Conservation : Félix Tshisekedi, « les menaces sur la biodiversité de la RDC sont accentuées par les groupes armés d’origine interne et externe »

S’exprimant lors du Sommet des Nations Unies sur la biodiversité, tenu le 30 septembre 2020, en marge de la 75ème Assemblée générale de l’ONU, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshsekedi a informé que les lourdes menaces qui pèsent sur la biodiversité de la RDC sont accentuées par l’activisme des groupes armés d’origine interne et externe.  A cela s’ajoute également, le commerce international illégal des ressources naturelles, en particulier dans la partie Est et Nord -Est du pays.

« L’un et l’autre de ces phénomènes anéantissent totalement tous les efforts de conservation et de gestion durable de la biodiversité. Je voudrais inviter la Communauté internationale à soutenir nos efforts en contrôlant plus efficacement le commerce international des ressources naturelles et en s’abstenant d’appuyer les groupes armés qui empêchent la République démocratique du Congo de bien gérer ses aires protégées« , a précisé le président de la RDC.

Par ailleurs, Félix Antoine Tshisekedi n’a pas hésité de rappeler aux nations, le rôle que joue la biodiversité congolaise, dans l’équilibre climatique mondial. Il a souhaité que tous les efforts consentis par la RDC pour la conservation de celle-ci soient compensés.

« Mon pays a le droit de bénéficier effectivement des compensations pour la conservation de ses forêts au profit de toute la planète« , a-t-il insisté.

Alfred NTUMBA

Climat : Londres et Kinshasa s’accordent sur l’amélioration du climat des affaires et la lutte contre le changement climatique

Le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a échangé ce mercredi 30 septembre 2020, par vision conférence avec le ministre d’Etat britanique pour l’Afrique, Jams Philip Duddrige, sur quelques domaines de coopération entre la RDC et la Grande Bretagne. Les discussions ont tournées notamment au tour de la situation de la riposte à l’épidemie à virus Ebola en RDC, et la coopération entre les deux pays dans le domaine de la lutte conte le changement climatique, ainsi que l’amélioration du climat des affaires, avec un accent particulier sur la protéction de l’environnement.

Londres et Kinshasa se sont accordés sur la nécessité de poursuivre leur coopération bilatérale, avec un accent particulier sur les aspects relatifs à l’amélioration du climat des affaires et la protection de l’environnement.

Le Ministre d’Etat Britannique pour l’Afrique a émis le vœu de visiter le Congo Démocratique pour y rencontrer les autorités congolaises et raffermir les bases de cette coopération.

Bien avant cette séance de travail, rappelons que l’ambassadrice britannique en RDC Emily Maltman avait soutenu que son pays va continuer à travailler avec la RDC dans la recherche des solutions aux défis actuels pour le bien être de la population congolaise.

Lors du sommet Royaume Uni-Afrique sur les investissements, le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, rappelons-le, avait tendu la main à l’expertise britannique pour venir investir en RDC.

Désiré Wembolowa.

Forêt : Le nouveau Conseil d’administration du Fonds Forestier national installé 

Honoré Mulumba Kalala et son équipe ont pris officiellement les manettes de commande de l’établissement public, Fonds Forestier National, ce mercredi 30 septembre à Kinshasa, après une brève cérémonie de remise et reprise organisée à cette occasion en présence du ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Il remplace ainsi, Alain Kalangiro Chishugi,  qui lui a été nommé directeur général adjoint. 

Prenant la parole, Claude Nyamugabo a tenu  à rappeler à cette nouvelle équipe le travail dont la nation congolaise attend d’elle, encore que le FFN est un acteur majeur dans la gestion durable des écosystèmes forestiers et un bras séculier du Gouvernement Congolais en matière de financements des projets de reconstitution du capital forestier.

 « Il a plus au président de la République de nommer les membres du Conseil d’administration ainsi que les membres du comité de gestion de FFN. J’ai eu à ce jour à exécuter cette ordonnance  dans l’espoir que les personnes ici nommées puissent faire briller le Fonds Forestier national dans ses missions de reboiser et de veiller sur les couverts forestiers de la République Démocratique du Congo », a déclaré Claude Nyamugabo.  « Ils sont invités à la bonne gestion, à la transparence, au reboisement et surtout à se faire connaitre parce que le fonds forestier n’est pas très connu à travers les vingt-six provinces de notre pays« .  Continuer la lecture de Forêt : Le nouveau Conseil d’administration du Fonds Forestier national installé 

Assainissement : vers un partenariat entre l’ONG OGEC et la Commune de Bandalungwa

La possibilité de nouer formellement un partenariat entre l’ONG OGEC (Organisation congolaise pour la gestion de l’Environnement au Congo) et la commune de Bandalugwa a été au centre des échanges entre le bourgmestre Thierry  Gaibene et Francis Useni, président de l’OGEC. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du  protocole d’accord signé le 30 décembre 2005 et actualisé le 28 juin 2019 entre l’OGEC et l’Hôtel de ville de Kinshasa. La séance de travail de ce mercredi 30 septembre a porté sur l’éventualité d’organiser des séances de sensibilisation et renforcement des capacités du personnel de la commune  et de la population sur les questions d’hygiène publique et d’assainissement.

Les membres de l’Ogec en plein assainissement de la place Victoire à Kinshasa (Photo, Glody Nfulu/Environews)

« L’échange d’aujourd’hui avec le bourgmestre de la commune de Bandalungwa était axé sur la collaboration que nous voulons non seulement intense mais aussi proche entre notre ONG OGEC et la sa commune, d’autant plus que notre ONG  est partenaire officielle de la ville de Kinshasa depuis 2005. Nous avons pensé qu’il était utile de travailler à petite échelle avec une commune dans le sens de  sensibiliser la population et d’impliquer le ministère de la Santé et de l’Environnement, le bourgmestre, le chef des quartiers et rues ainsi que la police de Bandalungwa sur le bien-fondé de vivre dans un environnement sain», a rapporté Francis USENI Mwadibandu, président de l’OGEC.

Cette collaboration  prévoit de faire de la salubrité de la ville de Kinshasa une priorité dans toutes les communes. Cependant, la commune de Bandalungwa a été choisie comme la commune pilote afin de servir de model pour les autres entités de la ville de Kinshasa. Continuer la lecture de Assainissement : vers un partenariat entre l’ONG OGEC et la Commune de Bandalungwa

Forêt : Affaire 9 concessions, deux ONGs trainent les actes de Nyamugabo devant le Conseil d’Etat

Deux organisations de la société civile environnementale ont saisi le Conseil d’Etat pour exiger l’annulation des actes administratifs posés par le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. En janvier 2020, le ministre avait pris des arrêtés octroyant neuf concessions forestières aux entreprises chinoises dans les provinces de l’Equateur, Tshuapa, Mai Ndombe, Mongala et Ex-Province Orientale.  Les Ongs CODELT et OCEAN ont déposé leur recours en annulation, ce mercredi 30 septembre, devant cette institution judiciaire sensée connaitre les actes administratifs posés par les hauts fonctionnaires de l’Etat.

« Après avoir introduit un recours gracieux auprès du Ministre sans qu’aucune réponse n’y ait été réservée dans le délai légal, ce silence n’a pas laissé d’autre choix que d’initier une requête en annulation de ces arrêtés devant le Conseil d’Etat« , indique Augustin Mpoyi, conseiller principal technique du CODELT.

Selon ces deux organisations de la société civile, cette action s’inscrit dans la droite ligne de l’initiative « Plus jamais ça« , qui vise l’amélioration de la gouvernance dans le secteur des ressources naturelles, et l’amélioration de l’application de la loi dans ce secteur.

« La loi qui régit le secteur des forêts a été violée. Elle ne l’a pas été seule, mais avec un certain nombre de ses textes d’application dans l’attribution de ces neuf concessions. Nous avons saisi le Conseil d’Etat aujourd’hui, car c’est l’institution attirée pour vérifier la conformité à la loi des actes réglementaires qui sont pris au niveau du gouvernement », a renchéri Augustin Mpoyi.

Du coté du ministère de l’Environnement, aucune réaction n’a encore été signalée. En son temps, Claude Nyamugabo avait balayé du revers de main, les allégations de la société civile portées contre lui. Il avait fait remarqué que les actes pris par son ministère, ne violaient en rien le moratoire tel que cela était décrié par les acteurs de la société civile.

Bien avant cette action en direction du Conseil d’Etat, la société civile avait saisi le premier ministre pour solliciter son arbitrage quant à ce. Sylvestre Ilunga Ilunkamba avaient pris des mesures conservatoire et instruit l’Inspection Générale des Finances à mener des investigations sur la légalité et la facilité de différentes concessions forestières. A ce jour, aucune conclusion n’a encore été publiée sur ces enquêtes de l’IGF.

Les 9 concessions à problème, représentent plus de 2 millions d’hectares. Elles ont été octroyées aux entreprises chinoises Congo King Baisheng Forestery Development Sarlu et Congo Sunflower Forestry Development,  appartenant toutes à Ex. Maniema Union 2.

Alfred NTUMBA

Environnement : les dirigeants mondiaux s’engagent à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici 2030

Les chefs d’État et de gouvernement de 64 pays, répartis sur les cinq continents, et le président de la Commission européenne de l’Union européenne se sont engagés aujourd’hui à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici la fin de la décennie. Les pays qui ont souscrit à cet engagement représentent plus de 1,3 milliard de personnes et plus d’un quart du PIB mondial.

Unis pour inverser la tendance à la perte de la biodiversité d’ici 2030, les dirigeants s’engagent à prendre des mesures urgentes au cours des dix prochaines années dans le cadre de la Décennie d’action des Nations unies pour le développement durable. Cet engagement intervient quelques jours avant le sommet des Nations unies sur la biodiversité, prévu pour le 30 septembre.

« Il envoie un signal fort et unitaire indiquant que le monde doit se montrer plus ambitieux pour stopper et inverser la perte de nature, dans l’intérêt des hommes et de la nature, et pour contribuer à la lutte contre le changement climatique« , indiqué le communiqué. 

Cet engagement, qui sera officiellement lancé aujourd’hui lors de l’événement Leader’s Event for Nature and People dans le cadre de la plateforme Nature For Life, est une réponse directe à l’urgence planétaire croissante et à la nécessité d’une action mondiale urgente et immédiate pour faire face à nos crises interdépendantes en matière de biodiversité, de climat et de santé.  Continuer la lecture de Environnement : les dirigeants mondiaux s’engagent à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici 2030

Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Une nouvelle recherche révèle que plus de la moitié des sites importants pour la conservation se trouvent en République démocratique du Congo. Le monde entier reconnaît l’urgence de préserver les forêts intactes et la riche biodiversité d’Afrique centrale pour maintenir l’équilibre de la planète. Cependant, des organisations de conservation ne disposent pas toujours de données fiables et d’outils leur permettant de sélectionner des sites les plus appropriés pour la mise en œuvre des activités de conservation. 

Un éléphant parc national de Loango/ crédit photo wwf

Une équipe multi-institutionnelle de scientifiques coordonnée par la Wildlife Conservation Society (WCS) vient de combler ce vide. Dans une récente étude scientifique publiée dans la revue scientifique « Environmental Research Letters », ils ont identifié les forêts les plus importantes pour la conservation de la biodiversité qui subsistent encore en Afrique centrale.

Selon les résultats de l’étude, tous les pays de la région possèdent encore des zones hautement prioritaires pour la conservation, mais la République démocratique du Congo (RDC) arrive en tête du classement.

« Nous avons constaté que le pays le plus important est sans aucun doute la RDC, » indique Hedley Grantham, directeur de la planification de la conservation de WCS et auteur principal de l’étude. « Le pays abrite environ la moitié des lieux les plus importants identifiés, suivi par le Gabon, la République du Congo et le Cameroun. » Continuer la lecture de Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Santé : L’ONG APEM sensibilise contre la Covid-19 dans la Tshopo

L’ONG Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM), a lancé une vaste campagne de sensibilisation contre la propagation de la pandémie de la Covid-19 dans la Province de la Tshopo, au nord de la République démocratique du Congo.  Le lancement de cette campagne a eu lieu ce lundi 28 septembre, à Kisangani.

Cette campagne vise à contribuer à la  préservation des vies humaines face aux menaces de cette pandémie qui continue à faire des victimes. Elle s’inscrit surtout dans la droite ligne des objectifs de cette organisation de la société civile, dont les idées forces tournent au tour de « Ensemble pour le bien être humain ».

La coordination provinciale de l’Environnement et Développement Durable (CPEDD/Tshopo), a été la première bénéficiaire de kits de lutte contre la Covid-19, composé essentiellement des laves  mains, caches-nez avec logo APEM, savons liquides et solutions hydro alcooliques. Des supports de communication dont les affiches en français et en swahili, ont également été remis à cette autorité provinciale..

« C’est un motif de joie pour nous les bénéficiaires qui ne pouvons qu’encourager APEM et féliciter ses responsables pour cette initiative combien louable et leur demandons de continuer sur cette lancée« , a réagi le coordonnateur provincial de l’Environnement, Félicien Malo.

Ces kits de lutte contre la Covid-19 seront également distribués aux autres institutions, organisations de la société civile, communautés locales et peuples autochtones pygmées à Kisangani et dans les Territoires d’Opala et d’Ubundu, a informé le point focal de l’APEM.

« Je suis ravi de voir cette initiative prendre corps. les matériels et kits de sensibilisation par action envoyées en province témoigne l’engagement et l’encrage provincial et local qui a toujours caractérisé notre organisation » , déclaré Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’Ong APEM. « J’encourage et félicite nos Points Focaux de la Tshopo qui ont bravé plusieurs risques pour amener ce message et ces matériels aux destinataires pour barrer la route à cette pandémie. Ensemble nous allons vaincre la COVID-19« .

Notons par ailleurs que cette initiative de l’Ong APEM est édictée par le souci de limiter la propagation dans  les provinces,  territoires, secteurs/chefferies, groupements et village où le système sanitaire est confronté à des défis importants, du moins là où il existe.

Avec APEM

Tourisme : Envoconsult Group sensibilise les kinois à la culture du tourisme urbain

Les membres d’Envoconsult Group ont procédé à la sensibilisation de la population kinoise à la culture du tourisme urbain. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du Tourisme célébrée, ce dimanche  27 septembre. Pour ce faire, Envoconsult Group a ciblé le site touristique « le Lac de ma Vallée » dans la communale de Mont Ngafula pour une bonne séance d’éducation à l’éco-citoyenneté, les éco gestes à poser dans les lieux touristiques.

« Nous sommes venus ici parce que ce site regorge plusieurs biodiversités. Nous voulons d’abord faire l’évaluation de l’espace, c’est-à-dire voir comment se présentait le parc  à son état initial par rapport à l’état actuel. Nous avons commencé notre sensibilisation auprès du personnel sur  les gestes écologique avant d’inviter à la  cohabitation entre ce parc  touristique et les villageois. Nous voulons également savoir  quelles sont les activités que nous pouvons proposer en termes d’amélioration de ce lieu entant qu’éco-citoyens» », a rapporté le coordonnateur de l’Ong Envoconsult Group, Christian Bitijula.

Les organisateurs ont profité  du thème international sur le tourisme de cette année, tourisme et développement rural, pour lancer des appels forts à l’endroit des autorités pour que soit intégré un fonds à allouer à la gestion des parcs touristiques. Ils ont par ailleurs plaidé pour que le gouvernement améliore les conditions de vie dans les zones rurales, question d’impliquer les communautés riveraines de différents parcs aux efforts de la préservation de leur milieu de vie.  

« Le secteur du tourisme est vaste, ce que nous avons fait aujourd’hui est un accompagnement que nous avons apporté au ministère du Tourisme et tant d’autres acteurs qui veulent voir décoller le tourisme congolais.  Il est temps que la RDC prenne conscience de pouvoir rentabiliser ses ressources,  générer des emplois et à accroitre les recettes du pays. Il est très important d’avoir un œil sur le tourisme, nous appelons le gouvernement à investir dans le tourisme pour valoriser nos sites et en faire les portes d’entrées de recettes du pays» », a rapporté le chargé d’éducation à l’éco-citoyenneté, et coordonnateur de la filière Envoclub, Bertin Mbuya.

Outre la question de sensibilisation et d’assainissement, cette descente de terrain rentre surtout dans le cadre d’une actualisation des connaissances du personnel sur la gestion durable de ce lieu touristique. A en croire, les organisateurs, cette activité n’est qu’un essai parmi tant d’autres qu’ils comptent organiser dans un futur proche.

Nelphie  MIE 

Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, le bassin du Congo héberge l’un des plus grands puits de carbone du monde. Selon les scientifiques, la forêt équatoriale loge dans ses entrailles une réserve de 30 milliards de tonnes de carbone. De quoi permettre à l’humanité de se caparaçonner du réchauffement climatique qui fait déjà des effets dans plusieurs coins du globe. Découvertes en 2017, les tourbières du bassin du Congo, ces zones marécageuses qui jouent un rôle prépondérant dans l’équilibre du climat sur l’échiquier planétaire, focalisent l’attention des environnementalistes qui battent campagne pour leur protection. Sensibilisées et mobilisées, les populations autochtones se muent en gardiennes du temple … au détriment de leur propre survie.

Situé à 45 km de la ville de Mbandaka, chef lieu de la province de l’Equateur, le village de Lokolama est devenu célèbre grâce à ses tourbières. Erigé le long de la route nationale n°8, ce berceau du puits de carbone, où vivent 600 âmes réparties entre 84 ménages, fait partie du secteur de Elanga dans le territoire de Bikoro.

Porte-parole de la communauté,  Valentin Egobo, nous a servi de guide tout le long de notre séjour. Avec lui, nous avons roulé pendant au moins deux heures sur une route cabossée, parsemée de nids de poule. C’est en fin de journée que nous avons posé le pied sur le sol de Lokolama. Continuer la lecture de Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

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