Climat : le CCNUCC recherche des partenaires pour la COP23

Dans une communication publiée sur son site web,  le secrétariat des Nations Unies sur les changements climatiques est à la recherche de partenariats avec des parties prenantes dont le secteur privé, à l’appui de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 23) qui se tiendra à Bonn (Allemagne) du 6 au 17 novembre 2017.

Au cours de ces deux semaines en novembre, les yeux du monde se tourneront sur Bonn, où des milliers de délégués gouvernementaux et les dirigeants de tous les secteurs de la société se réuniront pour avancer la mise en œuvre de l’Accord de Paris et accroître l’ambition d’atteindre un développement durable pour tous.

En tant qu’hôte de la COP 23, le secrétariat organise la conférence en étroite collaboration avec le gouvernement des Îles Fidji, qui présidera la COP, le gouvernement allemand, en tant que pays hôte du secrétariat, avec la ville de Bonn et l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

 » S’associer au secrétariat est une occasion à saisir car les partenariats seront officiellement reconnus et bénéficieront d’une visibilité importante par le biais des sites internet de la CCNUCC et de ses réseaux sociaux, l’image de marque de la conférence, les activités d’engagement des médias « , renseigne la communication.

Le secrétariat de l’ONU climat cherche à établir des partenariats dans les domaines de la sensibilisation du public, engagement accrus des parties prenantes, participation virtuelle, durabilité, et autres contributions à nature financière.

Un nouveau cadre plus complet pour la création de partenariats avec le secrétariat, y compris de nouvelles lignes directrices pour lesdits partenariats, a aussi été mis en place et est disponible sur le site internet de la CCNUCC.

Pour plus d’informations sur cet appel à partenariats en amont de la COP 23, ainsi que sur les nouvelles directrices pour la création de partenariats avec le secrétariat, veuillez vous rendre sur le site de la CCNUCC .

 

Alfred NTUMBA

 

 

Forêts (RDC) : 30 scientifiques dénoncent le plan de « gestion durable » de l’AFD

Dans une lettre ouverte datée du 13 juillet 2017, trente scientifiques interpellent le ministre de l’environnement norvégien pour lui demander de rejeter le projet de gestion durable des forêts congolaises initié par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet de 18 millions de dollars américains, s’inscrit dans le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) en République démocratique du Congo (RDC). Dans sa phase initiale, le projet envisageait la multiplication par trois, de la superficie des concessions forestières industrielles.


Les scientifiques s’opposent à ce projet d’exploitation de la forêt congolaise, évoquant une raison, «  la destruction des tourbières », un réservoir de carbone découverte récemment dans la cuvette centrale du bassin du Congo, considérée comme la plus grande en zone tropicale.
Parmi eux se trouve le professeur Simon L. Lewis de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il fait partie de l’équipe de chercheurs qui ont révélé l’importance de ce réservoir de carbone, insoupçonné il y a encore quelques mois.
Dans sa lettre du 13 juillet, le professeur Lewis et les autres signataires s’inquiètent « de constater que l’AFD ne prête aucune attention particulière aux dommages que pourrait provoquer son programme sur les tourbières. Elle n’en parle même pas ». Pour cette raison, « nous considérons que, dans les circonstances actuelles, le projet de l’AFD doit être rejeté », a-t-il souligné.

Les scientifiques insistent sur la fragilité d’un milieu très sensible aux perturbations : « Aujourd’hui, il séquestre du carbone, mais couper les arbres ou modifier le drainage peut facilement conduire ces tourbières à relâcher dans l’atmosphère le carbone stocké, comme nous l’avons constaté en Indonésie », révèlent-ils.

Vers l’annulation des financements CAFI ?

Face à cette controverse entretenue au tour de la question de l’exploitation industrielle des forêts congolaises, les lignes sembles bougées du moins, du coté de l’instance devant financer ce projet.

La Norvège, qui a promis 200 millions de dollars à la RDC pour protéger sa forêt, a été sensible aux arguments évoqués par les scientifiques. « La Norvège et d’autres membres du comité technique du Fonds national REDD qui s’est réuni à Kinshasa ont invité l’AFD à soumettre une proposition qui garantisse que ce projet contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation en RDC », a déclaré le Secrétaire d’Etat au climat et à l’environnement, Lars Andreas Lunde. L’AFD, qui n’a pas reçu officiellement les recommandations du comité technique, n’a pas souhaité s’exprimer, a révélé le Journal le Monde, qui affirme tout de même qu’après des débats tendus, l’Agence française de développement, a obtenu une dernière chance de revoir sa copie.

 

Alfred NTUMBA

Climat : Près de 40% des Russes ne croient pas au réchauffement climatique.

Près de 40% des Russes estiment que le réchauffement climatique est une invention et un sujet de spéculation, selon une étude récente publiée lundi par l’institut de sondage public VTsIOM.

Par l’AFP

Nord-Kivu : les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Lubero avancent bien

Dans un communiqué rendu public ce 22 juillet 2017, à Rumangabo, la direction provinciale de L’Institut congolais pour la conservation de la nature et le Parc national du Virunga, ICCN-PNVi , ont porté  à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’après les centrales hydroélectriques de Mutwanga et de Matebe, les travaux de la centrale de lubero ont été lancés et se poursuivent normalement bien, malgré la fragilité de la situation sécuritaire sur terrain, qui nécessite des mesures plus renforcées.

 » Nous sollicitons l’implication de tous les acteurs pour consolider la paix et la sécurité dans cette partie de la province afin de créer des conditions propices aux investissements « , peut-on lire dans ce communiqué.

En effet, ces investissements ont pour but de décupler les efforts d’electrification du territoire de lubero en particulier et de la Province du Nord-Kivu, en générale, en contribuant ainsi à l’émergence d’un Congo du bien être.

La Direction du Parc national de Virunga s’est engagée à jouer un rôle déterminant dans le développement de la province par une mobilisation des différents acteurs pour l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines.
Jennifer LABARRE

Climat : La RDC réitère son engagement à respecter l’Accord de Paris

Devant le panel des experts réunis au Forum politique de haut niveau sur le Développement durable, tenu à New York, la semaine dernière, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe a réaffirmé l’attachement et l’engagement de la République démocratique du Congo au respect strict de l’accord historique de Paris, adopté en 2015.

De gauche à droite, Maman Sidikou, Représentant du Secrétaire général de l’ONU, Amy Ambatobe, Ministre congolais de l’environnement et développement durable, et Priya Gajraj, Directeur pays du PNUD en RDC, lors de la journée mondiale de l’environnement. ( Crédit photo, John Bompengo)

« Je tiens à rappeler que le 22 avril 2016, le Chef de l’Etat, avait signé ici même, à New York, l’Accord de Paris sur le climat. A travers les contributions prévues déterminées au niveau nationale (CPDN), le gouvernement congolais veut entièrement mettre en œuvre ledit accord. Au delà de cet attachement, je signale que la République Démocratique du Congo est très avancée dans le Processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+), et elle est engagée fortement dans les villes résilientes et les initiatives des énergies renouvelables », a-t-il déclaré.

Ce forum dont le thème était ‘’éradiquer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation’’, a été un cadre à travers lequel, les Etats membres devraient faire le point sur l’état d’avancement des differentes politiques, devant aider à atteindre les Objectifs du développement durable (ODD).

Selon le Ministre de l’environnement, pour faciliter la mise en œuvre de l’agenda 2030, la RDC a produit un rapport national de contextualisation et des priorisations des ODD. Le pays s’apprête à finaliser son Plan national stratégique de développement, qui constitue un cadre stratégique devant prendre en compte les trois dimensions du développement durable à savoir, l’environnement, le social et l’économie. « La mise en œuvre de cet agenda nécessite d’importantes ressources financières et techniques. Pour la RDC cet investissement est estimé à 31,629 milliards de dollars. Il faudrait également renforcer le partenariat technique et financier, conformément à l’ODD 17, entre les pays moins avancés, (PMA) et les pays développés » a-t-il martelé.

Amy Ambatobe, a pour sa part estimé que la mise en œuvre éfficace des ODD, dependent des plusieurs parametres notamment, le respect des engagements sur l’aide publique au développement par les bailleurs des fonds, le transfert des technologies aux PMA, le renforcement du système statistique national (cas de la RDC), afin de disposer des données actualisées et fiables pour la conception, le suivi et l’évaluation de programmes du développement et la prise en compte de défis actuels de la démographie en Afrique.

Rappelons que la RDC est un vaste pays avec 155 millions d’hectares des forêts. Elle représente un contexte climatique, hydrographique, et géologique très favorable mais largement sous exploités.
Jennifer LABARRE

RDC : Les investissements chinois au cœur d’une formation de journalistes

Une dizaine de journalistes de la République démocratique du Congo, ont été renforcés en capacité sur la pratique du « journalisme d’investigation ». Organisée à Kinshasa du 17 au 21 juillet 2017, cet atelier, s’inscrit dans le cadre du projet « Chine-Afrique pour l’amélioration de la gouvernance forestière ».

Le projet Chine-Afrique, vise la sensibilisation des parties prenantes impliquées dans la coopération sino-africaine, notamment les gouvernements, les opérateurs économiques africains et chinois, ainsi que les populations, au respect mutuel des lois et règlements, surtout celles qui régissent les secteurs de ressources naturelles, afin de promouvoir un véritable partenariat « gagnant-gagnant », auquel les différentes parties ont souscrit.

Cet atelier de renforcement des capacités, a été organisé par le Réseau Ressources Naturelles (RRN). La formation a permis aux chevaliers de la plume, d’acquérir des nouvelles connaissances et techniques devant leur permettre de mener à bien leurs enquêtes, pour la production des articles informatifs et convoquants, sur l’impact des investissements chinois en RDC.

« Je suis satisfait de la qualité des productions, et de participation des journalistes en terme d’interventions. Il y’a des signaux positifs qui prouvent que les acquis de cette formation pourront être bénéfiques, et aux journalistes, et à nous les organisateurs. Nous comptons beaucoup sur le travail qu’ils vont abattre dans l’avenir grâce à cette formation », a souligné, l’Assistant en charge de la Gouvernance forestière à la Coordination du RRN, Jean-Marie Nkanda.

Il a par ailleurs affirmé que son organisation est prête à soutenir financièrement et matériellement, quelques projets d’investigation sur l’investissement chinois en République démocratique du Congo. « Un financement est disponible pour appuyer deux projets d’investigation. Tout le monde continue à se plaindre sur la manière dont les ressources naturelles de la RDC sont gérées. Mon souhait est de voir des journalistes formés produire plus d’investigations afin que les congolais aient accès aux informations qui leur sont cachées ».

En effet, cette formation a été facilitée par Claude Mukeba, Chef des travaux à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la Communication (IFASIC), qui par son expertise, a donné les premiers rudiments aux professionnels des médias, venus principalement de 3 provinces de la RDC à savoir Kinshasa, Haut Katanga et Kasaï Oriental.

Pour Concilie Lungemena, journaliste à l’Agence congolaise de presse (ACP), Haut Katanga, cette formation vaut son pesant d’or. Avec les connaissances acquises, la jeune journaliste se sent prête à se jeter à l’eau. «  J’ai eu une formation théorique sur le journalisme d’investigation à l’université. Mais ici j’ai eu à concilier la théorie à la pratique. L’investigation me passionne, et je suis tentée à faire une première expérience avec toutes les matières apprises lors de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Des échanges avec la délégation chinoise, a permis aux chevaliers de la plume d’avoir des idées éclairées sur la vision et les engagements de la Chine pour le développement de l’Afrique en général et de la RDC en particulier. « Grace au Lobbying de notre organisation, Global Environnemental Institute (GEI), nous avons réussi à obtenir du gouvernement chinois, des lignes directrices pour organiser le secteur d’investissement chinois à l’étranger. Bien que ces directives ne soient pas contraignantes, mais c’est déjà quelque chose, car il est clairement défini que les investisseurs chinois doivent se conformer aux lois de leurs pays d’accueil », a informé Ren Peng, responsable de projets.

Notons que « Global Environnemental Institute », une Ong chinoise, dont la mission est d’aider les investisseurs chinois à minimiser les impacts de leurs investissements sur l’environnement, et promouvoir le développement durable pour l’amélioration du niveau social, économique et écologique des population.
Alfred NTUMBA

Climat : Vers le recyclage du dioxyde de carbone pour la production de l’énergie électrique

Le monde pourrait enfin trouver gain de cause sur les effets néfastes des gaz à effets de serres, surtout ceux produits grâce au dioxyde de carbone (CO2). Une étude publiée dans la revue Nature, le 17 juillet 2017, démontre qu’il est possible de recycler ce gaz à l’aide de lumière solaire et d’un catalyseur moléculaire à base de fer et le transformer en méthane pour la production de l’énergie électrique.

