Forêt : Plus de 125 hectares des forêts sauvées en dix mois grâce à l’usage du gaz domestique

10 mois après le lancement du projet  de lutte contre la déforestation par l’usage du gaz domestique, le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamungabo a effectué pour la troisième fois une visite d’inspection au sein de l’entreprise So’gaz, ce vendredi 8 janvier 2020. 

 Il était question pour le ministre au cours de cette visite d’inspection se s’enquérir des avancées enregistrées en rapport avec les kits de cuisson par gaz domestique que le gouvernement avait rendu à l’entreprise dans le cadre duditprojet. Le tableau statistique renseigne que 49 951 kits ont été vendus, et un volume de gaz de pétrole liquéfié de l’ordre de 2 895,64 consommé, soit une estimation d’environ 125 hectares des forêts sauvées.

« Je suis satisfait. C’est un projet qui est entrain de réussir. Ce qui est intéressant ce qu’avec la vente de plus  49 mille kits, nous avons pu sauver un grand nombre d’hectares des forêts, grâce au financement du gouvernement. Ca vaut de la peine d’être poursuivi étant donné qu’il porte de grands résultats », a déclaré Claude Nyamungabo.

Le ministre a rassuré que le partenariat entre son ministère et la société SOGAZ marche bien. Il attend le renouveler le plus vite possible pour poursuivre ces efforts.« Je félicite l’entreprise. Les ambitions pour 2021 sont de doubler la subvention du gouvernement à ce projet mais également l’étendre vers d’autres provinces à savoir le Kwango, le Kongo central et le Kwilu », a-t-il poursuivi.

Les chiffres enregistrés au cours de cette première phase sont encourageants d’après le responsable de cette entreprise. Les résultats obtenus démontrent qu’il est possible de réduire la pression des congolais sur les forêts, en mettant à leur disposition des alternatives  simples, efficaces et  faciles d’accès.

« Ces kits sont là pour permettre à un grand nombre de la population de consommer le gaz à la place des charbons. Je suis très content d’être associé à ce programme où le gouvernement a sollicité l’achat des kits. Bien que nous avons eu quelques soucis logistiques, d’approvisionnement et d’accessoires. Plus nous vendons le gaz  moins on consommera les charbons de bois par conséquent plus des forêts seront sauvées. C’est pourquoi nous avons l’ambition de continuer le projet cette fois-ci avec des kits avec des  bombonnes de trois kilos que l’on va lancer »,a rapporté Denis Couturier, directeur général de SOGAZ

Pour rappel,  la société SOGAZ a été désignée pour accompagner le gouvernement dans cette sa vision de réduire la déforestation. Elle est une filiale de la Société Congolaise des Industries de Raffineries (SOCIR), dans laquelle l’Etat congolais est actionnaire à 50%, la société attend apporter encore plus au cours de cette année pour la deuxième phase du projet. 

Avec 49 951 kits déjà vendus et 155,92 hectares de forêt sauvée, le gaz domestique se révèle comme une des  solutions durables au besoin de cuisson des congolais ainsi qu’au problème de déforestation en RDC.    

Albert Muanda

Biodiversité : One Planet Summit, « On ne peut parler de l’environnement mondial sans penser à la RDC » (Dieudonné Musibono)

En prévision de la prochaine édition du sommet One Planet Summit qui se tiendra à Paris le 11 janvier de l’année en cours, nous avons pu obtenir une interview exclusive du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge de l’Environnement et Développement Durable, Dieudonné Musibono. Il a saisi cette occasion pour rappeler que la RDC reste un grand pays qui dispose une méga biodiversité incommensurable. De ce fait, notre pays a un rôle a jouer dans le concert des nations, surtout en ce qui concerne l’environnement.

« La crise liée à la Covid-19 est venue nous rappeler de façon dramatique l’importance de la Nature pour nos vies quotidiennes ainsi que nos économies. Ceci dit, la biodiversité est pour nous une assurance vie. Pourtant, les atteintes aux écosystèmes connaissent un niveau sans précédent et auront des conséquences majeures sur nos modes de vie dans les décennies à venir. Il sera donc l’occasion de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale sur la protection de la nature, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise », a-t-il indiqué. 

A la question de savoir quelle est la position de la RDC à ce sommet, le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge de l’Environnement et Développement Durable a répondu en ces termes, je cite : « on ne peut parler de l’environnement mondial sans penser à la République Démocratique du Congo. Notre pays étant le deuxième poumon vert du monde, c’est lui qui purifie l’air qui apporte des avantages au niveau de l’humanité. La RDC ne peut manquer à ces assises« . 

Pour le professeur Musibono, le plus grand défi de cette nouvelle édition de One Planet Summit devrait être celui de rendre effectifs les engagements des parties ayant signé et ratifié la convention sur la protection de l’environnement, qui à son avis, est restée lettre morte. Elle n’existe que dans les textes et non acte, insinue-t-il. A titre d’exemple, les espèces protégées continuent à être tués et vendus, et les Etats ferment les yeux.

La RDC avec ses forêts considérées à ce jour comme un patrimoine mondial doit impérativement tirer profit des services écosytemiques qu’elle rend à la planète. Abordant dans le même sens, le conseiller du chef de l’Etat n’ a pas hésité de fustiger le retard que connait la RDC dans la transformation de son potentiel forestier en une richesse réelle, sans attendre beaucoup de l’exterieur..

« Nous sommes incapables de transformer nos matières pourtant les richesses réelles sont créés à partir des ressources naturelles. Voilà pourquoi nous sommes en retard. Nous sommes habitués à la cueillette car la nature nous offre tout, notre sol étant très riche. Néanmoins, c’est possible de relever la pente. L’Allemagne est parti d’un pays anéanti après la première guerre mondiale, à une puissance européenne. Ainsi, la RDC peut faire pareille en réfléchissant et en osant »,a-t-il martelé.

Pour la petite histoire, le One Planet Summit est une plateforme d’engagements pour relever le défi du changement climatique. Ce sommet qui est une initiative du Président français, est l’occasion d’agir pour la biodiversité et de relever le niveau d’ambitions de la communauté internationale sur la protection de la nature et sur le climat, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise actuelle.

Notons par ailleurs qu’en marge de cette édition qui s’ouvre à Paris en début de semaine, le chef de le l’Etat français , Emannuel Macron a échangé avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi.

Sarah MANGAZA

Forêts : Kinshasa va recevoir le prochain sommet des chefs d’État du Bassin du Congo

Le troisième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Commission pour les forêts d’Afrique centrale (Comifac) aura lieu dans le premier trimestre de l’année 2021 à Kinshasa. Il sera consacré, entre autres, à la révision du traité relatif à la conservation et la gestion durable des écosystèmes, y compris l’évaluation du niveau des partenariats et des financements.  

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

« Les dirigeants des dix pays concernés tenteront de revisiter le traité instituant la COMIFAC quinze ans après sa mise en place en février 2005. À travers ce texte, les chefs d’État et de gouvernement ont pris l’engagement de développer les fiscalités forestières, de créer de nouvelles aires protégées, d’accroître la participation des populations rurales aux plans de conservation de la biodiversité et réaliser les actions prioritaires contenues dans le plan de convergence de la Comifac »,indique les organisateurs.  

Le dernier axe lié aux financements durables retiendra l’attention des participants à ce troisième sommet des chefs d’État et de gouvernement. L’on pourra évoquer la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2021, dans le cadre de la facilitation du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) assurée par la République fédérale d’Allemagne.

« Cette feuille de route entend mettre l’accent sur la promotion et le renforcement de la coopération intensive pour un leadership transparent et concerté entre les différentes parties prenantes (les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, les partenaires au développement, les communautés rurales) »,a rapporté les organisateurs. 

La facilitation allemande insiste notamment sur la pertinence des forêts du Bassin du Congo dans les efforts mondiaux de conservation de la biodiversité et la poursuite de l’identification des possibilités de financement à long terme du plan de conservation des ressources forestières.

Il faut rappeler que l’annonce de la tenue du sommet des chefs d’État a été faite récemment par la Comifac, qui a cité le ministre congolais en charge de l’Environnement, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Cette rencontre dont la date reste à préciser se tiendra sous la houlette de Félix Antoine Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo. 

Albert Muanda

Forêt : Politique forestière et revue légale des titres forestiers où en sommes-nous ?

Beaucoup d’acteurs de l’environnement ne cessent de se poser la question de savoir qu’en est -il exactement de la politique forestière de la République démocratique du Congo ? Non sans raison, car, selon les prévisions du ministre de l’Environnement et Développement durable, ce document essentiel de la gestion des forêts devait être disponible en fin d’année 2020. Hélas, l’année à peine a fini sa carrière, mais un silence radio s’est installé. 

Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, le directeur général en charge des forêts, José Ilanga est revenu sur les avancées déjà enregistrées et les difficultés qui minent l’aboutissement de ces deux projets, à savoir la politique forestière nationale et la revue légale des titres forestiers.

La politique forestière

Si l’année passée n’a pas vu clore ce document tant attendu, c’est à cause de la pandémie de la Covid-19, rassure le directeur général. « On a pas pu avoir ce qu’on voulait à la fin de l’année, mais le processus continue ».

Ce processus qui se veut participatif a permis de réunir plusieurs acteurs au tour de la table, au cours de l’année passée. Le secteur privé, les organisations de la société civile, les Ongs internationales, et les acteurs étatiques transversaux ont pu apporter leurs contributions au draft du document de la politique forestière.  

Pour Monsieur Ilanga, la pandémie n’a pas permis de consulter les acteurs dans les provinces. 

« Nous attendons la grande réunion du Conseil consultatif national des forêts. Parce que cet organe est appelé à jouer un grand rôle dans ce processus et dans celui de la revue légale », a renchéri le DG des forêts. « Cet organe va intervenir dans toutes les étapes pour orienter certaines options qui seront prises au niveau de la commission inter ministérielle ». 

Sauf imprévue, cette grande réunion pourrait se tenir à Kinshasa au cours de la deuxième quinzaine du mois de janvier, a informé le DG.  

La revue légale des titres forestiers

Concernant la Revue légale des titres forestiers, la bonne nouvelle est que l’Union européenne va financer ce processus. Selon le directeur général en charge des forêts, les discussions ont déjà beaucoup avancé. 

« Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à l’étape de recrutement du bureau d’études. L’UE avec l’accompagnement des ministères de l’Environnement et des finances a déjà lancé l’appel d’offre de recrutement d’un bureau international. Nous attendons dépouiller les offres dans jours à venir », a précisé le DG.

Toutefois, la principale contrainte aujourd’hui ce n’est pas l’argent, mais c’est plutôt la pandémie. Ce haut cadre du ministère de l’Environnement reste tout de même optimiste sur le début des travaux de la revue légale dans les jours qui viennent et la validation du document de la politique forestière nationale.

Alfred NTUMBA 

Assainissement : Un an après, Kinshasa Bopeto réalité ou utopie ?

Lancé avec pompe, il y’a une année par le chef de l’Etat congolais, le programme gouvernemental de la ville de Kinshasa ne cesse de faire parler de lui. Pris dans son volet assainissement, Kinshasa Bopeto, programme cher à Gentiny Ngombila Mbaka, laisse sans mots certains kinois qui le scrutent avec dédain. 

Deux problématiques sont à la base de l’échec de l’opération Kinshasa Bopeto, pensent les techniciens de l’environnement. Pour les uns, il y’a le manque d’une politique clairement définie et les moyens de celle-ci, pour ne pas parler de la volonté. Tandis que les autres évoquent la difficulté liée à l’anarchie et l’incivisme. 

«Kinshasa Bopeto nous avait donné beaucoup d’espoir surtout lors de son lancement, nous avons senti que cette fois-là, il y a des autorités qui ont le souci de changer les choses.  Mais visiblement on se retrouve devant les mêmes personnes avec les mêmes habitudes », a indiqué l’horticulteur Jean Mangalibi.

Comme Manngalibi, tous les kinois pensaient voir leur ville redorer son imager longtemps ternie, mais hélas, Kinshasa Bopeto, n’est qu’un éléphant blanc. « L’on assiste plutôt à des autorités qui vendent des idées et qui ne les concrétisent pas sur terrain », s’indique Alexis Muamba, étudiant à l’IBTP.

Une vision mal définies ?

Une année après, rien n’a changé. Par contre, l’on se pose de question si réellement la ville de Kinshasa dispose d’une politique de gestion des déchets. Par ici et par là, les montagnes des immondices refont surface. 

« Le gouverneur est dans le sensationnel et n’a pas une equipe de techniciens capables de changer les choses. Nous lui avons écris pour qu’on digitalise les services d’assainissement (controler les flux operationnels des dechetteries et les optimiser) numériser le secteur pour maitriser les acteurs et agir efficacement. Mais les actions réelles qui doivent être faites se butent à des non reponses, une lettargie qui me laisse sans mots. Si javais ses coordonnées directs ou ceux de sa hierarchie j’allais refaire un plaidoyer« , indique Ben Kalala, acteur d’assainissement.

Certaines stations de transit construites par l’Union européenne ont quasi disparu. Ces sites sont transformé en des stations-services, ou les débits de boisson. Les agents de la RASKIN (Régie d’Assainissement de Kinshasa), commis à la collecte des déchets ménagers sont souvent démotivés. Les éboueurs qui le font à leur gré, les jettent dans les caniveaux et rivières, cela au vu et au su de l’autorité urbaine.  En réalité, Kinshasa Bopeto n’a fait qu’empirer la situation, s’indignent les observateurs . 

Pour Fiston Ilangi, le manque d’un plan urbanistique est l’une des causes à la base de ce problème que la ville n’arrive toujours pas à résoudre.  « En matière d’urbanisation, il y a deux opérations à respecter et à exiger avant l’occupation d’un terrain : Premièrement,  l’opération de lotissement et deuxièmement l’opération de  tram-d’ accueil. C’est à dire qu’avant de permettre aux gens d’occuper une zone X il faut au préalable procéder au lotissement de cet espace et deuxièmes à l’assainissement de la tram-d’ accueil. Ce qui ne se fait pas à Kinshasa », a-t-il déploré. 

On doit, en amont les caniveaux, connaître les eaux à évacuer,  ce qui n’est pas le cas à Kinshasa malheureusement  s’étonne cet urbaniste dans une interviews accordée à Environews RDC.

« À Kinshasa nous assistons à des quartiers spontanés sur le plan urbanistique, et surtout dans les zones dangereuses où la pente est moins de 2%, sans savoir que ce sont des zones inondables », a-t-il ajouté. 

Changement de paradigme

Il n’est pas si tard de faire mieux dit-on, l’autorité urbaine devrait revoir ses calculs, si réellement il veut voir son programme prendre corps et répondre aux attentes de ses administrés. 

Pour cela il faut de la rigueur et du sérieux. Il faut également associer d’autres acteurs importants à cette lutte, qui ne pourra aboutir qu’avec une véritable rupture avec le passé. 

Les kinois utilisent les caniveau comme dépotoir d’immondices, sans en être inquiets.  Les agents de l’OVD curent les caniveaux et laissent les déchets à coté sans en être redevables. Tous les comportements d’incivisme environnemental devraient  sévèrement punis, si réellement l’on veut voir Kinshasa Bopeto réussir dans son axe assainissement. 

Qui veut aller loi prépare sa mouture dit-on, Ngombila devrait mobiliser davantage des moyens financiers conséquents pour pouvoir réussir son pari, de voir Kinshasa redevenir propre, un défi que tous ses prédécesseurs n’ont pas pu relever. 

Désiré WEMBOLOWA.

Foncier : A partir du 15 janvier, de nouvelles mesures pour éviter la superposition des titres

Le ministre des affaires foncières, Molendo  Sakombi a dans une note circulaire annoncé la mise en place des nouvelles mesures pour éviter la superposition des titres, à la base de plusieurs conflits. Il s’agit notamment des annotations à apporter sur les contrats de concession foncière et les certificats d’enregistrement. La note circulaire adressée au services concerné a été signée le 29 décembre 2020, à Kinshasa.

Une vue du jardin de la primature à Kinshasa / Photo droits tierce

«Je vous enjoins à dater du 15 janvier 2021 de porter une incise spéciale aux différents contrats de concession foncière que vous serez appelés à préparer pour la république démocratique du Congo, en mentionnant clairement les informations géo- référence de la parcelle de terre à concéder, par la mise en évidence des coordonnées géographiques(Altitude, Latitude, Longitude, des sommets  de la parcelle », Précise le ministre. 

A en croire le ministre, ces coordonnées géographiques ci-haut mentionnées  seront affichées sur toutes les pages du certificat d’enregistrement. Désormais, tout manquement à cette instruction sera rigoureusement sanctionné.

Il a par ailleurs déploré le fait que depuis son avènement à ce ministère, plusieurs cas de superpositions des titres sont soumis devant les cours et tribunaux en instruction des dossiers litigieux. 

Notons par ailleurs que le secrétaire général aux affaires foncières sera tenu à assurer une large diffusion de la présente mesure, ainsi qu’à veiller à son exécution.

Nelphie Mie

Conservation : 5 écogardes auteurs de viol et tortures dans le parc national de la Salonga condamnés à Mbandaka

Les cinq écogardes trempés dans une affaire de viol et tortures des communautés riveraines du Parc national de la Salonga, dans la partie nord-ouest de la République démocratique du Congo, viennent d’être condamnés par  la Cour militaire de la Province de l’Equateur. L’arrêt de la cours a été rendu ce lundi 28 décembre à Mbandaka, confirme une source judiciaire à Environews. 

Siégeant en second degré, la cour militaire a annulé dans toutes ses dispositions le jugement rendu à Boende et condamné les prévenus à de sentences allant de 5 à 20 ans de servitude pénale, pour viol et tortures. Les prévenus ont été immédiatement mis au frais sur instruction du juge de la cour. 

Contrairement à l’arrêt rendu à Boende, lequel avait acquité les pricipaux acteurs et condamné par défaut un écogarde absent, la Cour militaire de l’Equateur a condamné le premier prevenu pour viol à 20 ans de prison, un  autre à 15 pour tortures, les 3 autres écogardes pourront écoper de 5 ans de prison pour tortures également, et un seul a été acquité.

L’arrêt de la Cour dispose également que l’ICCN devra payer la somme de 100.000 dollars américains pour réparation de préjudices causées aux victimes. 

C’est une bonne nouvelle pour les acteurs de la société civile qui ont appris la nouvelle. “je suis satisfait de voir ces ecogardes condamnés et espérons que cet arrêt sera exécuté et que les 4 victimes de ces actes (viol et tortures) seront bien dédommagées”, a commenté Maitre Blaise Miudodosi, coordonnateur de l’ONG APEM.

Du côté de l’ICCN, aucune déclaration n’a encore été faite à ce sujet, en attendant d’être saisi officiellement de l’arrêt de la Cour.

Notons que que cette affaire s’est éclatée après une enquête minutieuse menée par une organisation internationale. L’enquête avait mis en cause le WWF qui apportait son appui aux écogardes de cette aire protégée en co-gestion avec l’ICCN. Lors d’une réunion tenue à Kinshasa en mai 2019 entre les directeurs généraux du WWF international, de l’ICCN et du ministre de l’Environnement et du développement Durable de la RDC, il a été convenu la fin immédiate des patrouilles conjointes entre les écogardes et unités militaires, en attendant l’aboutissement des enquêtes.

Nelphie MIE

Energie : Discours de Félix Tshisekedi à la nation, Idriss Mufuka salue l’engagement dans la lutte contre la précarité énergétique

Quelques jours après l’adresse du chef de l’Etat à la nation congolaise, l’ingénieur Idriss Mufuka Kudiye a salué l’engagement de Félix Tshisekedi dans la lutte contre la précarité énergétique. Dans une tribune publiée sur son mur Facebook, cet expert en énergie renouvelable est allé plus loin pour apporter sa contribution pour la matérialisation de cet engagement du chef de l’Etat. 

Idriss Mufuka, expert en énergie renouvelable .

« Je lui propose de faire une réforme systématique au sein de toute les structures publiques  du secteur de l’électricité en RDC, et la mise en place d’une stratégie permettant à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Electricité (ARE), l’Agence nationale en cherche d’électrification en milieux périurbains (ANSER) et l’Agence congolaise de la Transition énergétique et écologique et Développement durable (ACTEDD) de travailler en synergie”, a-t-il indiqué. 

Sans passer par le dos d’ la cuillère, Idriss Mufuka propose également la privatisation de l’un des départements de la SNEL. Cette entreprise du portefeuille de l’Etat qui continue à marcher comme un canard boiteux, ceci malgré l’engloutissement des plusieurs millions de dollars de la Banque mondiale.

Non sans dire que l’assainissement du climat des affaires reste un préalable pour attirer les investisseurs privés du secteur de l’électricité à venir exploiter le potentiel électrique de la RDC. L’Etat devrait également penser à une programmation des financements et ainsi allouer un  budget conséquent au secteur de l’énergie pour la période 2021-2030.

A l’Assemblée Nationale, je suggère la révision de la loi 14/011/ qui régit le secteur de l’électricité en RDC, car elle présente beaucoup de faiblesses et ne table que sur une seule forme d’énergie (hydroélectricité) et pourtant le pays regorge plusieurs potentiels énergétiques”, a précisé Ingénieur Mufuka. 

En conclusion, il a proposé la création d’un fonds national pour la maintenance des infrastructures énergétiques de la RDC.

Alfred NTUMBA

Conservation : L’ICCN Grand Katanga craint la disparition de certaines espèces animales dans le complexe upemba-kundelungu

Cette alerte fort sonnée par les dirigeants de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), sous son ancienne configuration de l’ex-Katanga risque de devenir une réalité dans les années à venir. cette organisation étatique a informé que si rien n’est fait plusieurs espèces animales risquent de disparaître dans les parcs nationaux d’Upemba et Kundelungu. La société civile du grand Katanga a été la première à en être informée, lors d’un atelier organisé à cette intention..

« Si rien n’est fait à ce jour, certains animaux disparaîtront de nos parcs et les générations futures n’auront que l’histoire sur ces espèces, a indiqué Claudel Tshibangu, chargé de suivi évaluation et communication au sein de l’ICCN, dans le cadre du projet de gestion du complexe Upemba-Kundelungu

Cet atelier visait premièrement à présenter aux acteurs de la société civile les grandes cibles de conservation (espèces clés) de ce patrimoine mondial. Parmi ces espèces clés figurent notamment les éléphants, zèbres, hypopotames et les grands Kudu.

« Pour nous aider à mieux gérer les espèces clés et diminuer des menaces sur ces espèces, nous avons besoin de l’apport de toutes les parties prenantes particulièrement les organisations de la société civile d’autant plus qu’elles sont proches des communautés« , a indiqué Monsieur Tshibangu.

L’ICCN a saisi l’occasion pour relever les dangers qui guettent au quotidien le complexe Upemba-Kundelungu, et le défi de sa gestion durable. Parmi les dangers, il y’a entre autres, le braconnage sous toutes ses formes, la pêche illicite dans les lacs et rivières, la pollution des eaux par l’exploitation illégale des minerais, etc.

À l’issue quelques recommandations ont été formulés par les acteurs de la société civile. La plus importante a été la mise en place d’une synergie pour permettre une collaboration permanente entre l’ICCN et ses partenaires de la société civile.

Notons que cet atelier a été organisé grâce à l’appui financier de l’Union européenne et l’appui technique du comité néerlandais de l’Union Internationale de la Conservation de la Nature.

Demester Maloba, depuis Lubumbashi

Pollution : L’eau potable à Kinshasa, les couteaux que nous avalons aisément (Tribune de Bertin MBUYA KILABI)

Chaque jour, en moyenne, nous sommes censés prendre 2L d’eau et demi par jour. Introspections-nous un instant sur l’eau potable que nous consommons dans certains  quartiers à Kinshasa. Si 100 ml d’eaux usées analysées peuvent contenir plusieurs millions de bactéries coliformes, ainsi, un tuyau troué dans un circuit de distribution d’eau potable est une problématique environnementale sévère de santé publique à Kinshasa et partout en RDC.

Car, de part la grandeur du trou, un tuyau troué est capable d’engorger des dizaines des litres d’eaux usées contenant des centaines des milliers des coliformes fécaux lorsqu’il pleut (sachant que lors des inondations il y a aussi les eaux vannes qui circulent), beaucoup de maladies d’origine hydrique tuant à petit feu telles que la Typhoïde, le Choléra, la Dysenterie, l’hépatite, la Poliomyélite etc… sont les plus souvent dépistées, non seulement à Kinshasa ou en RDC, mais chez toutes les populations, sans exception aucune, qui consomment quotidiennement ces genres d’eaux polluées par les agents pathogènes.

En dehors de la pollution microbiologique, la pollution chimique ne serait pas non plus une surprise car les eaux pluviales contiennent des pollutions de types diverses, et ruissellent même certains effluents industriels non traités contenant des éléments chimiques toxiques, en l’occurrence les métaux lourds comme le Plomb (Pb), le Mercure(Hg), l’Arsenic(As), le Zinc(Zn)… qui, étant non biodégradables, leur accumulation dans l’organisme engendrerait des conséquences graves et souvent irréversibles sur la santé des autres êtres vivant dans les écosystèmes récepteurs (lac, rivière, fleuve etc…) et ces dernières peuvent aussi atteindre directement l’homme qui boit les eaux contenant ces éléments ou via la chaîne alimentaire.

D’où, il est nécessaire que les entreprises de traitement d’eau potable et les industriels prennent en compte cette petite analyse d’impacts environnementaux et sociaux pour améliorer leurs circuits de distribution d’eau potable chez les kinois ; et aux industriels de traiter leurs effluents avant de les jeter dans les écosystèmes récepteurs (Fleuve Congo par exemple) en vue de promouvoir une eau saine pour une santé saine et une eau ressource durable.

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