Climat : des célébrités montent au créneau pour tacler Trump

A quelques minutes de l’annonce tant attendue de Donald Trump concernant la position des USA sur l’Accord de Paris, des stars américaines et autres célébrités veulent faire entendre leurs voies pour contrer si pas influencer la décision du président américain.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

 

Un retrait de l’accord de Paris placerait cependant – et durablement – les Etats-Unis dans une position inconfortable sur la scène internationale. Et ça de nombreuses célébrités l’ont bien compris et tentent de faire passer le message. Militant écologiste, Leonardo DiCaprio, via son compte Twitter, s’adresse directement au principal intéressé : « Monsieur Trump, j’espère que vous ferez le choix moral aujourd’hui pour protéger nos futures générations« , a-t-il écrit.

D’autres acteurs se sont également exprimés sur le réseau social. « Si vous tenez à nos enfants peut-être devriez-vous reconsidérer votre choix. Barron (fils du président, ndlr) saura vous remercier quand il vous verra« , écrit le comédien Don Cheadle (Iron Man).

De son côté, Ben Stiller, de passage à Cannes, pour la 70e édition du Festival de Cannes, la semaine dernière, a lui aussi eu son mot à dire : « Quel énorme pas en arrière nous réalisons. Nous devrions mener le monde sur cette voie« .

Mark Ruffalo, très engagé dans la dernière campagne américaine contre Donald Trump, n’est pas tendre dans ses mots :  » Alors si c’est vrai, il aura la mort de toutes les nations dans ses bras. Les gens tiendront pour reponsable les États-Unis dans ce qu’il auront perdu« .

Plus politique, le fondateur-milliardaire de Virgin, Richard Branson, a posté une photo de lui dans un cortège avec pour légende un constat: « Indépendamment de ce que font les gouvernements, l’élan mondial stimulé par les accords de Paris augmente« .

Au fond, qu’importe la décision de Donald Trump, le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré avoir la ferme intention « de signer une ordonnance de maintien de l’engagement de New York City envers l’Accord de Paris ».

 

Alfred NTUMBA

Climat : la Pologne accueillera la COP24 en 2018

Le gouvernement de Pologne a annoncé aujourd’hui que la ville de Katowice accueillera la 24èmec conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24) en 2018.

Siège de l’Union européenne à Bruxelles

près l’Asie et le Pacifique en 2017, c’est au tour du groupe de l’Europe de l’Est d’accueillir la conférence. Le groupe a choisi la Pologne pour présider la COP24.

Les autorités polonaises ont envisagé plusieurs options quant à la ville qui accueillera la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui sera présidée pour la quatrième fois par la Pologne.

Deux Conférences des Parties (COP) ont précédemment eu lieu en Pologne : la COP14 à Poznań en 2008 et la COP19 à Varsovie en 2013. La Pologne avait également présidé la COP5 à Bonn, en 1999.

Le ministre de l’Environnement polonais, Pr. Jan Szysko, a officialisé aujourd’hui le choix de la ville de Katowice au Sud-Ouest du pays, à l’occasion de la visite en Pologne de Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Mme Espinosa a déclaré: « Je souhaite remercier le gouvernement de Pologne d’avoir accepté d’accueillir la COP24 en tant que membre du groupe de l’Europe de l’Est et je me réjouis à l’idée de travailler avec Monsieur le Ministre Jan Szysko et son équipe pour faire de la conférence un succès à tous les niveaux. »

« 2018 sera aussi une année importante pour la diplomatie climatique internationale, alors que les nations avancent vers la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. 2018 devrait en effet être l’année où les gouvernements franchiront un certain nombre d’étapes clés« , a-t-elle déclaré.

« Il s’agit de finaliser les lignes directives visant à  rendre l’accord pleinement opérationnel, et de faire le bilan de la situation collective des pays par rapport aux objectifs et aux ambitions de Paris pour les années et décennies à venir« , a ajouté Mme Espinosa.

Mme Espinosa s’est aujourd’hui rendue dans un centre de recherche à Toruń, où le gouvernement polonais assure un suivi scientifique de la manière dont les forêts absorbent le carbone. La protection des forêts est un élément clé des efforts de lutte contre les changements climatiques.

« Une meilleure gestion, conservation et expansion des forêts jouera un rôle central dans l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous devrons en effet constater des transitions au sein de tous les secteurs et de toutes les économies pour réaliser le plein potentiel de l’accord au cours du 21ème siècle », a-t-elle ajouté.

Mme Espinosa a finalement déclaré qu’elle se réjouissait à l’idée de travailler avec le peuple polonais pour assurer une conférence réussie qui fasse progresser la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Alfred NTUMBA

Assainissement : Marina Eunice Hamisi, « mon projet consiste à transformer les déchets plastiques en carburant diesel »

Kinshasa à l’instar d’autre ville de la République peine à mettre en place une politique de gestion durable des déchets produits au quotidien. Il suffit de sillonner dans la ville pour se rendre compte des conséquences qu’engendrent cette situation. Pourtant, il existe bien des solutions pour pallier à ce problème, source de pollution. Le recyclage des déchets afin de les revaloriser en est une.
Consciente du double bénéfice que peut rapporter le recyclage, à savoir les revenus et l’assainissement, Mariana Hamisi est une jeune congolaise conceptrice d’un projet consistant à transformer les déchets de bouteilles en plastique en carburant diesel qui peut être vendu sur le marché pétrolier local.

Lauréate du challenge startup de l’année 2016 organisé par TOTAL, c’est au côté de deux hommes que cette Lushoise a été retenu comme deuxième meilleur startuper avec son projet, lors de ce concours qui vise à promouvoir les talents locaux d’une part, à permettre les jeunes d’aller au bout de leur rêve et de présenter les jeunes congolais sous différentes dimensions d’autre part.

Dénommé Wastewise, ce projet qui se veut une réponse adéquate à la problématique majeur de la gestion des bouteilles en plastique qui polluent la ville de Lubumbashi , découle d’un simple constat fait par cette jeune étudiante de l’école de la gouvernance économique et politique de Lubumbashi.
« L’idée est partie de rien, j’ai remarqué qu’à mon université, les déchets n’étaient pas gérés de manière durable. Ils étaient soit brulés soit abandonnés à ciel ouvert .Lors de mon arrivée à Kinshasa, le constat était le même. C’est ce qui m’a motivé à concevoir ce projet », nous a-t-elle confié.

Une fois recyclés, les déchets seront mis dans une machine qui les transformera automatiquement en carburant. Il suffirait juste qu’il y ait quelqu’un pour fourrer ces déchets dans la machine. L’idéal pour Marina Eunice Hamisi est d’être le grand entrepreneur dans le secteur.

Cela doit passer non seulement dans la production mais aussi en mettant en place un système de collecte efficace vu les déchets qui pullulent dans la ville. Ce système consistera à acheter ces déchets auprès de la population. A ça s’ajoute également le partenariat avec une grande entreprise qui collecte des déchets dans les grandes sociétés de la ville et les compagnies de mining.

Après avoir bénéficié des différents avantages offerts par total notamment dont la formation, Marina Eunice Hamisi a annoncé le démarrage de son projet au mois d’aout à Lubumbashi, avant d’étendre son action sur toute l’étendue du territoire nationale.
Thierry-Paul KALONJI

Alimentation : la délégation de l’Union européenne en RDC évalue ses 12 projets de sécurité alimentaire

La Délégation de l’Union européenne en RDC a organisé un atelier de partage d’expérience à l’intention des acteurs de mise en œuvre des 12 projets financés par l’UE entre 2010 et 2013, à Kinshasa, du 29 au 30 mai.


Ces projets s’inscrivent dans le programme thématique Sécurité alimentaire de l’Union européenne. Ces deux journées ont permis aux bénéficiaires de partager et d’analyser avec le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et différents
acteurs du développement agricole et rural, les leçons apprises à travers l’exécution de ces projets, leurs succès mais aussi les difficultés rencontrées dans 4 domaines clés de la coopération de l’Union Européenne à savoir, la promotion d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement, la prise en compte du genre et amélioration de la condition des femmes, ainsi que la structuration du monde rural et l’amélioration de la gouvernance
locale.

Pour l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry qui a clôturé ces travaux, à travers les financements de ces différents projets, l’UE voudrait s’engager dans le long terme en allant au-delà de l’aide humanitaire qui est plutôt à court terme.  » Cette projection vers l’avenir consiste également à apporter de l’aide aux populations afin de renforcer leurs capacités de résilience en ce qui concerne entre autre le changement climatique », a-t-il informé.

Il a saisi cette occasion pour rappeler aux partenaires internationaux
et nationaux la responsabilité commune à assurer la pérennité des
projets au travers la transmission des connaissances (renforcement des
capacités) aux populations au-delà des aides matérielles et
financières.

Il s’agit donc d’aider les populations ciblées, en leur donnant les semences pour faire germer le développement durable. En ce moment où la plupart des projets se rapprochent de leur fin,
Bart Ouvry a invité les représentants des gouvernements à être attentif aux capacités générées par les groupes d’acteurs.
Signalons qu’en plus des mécanismes traditionnels de suivi de projet,
la DUE s’est dotée d’un mécanisme spécifique de monitoring régulier
afin de garantir la bonne exécution de ces projets, l’atteinte de
leurs résultats et objectifs.
Myriam Iragi
.

Climat : le Secrétaire général de l’ONU appelle à l’action climatique

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé mardi un appel à l’action pour faire face au défi du changement climatique, soulignant que l’action pour le climat n’est pas seulement une nécessité mais une chance pour un avenir pacifique et durable.

S’exprimant devant des étudiants, des chefs d’entreprises et des universitaires à New York University, M. Guterres a souligné à la fois les risques croissants dus au changement climatique et les opportunités offertes par l’action climatique pour créer des emplois, générer une croissance économique et construire les bases d’un monde plus sûr et plus stable.

« Les effets du changement climatique se font déjà sentir dans le monde entier. Ils sont dangereux et ils s’accélèrent », a-t-il dit. « Il est absolument essentiel que le monde mette en œuvre l’Accord de Paris – et que nous remplissions ce devoir avec une ambition accrue ». L’Accord de Paris sur le climat a été adopté en décembre 2015 et est entré en vigueur à la fin 2016.

M. Guterres a insisté sur le fait que des mesures ont déjà été prises et que les pays et les entreprises impliqués en tireront les bénéfices.

VIDEO: Action climatique : « une chance pour un avenir pacifique et durable », Secrétaire général António Guterres. Crédit: ONU

« Des milliers d’entreprises privées, y compris de grandes compagnies pétrolières et gazières, prennent leurs propres mesures », a-t-il déclaré. « Elles savent que l’économie verte est bonne pour les affaires ».

« Le train de la durabilité est en marche. Montez à bord ou bien vous resterez sur le quai. Ceux qui ne feront pas le pari de l’économie verte vivront dans un avenir gris », a-t-il affirmé.

Le chef de l’ONU a présenté un programme d’action en cinq points pour mobiliser le monde en faveur de l’action climatique.

Tout d’abord, il a promis d’intensifier les efforts politiques à un haut niveau pour augmenter accroître l’action climatique destinée à limiter la hausse de la température bien au-dessous de 2 degrés Celsius et le plus proche possible de 1,5 degré.

Deuxièmement, M. Guterres a déclaré qu’il mobiliserait toutes les capacités du système de développement des Nations Unies en faveur de l’action climatique et du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment au niveau national.

Troisièmement, M. Guterres a dit qu’il travaillerait avec les gouvernements et tous les principaux acteurs, y compris les industries du charbon, du pétrole et du gaz, pour accélérer la transition vers l’énergie durable.

Quatrièmement, il a promis de travailler avec les pays pour mobiliser les ressources nationales et internationales en faveur de l’adaptation, de la résilience et de la mise en œuvre des plans d’action nationaux pour le climat.

Cinquièmement, il a déclaré qu’il encouragerait des partenariats nouveaux et renforcés pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris à travers la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire.

« Le changement climatique est indéniable. L’action climatique est imparable. Et les solutions climatiques offrent des opportunités incomparables », a insisté le chef de l’ONU.

« Aujourd’hui, je demande à tous les dirigeants gouvernementaux, les chefs d’entreprises et les dirigeants de la société civile de soutenir l’action la plus ambitieuse sur le changement climatique au profit de cette génération et des générations à venir », a-t-il ajouté. « Si nous travaillons ensemble en tant que communauté mondiale, nous pouvons sortir plus forts, plus sûrs et plus prospères ».

UN

Climat : la question du climat divise le G7

Les chefs d’Etat du G7 se sont engagés ce samedi 27 mai, à lutter contre le protectionnisme, surmontant les résistances de Donald Trump qui continue à développer sa position de « l’Amérique d’abord », thème sur lequel il a été élu, mais ne sont pas parvenus à s’accorder sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le G7 à Sicile (Photo – droits tierces)

Si les Etats-Unis ont paru faire quelques concessions sur la question des relations commerciales, ils restent isolés sur celle du climat, exigeant de leurs partenaires plus de temps pour décider s’ils vont honorer les engagements pris lors de la COP21 en 2015 à Paris.

« Je rendrai ma décision finale sur l’Accord de Paris la semaine prochaine« , a annoncé sur son compte Twitter le président américain alors qu’Angela Merkel a évoqué des échanges « très difficiles » et « très décevants » sur cette question.

Selon elle, « rien n’indique que les Etats-Unis accepteront de rester dans le cadre de cet accord » dont elle a rappelé l’importance majeure et sur lequel, a-t-elle dit, on ne peut pas faire de compromis.

Le communiqué final mentionne clairement cette divergence de vue entre Washington et ses partenaires du G7.

« Les Etats-Unis d’Amérique sont engagés dans un processus d’examen de leur politique sur le changement climatique et sur l’Accord de Paris et ne sont pas en mesure de participer au consensus sur ces sujets« , indique le communiqué.

« Comprenant ce processus, les dirigeants des gouvernements du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de la Grande-Bretagne, et les présidents du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne réaffirment leur engagement ferme à rapidement mettre en oeuvre l’Accord de Paris », poursuit le texte.

En revanche, et malgré d’âpres négociations, un consensus raisonnable a été trouvé sur le système d’échanges commerciaux internationaux et sur la lutte contre le terrorisme

Avec Reuter

Reboisement : quand les journalistes de Goma donnent le ton

Les journalistes membres de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Coordination provinciale du  Nord-Kivu, ont assaini l’avenue qui mène vers le siège provincial de cette institution  et planté des arbres dans le triangle situé devant le Centre de presse de Goma, ce samedi 27 mai.

Cette action a été initié par la Section provinciale de la corporation. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme de développement du Comité Rosalie Zawadi.

 » Chaque arbre planté ici aura une plaque nominale de son planteur d’où la responsabilité qu’a chaque journaliste de surveiller​ sa plante « , à précisé Tuver Wundi, Journaliste et membre de Maideni, une ONG locale.

Les journalistes membres du Réseau Green journalists Network se sont joints à leurs collègues afin de donner un exemple à suivre aux décideurs et à toute la population du Nord-Kivu. Les professionnels des médias enttendent voir leurs collègues d’autres provinces de la RDC suivre cet exemple afin de susciter l’adhésion des  masses dans la lutte contre l’insalubrité et les effets néfastes des changements climatiques.  » Le reboisement dans ce triangle permettra de fixer le sol en proie à l’érosion qui avance vers le Centre de presse de Goma. Une fois grandis, ces arbres serviront également​ d’ornement pour ce milieu « , a précisé un Journaliste.

Sur ce sol, les journalistes ont planté quelques espèces d’arbres à croissance rapide notamment, L’acacia, le cedrella et le ficus.

Selon le Coordinateur de Maideni, Jean-Paul Kandeva, ces arbres serviront aussi dans la la lutte contre la pollution due au dioxyde de carbone qui est en grande quantité dans le lac Kivu. Ils joueront aussi un rôle important dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques qui n’épargnent aucune ville au monde.

Alfred NTUMBA avec le concours de Tuver WUNDI

Salubrité : les jeunes sensibilisés sur les opportunités d’affaires qu’offre le recyclage des déchets

La Génération nouvelle des innovateurs (Geni), a sensibilisé les jeunes de Kinshasa sur le recyclage de déchets plastiques et la protection de l’environnement, ce jeudi 25 mai. Cette action qui s’est inscrit dans le cadre du premier Salon de l’environnement, avait pour but de présenter à la jeunesse kinoise les opportunités d’affaires qu’offre le recyclage des déchets plastiques qui jonchent les artères, les caniveaux et les rivières de la ville de Kinshasa.

« Nous avons voulu amener les jeunes à comprendre l’importance de l’environnement. Les conscientiser à s’impliquer dans la lutter contre l’insalubrité et à devenir des citoyens responsable ». A déclaré la Coordonnatrice de cette organisation, Gloria Lwamba. « Les jeunes doivent se réveiller car le Congo de demain leur appartient », a t-elle précisé.

La jeunesse congolaise doit s’engager pour une auto prise en charge et la création d’emplois. Gloria Lwamba estime que le secteur de l’environnement présente beaucoup d’opportunités que les jeunes doivent saisir pour se développer et développer le pays.

Pour Gradi-Deo Ntabira, l’un des intervenants à ce Salon, les déchets plastiques sont une opportunité pour chaque jeune d’entreprendre et de s’auto créer de l’emploi. « Notre pays a aujourd’hui plus des demandeurs d’emploi que des créateurs d’emplois. Il faut que gouvernement de la RDC et les différents bailleurs de fonds aident les jeunes à saisir les opportunités qui se présentent dans le domaine de l’environnement pour se développer et créer des emplois », a-t-il souligné.

Plusieurs experts considèrent que le recyclage des déchets à Kinshasa s’apparente à un effet de mode qu’à une prise de conscience réelle. « Je salue cette initiative et j’en félicite les organisateurs. Il est vrai que cette culture prend de l’ampleur c’est qui est une bonne chose. Mais il faut que ceux que les jeunes prennent réellement conscience des enjeux de l’heure et trouvent des mécanismes pour endiguer les conséquences de pollution liées aux déchets plastiques dans la ville de Kinshasa », souligné le Coordonnateur de Congo green Citizen, Patrick Kasele.

La ville de Kinshasa produit plusieurs centaines de milliers de tonnes des déchets ménagères dont une grande partie est composé des déchets plastiques. La bonne gestion de ces immondices pourrait contribuer d’une manière ou d’une autre à booster l’économie du pays en même temps assainir la ville, contribuer à la lutte contre la dégradation du sol et générer des emplois.

Jennifer LABARRE

Ibi Village : les portes vertes d’Ibi édition 2017, les dates sont encore à confirmer

Les habitués des portes vertes d’Ibi les savent bien, chaque année, Novacel organise au mois de juillet, « les portes vertes d’Ibi », sur le Plateau de Batéké, à près de 120 Kilomètres de Kinshasa. Cette année, le festival rural annuel dérogera à la règle du moins en ce qui concerne les dates.

Olivier Mushiete, Directeur général de Novak (photo – droits tierces)

« Initialement nous aurions bien voulu que cela se passe du 01 au 03 juillet, mais ça ne sera pas possible, car moi – même, et le Professeur LEJOLY, ne serons pas disponibles au pays. On a un petit problème de calendrier, soit on arrive à organiser les portes vertes en juillet, soi on ferra quelque chose en septembre », a informé le Directeur Général de Novacel, Olivier Mushiete.

Les portes vertes d’Ibi sont une initiale d’Olivier Mushiete. Cette foire agricole qui se tient chaque année, vise le partage d’expériences entre Novacel, le public citadin et rural sur l’agroforesterie et le puits de carbone d’Ibi Batéké, dont les estimations de séquestration s’élèvent actuellement à près de 60.000 tonnes de CO2.

Plaidoyer en faveur de la l’agroforesterie climatique durable

Au regard des enjeux de l’heure, Olivier Mushiete et Novacel entendent porter un plaidoyer au plus niveau politique en vue de promouvoir l’agroforesterie climatique durable sur l’ensemble de l’étendue nationale.

« Nous avons plus de 75 millions d’hectares à mettre en valeur dans notre pays. Pour réussir cette étape, il faut que nous mettions en place le cadre qui permet de changer d’échelle. Nous avons besoin d’une politique, c’est indispensable. On ne peut pas organiser un pays comme la RDC sans politique. Et pour cela, il faut avoir les connaissances nécessaires du terrain, la vision et les appareils qui vont rendre ça possible », a –t-il déclaré.

La République démocratique du Congo a déjà mis au point un plan d’investissement et un programme REDD. Le Fonds national REDD en cours de création, le CAFI, et le Fonds verts sont autant d’appareils qui attisent l’appétit d’un grand nombre d’acteurs qui désirent tirer profit de ces différents fonds pour le développement des activités climatiquement résilientes.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : un nouveau système d’intelligence artificielle anti-braconnage

Après la situation alarmante de la survie des éléphants et des rhinocéros en Afrique, la fondation Lindbergh s’associe à la société Neurala pour lutter contre le braconnage se ces deux espèces emblématiques du continent en mettant en place le programme Air Shepherd, un système qui associe drones et intelligence artificielle pour sauver la vie de ces populations animales.

Actif depuis plusieurs années déjà, le programme Air Shepherd, consiste à veiller sur des zones à risques, là où les braconniers ont l’habitude d’agir, en particulier la nuit grâce à des caméras à infrarouge. Jusqu’à maintenant, les drones, qui pouvaient voler cinq heures d’affilée maximum, se contentaient de déclencher un enregistrement vidéo à chaque détection d’une forme vivante.

Ces images étaient alors transmises à des opérateurs au sol chargés de les analyser. Si une forme humaine était repérée, l’information était transmise aux gardes chargés d’intercepter les suspects. Mais il se posait un souci sur le personnel pour surveiller des milliers d’heures d’images filmées par des drones.

Désormais, les protecteurs des animaux seront assistés par le logiciel d’intelligence artificielle de Neurala Brain. Celui-ci consiste à identifier éléphants et rhinocéros. Il pourra repérer des formes non répertoriées, en temps réel, dans les téraoctets de vidéos fournis par les drones. L’alerte pourra alors être envoyée immédiatement aux rangers, avant même que les intrus aient pu atteindre les animaux.

Selon le PDG de Neurala, Max Versace, ce nouvel outil de lutte anti braconnage parviendra à sauver la vie de milliers d’animaux tout en permettant l’arrestation de nombreux braconniers. « Cette nouvelle collaboration est un très bon exemple, et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour le braconnage est important pour une bonne cause », a-t-il précisé.

Depuis dix ans, un éléphant est tué par des braconniers toutes les 15 minutes et deux rhinocéros meurent tous les jours. Si rien n’est fait, à ce rythme, ces deux espèces animales pourraient disparaître sur le continent africain dans les dix ans avenirs.

Jennifer LABARRE
.