Énergie : 2016, une nouvelle année record pour les énergies renouvelables

En 2016, les nouvelles installations des énergies renouvelables ont battu un nouveau record avec 161 GW installés, faisant monter la capacité totale de presque 9% par rapport à 2015, à 2,017 GW. Le solaire photovoltaïque compte pour environ 47% de ces capacités additionnelles, suivi de l’éolien (34%) et l’hydroélectricité (15,5%). C’est ce que révèle le rapport Renewables 2017 Global Status Report (GSR), publié ce vendredi, 16 juin.

Les énergies renouvelables deviennent l’option la plus économique. Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, en Inde, au Mexique, au Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l’électricité chuter à 0,05 dollar/KWh. Ce chiffre est bien en-dessous du coût de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire produite dans ces pays. Les lauréats de deux récents appels d’offre en Allemagne ont ainsi pu proposer de tels tarifs sur la base du prix de gros de l’électricité, sans subventions publiques, ce qui démontre de facto que les renouvelables sont l’option la plus économique.

La nécessité de disposer d’une « charge de base » (« baseload ») est un mythe. Intégrer au réseau une large quantité d’énergie renouvelable est faisable sans avoir recours à une « charge de base » d’origine fossile ou nucléaire, à condition de garantir suffisamment de flexibilité: interconnexions au réseau, couplage électricité-chaleur, nouvelles technologies informatiques et de stockage, véhicules électriques ou encore pompes à chaleur sont autant de réponses. Ce type de flexibilité permet non seulement d’équilibrer les sources dites variables mais aussi d’optimiser le système et de réduire les coûts de production globaux. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de pays puissent atteindre un niveau de 100% renouvelables. En 2016, le Danemark et l’Allemagne ont parfaitement géré des pics de 140% et 86.3%, respectivement.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie des secteurs de l’industrie et des énergies fossiles sont restées stables pour la troisième année consécutive malgré une croissance de 3% de l’économie mondiale et une demande d’énergie en hausse. Ceci s’explique principalement par le déclin de l’utilisation du charbon, mais aussi par la croissance des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique.

Arthouros Zervos, Président de REN21, a déclaré: « Le monde ajoute chaque année encore plus de capacité renouvelable, plus qu’il n’ajoute de capacité fossile, toutes sources confondues. Un des résultats le plus important mis en avant par le GSR 2017 est que les approches holisitiques sont clés: elles doivent devenir la règle plutôt que l’exception. Avec la croissance de la part des renouvelables, il devient impératif d’investir dans les infrastructures ainsi que dans une série d’outils: réseaux de transmission & distribution interconnectés, instruments de mesures pour équilibrer l’offre et la demande, connexion des secteurs (par exemple travailler sur l’intégration des réseaux de transport et d’énergie) ainsi que le déploiement d’une grande variété de technologies permettant le plein essor des renouvelables. »

Toutefois, la transition énergétique ne se déroule pas assez vite pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Les investissements diminuent. Bien que le total des investissements mondiaux dans des nouvelles capacités de production renouvelable représente environ le double de ceux du secteur des énergies fossiles, les investissements dans des nouvelles installations d’énergie renouvelables ont chuté de 23% par rapport à 2015. Parmi les pays émergents et les pays en développement, les investissements dans les énergies renouvelables ont chuté de 30%, atteignant seulement 116,6 milliards de dollars, tandis que dans les pays développés ils ont chuté de 14% pour atteindre seulement 125 milliards de dollars. Les investissements restent toujours largement concentrés sur les secteurs de l’éolien et du solaire photovoltaïque, alors que toutes les technologies doivent être déployées si l’on souhaite contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 degrés.

 

Alfred NTUMBA

Diplomatie verte : l’UE invite les journalistes à sensibiliser davantage la population

L’ambassadeur de l’union Européenne, Barth Ouvry s’est entretenu avec  Réseau Green Journalists Network, pour les inciter à communiquer davantage sur les questions environnementales et sensibiliser la population congolaise à ce sujet. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de journées de la diplomatie verte initiées par le Services Européen d’action Extérieure (SEAE). La rencontre a eu lieu à Kinshasa  à ce vendredi, 16 juin.

Les journaliste membre du Réseau Green Journalists Network lors de la rencontre avec le Chef de la délégation de l’Union européenne en RDC

«  Nous estimons que la lutte contre le changement climatique offre des perspectives illimitées pour inventer de nouveaux et de meilleurs moyens de production et de consommation, pour investir et entretenir des échanges commerciaux, et pour protéger nos vies, nos emplois, nos ressources et nos moyens de substances, au bénéfice de toutes les populations et de la planète, cela passe également par votre implication en tant acteurs clés de l’information », a fait Monsieur Ouvry.

À en croire le Chef de la délégation de l’UE en RDC, pour que la lutte contre le changement climatique soit efficace, il va falloir que tous les pays, quelque soient leur niveau de développement, tiennent compte du climat dans leur processus de planification, de budgétisation et de mis en œuvre.

«  Nous allons suivre de façon continue les avancées à tous les niveaux et nous comptons nous assurer que, les politiques produisent les effets escomptés, en rendant des comptes, en accélérant la mise en œuvre et en favorisant une large adhésion au processus, ainsi que le partenariat, la transparence, et la participation de tous sur le processus de la lutte contre le changement climatique », a précisé Arnold Jacques Dixmude, Expert en charge des questions de l’Environnement et santé à la délégation.

Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur senior pour le changement climatique, le Réseau Grenn Journalist  network  ne doit pas se limiter à sensibiliser seulement l’opinion publique congolaise, mais aussi le monde entier sur l’impact qu’a les effets néfastes des changements climatiques.

« Nous nous réjouissons du fait que la détermination politique à agir face au changement climatique reste élevée.  Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, les progrès en matière de ratification ont été extraordinaires depuis lors : 148 pays sur 197 l’ont déjà ratifié. Et nous encourageons la RDC à le faire le plus tôt possible. Ainsi nous comptons sur vous afin d’atteindre les concernés », a-t-il renchérit.

L’Union européenne et ses États membres restent attachés à un ordre internationale fondé sur des règles, et à une collaboration avec leurs partenaires internationaux pour garantir une sensibilisation, une analyse et une gestion plus large et des meilleures qualités de prise en charge des risques environnementaux et climatiques, en s’appuyant sur toutes les structures pertinentes telles que le G7, le G20 et le Conseil des Nations Unies.

 

Désiré WEMBOLOWA

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE

Diplomatie verte : l’Union européenne invite les populations à préserver l’environnement

A l’occasion de la semaine diplomatique verte, l’Union Européenne a réitéré son engagement d’aider la RDC à préserver son environnement et lutter contre les effets néfastes des changements climatiques et conserver sa biodiversité. Le Chef de la délégation de l’Union européenne, Barth Ouvry l’a déclaré lors de sa rencontre avec le Réseau Green Journalist, ce vendredi 16 juin à Kinshasa. 

De gauche à droite : Arnold Jacques Dixmude (Chef de section environnement et santé à la délégation de l’UE en RDC), Tosi Mpanu Mpanu ( Négociateur senior de la RDC), et Barth Ouvry ( Ambassadeur de l’UE en RDC)

« Nous voulons à travers cette semaine diplomatique verte, sensibiliser les populations sur la protection de l’environnement et la conservation de la nature, qui sont nos objectifs primordial. C’est ce qui justifie même notre appui dans des différents projets environnementaux et notre partenariat avec le gouvernement congolais dans le secteur vert », a-t-il fait savoir.

La semaine de la diplomatie verte est organisée chaque année par l’Union européenne sur demande de ses services extérieurs « The greens diplomatic network ». Elles visent à conscientiser les Etats sur leurs engagements pour la protection de la nature. « La semaine diplomatique est pour nous un moyen de rappeler aux gouvernements leurs engagements à la protection de l’environnement. C’est aussi un moyen pour nous de sensibiliser sur la protection de l’environnement, les changements climatiques afin de favoriser un développement accompagné d’efforts pour atténuer les pressions et maintenir la stabilité du climat », a souligné Arnold Jacques de Dixmude, Chef de section environnement et santé à la délégation de l’UE en RDC.

Les avancés de la RDC dans le processus de ratification de l’accord de Paris et son engagement dans la COP 23 ont été évoqués lors de cette rencontre. Selon le négociateur senior international de la RDC pour les changements climatiques, Tosi Mpanu Mpanu, la question sur la ratification de l’accord de Paris est un acte de souveraineté et de prise de conscience d’un Etat. « Le Gouvernement de la RDC s’est engagé par la signature du Chef de l’Etat, c’est déjà un bon signe. Il ne reste plus que le Parlement congolais ratifie cet accord qui sera une opportunité pour la RDC de bénéficier des fonds liés à l’adaptation et la résilience, sans oublier les autres avantages ». A-t-il déclaré.

Rappelons que les questions climatiques et de conservation de la nature relève du civisme écologique, c’est à dire que ceci fait appel à la responsabilité de tous et de chacun.

 

Jennifer LABARRE

 

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Bukavu : évaluation du processus Whakatane

Une réunion d’évaluation du processus Whakatane
Une réunion d’évaluation du processus Whakatane a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.
Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.
En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Photo de famille lors de la réunion de Bukavu /Photos Alain FPP -Droits réservés

Concilier la conservation à la reconnaissance des droits fonciers des pygmées
Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».
L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

De g à dr, Hon Mubalama, le Gouverneur Cishambo & Lucien Lokumu, Directeur du PNKB
A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.

Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.

En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».

L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

 

Alain Parfait Ngulungu

RDC : la société civile environnementale souhaite voir le nouveau ministre se saisir des urgences

Le ministre de l’environnement et du développement durable, Amy Ambatobe a organisé une séance de travail avec la société civile ce mardi 6 juin, dans son cabinet pour évaluer l’apport et la participation de la société civile à son ministère, et échanger sur les engagements de la société civile environnementale et ses attentes au nouveau leadership qui vient de s’installer à la tête de ce Ministère. 

La délégation de la société civile environnementale conduite par Joseph Bobia, son Coordonnateur, a présenté au Ministre de Environement, les priorités à résoudre dans le secteur.

« Nous avons voulu évoquer la ratification de l’accord de Paris. Il était question de savoir à quel niveau le pays se trouve et quel est le processus. Nous avons souligné le suivi des programmes redd+ mis en place au profit de la communauté locale pour la réalisation des programmes intégrés et généraux », a-t-il précisé.

Les différents problèmes autour des lois forestières et le moratoire sur les forêts de la RDC ont aussi été à la table des discussions.

« Il y a un certain nombre d’engagement que le pays a pris sur les concessions forestières, il faut d’abord que les préalables soient réalisés pour penser au levé du moratoire, il faudra quand même assainir le milieu et éviter les théâtres qu’on a vu auparavant« , a  proposer Joseph Bobia, au Ministre de l’Environnement et du développement durable.

Le coordonnateur de la société civile environnementale a par la suite évoqué les contraintes liées à la foresterie communautaire que connait le pays. « Nous avons parlé du dossier sur la foresterie communautaire, les mesures existent, il ya un décret et l’arrêté en ce sens mais il faut des mécanismes pour accompagner ces mesures à être implémentées à travers le pays avec les communautés locales et l’implication de toutes les provinces. C’est tout un processus auquel le ministre devait en être informé et recevoir nos différentes préoccupations« , a-t-il précisé.

Selon Joseph Bobia, les différentes réformes conduites dans d’autres secteurs de la vie influent négativement sur l’environnement et à la bonne gestion des forêts. Ceci exige  une implication et l’engagement de la société civile environnementale, et le Ministère de l’Environnement et développement durable pour accompagner les différentes réformes devant aider à relever le défi, et assurer  la bonne gouvernance forestière en mettant l’accent sur la gestion durable des forêts et le processus REDD.

Dans les prochains jours, la société civile environnementale entend déposer sur la table du ministre de l’Environnement, ses propositions sur les questions liées à l’eau, à la faune et aux droits des femmes dans la foresterie communautaire.

 

Jennifer LABARRE

JME : lancement à Goma de la campagne « une parcelle, un arbre »

Contrairement aux autres grandes villes de la République démocratique du Congo qui se sont contentées de célébrer la Journée mondiale de l’environnement dans les salles climatisée, où l’on a assisté à des discours élogieux, creux dépourvus d’actions qui s’impose au regard des enjeux de l’heure, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, s’est illustrée par le lancement de la campagne « une maison, un arbre ».

Cette campagne a été lancée par le Ministre provincial de l’environnement, Balthazar Kanyamanza. S’illustrant lui-même aux côtes de la population de Goma, le Ministre a invité les habitants de sa province au respect des arbres pour marquer la connexion avec la nature.

En vue d’impliquer la population de Goma en particulier et celle de province en général dans cette campagne, Monsieur Balthazar Kanyamanza a distribué de plantules d’arbres aux habitants de la ville.

Un match de foot a opposé les jeunes de la ville aux démobilisés. Les organisateurs ont saisi l’opportunité pour distribuer des messages de sensibilisation sur l’importance de préserver  l’environnement aux spectateurs et fanatiques du ballon rond.

Outre cette sensibilisation, chaque spectateur a reçu un arbre à planter dans sa parcelle. Au total près de 1500 plantules ont été distribués à cette circonstance, a affirmé notre correspondant sur place.

Une randonnée des patineurs et cyclistes a permis également de sarcler le triangle vert devant le Gouvernorat du Nord-Kivu. La journée a été marqué également par le reboisement communautaire réalisé à Rubaya dans le Masisi.

 

Alfred NTUMBA, avec le concours de Tuver Wundi

JME : Yolanda Kakabadse, « nous ne devons pas douter de l’importance du défi »

Rapprocher les gens de la nature est impératif pour notre avenir commun et pour notre seule planète. Tel est le sens du message de Yolanda Kakabadse au monde, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

Yolanda Kakabadse, Présidente de WWF International

Dans un communiqué traduit depuis version anglaise, et dont Environews RDC s’est procurée une copie, la Présidente de WWF international invite les nations à considérer l’importance du défi et agir. « Nous sommes à la croisée des chemins dans l’histoire de l’humanité. Nos actions provoquent des changements dans la planète de manière sans précédent, et si nous poursuivons sur cette lancée, les conséquences pourraient être désastreuses. Nous avons encore l’occasion de changer de cap. Si nous nous mettons ensemble pour prendre les mesures décisives nécessaires, nous sommes en mesure de tracer la voie vers un avenir durable où les gens pourront vivre en harmonie avec la nature », a-t-elle déclaré.

Protéger l’environnement et poursuivre le développement économique et social est essentiel non seulement pour notre bien-être, mais cela a également un sens économique. Cela peut également aider à améliorer la stabilité financière et éviter les conséquences de la pénurie de ressources et des dommages environnementaux tels que les inondations, les orages ou la sécheresse. Peut –on lire dans ce communiqué.

Yolanda Kakabadse reste tout de même optimiste quant à la capacité de tous l d’agir local et penser global. « Aujourd’hui, nous entendons souvent parler de notre monde hyper-connecté et pourtant, ce dont nous avons surtout besoin, c’est de nous connecter à la nature, la pierre angulaire de toute vie sur Terre. Si l’humanité peut causer ces dégâts, elle peut les réparer également », a-t-elle affirmé.