Ces résultats ouvrent une nouvelle voie vers la production de « carburant solaire » et le recyclage du CO2.

Marc Robert et Julien Bonin de l’Université Paris-Diderot, CNRS, ont mis au point un procédé capable de convertir le  CO2  en méthane, principal composant du gaz naturel qui est la troisième source d’énergie la plus utilisée au monde après le pétrole et le charbon.

Au cours de ce processus, la molécule de CO2 perd progressivement ses atomes d’oxygène qui sont remplacés par des atomes d’hydrogène, stockant au passage de l’énergie sous forme de liaisons chimiques. Cette transformation, dite « réaction de réduction », permet d’obtenir une variété de composés allant du monoxyde de carbone et de l’acide formique (des matières premières clés pour l’industrie chimique) au méthanol (un carburant liquide), jusqu’au méthane, forme la plus réduite ayant concentré le plus d’énergie.

Le dioxyde de carbone (CO2) est aujourd’hui considéré comme un déchet. Son recyclage, en l’utilisant en tant que matière première, est un défi majeur pour la recherche scientifique et un enjeu politique de premier plan.

Si la plupart des processus connus utilisent des catalyseurs basés sur des métaux rares et précieux, les deux chercheurs ont développé un catalyseur à base de fer, un métal abondant, accessible et peu coûteux sur Terre. Aucun autre catalyseur moléculaire n’avait permis à ce jour de réaliser la réduction complète du CO2 en CH4. Ce processus catalytique fonctionne à pression et température ambiante, en utilisant la lumière solaire comme seule source d’énergie, et ouvre la voie à une utilisation circulaire du CO2.

Biodiversité : Trois nouvelles zones considérées comme prioritiares pour la conservation en RDC

Les résultats obtenus dans le cadre du Projet d’Appui aux Aires Protégées (PARAP), ont révélé que 3 nouvelles zones considérées comme prioritaires pourraient aider à l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo. Ces zones sont situées, dans les provinces du Nord Ubangi, Lualaba  (Territoire de Kapanga) et Maniema. Ces résultats ont été dévoilés par le Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC), le mardi 18 juillet à Kinshasa, lors d’une réunion de validation des résultats dudit projet.

La première phase du PARAP a été exécutée de 2011à 2016, par le WWF-RDC et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui initial d’un financement du Ministère allemand de l’environnement (BMU).  Le projet visait, la production du plan stratégique devant synthétiser les analyses et recommandations, pour l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo.

Ce plan stratégique doit constituer un véritable outil d’aide, à la prise de décisions, sur le processus d’aménagement du territoire en cours de développement, afin d’atteindre les objectifs d’Aichi pour la biodiversité 2011-2020.

Selon le Coordonnateur du programme,  Menar Mbende, il était question dans ce projet, d’accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs d’Aichi c’est-à-dire, atteindre 15% de l’étendue allouée à la conservation sur l’ensemble du territoire national, ceci, conformément à la loi relative à la conservation, et 17%, conformément à la Convention sur la biodiversité, CDB.

« Il était important d’abord d’évaluer ce que dispose le pays, avant de planifier l’extension du réseau. Actuellement, la RDC est à 13,5% de l’étendue du territoire national alloué à la conservation. Les résultats du projet prouvent que l’on peut d’ici à quelques années, arriver à 15% ou 17% de l’espace dédié à la conservation », a-t-il fait savoir.

Les résultats validés lors de cet réunion, sont entre autres, les rapports d’évaluations des aires protégées visitées par le programme, la carte du réseau des aires protégées, les rapport thématiques ( eaux douces, et services écosystémiques), le guide de création des aires protégées, les protocoles de collectes des données, ainsi que les bases des données aires protégées et faune.

« Il faut retenir que nous avons travaillé seulement sur une dizaine d’aires protégées et quatre zones prioritaires sur le nombre qui existe. Il s’avère très important d’évaluer ces données pour s’assurer de la viabilité de ces aires protégées. Ces résultats permettront à l’ICCN et ses partenaires d’entrevoir les nouvelles opportunités et faire des analyses de viabilité sur d’autres aires protégées pour améliorer et ettendre le réseau des aires protégées dans le pays », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF-RDC.

Selon le Directeur du Département Technique et Scientifique de l’ICCN, Mapilanga wa Tsaramu, il est important de capitaliser les données récoltées à la fin de cette première phase, pour réadapter le programme à long terme en tenant compte des recommandations de toutes les parties prenantes.

« Les recommandations recueillies à l’issue de ces travaux prouvent nettement qu’il y a un travail très colossal à faire. Il nous faut une mobilisation des fonds pour étendre ce réseau et la mise en œuvre de la feuille de route adoptée », a-t-il souligné.

Une équipe restreinte des experts de l’ICCN et de WWF, travaille à la validation de ces résultats, avant de passer à la deuxième phase sensée être opérationnelle, et qui nécessite des financements conséquents pour l’extention du réseau des aires protégées de la RDC.

Notons qu’à ce jour, la RDC compte près de 101 aires protégées, dont seulement 58 y compris les jardins, sont gérées par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et 85 seulement ont des textes légaux.

 

Jennifer LABARRE

 

Forets : Le bois rouge du haut-katanga victime du marché Chinois

La Zambie ayant renforcé des mesures contre l’exploitation forestière illégale, c’est du haut-katanga, que provient désormais une grande partie du mukula, ce bois rouge très prisé par les fabricants de meubles de luxe chinois, a annoncé ce mardi jeune Afrique.


Utilisé dans la pharmacopée traditionnelle comme colorant, mais ce n’est pas pour ces propriétés que ce bois fait l’objet de convoitise des marchands chinois. Poussant en Zambie et en RDC, cet arbre au bois rouge compte parmi le trompeur de bois rose, très apprécié par le marché asiatique pour la fabrication de meubles de luxe.

Le bois de santal rouge et le poirier étaient jusqu’à récemment les principales victimes de cette pratique, mais leur quasi-extinction a poussé les importateurs à se tourner vers une trentaine d’autres espèces tropicales dont seize sont déjà menacées. Le mukula figure parmi ces dernières.

Selon Greenpeace, le gouvernement zambien a intercepté, en avril 449 camions transportant du bois en provenance de RDC. A en croire les statistique nationales Zambiennes, une quantité qui équivaut à près de 17 000 tonnes de mukula auraient été exploitées illégalement vers la chine, via la Zambie entre janvier et avril. En mai, Kinshasa avait envoyé une délégation en Zambie pour s’enquérir de cette situation.

La Chine, a été déjà pointée du doigt à cause de son marché de l’ivoire qui a signé l’arrêt de mort des milliers d’éléphants en Afrique. Ce nouveau marché du mukula ne vient que ternir l’image de ce grand consommateur asiatique.

Pékin se dit alerté par ce problème et entend bien apporter son soutien au gouvernement congolais pour qu’il renforce sa législation. Il a par ailleurs signalé que même si ce trafic est mauvais pour son image, il a le plus grand mal à contrôler les activités de ses propres activités forestières.

Pour rappel, il faut à Pterocarpus tinctorius (mukula) plus de quatre-vingt-dix ans pour atteindre sa maturité. Sur place au haut-katanga Il est vendu aux marchands chinois à environ 1 500 dollars la tonne. A leur tour ces marchands revendent la tonne entre 2500 et 4 000 dollars sur le marché chinois.
Thierry-Paul KALONJI

Opportunité : le Cifor recherche un spécialiste en communication

La/Le Spécialiste en communication aura en charge la gestion des relations média du CIFOR, qui intègrent le site internet, les relations publiques et l’engagement, ainsi que les réseaux sociaux et numériques. Il adoptera et développera une approche sophistiquée, à la fois innovante et stratégique, articulée autour des médias sociaux et des communications scientifiques de terrain.

Cette mission s’adresse à un/e spécialiste des nouveaux canaux de communication ayant un intérêt marqué pour les réseaux sociaux et médias traditionnels, qu’elle/il saura exploiter au mieux. Elle/Il saura instaurer une dynamique dans la mise en place de réseaux forts et efficaces, cultiver son goût pour l’expérimentation et faire preuve de créativité.

