Ce qu’il faut retenir de la COP22

Les quelque 200 pays réunis à Marrakech à la COP22 se sont mis d’accord vendredi 18 novembre aux alentours de minuit pour mettre au point d’ici à décembre 2018 les règles d’application de l’accord sur le climat conclu l’an dernier à Paris. Entre déception et avancées, RFI dresse le bilan de cette conférence sur le climat à l’issue de deux semaines de discussions sur le réchauffement climatique.

Une détermination à aller de l’avant pour relever le défi climatique

La fin de cette COP22, sous présidence marocaine, sonne aussi la fin du mandat de Laurence Tubiana en tant que championne du climat pour les Nations unies. « Le premier message très important est le fait que tous les pays se soient mis d’accord sur une proclamation de soutien à l’accord de Paris », souligne celle qui fut l’une des artisanes de l’accord sur le climat signé à Paris l’an dernier.

« Evidemment, les aléas politiques font peser des incertitudes sur les positions de tel ou tel pays, mais voilà il y a 195 pays qui ont dit ‘’nous, on continu’’. Et puis ça a été accompagné de déclarations de beaucoup d’entreprises, d’abord à Marrakech, mais aussi plus généralement d’entreprises mondiales. Je crois que les villes et les régions ont aussi réaffirmé leur soutien à l’accord de Paris », précise l’experte avant de nuancer : « Je ne vais pas vous faire non plus une image rose, on est très en retard. C’est une lutte qu’on a commencée. »

A la tribune de la COP22, le 17 novembre 2016 à Marrakech (Maroc).REUTERS/Stringer

Un bilan mitigé pour l’Afrique

Le Maroc a tenu sa promesse : placer au cœur des débats des sujets qui préoccupent l’Afrique.Mais dans les faits, les avancées sont assez maigres.

Sur la finance par exemple, le continent africain espérait plus d’argent pour financer des projets d’adaptation comme des constructions de digues, des surélévations d’habitats rendus nécessaires par les changements climatiques. Autre déception : l’agriculture, qu’il faut aider à se réformer. Il en a été question, mais faute de consensus, les discussions ont été repoussées à l’an prochain.

Finalement, la principale avancée reste la mise en place d’une feuille de route pour les années à venir et la promesse d’accélérer le rythme. Des points d’étape sont prévus pour vérifier que la conformité des Etats vis-à-vis de leurs engagements et que dès 2018, les pays développés revoient leurs promesses à la hausse.

Une COP22 de l’action, vraiment ?

« La COP22, c’est une opportunité manquée, une opportunité pour les Etats de montrer qu’ils sont prêts à faire plus, plus loin, plus ambitieusement et plus concrètement pour l’action climatique, et qu’ils sont aussi prêts à mettre en place une solidarité envers les pays les plus vulnérables. C’est quelque chose qu’on n’a pas réussi à voir dans cette COP qui devait être la COP de l’action et la COP africaine », déplore Lucile Dufour, membre du Réseau action climat.

Et d’ajouter : « On avance, mais on avance lentement. On se met d’accord pour régler tous les détails et les règles de l’accord de Paris d’ici à 2018. Maintenant on attend des pays qu’ils soient plus ambitieux et beaucoup plus concrets dans leurs annonces et puis aussi au niveau national qu’ils aillent plus loin. »

Pour l’experte, « des initiatives concrètes » ont en revanche été faites « sur les côtés des négociations », citant l’exemple de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables. Lucile Dufour regrette au passage que ces projets ne soient pas « portés par les Etats ».

Des ONG réclament « des actions concrètes »

Les activistes climatiques rassemblés pendant ces deux semaines à l’espace autonome dans une université en marge de la COP ont publié leur appel : la déclaration de Marrakech. Et pour cause : ils estiment que les avancements de la COP sont loin d’être suffisants.

« Nous, mouvements sociaux, marocains, maghrébins, africains et internationaux rassemblés à Marrakech réaffirmons notre détermination à défendre la justice climatique et à agir pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre de 1,5° », peut-on lire. Même si le ton est solennel, le message est vif : « Zéro fossile, 100% renouvelable, c’est notre lutte, c’est notre horizon », affirme Nicolas Haeringer de l’ONG 350.org.

Pour les signataires de cette déclaration, la vraie mobilisation se passe en dehors de la conférence. « La COP a cette capacité à produire une sorte d’abstraction, on parle d’un problème extrêmement concret pour des millions, des centaines de millions de personnes comme si c’était quelque chose de très abstrait et sans conséquence dramatique. Nous, on va dans les COP pour faire un petit pas de côté et ramener dans les négociations les questions qui ne sont pas traitées », poursuit Nicolas Haeringer.

Avec la Rfi

Le Rapac s’active pour la 16ème réunion de PFBC à Kigali

logo-rapac6888Kigali, capitale de la République du Rwanda accueillera du 21 au 26 novembre, la 16ème réunion des parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). Cette réunion annuelle qui réunit les pays membre de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac), permet aux Etats membres de coordonner leurs activités prioritaires, proposer des actions relatives aux questions émergentes et partager des informations avec les partenaires et les réseaux actifs.

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1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va

« … Avec le projet PARAU, nous avons essayé de mettre en place un système qui fonctionne et qui a prouvé son efficacité, car le taux de maladies hydriques avait baissé de 70% dans les communes couvertes par ce projet. On a prévenu les autorités congolaise en avance, on a accepté la demande du Premier ministre de prolonger d’un an le projet, aujourd’hui, nous ne sommes pas content de bisbilles entre la mairie et la primature. C’est vraiment triste ». Continuer la lecture de 1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va

LA JOURNEE MONDIALE DE DEPASSEMENT NE SE CELEBRE PAS, ELLE RESONNE !

C’est depuis le 8 aout que l’humanité vit à crédit et cela jusqu’au 31 décembre aux dépenses de la planète. Les humains auront consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en une année et vivra au-dessus de ses moyens écologiques. Continuer la lecture de LA JOURNEE MONDIALE DE DEPASSEMENT NE SE CELEBRE PAS, ELLE RESONNE !

La CPI s’intéresse désormais  aux crimes environnementaux

C’est dans un nouveau document de politique générale sur la sélection et la hiérarchisation des affaires que FATOU BENSOUDA a affirmé que son bureau s’intéressera  particulièrement aux crimes impliquant ou entraînant des ravages écologiques, l’exploitation illicite de ressources naturelles ou l’expropriation illicite de terrains. Continuer la lecture de La CPI s’intéresse désormais  aux crimes environnementaux

Construction d’une centrale hydroélectrique: CFE-Corporate ltd déterminée à illuminer la nouvelle province du Kasaï

La nouvelle province du Kasaï et ses environs seront bientôt illuminés. C’est ce qui ressort d’un contrat de concession signé entre la firme brésilienne CFE-Corporate Ltd et le Gouvernement RD-Congolais, le 26 juin 2015, dans la grande salle de Béatrice Hôtel dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Grâce à cette convention paraphée par le directeur exécutif de CFE Corporate Enezio Alves Rosa et le ministre RD-Congolais des Ressources hydrauliques et Electricité Jeannot Matadi Nenga, une centrale hydroélectrique de 100 MW sera construite à Tshikapa, chef-lieu de la nouvelle province du Kasaï. Un ambitieux projet que cette firme brésilienne promet de réaliser dans le délai. Le tout pour le bonheur de la population de ces coins du pays. Continuer la lecture de Construction d’une centrale hydroélectrique: CFE-Corporate ltd déterminée à illuminer la nouvelle province du Kasaï

Mbou Mon tour: Création Des forêts Communautaire en RDC

La République Démocratique du Congo dispose d’un plus grand patrimoine forestier d’Afrique. Elle possède le deuxième massif des forêts tropical du monde, après le Brésil. Le cadre légal de la RDC prévoit de dispositions qui fixent les modalités d’attribution des concessions forestières aux communautés locales. Ces forêts dites communautaires appartiennent à la catégorie des forêts protégées. Pour se rendre compte de la manière dont ces forêts communautaires ont été créées et gérées en République Démocratique du Congo, nous avions accompagné MBOU MON TOUR une ONG locale, qui œuvre pour la mise en place de la forêt communautaire de la rivière MBALI dans le territoire de BOLOBO, à environ 300km au nord de Kinshasa. Continuer la lecture de Mbou Mon tour: Création Des forêts Communautaire en RDC

 Boum de l’ivoire sur le marché Asiatique

Une réelle menace pour la survie des éléphants

 

African_elephant_warning_raised_trunkLes activités de l’homme ne cessent d’alourdir sa dette envers l’écologie. Depuis le début du siècle présent, l’industrialisation est considérée comme l’un des responsables du dérèglement climatique, et cela à travers la pollution qu’elle engendre.

A côté de cette forme de destruction faunique, existe également une autre forme de destruction faunique appelé le braconnage ayant pour objectif de tuer illégalement les animaux afin de se procurer de certains objets comme les cornes ou les défenses à des fins commerciales.

Parmi les animaux les plus menacés par ce Trafic figurent en tête de liste les éléphants. Chaque jour, ces grands animaux de la planète connaissent des fins tragiques à cause de leurs défenses ou ivoires.

De tous les éléphants du monde, seuls ceux de l’Afrique planent sous un engrenage infernal consécutif à cette activité commerciale qui ne cesse de croitre suite à la demande sur le marché Asiatique notamment en chine.

Les défenses de ces pachydermes sont très prisées en Extrême Orient précisément en Chine au Vietnam aux Philippines et en Malaisie où elles sont utilisées non seulement comme objets décoratifs et religieux, mais aussi pour ses vertus médicinales.

Ainsi, ce boum de l’ivoire des éléphants en Asie continue de menacer sensiblement les éléphants d’Afrique.

Bien que le commerce international de l’ivoire soit bannit depuis 1989, les saisies massives d’ivoires excédant souvent 800 kg à destination de l’Asie ont doublé depuis 2009, atteignant un niveau record en 2011.

La dernière en date du 25 janvier 2015 où 700 kg d’ivoires ont été saisis à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda, destinés à approvisionner le marché Asiatique.

Au début du siècle, le continent Africain comptait quelques millions d »éléphants. A ce jour, le commerce  de l’ivoire a tragiquement décimé cette population d’animaux. Le nombre estimé actuellement varie entre 420.000 et 650.000 individus vivant pour la plupart  au Botswana en Tanzanie et au Zimbabwe.

La République Démocratique du Congo seule dénombrait près d’un millions d’espèces au début du siècle, le triste constat est que le pays n’en compte .qu’à ce jour que 7.000.

Cette situation alarmiste n’arrête  de susciter  d’inquiéter  des organismes internationaux et ONG de défense des animaux qui plaident pour un renforcement des dispositifs afin de dissiper cette ombre macabre qui pèse sur les éléphants d’Afrique. Si cette tendance se maintient, ces animaux aussi appelés les jardiniers de la forêt en raison des différents services écologiques qu’ils rendent à la nature, disparaitront d’ici une génération.

L’envolée de la demande de ‘ivoire en Asie surtout en Chine ou le prix de défenses bruts a triplé depuis 2010 augmente la pression sur l’extinction de ces espèces qui profile à l’horizon.

Selon un rapport publié récemment par les ONG  Save the elephant et Spinal found, 100.000 éléphants ont été braconnés pour leurs ivoires. Ces organisations non gouvernementales appellent donc Pékin ç réagir vigoureusement car la clé de l’avenir des éléphants d’Afrique se trouve entre  ses mains.

Autrefois, ces animaux se déplaçaient librement en Afrique. En Côte d’ivoire par exemple, un nom qui ne doit rien au hasard. Depuis, la population a dramatiquement diminué. Seuls 800 espèces sont dispersées à ce jour sur le territoire.

La volonté de sauver ces pachydermes en renforçant les dispositifs prévus par l’interdiction du commerce de l’ivoire semble devenir un enjeu de sécurité puisque l’ivoire peut jouer un rôle dans les conflits en Afrique.

D’après le quotidien Américain New York times, comme les diamants du sang de la Sierra Leone ou les minerais pillés au Congo, l’ivoire semble être la dernière ressource des conflits en Afrique arraché dans des zones de bataille reculées facilement monnayable et qui alimente aujourd’hui les conflits au quatre coins du continent.

Plusieurs braconniers seraient ainsi à la solde des rebelles tels que l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda et les janjawid au Soudan ainsi que les terroristes et militants comme Al-Qaïda et mouvement de Chebab qui exploitent le Trafic d’ivoire pour financer des actions terroristes.

En raison de la corruption et du crime organisé, des grandes quantités d’ivoires acquises illégalement s’écoulent sur le marché légal, et sont ainsi blanchis.

Ce trafic est si lucratif que les braconniers font fi d’écoper d’amende trop peu élevée.

Malgré plusieurs mouvements initiés par les ONG et autres particuliers pour mettre fin à ce type de commerce, il est difficile d’y parvenir au regard de l’essor économique que connaissent les pays Asiatiques. Pour beaucoup, la demande ne pourra encore que progresser.

 

                                                                                           Thierry-paul Kalonji

Changement climatique : imminente source des crises  dans le monde

La communauté internationale s’est fixée comme objectif de maintenir la hausse de la température mondiale à 2C° d’ici la fin du siècle, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l’œuvre, et dont la vitesse est inédite. Ce changement aux allures  effrénées reste tributaire aux activités anthropiques. Continuer la lecture de Changement climatique : imminente source des crises  dans le monde