La Présidente de WWF internationale exhorte les hommes et les femmes à se connecter à la nature à une échelle plus grande, ce qui pourrait être une expérience à nulle autre pareille. « Il n’y a rien de comparable à se retrouver dans les espaces sauvages, sur une haute montagne, au plus profond d’une forêt ou sur le vaste océan pour ressentir une connexion profonde avec la nature. Mais trop peu d’entre nous ont l’occasion de faire cette expérience. De plus en plus de gens vivent dans des villes, à des kilomètres de la nature », a-t-elle souhaité. « Pour la première fois dans l’histoire, nous savons que nous pouvons détruire notre avenir. Mais nous savons aussi ce que nous devons faire pour préserver cet avenir et qu’ensemble, réellement, tout est possible ».

En 2016, le rapport Planète vivante du WWF a révélé que les chiffres mondiaux de la faune ont baissé de deux tiers dans les 50 dernières années jusqu’en 2020, entièrement du fait de l’activité humaine. La perte d’habitat, la dégradation et la surexploitation de la faune ont atteint des niveaux sans précédent en moins du laps de temps d’une seule vie humaine.

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus intenses et fréquentes. Dans le sud et l’est de l’Afrique, un El Niño anormalement fort l’année dernière, conjugué à des températures record, a laissé 36 millions de personnes dans la sécheresse et la famine.
Alfred NTUMBA

JME : la RDC consacre le mois de juin 2017 à l’environnement

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, la République démocratique du Congo par l’entremise du Ministre de l’environnement et du développement durable, vient de décréter le mois de juin 2017, « mois de l’environnement ». Amy Ambatobe l’a déclaré ce lundi 05 juin, lors d’une conférence organisée à l’Ecole régionale post universitaire d’aménagement et gestion intégré des forêts et territoire tropicaux (ERAIFT).

De gauche à droite, Maman Sidikou, Représentant du SG de l’ONU, Amy Ambatobe, Ministre congolais de l’environnement et Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD-RDC

« Nous avons une responsabilité historique de léguer à notre descendance un environnement sain pouvant leur permettre de s’épanouir convenablement. Pour donner un cachet spécial à cette célébration, mon Ministère décrète ce mois de juin (mois de l’environnement) », a-t-il déclaré.

A en croire le Directeur de cabinet du Ministre de l’Environnement, plusieurs activités sont prévues pour célébrer l’environnement durant ce mois juin, notamment l’organisation d’un Salon de l’environnement.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sidikou, le thème retenu pour célébrer cette journée stimule la conscience environnementale mondiale et encourage l’action politique. « Je suis convaincu que le changement vers le développement durable pour la planète et pour l’homme est possible et s’opère grâce à des actions courageuses et inspirantes. Que l’on agisse localement pour résoudre un problème au sein de sa communauté ou que l’on poursuive une grande idée à l’échelle national, nos action inciterons d’autres personnes à nous suivre », a-t-il déclaré.

Maman Sidikou a par ailleurs exhorté tous les gouvernements du monde entier à maintenir le cap et rester déterminés pour mettre en ouvre l’Accord de Paris. « L’objectif de développement durable 13 incite à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changement climatiques et leurs répercussions. Dans cette perspective, les Nations unies réitèrent leur engagement à l’Accord de Paris dont la RDC est signataire. Les nations unies réaffirme leur soutien à mener les efforts face au défi indéniable que représentent les changements climatiques », a-t-il précisé.

Notons que la dégradation de l’environnement et les effets de changements climatiques se font de plus en plus ressentir en Afrique en général et RDC en particulier. Ceci impose aux nations de repenser la question des causes de ces changements, et promouvoir des alternatives adéquates pour une planète vivable.

 

Alfred NTUMBA

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