif opérationnel de ce programme est bien qu’en 2021, le Parc National de la Salonga soit retiré de la liste des sites du Patrimoine Mondial en péril où il est depuis 1999.

Rappelons qu’en 2015, le WWF-RDC et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont signé un accord de cogestion stratégique pour mettre en place au Parc National de la Salonga, une protection significative des populations de grands mammifères et consolider les services considérables d’approvisionnement rendus par ses écosystèmes aux communautés humaines vivant en périphérie, et à l’échelle du Bassin du Congo.
Jennifer LABARRE

Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

D’ici 2021, la République démocratique du Congo entend desservir 20.000 ménages dans les zones rurales, grâce au développement de mini et microcentrales hydroélectriques autonomes disséminées sur l’ensemble du territoire national. Le projet a été lancé ce lundi 03 juillet, à Kinshasa. Continuer la lecture de Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

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