Brazzaville : Le RECEIAC s’inscrit dans la dynamique de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique centrale (RECEIAC) a promis son soutien sans faille à l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et le Fonds bleu. La déclaration a été faite par le vice-Président de ce plus grand réseau d’Afrique centrale, Gildas Parfait Diamoneka, dans une interview accordé à ENVIRONEWS RDC, lors de la clôture des travaux du segment des experts, ce mercredi 04 octobre à Brazzaville.

Les journalistes membres du RECEIAC, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville

Au regard du rôle à jouer par les journalistes et communicateurs de la sous-région, dans la vulgarisation des différents outils qui doivent accompagner la démarche entreprise par les Etats pour opérationnaliser la CCBC et le Fonds bleu, le RECEIAC ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à cette cause noble. « Le RECEIAC qui est connu pour son travail de sensibilisation et visibilité des actions de la CEEAC [Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale], ne peut en aucun cas rester en marge de la dynamique engagée par les Etats, telle que prévoit le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo. Nous avons donc pour ambition de rendre visibles, les actions qui seront menées dans le cadre des projets et programmes s’inscrivant dans la CCBC », a-t-il précisé.

Pour le vice – président du RECEIAC, les travaux de Brazzaville ont été une belle opportunité qui a permis aux journalistes membres du réseau, de mieux cerner et comprendre les enjeux et problématique soulevés par les experts, afin de mieux les traduire en thématiques exploitables dans leurs medias, pour en faciliter la compréhension et favoriser leur appropriation par les communautés de chaque pays.

Avec  l’approche intégrateur de la Commission Climat du Bassin du Congo, le Réseau des communicateurs pour l’Environnement et l’information en Afrique centrale, entend élargir ses actions vers les Etats de l’Afrique de l’Est. En créant une synergie au tour des questions de l’économie de la conservation. « Avant, le Rwanda ne faisait pas partie du Réseau, aujourd’hui nous avons identifié et impliqué un journaliste rwandais. L’enjeu pour nous est d’élargir davantage ce réseau à tous les journalistes de la grande sous-région », a souligné Gildas- Parfait Diamonika.

A en croire le journaliste rwandais, Mpirwa Elisée, sa prise de contact avec le RECEIAC, augure un avenir meilleur et un échange d’expérience personnelle, surtout pour son pays qui pratique déjà l’économie de la conservation. « C’est une occasion pour moi de partager des expériences d’autres grands pays d’Afrique centrale, échanger avec les journalistes sur ce qu’ils font au quotidien et apporter aussi ma contribution en terme d’expertise », a-t-il fait savoir.

Notons par ailleurs que le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo réserve une place de choix à la communication et la promotion du Fonds Bleu. Des actions urgentes seront menées dans un avenir proche, a précisé la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville, Arlette Soudan-Naunolt.

 

Alfred NTUMBA

Sud-Kivu : La production du café a atteint un million de tonnes en 2017

850 mille tonnes, telle est la quantité du café produit par la province du Sud-Kivu depuis le début de cette année. Et ce, malgré la fraude qui gangrène ce secteur dans cette partie du pays. Une hausse de production consécutive aux efforts fournis dans la traçabilité de la vente et de la chaîne de valeurs depuis les champs jusqu’à la consommation à l’extérieur du pays.


Le monde célèbre le 02 octobre de chaque année la journée mondiale du Café. C’est à cette occasion que le Directeur provincial de l’Office national de café Sud Kivu a peint un tableau sur la production de cette matière dans son entité.

Le Territoire de Kalehe et de d’Idjwi figurent en tête de cette production. Mais le café de Kalehe a épaté le monde et est aujourd’hui qualifié de meilleur au monde. A Idjwi , l’on déplore des pertes causées par l’infiltration du marché rwandais. Pointé du doigt, le contrôle maritime occasionne de pertes de plusieurs tonnes de café qui se vendaient au Rwanda, au Burundi et au Nord Kivu.
Pour endiguer les fuites de capitaux, une usine de traitement devrait voir le jour d’ici à décembre.

Malgré ces performances de production, les responsables de l’Office national de café restent tout de même insatisfaits car ceux qui vendent à l’étranger profitent plus qu’eux.

« Au niveau local, nous nous heurtons à un problème d’évacuation suite aux multiples taxes exorbitantes et plusieurs services, une situation qui ne peut que réduire la compétitivité du café sur le marché international », craint Ephraïm KIVAYAGA, Directeur de projet au centre de promotion rurale à Idjwi.

Signalons que le Sud Kivu possède plusieurs centres et station de dégustation de café.
Janvier Barahiga

Environnement : Définition des actions à mener en faveur des peuples autochtones

Le Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC a défini les priorités des actions à mener en vue d’une adoption par le parlement, de la proposition de loi organique portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées congolais dans un délai raisonnable. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le rôle de la commission nationale des droits de l’Homme dans la protection des peuples autochtones pygmées en RDC, organisé par la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples autochtones), ce mardi 3 octobre 2017 à Kinshasa.

Selon Bruno Lapika, représentant de ce collectif, à ce stade il est important de mener des réflexions autour de la thématique jusqu’à aboutir à l’adoption de cette proposition de loi. « Notre objectif est qu’à l’issue de cette loi, les PA aient un instrument pour défendre leurs droits. Nous travaillons en collaboration avec d’autres ministères pour qu’une fois promulguée, cette loi soit appropriée par ceux-ci et que les peuples autochtones se sentent totalement intégrés», a-t-il déclaré.

A en croire le directeur a.i du BCNUDH (Bureau conjoint de nations unies pour le droits de l’Homme), Abdoul Aziz Thioye, cette réunion a eu pour objectif d’informer les participants sur le processus d’élaboration d’une proposition de loi sur les peuples autochtones, mais aussi de sensibiliser les parlementaires sur l’importance et la pertinence de l’adoption de celle-ci.

« Au-delà de la sensibilisation, notre ambition à travers ces assises est de faire reconnaître à tous que la protection des droits de l’Homme, et le respect des identités ethniques de chacun, sont des sévères appâts efficace pour prévenir des tensions, voir des conflits dans les communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les injustices du passé et favoriser des relations harmonieuses ». A-t-il évoqué.

Des recommandations allant dans le sens de recenser les PA sur toute l’étendue du territoire nationale, et faire un plaidoyer direct au Bureau de l’Assemblée nationale, permettre la représentativité des PA dans les entités décisionnelles, et l’auto-prise en charge, ont été proposées lors de cet atelier.

Le ministère des droits humains s’est engagé à soutenir et accompagner les députés au sujet de cette proposition de loi qui date de plusieurs années, a révélé Aimé Matumo, Conseiller du ministre.

Rappelons que c’est depuis 2007 que la RDC a voté en faveur de l’adoption de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le 13 septembre. Ce qui implique, le pays est l’oblige d’assurer la mise en œuvre de cette déclaration et veiller au respect, à la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

 

Jennifer LABARRE

Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Brazzaville : début de la Conférence des ministres de l’Environnement et de Finances de la CEEAC et de la Communauté d’Afrique de l’Est

La Ministre du tourisme et de l’environnement de la République du Congo a procédé au lancement des travaux du segment technique de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale ainsi que sur la position commune de la sous-région face à la COP23. Ces travaux lancés ce mardi 3 octobre 2017 à Brazzaville, sont en prélude du segment de haut niveau qui se tiendra le Jeudi 05 octobre dans la capitale congolaise.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

Le segment technique des experts doit permettre d’identifier les actions concrètes à engager pour opérationnaliser les différents outils mis en place en faveur des actions et solutions qui concilient la lutte contre les changements climatiques et le développement économique durable des pays.

« Les résultats des travaux des experts doivent aboutir à l’adoption de la déclaration des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Nous attendons des experts, un document ayant été partagé par tous, pour que nous arrivions à un consensus, afin de nous présenter à la COP23 avec des propos qui vont dans le même sens », a précisé la ministre du tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Pour la CEEAC, la Commission Climat du Bassin du Congo est un outil, et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vies des communautés.

« Opérationnaliser de ce fonds vise à lui donner les moyens de mobiliser des ressources pour financer les projets sectoriels en vue de rendre visible, le discours axé sur le changement climatique. Nous devons aller vite, nos population attendent, nous devons passer aux actions ». A souligné Honoré Tabuna, Représentant du Secrétaire général de la CEEAC.

L’opérationnalisation du Fonds bleu devrait cependant, entrainer celles des autres outils mis en place depuis quelques années aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est. Pour la première fois, les experts de 16 pays africains réunis à Brazzaville vont tenter de s’accorder sur les différents points, étant donné que les réalités dans ces deux sous-régions ne sont pas les mêmes.

« Nous avons au niveau du Bassin du Congo ce que nous voulons, Il faut bien qu’on écoute les amis d’Afrique de l’Est, ce qu’ils veulent pour voir comment on peut arrimer cela. Au niveau de la COMIFAC, nous avons pu mobiliser 100 mètres carrés pour les expositions à Bonn, nous allons mettre ça à la disposition des pays de la sous-région, pour qu’ensemble, on sorte un programme cohérent de nos actions concertées pour la COP 23 ». A déclaré le Secrétaire général adjoint de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale), Gervais-Ludovic Itsoua.

Une initiative louée à sa juste valeur par les participants. « C’est une initiative géniale qui à la fois se situe dans le prolongement de la mission qui a été confiée au Président Sassou Nguesso. Si nous sommes unis autour d’un même idéal, et que nous avons la même façon de défendre des dossiers qui nous sont spécifiques, nous allons récolter des succès importants au moment des négociations sur le climat », a informé le point focal Changement climatique du Cameroun, Valentin Wagnoun.

Lors de ces travaux, il sera aussi question de la validation du plan d’action de la Commission climat pour le Bassin du Congo, la validation de la feuille de route 2017-2018 pour le Fonds bleu Climat et la validation des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleu.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Niger : L’Afrique renouvelle son engagement à restaurer les paysages dégradés

Dans un communiqué rendu public ce lundi 02 octobre, 24 pays africains ont réaffirmé leur engagement en faveur de la réhabilitation des paysages dégradés et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés. Cet engagement a été pris lors d’une conférence qui s’est tenue récemment au Niger du 26 au 27 septembre 2017 sur l’initiative d’AFR100 (Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains).

Une initiative menée par chaque pays, au niveau national, et qui vise la restauration de 100 millions d’hectares dégradés et déboisés en Afrique d’ici à 2030 afin de d’atteindre les objectifs définis dans le cadre de défi de Bonn, de l’Initiative africaine pour des paysages résilients (ARLI) et également du Programme 2063 de l’Union Africaine et des ODD (Objectifs de Développement Durable).

 

« La restauration est un point d’importance capitale pour la résilience de nos communautés. Pour le Niger, le défi de Bonn traduit par AFR100 est une très grande ambition mais réalisable. J’ai la ferme espoir que notre pays sera le premier à respecter son engagement », a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable du Niger.

 

Durant les deux jours, les délégués des pays membres de AFR100 ont examiné le rôle de la restauration dans leurs objectifs de développement durable, et ont partagé les outils  pratiques et concrets pour intégrer les communautés locales dans cette nouvelle donne et ont fait appel à d’autres pays africains à rejoindre cette initiative.

 

« L’initiative AFR100 est un sursaut pour soutenir et mettre en œuvre les objectifs mondiaux à un niveau régional» a renchérit le Directeur de division au gouvernement fédéral allemand pour l’environnement, la conservation et la sécurité nucléaire, Horst Freiberg.

 

Cette nouvelle approche sur la restauration ne se contente pas seulement de protéger la nature, mais elle met aussi un accent particulier sur les conditions de vie des populations africaines. « Les pays sont enthousiastes à l’idée d’être passé de la phase de conception des stratégies à celle de leur mise en œuvre et d’exécution sur terrain. Pour l’Afrique, la restauration est un moyen de générer les revenus, de renforcer la sécurité alimentaire et construire une véritable capacité de résilience particulière contre les effets des changements climatiques tels qu’ils s’observent au Sahel » a souligné Mamadou Diakhité, Chef de projet au NEPAD.

 

Rappelons que le Niger a déjà 5 millions d’hectares reboisé à son actif. Un exemple à suivre pour d’autre pays d’Afrique.

 

Jennifer LABARRE

 

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie

Conservation : Aucun gorille n’a été abattu à l’Est de la RDC

Après un après-midi ébroué par une folle rumeur publiée notamment sur le site web www.legrandcongo.com, relayée sur la toile ce dimanche 01 octobre, et selon laquelle, la RDC aurait perdu l’un de ses vieux gorilles du nom de « Roi Kabambe » à l’Est du pays, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a tenu à informer la population congolaise que le pays n’a enregistré aucune perte de ses gorilles ces derniers mois.

L’ICCN souligne que le plus vieux gorille de la RDC s’appelle « Mushabuka » et non Kabambe cité dans ce site d’informations et les réseaux sociaux. Selon cette institution, les images qui ont circulé sur la toile datent d’il y’a plus de dix ans lors de massacre des gorilles par les groupes rebelles dans les parcs de Kahuzi-Biega et Virunga.

L’ICCN condamne ce manque de professionnalisme constaté dans le chef de certains medias en ligne. Il estime que cette fausse information vise à décourager les touristes qui  visitent ou veulent visiter les gorilles de la RDC. Il a par ailleurs promis de publier incessamment, un communiqué à ce sujet.
Jennifer LABARRE

Climat : La RDC face aux enjeux de la ratification de l’accord de Paris

La République démocratique du Congo pourrait, dans un très bref délai, procéder à la ratification de l’Accord de Paris sur le Climat. Bien que le projet de texte devant entériner cette ratification ne soit pas encore déposé officiellement aux bureaux de deux chambres du parlement congolais, il ressort néanmoins des échanges fructueux entre les journalistes du réseau Green Journalist Network et certains députés et sénateurs, que le pays s’emploie à ratifier cet accord conformément à la demande du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. C’était lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017.

« A ce jour, nous n’avons pas encore le projet de ratification », a affirmé le président de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, Patrick André Kakwata. Il a par ailleurs rassuré que par le pouvoir constitutionnel investi aux députés, ils peuvent convoquer le ministre afin de mieux comprendre le pourquoi de ce retard.

 

De son coté, son collègue de la commission Environnement et Ressources naturelles du sénat, Professeur Lombeya, a promis de saisir rapidement le président de sa chambre ainsi que le gouvernement pour cette ratification soit effective dans un très cours délai.

 

« Il est clair qu’aujourd’hui que les effets néfastes du changement climatique sont palpables, à travers toute l’étendue du territoire nationale. Je crois qu’il est temps que le gouvernement prenne le dossier en main. Il est également temps d’apprendre à nos  populations, la notion de la protection et préservation de l’environnement », a déclaré le sénateur Mukonda Bonza.

 

Lire aussi : http://www.environews-rdc.org/2017/09/30/climat-lunion-europeenne-invite-la-rdc-a-ratifier-laccord-de-paris/#

 

Lorsque le pays s’engage dans de grands tourments politiques, il y a pas mal de repères qui vacillent a relevé le ministre honoraire de l’environnement et député national, Bavon N’samputu. Pour lui, « la ratification n’est pas un exercice ardu. Il faut plutôt que le gouvernement dépose le projet de texte au niveau de l’assemblée nationale pour entamer la procédure. Nous vous assurons que d’ici les semaines qui suivent, le pays va ratifier ledit accord ».

 

Selon les sources concordantes, cette question aurait été à l’ordre du jour du récent Conseil des Ministres.  Une nouvelle qui vient enthousiasmer les amoureux de la planète.

« Pour le réseau Greens Journalist Network que je représente, ce café de presse a été un succès, car les professionnels de médias ont eu accès à une pile d’informations pratiques sur l’épineuse question de la ratification de l’accord de Paris par notre pays, ainsi que sur la Cop 23. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’apprendre que les choses bougent dans le bon sens pour qu’enfin notre pays ratifie cet accord. Nous ne pouvons que nous en féliciter », a précisé Alfred Ntumba, Coordonnateur adjoint du réseau.

 

Pour le chef de section Environnement et Santé à l’UE, Arnold Jacques de Dixmude, ce cri d’alarme des éco-journalistes vient au bon moment pour relancer l’intérêt public.   «Je me joins à la voix des citoyens, des organisations, des politiques et des médias qu’ils pressent le gouvernement à ratifier cet accord qui s’avère très bénéfique et renferme plusieurs opportunités pour ce pays », a-t-il souligné.

 

                                 

 

    Jennifer Labarre.

 

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga