RDC – UE : les sanctions de l’Union européenne ne concernent pas les financements de 11eme FED

L’engagement de l’Union européenne dans le secteur de l’environnement en RDC, notamment dans la biodiversité n’est pas concerné par  les sanctions que subit le pays dans le secteur politique, a affirmé Barthe Ouvry, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC.

Dans une audience lui accordé par le Ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce mardi 03 juillet, Barthe Ouvry a réitéré l’engagement de son institutions à continuer l’exécution de différents projets initiés pour la conservation de la biodiversité de la RDC, ce malgré les sanctions infligées aux autorités congolaises.

 » La coopération européenne en RDC s’intéresse beaucoup à la préservation de la  biodiversité Paris ses 4 priorités. L’essentiel de notre appui est de veiller à ce que notre action soit d’une part en faveur de la biodiversité et d’autres part aussi au développement du pays et des communautés riveraines. Nous investissons dans le Virunga par exemple en électrification rurale pour les populations environnantes et l’amélioration de leurs conditions de vie  » a declaré l’Ambassadeur de l’UE en RDC.

Barthe Ouvry se montre très optimiste et intéressé à poursuivre la collaboration dans le secteur de l’environnement pour assurer un développement durable de celui-ci.

 » C’était une réunion très fructueuse. Nous sommes entrés dans les détails de plusieurs dossiers, et le Ministre de l’Environnement est un interlocuteur très important pour atteindre les objectifs du Développement durable. Nous avons pris un rendez-vous pour les semaines à venir afin d’accélérer la coopération entre le gouvernement congolais et l’Union européenne «  a-t-il souligné.

La RDC bénéficie d’un financement du Fonds européen pour le développement, 11ème FED, estimé à près de 120 millions de dollars pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

BIODIVERSITE : Démarrage des activités de sédentarisation agricole dans le parc de la Salonga

Le Fonds mondial pour la nature, WWF-RDC a lancé officiellement les activités de sédentarisation agricole dans le paysage du Parc national de la Salonga (PNS). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga «PARCCS ». L’annonce a été faite à Kinshasa à travers un communiqué de presse publié ce lundi 03 juillet.

Les différents partenaires à ce projet ont échangé, au cours d’un atelier organisé à Kinshasa du 28 au 29 juin 2017, sur la mise en œuvre cohérente des activités visant à consolider les actions sur une vision commune et clairement partagée entre les équipes pour une meilleure collaboration mais également une communication efficace.

Ce projet ambitionne l’amélioration de la protection et valorisation de la biodiversité de ce parc. En effet, le PARCCS vise l’amélioration des activités agricoles durable en périphérie proche et distante du paysage par un renforcement de la gouvernance locale et la collaboration des partenaires publics et privés en assurant simultanément une protection accrue des valeurs de conservation du parc au bénéfice de tous.

Le Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga (PARCCS), bénéficie de financements de WWF-RDC et de l’Union européenne à travers le 11ème  Fonds européen de développement (FED). Les zones prioritaires pour ce projet sont celles d’Oshwe dans la Province de Mai-Ndombe, de Lomela dans la Province de Sankuru, de Boende et du corridor de Monkoto dans la Province de la Tshuapa et de Dekese dans le Kasai.

L’objectif opérationnel de ce programme est bien qu’en 2021, le Parc National de la Salonga soit retiré de la liste des sites du Patrimoine Mondial en péril où il est depuis 1999.

Rappelons qu’en 2015, le WWF-RDC et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont signé un accord de cogestion stratégique pour mettre en place au Parc National de la Salonga, une protection significative des populations de grands mammifères et consolider les services considérables d’approvisionnement rendus par ses écosystèmes aux communautés humaines vivant en périphérie, et à l’échelle du Bassin du Congo.
Jennifer LABARRE

Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

D’ici 2021, la République démocratique du Congo entend desservir 20.000 ménages dans les zones rurales, grâce au développement de mini et microcentrales hydroélectriques autonomes disséminées sur l’ensemble du territoire national. Le projet a été lancé ce lundi 03 juillet, à Kinshasa. Continuer la lecture de Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

Forêt : Le Gabon obtient 18 millions USD de CAFI pour protéger ses forêts

 L’État gabonais et la CAFI (Central African Forest Initiative) ont signé une lettre d’entente officialisant la mise à la disposition du Gabon d’une enveloppe de 18 millions USD (environ 10 milliards FCFA) pour protéger ses forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Le Gabon a obtenu 18 millions USD pour réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre, mieux planifier et surveiller l’utilisation des terres et protéger plus de 23 millions d’hectares de forêt tropicale.

Si l’accord a été formellement signé par le ministre gabonais de l’Économie Régis Immongault, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre norvégien de l’Environnement, ces derniers n’ont pas pu tous se retrouver à Paris pour célébrer cet accord, pour des raisons de calendrier selon un officiel.

« L’engagement des pays donateurs de CAFI à soutenir notre politique de développement durable témoigne de la reconnaissance des efforts que notre gouvernement a réalisés depuis des années, des efforts visant à optimiser notre développement tout en préservant les écosystèmes et la biodiversité. L’accord d’aujourd’hui réaffirme une fois de plus notre pleine adhésion à l’Accord de Paris, auquel les pays africains doivent maintenir leur engagement malgré les positions d’autres, comme l’ont rappelé, il y a quelques jours lors de la Conférence africaine des ministres de l’Environnement, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, Coordinateur du Comité africain des chefs d’État sur le climat. », a déclaré le ministre Régis Immongault, manifestement satisfait de l’obtention de ce financement.

L’économie verte

Au cours de la cérémonie, les responsables européens qui assurent le financement du CAFI ont salué les efforts du Gabon en matière de protection de l’environnement.

« Cet accord constitue un grand pas en avant. Le Gabon s’engage à prendre des mesures qui, si elles sont mises en œuvre, préserveraient environ 98% des forêts tropicales du Gabon », a déclaré Vidar Helgesen, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement et président de CAFI avant d’ajouter «  CAFI est fier d’appuyer ce plan ambitieux, mais pragmatique qui vise à développer une économie à revenu moyen tout en préservant un capital naturel inestimable, pour le peuple du Gabon et pour le monde. ».

Magdy Martínez-Solimán, Assistant du secrétaire général de l’ONU a encouragé le Gabon a poursuivre sa politique de protection de l’environnement pour aboutir à la mise en place d’une économie verte. « Avec cet engagement, le Gabon pourrait définir une norme pour le développement durable qui pourrait inspirer d’autres pays d’Afrique centrale et occidentale. En accélérant les réformes, le pays s’engagera sur une véritable voie de l’économie verte qui offre des solutions pour le climat et l’agriculture et est plus attrayante pour les investissements du secteur privé vert. L’accord entre le Gabon et le CAFI ouvre la voie à une croissance économique sans déforestation », a-t-elle déclaré.

 

Afrucapostnews

Forêt : vers la mise en place du guide pour le partage équitable des bénéfices REDD+ en RDC

La République démocratique du Congo se doterra bientôt d’un guide pour le partage équitable des bénéfices provenant de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation, REDD+, à toutes les parties prenantes à ce processus. Cet outil de base devra aider à la révision de l’arrêté du cadre juridique et des autres instruments en la matière. C’est qui ressort de l’atelier de capitalisation des expériences en matière de partage de bénéfices REDD+, organisé par la Coordination nationale REDD (CN-REDD), avec l’appui de Forest People Program, le 19 et 20 juin 2017 dernier à Kinshasa.


les différents acteurs du secteur forestier ont adopté un mécanisme de partage équitable des bénéfices REDD après plusieurs échanges. Ils ont défini la politique de mise en œuvre de ce Processus dans les politiques forestières du pays.

« Il était pour nous question de partager les expériences acquises et les leçons tirées en terme de partage des bénéfices des activités REDD+ en RDC. Beaucoup d’expériences ont été développées par des initiatives porteuses de projets, il faut justement s’assurer d’une manière consensuelle que nous partageons les principes clés qui sous-tendent un mécanisme de partage des bénéfices. C’est à dire partager les résultats d’un effort collectif », a précisé le Coordonnateur de la CN-REDD, Victor Kabengele.

Selon Luc Lutala, Secrétaire exécutif adjoint des groupes d’intérêt coopératif économique du Sud Teke (Douala), cet atelier constitue la base de la motivation et de l’incitation aux investissements des communautés dans le processus REDD+. « Si on veut amener ces communautés à protéger l’environnement, nous devons leur proposer des moyens alternatifs pour vivre. D’où l’intérêt des bénéfices carbones, qui doivent être redistribuer à toutes les parties prenantes », a t-il suggéré.

Les échanges d’expériences de terrains ont révélé que la REDD+ doit être considérée comme une incitation économique pour le développement des capacités institutionnelles et la gouvernance des forêts congolaises.

Ainsien effet, la clarification du régime foncier et du droit traditionnel, de la gouvernance améliorée et d’une meilleure compréhension des décisions économiques des ménages sont des éléments clés pour réussir la mise en œuvre des politiques liées à ce processus.

Notons que, Cet atelier rentre dans ce qu’on appel un processus participatif qui fait que les différents acteurs qui investissent dans la REDD+ se mettent ensemble pour la mise en place des instruments pour favoriser le partage équitable des revenus pour tous les acteurs.

 

Jennifer LABARRE
Et les stagiaires de l’IFASIC
Charlie LUTEZA et Bernice SELO

Conservation : une visite d’immersion des actions et projets de développement de l’iccn dans le Nord-Kivu

L’Ong « Innovation pour le développement et la protection de l’environnement (IDPE) » a organisé ce lundi 26 juin, une visite guidée des actions et projets de développement accomplis par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et ses partenaires. Cette visite dont le point de départ était  la cité de Matebe, a eu pour point de chute  la cité de Rumangabo. Elle visait le rapprochement et l’appropriation des actions menées dans les différents coins du parc par les riverains en vue d’obtenir leur  accompagnement.

A Matebe, la délégation a visité la centrale hydroélectrique installée récemment avec l’aide de la Fondation Buffet. Cette centrale produit  13 méga watts et fournie du courant aux territoires de Rutshuru, Nyiragongo et bientôt Goma.

À Rumangabo, les leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga ont été informés sur les différents projets de développement que se propose ce parc au profit de ces communautés locales. Les échanges ont permis aux autorités provinciales de l’ICCN de se faire une idée claire des attentes des populations riveraines. « En organisant cette visite, nous avons voulu réduire  l’antipathique image que certains leaders des communautés locales ont de ce site du patrimoine mondial ». A souligné le Coordonnateur de IDPE, Bantu Lukambo.

Pour rappel, au total, 55 leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga dont les chefs coutumiers, les membres de la société civiles venus de Masisi, Lubero, Nyiragongo, Goma, Rutshuru ont pris part à cette visite. Les greens journalistes envisagent réalisé cette tournée autrement au cours de cette année.

Charlie LUTEZA , Sarah MOMBESA et Mie NGAKAO

Conservation : un important lot d’Ivoire d’éléphant et des peaux de léopards saisis à Goma

24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotames et 2 peaux de léopards (dont l’une est récente et encore fraiche), ont été saisi à Goma, ce samedi 24 juin, par les autorités provinciales de l’Institut congolais pour le Conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la police judiciaire de la province du Nord-Kivu.

Cette deuxième opération coup de poing a été menée dans le quartier Kahembe, précisément au parking des camions des fousso [ndlr : mot utilisé par les trafiquants, qui désigne sacs]. Deux personnes ont été arrêtées lors de cette opération. Les prévenus seront transférés ce lundi 26 juin, aux instances compétentes pour l’instruction du dossier.

Selon les sources policières, les colis saisis à Goma, provenaient  de la ville de Ishasha dans le territoire de Rutshuru. Le spécimens seront remis à l’ICCN pour leur garde. Cette opérations intervient après  celle lancée  en septembre 2106. Les organisations de  lutte anti braconnage basées dans cette province se félicitent de cette action, et entendent sensibiliser davantage les autorités qui interviennent dans la chaîne de l’application de la loi pour plus d’efficacité, ainsi qu’à celles de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA

Afrique : le Bénin acceuillera le Forum africain du carbone

Cotonou, capitale béninoise acceuillera le 9è Forum africain du carbone, du 28 au 30 juin 22 juin 2017.  Les acteurs clés du secteur public, du secteur privé et de la société civile venus d’Afrique et d’ailleurs échangerons sur  » comment faire avancer l’action climatique collaborative pour le développement durable dans la région « .

Séance de travail du PFCB à Kigali ( photo illustrative) environews

Les participants à ce forum étudieront comment renforcer la coopération entre leurs gouvernements et les autres parties prenantes dans plusieurs secteurs clés porteurs de développement pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture et les établissements humains.

Des question spécifiques y seront examinées, entre autres, le rôle des futurs marchés du carbone, en vue de stimuler l’action climatique et le développement durable sur le continent.

Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Gouvernement du Bénin, en acceuillant cette réunion, le Bénin montre son engagement à l’Accord de Paris et plus largement à la prospérité du continent.  » L’Afrique est le continent le plus affecté par les changements climatiques. Deux tiers des Africains gagnent leurs vies grâce aux terres, et il est donc primordial que le continent adopte une voie de développement et une économie résilientes face au climat », a-t-il précisé.

Au cours de cette réunion, un segment ministériel de haut niveau, sera organisé par le Gouvernement du Bénin, pour permettre à plusieurs ministres et responsables de haut niveau de discuter sur la mobilisation de ressources financières afin lutter contre les changements climatiques.

« Le moment est venu pour les pays africains de traduire leurs plans d’action climatique nationaux sous l’Accord de Paris sur les changements climatiques en politiques et en programmes applicables au niveau national », a déclaré Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. « Le Forum africain du carbone permet d’examiner comment les initiatives de réduction des émissions peuvent être renforcées dans des secteurs clés des pays africains. Il s’agit également d’une occasion d’étudier le rôle des futurs marchés du carbone pour aider les pays à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a-t-elle ajouté.

 

Alfred NTUMBA

Kinshasa : bientôt l’élaboration du document de la politique foncière de la RDC

La Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF), a réuni au tour d’une même table, les différents acteurs du secteur foncier de la République démocratique du Congo. L’atelier réflexion a été organisée à Kinshasa, ce mercredi 21 juin. Cette séance de travail avait pour objectif entre autres de réfléchir sur  la mise en œuvre du programme d’élaboration du document de politique foncière en RDC.

 » Le gouvernement congolais accorde une importance capitale à la réforme du secteur foncier, aujourd’hui la terre est l’un des enjeux majeurs de la stabilité mondiale. Nous devons protéger notre terre et nous interdire à naviguer à vue, pour cela, il nous faut une stratégie nationale qui nous permettra d’avoir un document sur la politique du secteur. Nous promettons notre engagement à l’issue de cette politique d’actions et une exécution au bref délai« , a déclaré le Ministre congolais des affaires foncières, Maître Lumeya Du Malegi.

Le processus de la réforme foncière a débuté depuis 2012 et connaît un ralentissement suite à l’instabilité des institutions, et les remaniements ministériels. Le gouvernement à travers le Ministère des affaires foncières, s’est engagé à redynamiser les activités de la CONAREF afin d’accélérer ce processus.

 » Nous sommes toujours dans le processus d’élaboration du document de politique foncière qui se veut participatif pour que d’ici à 2019, qu’on est un document de politique foncière nationale « , a souligné Maître Ngwasi, Secrétaire Exécutif de la CONAREF.  » L’objectif pour nous ici est de pouvoir prendre des recommandations de la société civile pour les intégrer dans la stratégie opérationnelle et faire évoluer ce processus « .

Plusieurs parties ont pris part à ces assises, notamment les représentants de l’UN Habitat, les acteurs de la société civile et les chefs coutumiers.
Selon le Secrétaire Général des sociétés traditionnelles du Congo, Majesté Mfumu Difima, On ne peut pas parler des terres ou de la réforme sans pour autant tenir compte de la matrice qui est l’autorité coutumière.  » Les politiques congolaises sur la réforme foncière existent déjà et sont multiples, mais elles étaient faites sans la considération de l’autorité coutumière. Nous espérons que cette fois-ci, comme il y a eu un financement, peu importe le régime ministériel, il n’y aura plus de recule et le document qui sera élaboré prendra en compte nos propositions « .  A-t-il recommandé.

 » La plupart des projets sur l’environnement climatique se base sur le foncier, allez y comprendre lorsque ce foncier n’est pas bien réglementé, nous allons tout droit à l’échec. Et je pense que cette réussite n’est possible qu’avec la participation de tous, c’est à dire les peuples autochtones, les femmes, les investisseurs, les bailleurs de fonds, et autres. Spécialement je demande à ce que cette réforme prenne en compte les femmes autochtones pour que la réforme soit bénéfique pour tous  » a informé la délégué de l’Ong Forest people program.

La réforme foncière aujourd’hui tient compte des problèmes environnementaux et des questions liées aux changements climatiques. Le processus d’élaboration du document de la politique gouvernementale se penchera également au mécanisme REDD+ qui est l’un des piliers de ce processus.

 

Jennifer LABARRE

Mois de l’environnement : le PNUD veut susciter l’engagement des kinois à la préservation de l’environnement

Rapprocher l’homme de la nature, est le thème de ce mois de l’environnement en marge duquel le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé une journée de réflexion sur la préservation de l’environnement, ce mardi 20 juin au Jardin Botanique de Kinshasa.

Cette activité se joint aux côtés​ d’autres actions déjà organisées en marge de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année pour sensibiliser les populations et permettre à chaque personne de prendre conscience et s’engager pour la protection de la nature. 

 » Il est important de protéger l’environnement et la gestion des aires protégées pour permettre un développement durable. Nous profitons de cette occasion pour rappeler à chacun de nous, les bienfaits des aires protégées qui sont aussi des lieux de réflexion, de tourisme, et de la recherche scientifique « , a souligné le Représentant du Directeur général de l’iccn, Paul Nlemvo.

A cet effet, le Responsable du secteur de l’environnement du PNUD, Idesbald Chinamula, a lancé un appel pour que chaque personne s’engage dans cette noble cause, « la protection de l’environnement ».

« Les questions de l’environnement sont aujourd’hui au cœur de tout développement. Il est important d’insérer cela dans la planification des activités du gouvernement pour aider les populations à court, moyen et long terme, à vivre dans un environnement sain. L’environnement est une affaire de tous et ceci nécessite aussi l’engagement de tous. J’en appel aux médias, aux politiques, et autres acteurs à travailler ensemble pour mener à bien cette lutte. Tout le monde a un rôle à jouer pour protéger la nature », a t-il précisé.

Après ce bref cérémonial, une visite guidée dans le Jardin a permis aux invités, notamment les étudiants, les journalistes et chercheurs à comprendre le rôle de la nature dans la vie des êtres vivants. Les invités à cette journée de réflexion ont  formulé quelques recommandations. 

« C’est bien de rapprocher l’homme de l’environnement. Mais il est important que ce dernier comprenne le pourquoi.   Ce contact direct avec la nature nous a permis de comprendre l’importance de la protéger  et de  s’engager durablement », a déclaré Yaga Nzege Christian, étudiant en sciences de la biologie de l’Université de Kinshasa.

 

Jennifer LABARRE