Résumé des responsabilités
Sous la supervision directe du Responsable d’équipe COE, le Spécialiste en communication aura comme taches :
–  Assurer la mise en œuvre des plans de communication du projet, gérer les modifications en concertation avec le responsable du projet, le responsable de l’équipe COE, ainsi qu’avec le coordinateur global des projets de communication.
–  Développer, dans le cadre du projet, des supports de communication appropriés dans différents formats, tels que :
Rédaction de récits, communiqués de presse, bulletins électroniques et autres contenus à destination du site internet, des médias et l’impression de documents;

Production de contenus/d’outils de gestion des connaissances autour de l’impact du projet;

Production de supports de communication adaptés aux publics cibles et décideurs politiques;

Création et gestion de supports de communication visant à impliquer les communautés et les personnes influentes au niveau local;

Collaboration avec de multiples acteurs, cartographie du public et des décideurs, compilation des messages clés;

Gestion du contenu internet et production de condensés multimédia pour internet et les médias;

Coordination d’émissions de radio;
Conceptualisation et développement de différents supports promotionnels, tels que la mise en avant des réussites, des vidéos et photographies, articles promotionnels, prospectus, etc. avec l’appui du service Éditorial et Multimédia du CIFOR.

Alimenter les médias et les médias sociaux de manière à diffuser largement des informations sur le projet de recherche ;
Organiser des ateliers de formation aux médias et venir en soutien à d’autres événements et/ou ateliers de communication ;
Veiller à maintenir un site internet dynamique avec un flux d’information constant ;
Fournir des informations sur les activités, leurs résultats et leur efficacité ;
Élaborer une liste de contacts pour la diffusion d’information ;
Évaluer l’efficacité des activités de communication et proposer de meilleures approches.

Qualifications et expériences requises
Éducation, expérience, compétences techniques et qualifications
Diplôme en communication Bac+5 ou dans une discipline connexe
Expérience professionnelle de 5 ans minimum dans les relations médias et/ou en communication

Expérience dans la planification, l’application et l’évaluation de programmes de communication
Expérience dans la gestion/la conception de sites internet
Aptitudes avérées en rédaction et révision en français et en anglais sont essentielles
Une expérience professionnelle auprès d’un centre de recherches ou dans le domaine du développement est un atout
Expérience de gestion des relations avec de multiples acteurs et partenaires
Expérience dans la production de contenus
Bonne connaissance des réseaux de communication en RDC
Aisance à travailler dans un environnement en évolution rapide et contraint par des délais
Une expérience internationale auprès d’ONG ou d’organisations similaires est un atout
L’aisance dans l’utilisation de logiciels photographiques et de conception graphique (de manière à créer nos propres documents pour les médias sociaux) est un atout

Qualités personnelles et compétences
Faire preuve de ressources, être capable de prendre des initiatives, savoir travailler autant de manière indépendante qu’au sein d’une équipe.
Avoir une approche de service client fortement ancrée
Développer une approche créative dans l’élaboration de produits de communication et la résolution des problèmes
Posséder des aptitudes de communication et des qualités relationnelles excellentes, la capacité de collaborer efficacement et positivement dans un milieu multiculturel et multidisciplinaire
Présenter des aptitudes personnelles avérées d’organisation, planification, hiérarchisation des priorités et de gestion de tâches simultanées
Être capable de travailler efficacement sous pression
Avoir une approche de service client fortement ancrée
Être plein de ressources, adaptable et autonome

Durée et conditions
Il s’agit d’un poste de personnel recruté sur le plan national (NRS) ;
Le CIFOR offre une rémunération compétitive en dollars américains en fonction des compétences et de l’expérience ;
La nomination sera pour une période de deux ans, y compris une période de probation de six mois, avec possibilité de prolongation en fonction du rendement, de la pertinence continue du poste et des ressources disponibles ;
Le lieu de travail sera au bureau du projet CIFOR à Kisangani, République démocratique du Congo.

Processus d’application
La date limite d’application pour ce poste est le 31 juillet 2017.
Nous accuserons la réception de toutes les applications, mais vous contacterons seulement les candidats présélectionnés.
Pour appliquer, prière visiter notre site :
HYPERLINK « http://www.cifor.org/careers » http://www.cifor.org/careers
HYPERLINK « file:///\\\\cifor2knas04\\group$\\HR\\Recruitment%20&%20Exit\\Recruitment\\New%20Structure\\FMR\\DRC%20Positions\\Junior%20Scientific%20Expert\\iitadrc-recrutement@iitadrc.org » iitadrc-recrutement@iitadrc.org
Pour en savoir plus sur CIFOR, prière visiter notre site web :
HYPERLINK « http://www.cifor.org » http://www.cifor.org

Les candidatures féminines sont encouragées

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale