CLIMAT : les évènements survenus en 2015 ont été intensifiés par le réchauffement climatique

Une étude internationale publiée ce 15 décembre souligne que certains des évènements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur en Europe, en Asie et en Australie, les incendies en Alaska ou encore les inondations en Floride ayant sévit en 2015 ont été exacerbés par le réchauffement de la planète.

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Bien que les investigations n’aient en revanche pas détecté le lien avec des évènements climatiques comme un retard de la saison de pluie au Nigeria ou les fortes précipitations responsable d’inondations en Inde, ce cinquième rapport consacré à l’étude de l’influence du réchauffement climatique établit le lien entre les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique et les phénomènes météorologiques extrêmes.
Les scientifiques ont déterminé que le changement climatique a probablement contribué à l’intensité record des typhons dans le nord-ouest du pacifique, ainsi qu’au record d’ensoleillement en hiver au Royaume-Uni en 2014 et 2015. A cela s’ajoute la propagation et la durée sans précèdent des incendies de forêts en Alaska, où près de 2,1 millions d’hectares sont partis en fumée en 2015.

Pendant que ce rapport sur 2015 qui a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés des températures continue encore à émouvoir, 2016 est en passe de lui ravir ce record car elle a été extrêmement chaude. Les climatologues pensent que la fréquence et l’intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes vont probablement s’accentuer avec la poursuite du réchauffement de la planète, qui accélère la fonte des glaciers et de la banquise arctique.Ce qui occasionnera inéluctablement la montée du niveau des océans.

Thierry-paul KALONJI

CLIMAT : l’arctique enregistre son année la plus chaude dans les annales

L’espoir de voir le bulletin santé de la terre s’améliorer ne cesse de s’éloigner au fil des années. Ce constant vient d’être étayé par l’Agence américaine d’Océanographie et Atmosphérique (NOAA) qui dans un rapport rendu public ce mardi 13 décembre a annoncé que l’arctique venait de connaitre ses douze mois les plus chauds depuis le début des relevés des températures dans cette région en 1990.

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Ours polaire sur une banquise en Russie.

Concocté par 61 scientifiques dans le monde , ce rapport pointe le fait que cette chaleur record a retardé à l’automne le moment ou les eaux de l’océan regèlent et a aussi entraîné une fonte étendue des glaces du Groenland et des couches de neige sur le sol.
De l’avis des climatologues, ce réchauffement résulte en grande partie des émissions de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère par la combustion des énergies fossiles, exacerbées cette année par le courant équatorial chaud du pacifique EL niño, qui ne s’est dissipé qu’au printemps.

Ce rapport inquiétant de la NOAA relève en outre que la faune et les populations humaines de la région subissent les effets néfastes de ce changement climatique. Ainsi, l’acidification des océans résultant du réchauffement accroît le stress notamment sur les crustacés, qui ont besoin de carbonate de calcium pour former leur coquille. Les populations autochtones qui dépendent de la pêche pour se nourrir en paie aussi un prix fort.

Thierry  Paul KALONJI

USA : un pétrolier proche de Poutine nommé à la diplomatie

Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil nommé mardi chef de la diplomatie américaine, a noué des liens étroits avec de nombreux chefs d’Etat, dont Vladimir Poutine, en négociant des contrats pétroliers mais sa nomination inquiète dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Rex Tillerson, PDG d'ExxonMobil, a été nommé mardi chef de la diplomatie américaine. (photo AFP)

Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil, a été nommé mardi chef de la diplomatie américaine. (photo AFP)

Carrure impressionnante, chevelure blanche, ce Texan de 64 ans, toujours tiré à quatre épingles, n’a aucune expérience gouvernementale mais sa proximité avec le président russe a sans doute été déterminante dans le choix Donald Trump.

Une des priorités du président élu est de réchauffer les relations russo-américaines, considérablement refroidies depuis l’invasion de la Crimée en 2014 par la Russie. « Il est l’Américain qui a eu le plus d’interactions avec Vladimir Poutine à l’exception d’Henry Kissinger », dit de lui John Hamre, de l’institut d’études Center for Strategic and International Studies (CSIS) dont M. Tillerson est membre.

MM. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999. Cette « amitié » sera couronnée par un accord historique signé en 2011 entre le géant énergétique public russe Rosneft et Exxon pour explorer et forer ensemble l’Arctique et la Sibérie.

Cet accord, évalué au départ à 3,2 milliards de dollars mais pouvant potentiellement générer 500 milliards en fonction des découvertes de gisements, est actuellement gelé par les sanctions occidentales contre la Russie. M. Tillerson, qui a reçu en 2012 des mains de Vladimir Poutine la décoration de l’ordre de l’Amitié, s’est prononcé contre ces sanctions lors de l’assemblée générale des actionnaires d’ExxonMobil en 2014.

« Nous avons toujours encouragé les gens qui prennent ces décisions à tenir compte de l’ensemble des dommages collatéraux ainsi que des personnes touchées par ces sanctions », avait-il objecté. Ces propos pourraient lui valoir une confirmation difficile au Sénat américain, dont des membres influents – le sénateur John McCain en l’occurrence – ont déjà exprimé publiquement leurs réticences sur le choix du président-élu.

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MM. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999.

Attendu sur le climat

Né à Wichita Falls dans le Texas, Rex Tillerson a fait toute sa carrière chez Exxon qu’il a rejoint en 1975. Nommé PDG en 2006, il devait quitter son poste en mars, pour partir à la retraite. Ce fils de chef scout, marié et père de quatre enfants, a beaucoup pesé sur la décision de l’organisation américaine des scouts en 2013 d’accepter des jeunes ouvertement homosexuels dans leurs troupes.

Ses vues sur la politique étrangère sont très peu connues, si ce n’est qu’il est un fervent défenseur du libre-échange. En tant que secrétaire d’Etat, il devra gérer le dossier du nucléaire iranien – M. Trump veut revoir l’accord de 2015 conclu entre l’Iran et les grandes puissances -, les sanctions contre la Russie, les querelles avec la Chine et le dossier syrien.

Il sera aussi très attendu sur le climat après avoir résisté en sa qualité de patron d’ExxonMobil à réduire les investissements dans l’exploration de nouveaux puits pétroliers pour lutter contre le réchauffement climatique. Plusieurs Etats américains dont New York, soutenus par des militants écologistes, ont ouvert des enquêtes contre le groupe. Cette nomination « est inimaginable », dénonce l’ONG environnementaliste 350.org.

« Nous ne pouvons laisser M. Trump nommer le plus grand groupe pétrolier du monde en charge de notre politique internationale sur le climat. M. Tillerson est peut-être un ami de M. Poutine, mais ce n’est pas un ami de la planète », ajoute l’ONG qui a mis en ligne une pétition contre cette désignation.

Conflits d’intérêts

Rex Tillerson a déjà montré qu’il pouvait infléchir ses positions notamment quand il s’agit de redorer le blason de son entreprise en se prononçant en 2009 pour la taxe carbone alors que son prédécesseur Lee Raymond y était opposé. S’il n’est pas rompu aux usages et protocoles diplomatiques, M. Tillerson est néanmoins habitué à rencontrer les grands de ce monde pour défendre les intérêts d’Exxon, présent dans plus d’une cinquantaine de pays, du Qatar à la Papouasie-Nouvelle-Guinée en passant par l’Arabie saoudite.

Il a par exemple retiré Exxon du Venezuela suite à des désaccords avec l’ex-président Hugo Chavez. Sa position d’actionnaire d’Exxon, dont il détient plus de 150 millions de dollars de titres d’après des documents boursiers, pourrait générer des conflits d’intérêts car ses décisions en tant que ministre des Affaires étrangères seraient de nature à influencer le cours du titre. Une levée des sanctions contre la Russie provoquerait ainsi très certainement une flambée de l’action Exxon.

La Russie se félicite de cette nomination

Le Kremlin a salué en Rex Tillerson un « professionnel » qui a de « bonnes relations de travail » avec le président russe Vladimir Poutine. « Les responsables russes, et pas seulement le président, ont de bonnes relations, des relations de travail avec Tillerson. C’est une personnalité solide. Il est très professionnel dans son domaine », a déclaré à la presse peu après la nomination le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Dans le même temps, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a jugé M. Tillerson « pragmatique ». « Nous espérons que ce pragmatisme sera une base solide pour le développement de relations mutuellement bénéfiques pour la coopération russo-américaine et pour la résolution des problèmes internationaux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Belgrade, selon l’agence Interfax. « Nous sommes prêts à travailler avec n’importe quel partenaire qui souhaite des relations se développant sur un pied d’égalité avec la Russie », a-t-il ajouté.

Les relations entre Washington et Moscou sont au plus bas depuis l’annexion de la Crimée par la Russie et le déclenchement du conflit dans l’est de l’Ukraine en 2014, suivis du soutien militaire apporté au régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Environews/AFP

Climat : forte augmentation des émissions de méthane depuis dix ans

La concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté 10 fois plus rapidement pendant la dernière décennie, par rapport à la période précédente (de 2000 à 2006).

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Les causes de l’emballement du méthane

Selon les chercheurs, cette flambée des émissions de méthane est surtout due à certaines pratiques agricoles, et surtout l’élevage, très émetteur de méthane, qui prend de plus en plus d’ampleur. Selon la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le nombre de têtes de bétail est passé de 1,3 milliard en 1994 à 1,5 milliard vingt ans plus tard.

L’exploitation des énergies fossiles a, elle aussi, fortement augmenté dans certaines régions du monde. Et enfin, les climatologues observent avec une grande inquiétude l’évolution du permafrost, ces sols gelés des régions arctiques qui dégagent du méthane en dégelant. Pour l’instant, ces sols sont relativement stables et les chercheurs mettent en doute leur responsabilité dans ce boom du méthane. Mais si le réchauffement planétaire n’est pas endigué, les quantités de méthane et de carbone libérés par le dégel pourraient avoir un effet dévastateur, selon les scientifiques.

La réduction ou captation du méthane est possible

Les émissions de méthane peuvent être réduites plus facilement que celles de CO2. Par exemple, en équipant les fermes de méthaniseurs, des appareils qui produisent du biogaz à partir de la matière organique. Ou encore en modifiant les protocoles d’irrigation des rizières. Et selon les scientifiques, les méthodes pour réduire ou capter le méthane favoriseront également la création d’emplois.

Rfi.fr

Climat: Que veut réellement Donald Trump ?

Le doute n’est désormais plus permis. L’équipe du président-élu veut systématiquement détruire tous les éléments de la politique climatique mise en œuvre par l’administration Obama.

08315174-photo-donald-trumpC’est un curieux questionnaire qui vient de tomber sur le bureau des responsables du département à l’énergie américain (DOE). Envoyé par l’équipe de Donald Trump, ce formulaire est censé donner aux membres de la prochaine administration un bon aperçu des dossiers en cours. Rien de bien dramatique, en apparence.

74 questions

Certaines des 74 questions feraient presque sourire tant elles montrent la candeur de leur(s) rédacteur(s). Quel est le but du programme de modernisation des réseaux? Peut-on faire redémarrer le projet de stockage de déchets nucléaires de Yucca Mountain? Combien peut-on nommer de sous-secrétaires à l’énergie ?

D’autres interrogations sont, en revanche, bien plus inquiétantes. Au sous-secrétaire chargé de la science et de l’énergie, on demande ainsi quels projets arrêter pour réduire de 10% en un an le budget du DOE. Ce n’est pas le pire.

Après un climato-sceptique patenté à l’agence fédérale de l’environnement (EPA), l’administration Trump pourrait recruter l’un des plus gros émetteurs mondiaux de CO2. La presse US affirme que le département d’Etat (ministère des Affaires étrangères) pourrait échoir à Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil.

L’équipe du président-élu demande aux responsables de l’agence de l’information sur l’énergie (EIA)[1] comment ont été calculés les coûts de production des énergies renouvelables (ENR). «Ces représentations reflètent-elles les vrais coûts actualisés?», interroge l’un des membres de la garde rapprochée de Donald Trump. Les statistiques sur l’énergie solaire sont remises en question. Ce n’est pas tout.

Les républicains exigent aussi la liste de tous les fonctionnaires et des consultants employés par le DOE ayant établi le coût social du carbone. Selon une notice diffusée en juin 2013 par l’administration Obama, le coût sociétal du CO2 est passé de 21 à 36 dollars. Dit autrement, les externalités du changement climatique coûtent plus cher et les technologies bas carbone sont plus économiques que certaines énergies fossiles. Ce qui n’est pas forcément du goût d’un futur président qui considérait, il n’y a pas si longtemps encore, le réchauffement comme une invention chinoise.

Autre liste requise: celle des fonctionnaires et des consultants ayant assisté ou participé à des sommets climatiques de l’ONU, les COP, au cours des 5 dernières années.

Thomas Pyle n’y va pas par 4 chemins. Ce proche de Donald Trump vient de concocter un projet de politique énergétique pour la prochaine administration. Dans le désordre, les priorités sont : se retirer de l’accord de Paris; accroître l’exploitation des énergies fossiles dans les terres fédérales; autoriser à grande vitesse les terminaux d’exportation de GNL; retirer le projet de Clean Power Plant; détruire les bases juridiques des politiques climatiques (notamment le CO2 est un polluant atmosphérique); développer les pipelines; reconsidérer l’impact environnemental de l’énergie éolienne; réduire les subventions à l’énergie; assouplir les normes de consommation des véhicules; ne plus prendre en compte le coût sociétal du carbone.

Pour surprenantes qu’elles soient, ces demandes interviennent à un moment où les parlementaires républicains mettent la dernière main à la réforme de la législation encadrant le statut des fonctionnaires américains. Sous l’égide du député de l’Utah Jason Chaffet, la Chambre des représentants s’apprête à voter un texte réduisant le montant des retraites et, surtout, facilitant le licenciement des personnels employés par les agences fédérales. «Il émane de tout cela un parfum de chasse aux sorcières»,estime Naomi Oreskes, historienne des sciences à l’université de Harvard.

Les climatologues ont été les premières à réagir. Créé en septembre 2011 pour soutenir les scientifiques traînés en justice par les négationnistes du réchauffement, le Climate Science Legal Defense Fund (CSLDF) a tiré le premier. «Plus que jamais, les scientifiques doivent se préparer à réagir efficacement au harcèlement politique ou à l’intimidation judiciaire», écrit l’association, qui regroupe scientifiques, juristes, journalistes et documentaristes.

Le 14 décembre, le CSLDF diffusera, pendant le très couru congrès de l’union géophysique américaine (AGU) le Guide pratique de résistance à l’intimidation. En prime, les congressistes les plus inquiets pourront bénéficier d’une consultation gratuite avec un avocat. L’ère Trump s’ouvre décidément sous les meilleurs auspices.

 

USA : Bill Gates lance le fonds « Breakthrough Energy Ventures » consacré aux énergies vertes

Peut-on parler du plus riche groupe d’investisseurs jamais rassemblé ? Bill Gates va présider un fonds de plus d’un milliard de dollars dédié à l’innovation dans les énergies propres, annonce Bloomberg .

Parmi les investisseurs de « Breakthrough Energy Ventures », on compte une vingtaine d’investisseurs, qui figurent parmi les plus grandes fortunes mondiales : Jack Ma le patron d’Alibaba, Jeff Bezos le fondateur d’Amazon, Richard Branson créateur de Virgin, John Arnold, investisseur dans le gaz naturel, le prince Alwaleed, dirigeant de la Kingdom HoldingCompany, Mukesh Ambani propriétaire de Reliance Industries , Hasso Plattner co-fondateur de SAP, Vinod Khosla investisseur influent de la Silicon Valley… Et même le français Xavier Niel, fondateur de Free.

La valeur nette combinée de ces administrateurs est de près de 170 milliards de dollars, sur la base d’estimations de leur patrimoine individuel par Bloomberg et Forbes.

Le fonds, qui sera officiellement annoncé ce lundi et commencera à faire des investissements l’année prochaine, est conçu pour une durée de vie de vingt ans. Les investisseurs prévoient de soutenir des entreprises innovantes dans différents domaines, comme la production et le stockage de l’électricité, l’agriculture et le transport, qu’elles aient besoin d’un simple financement de démarrage ou d’un gros fonds nécessaire à la commercialisation.

Un fonds annoncé lors de la COP21

« Notre but est de construire des entreprises qui aideront à fournir à la prochaine génération une énergie propre, abordable, sans émission de gaz à effet de serre », a déclaré Bill Gates dans un communiqué. Dès l’année dernière, lors de la COP21 à Paris, le fondateur de Microsoft avait dévoilé son intention de lancer ce fonds.

Le « Breakthrough Energy Ventures » fait d’ailleurs partie de la « Breaktrough Energy Coalition », qu’il avait annoncée au même moment , une coalition d’investisseurs engagés à investir une partie significative de leur fortune dans le développement de sources d’énergies propres. Vingt-cinq milliardaires s’étaient ralliés à cette cause, dont Mark Zuckerberg (Facebook).

 Un capital « patient » pour un secteur compliqué

Les énergies vertes sont aujourd’hui un secteur boudé par les investisseurs, qui s’y sont beaucoup cassé les dents ces dernières années. « La pénurie de fonds de capital-risque dans les technologies dédiées aux énergies vertes menace de créer une « vallée de la mort » dans l’industrie, les idées innovantes devenant incapables de trouver le capital nécessaire pour leur commercialisation », regrette John Arnold dans un communiqué ce dimanche.

les échos.fr

Rwanda : formation des journalistes de pays membres du Bassin du Nil

24 journalistes venant de pays membres du Bassin du Nil se sont donné rendez-vous à Kigali au Rwanda, pour une formation organisé par l’initiative du Bassin du Nil.

Séances inaugurale de la formation des journalistes des pays membres de l'Initiative du Bassin du Nil à Kigali/Photo Tuver Wundi
Séances inaugurale de la formation des journalistes des pays membres de l’Initiative du Bassin du Nil à Kigali/Photo Tuver Wundi

Durant 5 jours, les professionnels des medias vont acquérir des nouvelles techniques d’interactions dans le développement durable, et l’amélioration de contenus des émissions, papiers et magazines axés sur les questions environnementales.

Pour Tuver Wundi, journaliste congolais et participant à ces assises, l’initiative prise par les organisateurs aidera les chevalier de la plume à mettre à jour leurs connaissances et acquérir des compétences nécessaires pour mieux traiter les questions environnementales qui restent jusque-là assez techniques et incompréhensibles au grand public. « Nous attendons bénéficier des techniques nouvelles dans la production de reportages sur les questions environnementales et du développement durable, en même temps apprendre aussi des nouvelles approches d’interactions issues de réalités du terrain », a – t – il déclaré.

Outre le renforcement des capacités des participants, un accent sera mis sur l’ouverture des medias aux opportunités de mobilisation de financements, et le partage d’expériences. Cette séance qui débute avec les journalistes environnementaux, sera élargie dans les heures qui suivent aux responsables de communication des ministères en charge de l’environnement et forêts des pays membres du Bassin du Nil.

A l’issue de ces assises, un réseau des journalistes des pays membres de l’Initiative du Bassi du Nil sera créé afin de pérenniser les acquis de cette institution.

Notons par ailleurs que le Bassin du Nil couvre 3.349.000 Km2. , soit 10% du continent.. Il est partagé par 11 pays d’Afrique à savoir le Burundi, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, et la Tanzanie.
L’initiative du Bassin du Nil est un cadre ayant pour vision commune, parvenir à un développement socio – économique durable par l’utilisation équitable des bénéfices qui découlent des ressources communes en eau du bassin du Nil.
Alfred Ntumba

www.environews-rdc.org, 1er site d’informations environnementale d’Afrique Centrale.

Gabon : Mise à jour du droit de l’environnement dans le Sud du pays

A l’issue d’un atelier organisé par Brainforest, les 6 et 7 décembre derniers à Mouila, les autorités administratives de deux provinces du sud du Gabon ont acquis des rudiments juridiques autour des problématiques liées à l’environnement.

Au terme de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du projet  » Verdir le respect des droits de l’Homme dans le bassin de Congo « , les participants (autorités administratives des provinces de la Ngounié, de la Nyanga et ONG), ont pris une décision salutaire.

Ils ont ainsi adopté la résolution de bâtir une plateforme d’échanges d’expériences et de mutualisation des connaissances en matière de respect de la loi et du cadre juridique national et international autour des problématiques liées à l’environnement et aux droits de l’Homme.

En effet, cet atelier a mis en évidence un certain nombre de carences des administrations de ces deux provinces dans leurs activités. Des manquements caractérisés par la non prise en compte de l’aspect lié au respect des droits de l’Homme et à l’environnement.

De même, il n’existe peu ou pas de synergie d’actions entre corporations impliquées dans la gestion des communautés impactées par les questions environnementales. Tout comme, il a également été déploré un manque de fluidité dans la transmission des textes juridiques vers les autorités administratives et techniques déconcentrées.

Pendant les travaux, le gouverneur de la Ngounié a rappelé la nécessité de se conformer aux différentes chartes ratifiées par le Gabon en matière de droit de l’environnement. «Dès lors, il apparait primordial de renforcer l’initiation de toutes ces autorités administratives et administration sur la prise en compte de ces droits de l’homme dans le cadre de la gestion des ressources naturelles», a lancé Benjamin Nzigou, promettant une prise en compte des conclusions de cet atelier.

Le coordinateur régional du projet «Verdir le respect des droits de l’Homme dans le bassin de Congo», y est également allé de son commentaire. Selon Apollin Koagne Zouapet, «les autorités administratives locales ont comme devoir attachés à leur mission la responsabilité d’assurer non seulement l’exécution des politiques publiques mais également de protéger les communautés et leurs défenseurs dans le respect des leurs droits. Une œuvre de conciliation, certes bien difficile, mais qui ne doit pas faire d’eux les bourreaux des défenseurs des communautés impactées».

USA : DiCaprio discute environnement avec Trump

L’acteur américain a tenté de persuader le président qu’investir dans les énergies vertes pourrait favoriser l’emploi.

La star hollywoodienne est un fervent défenseur de l’environnement. (Photo: Keystone)
L’acteur Leonardo DiCaprio, ardent défenseur de l’environnement, a rencontré le futur président américain Donald Trump pour tenter de le convaincre qu’investir dans les infrastructures «vertes» pourrait créer des millions d’emplois aux Etats-Unis, d’après un communiqué jeudi.
La star hollywoodienne et le directeur général de la Fondation Leonardo DiCaprio (LDF), Terry Tamminen, ont présenté mercredi au magnat de l’immobilier et ses conseillers, dont sa fille Ivanka, «un plan (…) pour générer une relance économique majeure aux Etats-Unis, centrée sur les investissements dans les infrastructures (d’énergies) renouvelables», explique-t-il. «Notre discussion a porté sur la manière de créer des millions d’emplois américains dans le bâtiment et la production d’énergie propre et renouvelable pour les activités commerciales et résidentielles», poursuit-il.

Changement climatique

Les propositions comprennent des plans de rénovation pour améliorer les économies d’énergies, des projets pour limiter les déchets «qui peuvent transformer chaque ville en producteur de matériaux et combustibles» – comme la biomasse – ou pour faire des Etats-Unis un champion mondial des carburants et véhicules «verts».

Donald Trump «souhaite une nouvelle rencontre en janvier et nous nous réjouissons de poursuivre les discussions avec le prochain cabinet tout en travaillant pour enrayer l’avancée dangereuse du changement climatique et donner du travail à des millions de gens», conclut Terry Tamminen.

Cet entretien intervient parallèlement à la nomination par Donald Trump à la tête de l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) d’un fervent défenseur des énergies fossiles, Scott Pruitt, désireux de casser les réglementations sur les émissions polluantes.

Rencontre avec Al Gore Terry Tamminen fut le dirigeant de l’EPA en Californie, Etat de l’Ouest américain à la pointe du combat écologique du pays, lorsque son gouverneur était le républicain Arnold Schwarzenegger. Ce dernier avait soutenu la mise en place de mesures d’avant-garde pour lutter contre la pollution de l’air notamment.

M. Trump avait déjà longuement reçu lundi à New York l’ancien vice-président Al Gore, un autre célèbre apôtre de la lutte contre le réchauffement climatique. Une conversation «intéressante» et «appelée à se poursuivre», selon Al Gore.

La Fondation de Leonardo DiCaprio, qui est aussi messager de la Paix pour l’ONU en matière d’écologie, se focalise sur la protection d’espèces en voie de disparition et d’habitats menacés. D’après son site, elle a déjà distribué près de 60 millions de dollars à plus de 65 organisations écologiques.

En campagne, Donald Trump avait qualifié le changement climatique de «canular» inventé par les Chinois, bien que le phénomène soit désormais avéré scientifiquement.

L’organisation météorologique mondiale (OMM) s’attend ainsi à ce que 2016 batte un nouveau record de chaleur.

(afp)

USA : un climatosceptique nommé à la tête de l’Agence de l’environnement

Tout est communication pour Donald Trump, le nouveau Président des Etats unis d’Amérique. Ceux qui pensaient que Trump avait évolué sur la question du changement climatique peuvent encore retenir leur souffle.

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Après avoir rencontré en début de semaine Al Gore, l’ex vice-président de Bill Clinton et farouche militant de l’environnement, le Président élu des USA vient de nommer ce mercredi 07 décembre, Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Le ministre républicain de la justice de l’Oklahoma, Etat qui tire 50 % de ses richesses de l’exploitation pétrolière, a été en effet l’un des architectes de la bataille juridique menée ces dernières années par le Grand Old Party dans le but de stopper les réformes engagées par Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique.

A 48 ans, il est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’administration Obama visant à réguler l’extraction énergétique. Scott Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit Etats. Une cour fédérale doit prochainement se prononcer sur le sujet, avant que le cas ne soit éventuellement tranché par la Cour suprême des Etats-Unis.

Les dernières déclarations de Pruitt dans la National Review, laissent deviner quelle pourra être son action à la tête de l’EPA. « Les scientifiques continuent d’être en désaccord sur le degré et l’étendue du réchauffement climatique et sur son lien avec l’action humaine, écrivait-il. Ce débat devrait être encouragé dans les salles de classe, les forums publics et au Congrès. On ne doit pas faire le silence sur ce sujet en menaçant de poursuites. La dissidence n’est pas un crime ». Avait – il insisté.

Des propos que le milliardaire avait toutefois relativisés, il y a quelques jours, lors d’une interview accordée au New York Times. Il avait reconnu qu’il pouvait y avoir un lien entre l’activité humaine et le réchauffement climatique. Néanmoins, le milliardaire n’est jamais revenu sur l’engagement pris pendant sa campagne d’annuler l’accord de Paris sur le climat, signé pourtant par les Etats-Unis dans le cadre de la COP21.

Le choix de Scott Pruitt est une demi-surprise dans la mesure où les convictions de Donald Trump sur le sujet sont sans ambiguïté. Pendant la campagne, il n’a pas hésité à affirmer que le réchauffement climatique était un canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine.

Bien que le choix de Trump soit porté sur le climatoseptique Scott Pruitt, il revient aux élus d’entériner sa candidature. Tout de suite après sa nomination à la tête de l’APA, les langues n’ont pas tardé à se délient. Le sénateur du Vermont Bernie Sanders, s’est également alarmé : « Au moment où le changement climatique représente une grande menace pour la planète tout entière, il est triste et dangereux que M. Trump nomme M. Pruitt à la tête de l’EPA. » M. Sanders, qui siège à la commission qui devra confirmer ce choix, a annoncé qu’il s’y opposerait.
Alfred Ntumba, avec le Monde.fr

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