Santé : Et si les Maladies Tropicales avaient autant d’attention que la COVID-19? (Tribune de Francine NTOUMI)

Alors que la pandémie COVID-19 menace de monopoliser d’importants financements précédemment destinés à lutte contre des maladies infectieuses beaucoup plus dévastatrices, je cherche une lueur d’espoir. Tout au long de l’année, la pandémie COVID-19 a retenu l’attention du monde, donnant l’impression qu’aucune autre maladie n’avait jamais été plus importante, plus contagieuse ou plus mortelle.

J’ai fondé un institut de recherche à but non lucratif en 2008 au sein duquel nous avons mis en place le premier laboratoire de biologie moléculaire affilié à la seule université publique du pays, en République du Congo. Depuis, nous caractérisons les agents pathogènes tels que ceux responsables des gastro-entérites, du paludisme, du VIH, de la tuberculose (TB) et du chikungunya – qui, ensemble, infectent plus de 250 millions de personnes chaque année dans le monde avec une mortalité allant au delà de 2,5 millions. Afin de vérifier l’efficacité des traitements, nous évaluons le développement de la résistance aux antipaludiques, aux antirétroviraux et aux antibiotiques.

Nos programmes de recherche déjà bien en place, nous ont donc permis de passer à l’évaluation des tests de diagnostiques rapides et de réaliser les études séro-épidémiologiques au sein de la population afin d’évaluer la propagation du COVID-19 au Congo et assurer la sécurité des travailleurs de la santé. Depuis mars, les trois quarts de notre temps sont consacrés au COVID-19.

Cela m’a contraint à reléguer au second plan une décennie de recherches consacrée à la lutte contre les autres maladies infectieuses qui, d’ailleurs, ne cessent de mettre à rude épreuve notre système de santé. Et ce n’est pas seulement le cas dans mon laboratoire. En octobre, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signalé que les progrès contre la tuberculose pourraient stagner: dans les pays ayant une forte incidence, le nombre de personnes diagnostiquées et prises en charge a diminué d’un quart par rapport au chiffre de l’année dernière. Cela est dû en grande partie à la mise en place des mesures de confinement dans beaucoup de pays, avec pour conséquence une baisse significative du taux de consultation dans les hôpitaux et centres de santé.

En Ouganda, la mortalité maternelle a augmenté de 82% de janvier à mars, et en raison du COVID-19, le nombre de nouveaux cas de VIH et de patients commençant un traitement antirétroviral (et un traitement pour prévenir la tuberculose) chutent de 75% ( D.Bell et al . Am. J. Trop. Med. Hyg. 103 , 1191-1197; 2020 ). Ces traitements ne peuvent être bien conduits que grâce à une sensibilisation communautaire active. En septembre, des chercheurs de l’OMS et d’ailleurs ont modélisé ce qui pourrait se passer si la distribution de médicaments antipaludiques et de moustiquaires insecticides pour prévenir le paludisme diminuait jusqu’à 75% (DJ Weiss et al. Lancet Infect. Dis. Https://doi.org/fg3n ; 2020). Si cela se produit, tous les progrès réalisés contre le paludisme au cours des 20 dernières années pourraient être perdus.

Mon message n’est pas de dire que les efforts contre le COVID-19 sont malavisés, mais que je suis plutôt découragée que de tels efforts n’aient pas été ralliés et simultanément consacrés à la lutte contre d’autres maladies infectieuses. Parfois, tout en réalisant des tests de diagnostic pour suivre la propagation du COVID-19 dans mon pays, je continue à me poser des questions fondamentales sur une  maladie sur laquelle je travaille depuis 25 ans. Et si le monde s’était attaqué au paludisme avec l’énergie désormais dédiée au coronavirus? Le paludisme aurait peut-être été vaincu?

Des organisations philanthropiques, telles que la Fondation Bill & Melinda Gates à Seattle, Washington, ont accéléré la recherche contre le paludisme et d’autres maladies. Les décès dus au paludisme ont diminué de près de 31% entre 2010 et 2018. Certains traitements ont été développés en Afrique (où des essais pour le vaccin Ebola ont également été menés). Mais ces efforts ne restent toujours pas comparables à ceux consacrés contre COVID-19.

Plus de 90% du taux de mortalité mondial dû au paludisme se trouve en Afrique. Un enfant meurt du paludisme toutes les 2 minutes. Pour les survivants, ces maladies infectieuses enferment un cercle vicieux. Elles rendent difficile l’assiduité au travail et à l’école, favorisant ainsi un cadre propice à la pauvreté et la propagation de la maladie au sein des populations. Malheureusement, les personnes les plus vulnérables n’ont pour la plupart pas de moyens suffisants pour se prendre en charge.

Afin de minimiser ces disparités, je me suis fixé pour objectif d’apporter ma pierre à l’édifice en identifiant des actions concrètes et nécessaires pour renforcer les capacités de recherche en Afrique en général et dans mon pays en particulier.

Un aspect positif de cette pandémie est que les dirigeants africains, qui avaient développé la mauvaise habitude de mettre tous leurs espoirs dans l’aide au développement, ont creusé dans leurs propres budgets pour lutter contre le COVID-19. Le secteur privé, y compris les compagnies pétrolières et les banques locales ont été d’une grande aide. Si cette volonté se poursuit après la pandémie, les capacités de recherche augmenteront dans toute l’Afrique. Ainsi, nous pourrons littéralement «reconstruire en mieux» après la pandémie.

Pendant le confinement, des chercheurs et des ingénieurs ont développé des prototypes de respirateurs fabriqués au Congo à partir de composants recyclés, faisant preuve d’initiative et de créativité qui devraient se retrouver dans d’autres domaines de la recherche en santé. Nous devons mettre en place des laboratoires fonctionnels et bien équipés pour dynamiser ce travail. J’espère également que le dynamisme et la richesse des échanges scientifiques depuis janvier 2020 se poursuivent et s’intensifient. Nous devons établir des collaborations solides au niveau national (avec d’autres instituts de recherche), régional (avec les pays voisins) et avec des réseaux régionaux et internationaux, tels que le Réseau de recherche clinique en Afrique centrale (CANTAM) et le Réseau panafricain pour la recherche rapide, la réponse et Préparation aux épidémies de maladies infectieuses (PANDORA), que je coordonne.

Plus important encore, nous devons former localement la prochaine génération de scientifiques. Je me dis que COVID-19 aidera dans cet exercice. J’ai juste besoin de postuler à de nombreux appels à propositions de subventions pour les recherches sur le SARS-COV-2, en collaboration avec des collègues de toutes les régions du monde. Ce financement sera l’occasion de former des chercheurs qui passeront aux maladies tropicales dès que la nécessité de lutter contre le COVID-19 deviendra moins pressante.

Pour mener à bien mon travail jour après jour, je suis obligée de voir la pandémie du COVID-19: comme une opportunité de construire des structures qui réduisent le fardeau de toutes les maladies tropicales. Je ne veux pas penser à un monde où cela ne se produirait pas.

Francine NTOUMI

Forêt : Le WWF-RDC renforce les capacités des acteurs de la société civile sur la transparence dans l’exploitation forestière en RDC

Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) a procédé au renforcement des capacités des acteurs de la société civile environnementale sur les exigences légales mises en vigueur en matière d’exploitation forestière en République démocratique du Congo. Cette séance de formation a eu lieu ce lundi 21 décembre à Kinshasa, avec la facililtation de la Cellule technique APV / FLEG du Ministère de l’Environnement. 

Elle avait pour objectif global de renforcer les capacités de ces acteurs de terrain afin de leur doter des outils nécessaires à la gouvernance forestière. « Nous avons voulu transmettre notre savoir-faire en ce qui concerne la législation forestière aux membres de la Coalition nationale Contre l’Exploitation Illégale de Bois, tout en se basant sur le Code forestier et l’arrêté 088 qui englobe la réglementation sur l’exploitation forestière industrielle et artisanale du bois», a renseigné Jean Wabangawe, membre de la commission technique APV/FLEG. 

Six principes complémentaires couvrant l’ensemble des dispositions législatives de ce secteur ont fait l’objet des leçons au cours de cette formation. Il s’agit de l’entité ayant  une existence légale en République Démocratique du Congo,  l’entité détenant les droits d’accès légaux aux ressources forestières, l’entité  devant respecter les conditions légales relatives au travail et les droits des communautés locales et peuples autochtones, de  la législation en matière de l’environnement et de la conservation de la diversité biologique, d’aménagement, d’exploitation forestière et de  transformation du bois, ainsi que de l’entité devant respecter la législation en matière de transport, de commercialisation du bois, des obligations en matières économiques et fiscales.

« La mission que la coalition s’est dotée, consiste à faire le suivi ou d’observation indépendante de cas d’illégalités dans le secteur du bois et ressources naturelles. Ces dispositions législatives et réglementaires doivent être respectées pour que les opérations d’exploitations industrielles du bois d’œuvre menées dans les concessions forestières soient qualifiées  légales»,  a déclaré Philippe Nzita, secrétaire exécutif de la CNCEIB.

Cette formation tombe au point nommé pour les benecifiiaires qui entendent apppliquer les leçons apprises lors de leurs prochaines missions de terrain. 

« Désormais dans nos différentes missions, nous aurons des outils de collectes de données efficaces, prêtes et validées au niveau de la Commission technique du ministère de l’environnement. Il nous arrive de faire des missions sur le terrain sans pour autant avoir des bases solides en termes d’outil de travail. C’est la raison pour laquelle nous venons d’être nourris  de ces outils », a renchéri Philippe Nzinta.

Au sortir de ce atelier, les bébficiaires ont promu de relayer les connaissances acquises à leurs collègues qui n’ont pas été présents à cette séance de travail. 

Nelphie MIE

Environnement : L’Agence Congolaise de l’Environnement annonce le début de missions de suivi environnemental dès janvier 2021

L’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) va procéder au suivi environnemental de différents projets déclarés et non déclarés. C’est le chargé de mission de cet établissement public qui l’a annoncé devant la presse, ce vendredi 18 décembre, à Kinshasa.

« Aujourd’hui, nous avons une base de données qui nous permet d’avoir les états des lieux d’une bonne partie de la République. Nous allons faire le suivi environnemental, pour tous ceux qui se sont mis en ordre, et les inspections pour tous les récalcitrants« , a informé Jean-Claude Emene. 

Le chargé de mission de l’ACE reconnaît tout de même qu’avant l’opérationnalisation de cette agence, beaucoup de projets ont été exécutés sans préalablement avoir réalisé les études d’impact environnemental et social.Ainsi, il en appel à la conscience des entrepreneurs qui disposent pas des études d’impact environnemental et social, à se conformer aux prescrits de la loi, de peur de s’exposer à la rigueur de celle-ci. 

On ne pouvait pas assurer de manière efficace le suivi des études d’impact environnemental parce qu’il y avait un certain nombre d’outils qu’il fallait avoir. Aujourd’hui, malgré la pandémie, avec le respect des gestes barrières, nous allons commencer cette mission en janvier”, a précisé Jean-Claude Emene. 

Créée en 2014, l’ACE a été opérationnalisée en 2015. Elle est implantée dans 16 provinces sur les vingt-six que compte la RDC. A son actif, une centaine d’inspecteurs et OPJ à compétence limitée ont été formés et s’emploient à faire appliquer et respecter la loi en la matière. 

Ces OPJ ont été formés dans le cadre de l’opérationnalisation de l’ACE. Ils sont sur le terrain. Ils ont enregistré beaucoup de cas de flagrance que nous avons verbalisés et transmis à qui de droit”, a affirmé le chef de mission. 

Afin d’accomplir ses missions, l’Agence a signé un protocole d’accord avec l’OCC, elle est en pourparlers avec la Faculté Polytechnique de l’Université de Lubumbashi et le Laboratoire de l’audit et monitoring de l’Environnement et de contrôle alimentaire (LAMECA) de l’UPN pour différentes sortes d’analyses.

Dans l’atteinte de ses objectifs, l’agence travaille dans la prévention et l’atténuation des risques environnementaux et sociaux pour la protection de l’environnement et le développement durable. L’ACE évalue et approuve l’ensemble des études environnementales et sociales ainsi que le suivi de leur mise en œuvre.

Depuis que nous sommes là, près de 500 études ont été validées. Aujourd’hui, toutes les études qui autrefois étaient validées au niveau des partenaires techniques et financiers, sont envoyées à l’ACE pour leur validation. Il y a 2 ou 3 ans cela ne se faisait pas”, a indiqué Monsieur Emene.  

Il a par ailleurs informé que le nouveau code minier a permis à ce que l’Agence Congolaise de l’Environnement ait une mainmise sur toutes les études d’impact environnemental et social dans le secteur minier. Ainsi, cette réforme met fin aux conflits de compétence qui ont existé entre l’ACE et la Direction de Protection de l’Environnement Minier du Ministère des mines.

Un grand pas a été franchi. Aujourd’hui nous sommes parmi les acteurs qui peuvent œuvrer dans le secteur minier. Tout ceci est dans l’actif de l’ACE”, s’est-il félicité.

Notons par ailleurs qu’au cours de ces échanges avec la presse, l’ACE a présenté son nouveau logo relooké qui représente ses missions et son engagement à agir comme le bras séculier du ministère de l’Environnement et Développement durable, l’un des ministres d’assiette de la République démocratiqud du Congo. 

Alfred NTUMBA

Tourisme : Un plan d’actions et un chronogramme présentés à la clôture du premier salon international du tourisme de Kinshasa

Les lampions se sont éteints sur le  premier Salon International du Tourisme organisé à Kinshasa. Durant trois jours, les experts ont travaillé d’arrache-pied pour proposer des actions urgentes à mener et un chronogramme pour l’année 2021

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

Avec un potentiel touristique incommensurable, la RDC peut devenir une puissance touristique, et ainsi diversifier son économie. C’est la conclusion à laquelle les experts sont arrivés. Au-delà des aspects institutionnels qui font l’objet de la politique national du tourisme, quelques actions urgentes ont été ciblées et chronométrées.  

Il s’agit notamment du lancement au mois d’avril 2021, de la campagne du tourisme scolaire, sur l’ensemble du territoire national. Au même mois d’avril 2021, il y aura la relance de FOTOGO (Foire du tourisme de Goma), au mois de juin 2021, il se tiendra le festival de la Rumba congolaise à Kinshasa. 

En juillet 2021, il se  tiendra à Kinshasa, le forum sur les investissements touristiques, alors qu’au mois de septembre 2021, il y aura un festival Matumayili à Idjui dans le Sud Kivu. Ce festival s’étendra jusqu’au territoire de Kalehe et la ville de Bukavu, avec la participation de pays voisins membres de Grands Lacs. 

Le 27 septembre 2021, la célébration de la journée mondiale qui sera célébrée dans la province du Kwilu. Entre octobre et novembre 2021, se tiendra le deuxième Salon International du Tourisme à Kolwezi dans la province de Lualaba. Sans oublier que l’année 2021, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi prendra le règne de l’union africaine (UA) et qu’au courant de cette anné, le ministre du Tourisme va convoquer avec l’appui de l’Organisation Mondiale du Tourisme, un forum au niveau africain à kinshasa, en vue de couronner la mandature du chef de l’Etat à la tête de cette institution.

Outre ce chronogramme, un plan d’actions urgents a également été présenté. Trois panels sont prévus sur le tourisme en RDC, notamment sur le développement et promotion du tourisme économique, le tourisme de numérisation et standards, et le tourisme d’investissement et secteur opérationnel.

Notons par ailleurs que ce premier salon international du Tourisme s’est clôturé par une visite guidée des sites touristiques de Kinshasa. Cette visite a commencé par la place du 30 juin, jusqu’au à Lola ya Bonobo. 

Désiré WEMBOLOWA.

Environnement : l’ONU appelle les dirigeants mondiaux à la prise des mesures audacieuses pour réduire l’immense pression exercée sur l’environnement

Le nouveau rapport sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) rendu public ce jeudi propose un nouvel indice expérimental du progrès humain tenant compte des émissions de dioxyde de carbone et de l’empreinte matérielle des pays. 

«Les êtres humains exercent sur la planète une pression qui n’a jamais été aussi écrasante. Face à la Covid-19, des températures record et des inégalités croissantes, il est temps d’utiliser cette force pour redéfinir ce que nous entendons par progrès, maintenant que nos empreintes carbone et de consommation sont connues», a expliqué l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner, lors de la présentation du rapport.

Le dernier rapport du PNUD montre qu’aucun pays au monde n’a encore atteint un très haut niveau de développement humain sans avoir exercé une pression énorme sur la planète. «Mais nous pourrions être la première génération à corriger cette situation. C’est la prochaine étape critique du développement humain», a souligné M. Steiner.

Estimés à plus de 5.000 milliards de dollars par an, soit 6,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial, les combustibles fossiles sont toujours subventionnés selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI) cités dans le rapport. 

Le rapport rassure que le reboisement et une meilleure prise en charge des forêts pourraient à eux seuls représenter environ un quart des mesures que nous devons adopter avant 2030 pour empêcher le réchauffement climatique d’atteindre deux degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

«La prochaine étape critique du développement humain ne consiste pas à choisir entre les peuples ou les arbres; il s’agit de reconnaître, aujourd’hui, que le progrès humain impulsé par une croissance inégale et à forte intensité de carbone touche à sa fin», a déclaré M. Conceicão, auteur principal du rapport du PNUD.

Le rapport soutient qu’au moment où les peuples et la planète entrent dans une toute nouvelle époque géologique nommée l’Anthropogène, ou l’ère des êtres humains, il est temps pour tous les pays de repenser leur chemin vers le progrès en tenant pleinement compte des pressions dangereuses que les êtres humains exercent sur la planète, et en éliminant les déséquilibres flagrants de pouvoir et d’opportunités qui empêchent le changement.

« Le document du PNUD propose un nouveau point de vue expérimental dans son Indice annuel de développement humain (IDH). En ajustant l’IDH, qui mesure la santé, l’éducation et le niveau de vie d’un pays, avec l’inclusion de deux autres éléments, à savoir les émissions de dioxyde de carbone d’un pays et son empreinte matérielle, l’indice montre comment la situation globale du développement mondial pourrait changer si le bien-être des êtres humains et l’allègement des pressions exercées sur la planète étaient tous deux au cœur de la définition du progrès de l’humanité », peut-on lire sur ce document.

Des nouvelles estimations prévoient que d’ici 2100, les pays les plus pauvres du monde pourraient connaître jusqu’à 100 jours supplémentaires par an de conditions météorologiques extrêmes en raison du changement climatique — un chiffre qui pourrait être réduit de moitié si l’Accord de Paris sur le climat est pleinement mis en œuvre, estime l’agence onusienne.

Albert MUANDA

Santé : Emmanuel Macron testé positif au coronavirus

Le président français, Emmanuel Macron a été diagnostiqué positif à la Covid-19. Le président de la République française va s’isoler pendant sept jours», a annoncé l’Elysée ce jeudi 17 décembre.

De son côté, le Premier ministre, Jean Castex, cas contact d’Emmanuel Macron, se place à l’isolement, bien qu’il ne présente aucun symptôme de la maladie. Par mesure de précaution, un test PCR a été réalisé dès ce jeudi matin, les résultats sont attendus sous peu, a indiqué Matignon.

Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le Président de la République Française, bien qu’isolé, continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance. 

Albert Muanda

Santé : Plus de 19 millions des nouveaux cas de cancers et 10 millions de décès en 2020

Le dernier rapport annuel du Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) publié ce jeudi indique que 19,3 millions nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès ont été enregistrés en 2020.

« La tumeur du sein figure parmi les cancers les plus fréquemment diagnostiqués. Ce type de cancer représente 11,7% des nouveaux cas rapportés dans la population mondiale cette année. Viennent ensuite le cancer du poumon (11,4%), le cancer colorectal (10%), le cancer de la prostate (7,3%) et le cancer de l’estomac (5,6%). Au total, les dix types de cancer les plus courants représentent plus de 60% des cas de cancer nouvellement diagnostiqués et plus de 70% des décès par cancer », a analysé cette agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Selon cet institut de recherche de l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, le cancer du sein est désormais la première cause de cancer dans le monde. Il a maintenant dépassé le cancer du poumon en termes de fréquence dans le monde. Les 2,3 millions de nouveaux cas estimés indiquent qu’un cancer sur huit détecté cette année est un cancer du sein.

Pour cet institut basé à Lyon (France), cette maladie reste également la cinquième cause de mortalité avec 685.000 décès en 2020. Chez les femmes, le cancer du sein représente un cas de cancer sur quatre et un décès sur six.

« La maladie se classe au premier rang en termes d’incidence et de mortalité dans la plupart des pays du monde (dans 159 et 110 pays, respectivement. A ce jour, le nombre de patients en rémission atteint 50,6 millions dans le monde. Mais c’est le cancer du poumon qui reste le plus fatal. Représentant 18% des cas de décès par cancer, la tumeur du poumon est la principale cause de décès par cancer, suivie du cancer colorectal (9,4%), du foie (8,3%), de l’estomac (7,7%), du cancer du sein (6,9%). 

Une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont», a statué le résultat de la recherche.

Dans les décennies à venir, l’agence onusienne estime que le cancer va encore gagner du terrain. En 2040, le nombre de nouveaux cas devrait s’élever à 28,4 millions. Soit une augmentation de 47% par rapport aux 19,3 millions de cas estimés en 2020. En cause, la hausse globale des principaux facteurs de risque : le tabagisme, l’alimentation déséquilibrée, le surpoids et l’inactivité physique.

L’OMS et le CIRC travaillent actuellement ensemble pour lancer une nouvelle initiative mondiale sur le cancer du sein en 2021, qui se concentrera sur l’amélioration du diagnostic précoce et du traitement complet pour améliorer les résultats au niveau de la population.

Albert MUANDA

COVID-19 : Lutte contre le Coronavirus, le Manacovid tombe- t-il au bon moment en RDC?

La République démocratique du Congo est frappée de plein fouet par la deuxième vague de Coronavirus. Selon les communiqués du secrétariat technique et les mesures récemment prises par le chef de l’Etat, le pays risque de sombrer dans le chaos si la population ne joue pas sa partition.

Au-delà de tout, le Manacovid, une invention 100% congolaise à base de plantes naturelles contre la Covid-19 vient tomber au bon moment. Ce remède que les congolais pensent être un miracle venant du ciel en cette période difficile est une avancée significative dans la lutte contre cette pandémie qui déchire le monde. 

Depuis le lundi 14 décembre 2020, le Centre de Recherche Pharmaceutique de Luozi (CRPL) a obtenu l’autorisation de distribuer son nouveau produit Manacovid sur toute l’étendue du pays pour lutter contre la Covid-19. 

« Ce produit est un remède à base de plantes naturelles, qui a les vertus de guérir du Covid en 5 jours. Il est présenté en sirop », indique-t-on du côté du CRPL. 

Les inventeurs de ce remède, c’est le célèbre pharmacien Batangu Mpesa (dit Manadiar). A en croire les services scientifiques du CRPL, le processus de validation a suivi son cours normal jusqu’à sa validation.  Il est à noter que le CRPL a un background crédible en matière de pharmacologie. On se souviendra du très célèbre anti diarrhée Manadiar qui a même valu le surnom de Manadiar au pharmacien Batangu. Et, dans la foulée, il y a aussi l’anti-paludéen Manalaria.

Les essais cliniques réalisés sur 300 malades symptomatiques et testés positifs à la Covid-19. En 5 jours ou moins, ils se sont révélés très concluants.  

Bien que Manacovid vienne s’ajouter à la chloroquine et autres protocoles existants, les congolais devraient observer les gestes barrières, car dit-on, mieux vaut prévenir que guérir.

Albert Muanda

Biodiversité : La société civile valide deux notes de position, sur la CDN et le Cadre mondial sur la biodiversité

L’ONG APEM et ses partenaires ont procédé à la présentation et validation de deux notes de positions. L’une porte sur le cadre mondial de la biodiversité post 2020 et la cop 15 de la biodiversité, et l’autre sur la 26ème conférence des partis sur le Climat, la REDD+ et la Contribution Déterminée au niveau Nationale (CDN). C’était au cours d’un atelier organisé à Kinshasa, mercredi 16 décembre. 

A côté de la note de position sur la CDN validée ce jour, il y a une note des contributions élaborée par la société civile environnementale. Elle contient plusieurs propositions concrètes au document de la CDN mais aussi par rapport à sa mise en oeuvre.

Ces notes de positions s’inscrivent dans le cadre du processus de révision de la contribution déterminée au niveau nationale (CDN) entamée par la RDC conformément aux exigences de la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), en application de l’accord de Paris. 

«  Nous sommes réunis aujourd’hui pour valider les notes de positions, élaborées par APEM, CEDEN et la GTCR-R dans le cadre de révision de la contribution déterminée au niveau nationale de la RDC et dans le cadre mondial sur la biodiversité post 2020. Il était  question pour nous, de trouver un consensus sur ces notes élaborées sur base des informations recueillie pendant la consultation et l’étude réalisées dans le cadre cette  CDN », a déclaré Prince Lungungu, chef du projet /APEM

Après validation, s’en suivra la déclaration qui sera faite ce vendredi 18 décembre  par ces organisations lors du dépôt au Ministère de l’Environnement et Développement durable, de ces deux notes de position.

«La prochaine étape consistera à déposer officiellement toutes ces notes de position au niveau de l’administration en charge de la révision de la CDN et l’autre auprès du point focal chargé de la biodiversité en RDC. Pour qu’il puisse intégrer ces contributions dans le document final national qui sera présenté au niveau international lors de la conférence des parties sur le climat, l’année prochaine à Glasgow en Angleterre», a renseigné Bertine Tekitila, membre du CFLEDD.

Nelphie MIE

Tourisme : Yves Bunkulu, “la relance du secteur touristique demande des efforts insatiable »

Au second jour du 1er salon international du tourisme, Yves Bunkulu Zola, ministre du tourisme a invité tous les participants à réfléchir profondément sur les enjeux et opportunités qu’offre ce secteur afin de doter la rdc d’une  stratégie touristique qui répondra aux attentes de la nation congolaise.

Il nous faut donc prendre la hauteur du défi et nous impliquer en mettant en place des stratégies efficaces afin de matérialiser la vision du chef de l’État, qui souhaite la diversification de notre économie à travers les investissements de la promotion du tourisme”, a-t-il insisté. 

A ce jour, la RDC dispose d’un document de politique touristique. Un outil essentiel devant concourir à la relance de ce secteur économique longtemps marginalisé à cause de sa faible contribution au budget national. 

Cet important outil de planification du développement du secteur du tourisme en RDC fera l’objet d’une présentation et d’échanges afin de permettre aux acteurs sectoriel de s’imprégner de son contenu”, a informé le ministre. « Je saisis donc cette opportunité pour remercier tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de ladite Politique, tant sur le plan interne qu’extérne« .

Désiré WEMBOLOWA

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale