Journée mondiale de l’eau : « avec l’eau, il est possible de créer les emplois »

Les ressources en eaux de la République démocratique du Congo sont un facteur important de développement. Le fleuve Congo qui arrose près de 98% du territoire national est un atout nécessaire pour le développement de ce grand pays au cœur de l’Afrique. Cependant, cette ressource stratégique reste jusqu’à ce jour presque quasi inexploitée. 

Cette question a fait l’objet de la sensibilisation, ce vendredi 24 mars à Kinshasa, des étudiants de l’Institut Supérieur des sciences de la santé de la Croix-Rouge (ISSS), en vue d’attirer leur attention sur l’importance et les enjeux de l’eau. « Grâce à l’eau, il est possible de créer l’emploi. Notre pays dispose des cours d’eau et lacs qui peuvent servir de voies de navigation pour créer des emplois et booster notre économie. Les différents cours d’eau de la RDC présentent également un potentiel énergétique non négligeable. Rien qu’avec l’eau, la RDC peut facilement se développer », a déclaré le Directeur général de l’ISSS, M. Nswele.

Pour le Directeur Général, le gouvernement de la RDC doit mettre un accent particulier sur le transport fluvial et lacustre qui offre des opportunités de désenclavement des villes, cités, et villages. Une bonne politique dans ce secteur pourrait favoriser l’essor du commerce et encourager les paysans à multiplier leurs productions.

Organisée par la section Assainissement et Environnement de l’ISSI, cette journée de sensibilisation a permis aux participants de mieux appréhender les enjeux de l’eau, son importance et les risques liés à sa mauvaise gestion. « Cette conférence-débat nous a permis de comprendre que l’eau présente de potentialités économiques, notamment la création d’emplois. A partir de l’eau il est possible de remonter l’économie de notre pays. D’où l’importance de mieux gérer cette ressource épuisable », a déclaré Jean Mukendi Nshimba, participant à cette activité.

Dans un monde en nette progression, le plus grand défi est surtout celui d’offrir de l’eau salubre à plus de 7 milliards de personnes sur la terre. En effet, l’eau, cette denrée très prisée par les vivants, se fait de plus en plus rare sur la planète au point de devenir l’objet des guerres dans certains coins du monde et particulièrement dans la partie Est du continent africain.

Les stagiaires

Aminata BIMPE
Berphie Banga

Forêt : Des entreprises de cacao s’engagent à coopérer pour mettre fin à déforestation

Comment réduire le taux de déforestation émanant de la production du cacao ? La réponse
est dans cette nouvelle étape qui vient d’être amorcée pour renforcer le régime de gouvernance environnementale. Douze principaux membres de la Fondation mondiale du cacao se sont accordés pour travailler ensemble et en partenariat avec d’autres pour lutter contre la déforestation.

La signature dudit accord a eu lieu le 16 mars à Londres. Le Prince du pays de Galles, SAR et douze de plus grandes entreprises exploitant le cacao et le chocolat dans le monde ont accepté et signé une déclaration d’intention commune pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts. Une mesure qui intervient dans le processus d’approvisionnement du cacao.


Les signataires et d’autres potentiels s’évertuent à travailler ensemble pour endiguer la dégradation des forêts dans le monde. Mais des dispositions spéciales et urgentes sont envisagées pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, deux principaux producteurs, ciblés et muselés par des entreprises multinationales.

« Nous attendons avec impatience plus d’entreprises pour qu’elles rejoignent l’effort et nous sommes reconnaissants pour le leadership fourni par le Prince de Galles en organisant l’événement historique d’aujourd’hui », s’est enthousiasmé Barry Parkin, président de WCF.

Cette rencontre de très haut niveau a réuni une section transversale de plus grands chocolatiers et cacao acheteurs, producteurs et commerçants du monde. Les décideurs venants de tous les horizons étaient également de la partie. C’est le cas des ministres et des hauts représentants des gouvernements de deux traditionnels producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais aussi la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni.
Selon le Prince de Galles, les forêts tropicales jouent un rôle prépondérant dans le changement climatique, dans l’atténuation et adaptation pour assurer des moyens de subsistance durables. Ce, pour des centaines de millions de personnes dans la conservation de la biodiversité.

L’accord particulier oblige les parties prenantes à peaufiner et présenter un cadre conjoint public-privé. Cette synergie est dictée par le fait que la déforestation menace de miner la résistance même du secteur du cacao, et avec elle les moyens de subsistance des millions de petits exploitants qui en dépendent. Cette entente se veut un cadre collectif d’action des gouvernements et de la société civile pour concrétiser les engagements pris par les participants.
« Nous avons l’intention, avec le soutien du secteur privé, d’entreprendre des efforts pour préserver nos forêts en améliorant la productivité sur les terres de cacao existantes et l’élaboration d’approches agroforestiers à la production du cacao durable sans déforestation », a déclaré Marcel Yao, ministre Ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Coordonnateur du Programme national sur le changement climatique et Secrétaire exécutif national pour le CN-REDD+.

« Nous sommes pleinement engagés à la création d’une chaine et de la déforestation d’approvisionnement du cacao durable, continue d’être une menace importante. L’industrie, les ONG ainsi que les gouvernements ont un rôle à jouer et nous sommes déterminés que cette initiative sera le premier de nombreux efforts de l’Industrie pour résoudre ce problème crucial », a conclu Michele Buck, président et chef de la direction de The Hershey Company.
Edouard BAJIKA

Eau : Un enfant sur quatre manquera d’eau en 2040

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Ethiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50% d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

Alfred NTUMBA avec VOA

Banque mondiale : 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.

Siège de la Banque mondiale à Washington (photo droits tierces)

Cette annonce faite dans un   communiqué de presse publié ce 18 mars, précise que ce financement qui prend cours de juillet 2017 à juin 2020,  soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.
« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles », a souligné Jim Yong Kim, le Président du groupe de la Banque mondiale.

La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.
Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.
Alfred NTUMBA

Journée mondiale de l’eau : Les eaux usées, un potentiel à conquérir

De nos jours, les eaux usées sont une ressource très négligée et ignorée. Dans un monde où l’eau potable se fait de plus en plus rare, les eaux usées méritent un regard bien différent.

Souvent produites dans les grandes agglomérations, les eaux usées sont la plupart du temps rejetées dans les mers ou les rivières sans avoir été préalablement traitées entraînant ainsi une pollution qui présente des menaces sur la santé des écosystèmes et des populations.

Un rapport récent publié par The Nature Conservancy, Beyond the Source: The environmental, economic and community benefits of source water protectionmontre que pour 1/6 des 4.000 villes étudiées, les coûts de la mise en œuvre d’activités de protection des sources d’eau, telles que la protection des forêts, le reboisement et l’utilisation de cultures de couverture, pourrait être récupéré grâce à des économies de coûts annuels de traitement de l’eau.

Une station de traitement des eaux usées (Photo droits tierces)

La Journée mondiale de l’eau célébrée ce mercredi 22 mars, se penche sur la gestion durable des ressources en eau douce et particulièrement sur la gestion des eaux usées dans les villes d’Afrique. Que peut-on réellement faire avec les eaux usées recyclées?

 Verdir le désert au Maroc

Dans la ville de Ourzazate, située dans le centre-Sud du pays, l’ONU Environnement contribue à mettre en évidence les avantages du traitement des eaux usées en faveur de la reforestation. Le projet, financé par le service coréen des forêts, le gouvernement marocain, soutenu par l’ONU Environnement et plusieurs partenaires locaux utilise les eaux usées municipales pour l’irrigation des terres destinées à la plantation d’arbres et pour créer une ceinture verte autour de Ouarzazate.

Cette ceinture verte aura pour fonction de protéger la ville des vents forts et des nuages de poussière, fournira à la population un endroit où les habitants pourront profiter de la nature, créera des emplois dans le secteur de l’agriculture et encouragera la participation publique pour la prévention de la dégradation des terres et la perte de la biodiversité.

Elle aura aussi pour but d’améliorer la qualité de l’air de conserver la biodiversité, fournira du fourrage et améliorera les moyens de subsistance des communautés urbaines et des communautés urbaines et péri-urbaines.

« Ce projet a entraîné des créations d’emplois ainsi que des opportunités pour nous permettre d’utiliser notre connaissance et notre expérience », affirme Lhoussine Chetma, un habitant de Ouarzazate.

Un autre avantage de ce projet est qu’une quantité moindre d’eaux usées non-traitées sont rejetées dans le réservoir d’eau de Monsour Eddahbi, qui alimente la centrale solaire NOOR voisine, un des plus grande centrale solaire au monde qui sera capable d’alimenter 2 millions de foyers en électricité.

 Problèmes liés aux eaux usées à Dar es Salaam

Dans la capitale tanzanienne, Dar-es-Salaam, l’ONU Environnement, l’ONU-Habitat, BORDA-Afrique et d’autres partenaires ont récemment lancé un projet visant à montrer comment les projets d’assainissement décentralisés peuvent fonctionner dans des zones urbaines dépourvues d’égouts.

Moins de 10% de la ville de Dar es-Salaam est relié au réseau d’égouts « centralisé ». Par conséquent, quelque 90% de la population utilise des latrines à fosse ou pratique la défécation à ciel ouvert. Cela menace l’environnement marin situé dans les environs de Dar es-Salaam, qui apporte des avantages importants aux communautés locales à travers la petite pêche artisanale et le tourisme.

Assurer la réduction des rejets d’eaux usées domestiques dans les écosystèmes marins, y compris les mangroves, les prairies d’herbes marines et les récifs coralliens bénéficiera à l’ensemble de la population et des écosystèmes.

 

Alfred NTUMBA avec  ONU Environnement

Journee mondiale des forêts : Grâce aux ressources forestières, les ODD peuvent être atteints

Le 21 mars de chaque année la planète entière célèbre la journée internationale des forêts. Une célébration qui vaut tout son pesant d’or, au regard de la pression que l’homme exerce chaque jour sur les forêts. L’agriculture, l’aménagement des territoires, les bois énergies sont là quelques besoins qui poussent l’homme à détruire les forêts.

En cette année, le thème de la célébration est : « les forêts et l’énergie », un thème qui tombe à point nommé, au moment où les efforts de toute la planète se liguent pour tourner le dos aux énergies polluantes ou fossiles en faveur des énergies propres.

Les sources d’énergies forestières telles que la biomasse, les bois et le charbon sont des ressources bien connues pour l’énergie.

En Afrique subsaharienne, les bois de chauffe et le charbon de bois renferment 80% de la consommation d’énergie. Grâce aux efforts fournis chaque jour pour améliorer et rendre durable les énergies forestières, il existe en ce jour des nouvelles formes d’énergies forestières qui se veulent durables.

En dépit différents services environnementaux qu’elles rendent entre autres, la purification de l’eau, les médicaments, la protection contre les intempéries et la protection du sol contre les érosions, les forêts ont encore beaucoup à offrir à la planète pour couvrir leur besoin en énergie.

La bioénergie par exemple dérivée de matériaux biologiques tels que le bois, si durablement gérée, elle peut être considérée comme renouvelable car des nouveaux arbres ou d’autres plantes peuvent être convertis en énergie. Son avantage net en terme de changement climatique et l’atténuation dépend de l’équilibre entre le dioxyde de carbone capturé pendant la croissance des plantes et celui libéré lors de la production, le traitement, le transport et la combustion du carburant.

En Finlande par exemple, il se dresse une usine de bio raffinerie qui produit du diésel renouvelable à partir des résidus de pâte de papier fabriqué avec la résine de bois. Ce carburant qui peut être utilisé dans des voitures, autobus ou les voitures sans modifications, réduit considérablement les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Actuellement, les preuves qu’une énergie sobre en carbone grâce aux ressources forestières sont plus nombreuses que les nombres de doigts d’une main.

Cette journée des forêts célébrée ce jour, vise à interpeller les décideurs politiques et les investisseurs que les forêts sont une source majeur de la production de nourriture de biodiversité de l’emploi et de l’énergie, capable d’aider la planète à atteindre les Objectifs de Développement Durable d’ici à 2030.
Thierry-Paul KALONJI

Kinshasa : La CICOS célèbre la Journée mondiale de l’eau

La commission internationale du Bassin Congo-Oubangi-Sangha (CICOS) a donné le coup d’envoi des ses   activités prévues pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. Ces activités démarrées ce lundi 20 mars à Kinshasa par l’organisation d’une journée portes ouvertes, se veulent un moyen de sensibiliser la population, les décideurs, et autres acteurs impliqués dans la question de l’eau, sur l’importance d’une gestion intégrée de cette ressource.

Enaw Judith, Secrétaire générale de la CICOS en visite de stands lors de la journée pour tes ouvertes à Kinshasa (Photo Environews)

 » Nous profitons de cette occasion pour sensibiliser les populations pour mieux géré des eaux usées. Il ne faut surtout pas ignorer qu’il y a déjà les impacts que nous ressentons, générée par la mauvaise gestion des eaux usées, conséquences pollution et perte des espèces aquatiques, mais aussi cela nous aidera a avoir une bonne qualité d’eau et de bien garder nos ressources « , a déclaré la Secrétaire générale de la CICOS, Enaw Judith.

Pour cette institution sous-régionale,   » le thème choisi pour cette édition :  » eaux usées, une ressource inexploitée« , revêt tout son sens étant donnée que la question de la gestion des eaux usées se pose avec acuité dans toutes les grandes villes de la République démocratique du Congo.

Il est révélé que pour mieux gérer cette ressource,  il faut en avoir une parfaite maîtrise et connaissance a estimé l’Assistante Technique de l’Office de l’eau, Alline Hubert.   » Les ressources en eau dans le Bassin du Congo sont tellement abondantes que le Tchad, le Niger, le Nil. C’est cette situation d’apparence abondante qui fait que les politiques ne soient pas peut être intéressés du problème de ressource en eau. Et pourtant cette ressource vitale est menacée par le changement climatique dont l’impact n’est plus à démontrer dans le Bassin du Congo. Il est nécessaire pour la bonne gestion de l’eau, qu’il y ait une gestion intégrée conjointe entre les différents État du CICOS « ,  a-t-elle conseillé.

Après cette première journée de sensibilisation de la population, une marche de santé qui partira de la gare​VB centrale et une conférence débat sur l’eau sont aussi au menu de cette organisation.

Notons par ailleurs que la Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22mars de chaque année. En RDC, l’accès à l’eau potable reste jusqu’à ce jour un sérieux problème.  Une gestion intégrée des ressources en eau pourrait aider à résoudre  à cet épineux problème, pensent les experts.

Jennifer LABARRE

VIRUNGA : Emmanuel de MERODE souhaite récolter 1 millions de dollars pour le parc

Le Directeur provincial de l’ICCN Nord KIVU Emmanuel de Merode, a annoncé le lancement d’une campagne de financement à hauteur de 1 millions de dollars en faveur du parc national de Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Emmanuel de Merode, Directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et Chef de Site du Parc National du Virunga

Ce belge né en Tunisie veut relever le défi un peu fou de courir le virgin money london marathon à travers la capitale britannique pour recueillir les fonds au bénéfice du parc national du parc national de Virunga.

Surprise et inquiétude, tels sont les sentiments éprouvés par plusieurs personnes à l’écoute de cette annonce d’Emanuel de Merode, qui il y a trois ans était tombé dans une embuscade qui a failli lui coûter la vie dans le quartier général du parc, à cause de sa fervente défense et protection de ce parc. Le concerné se dit être à la fois enthousiaste et un peu inquiet. Mais sa décision reste étayée par une généreuse offre pour chaque dollar récolter. Paul Lendear Engstrom de l’organisation the world we want foundation ajoutera 1 dollar supplémentaire jusqu’à 500.000 dollars.
«  Ma participation à ce marathon serait pour moi une façon de rendre hommage à 150 collègues qui ont payé de leur vie lors de la protection du parc », a souligné Emmanuel de Merode.

Ainsi, les fonds recueillis seront versés dans un fond spécial créé pour assurer l’avenir des gardes du parc et celui de leurs familles. En effet, ceux qui meurent en accomplissant leur devoir de protéger le parc laissent derrière eux des familles sans aucune source de revenus. Pareil pour les gardes blessés qui deviennent un fardeau financier pour sa famille.

Ces fonds aideront à couvrir les pensions de veuves et des gardes à la retraite, mais aussi pour payer les soins médicaux de rangers blessés dans l’exercice de leur fonction.

Le moment est venu pour faire un don à Virunga, car il n’y en a jamais eu un meilleur comme celui-ci, a déclaré le prince et la star dont le documentaire Virunga diffusé en 2014 a rendu hommage. Les hommes et les femmes qui se battent nuits et jours pour protéger ce parc classé parmi les 20 meilleures destinations touristiques du monde sont d’une motivation incommensurable pour Emmanuel de Merode.

L’avenir du parc national de Virunga est à ce jour menacé par l’exploitation pétrolière de la compagnie SOCO international. Alors qu’Emmanuel de Merode a toujours voulu transformer ce parc en un plus important vivier d’emplois de la région en souhaitant de l’exploiter pour fournir de l’électricité et un soutien médical et scolaire au 4 millions de personnes qui y vivent.

Thierry-Paul KALONJI

Forêt : il faut s’engager pour préserver nos forêts

Les forêts sont l’une des principales ressources naturelles terrestres. L’expression ‘arbre de vie’ a tout son sens car les forêts sont essentielles au maintien de la vie sur terre.

Alors qu’il y a huit mille ans, les forêts ou les terres boisées couvraient la moitié de la superficie de terres de la planète, elles en occupent aujourd’hui moins d’un tiers. Les forêts abritent 80% de la biodiversité mondiale terrestre et on récolte chaque année dans des forêts tropicales des plantes médicinales d’une valeur estimée à des milliards de dollars. En outre, 1,6 milliard de personnes sont dans une certaine mesure tributaires des forêts pour vivre.

Comment les forêts permettent de faire pousser des aliments nécessaires

Les forêts contribuent à réguler les systèmes météorologiques locaux, en contrôlant la quantité de pluie et de neige qui tombe dans une région donnée, ce qui est particulièrement important dans les zones agricoles où la saison de végétation est courte. De nombreuses plantes ont besoin de l’aide de pollinisateurs sauvages pour produire des fruits et des graines. Oiseaux, abeilles, insectes et autres animaux pollinisent les cultures, et bon nombre d’entre ont leur habitat dans des écosystèmes forestiers, à proximité de terres agricoles. Paradoxalement, lorsqu’on détruit un habitat forestier au profit de l’agriculture, on élimine un élément indispensable pour obtenir de bonnes récoltes.

Les forêts servent d’habitat à des organismes qui sont des ennemis naturels des ravageurs. On estime qu’environ 99% des ravageurs capables de détruire des cultures sont éliminés par des oiseaux, araignées, guêpes parasitoïdes, coccinelles et champignons. Ces organismes permettent aux agriculteurs d’économiser des milliards de dollars chaque année, et d’utiliser moins de pesticides chimiques.

De nombreux individus se nourrissent d’animaux sauvages et d’insectes comestibles qui  constituent leur principale source de protéines. Les aliments forestiers sont régulièrement présents dans les régimes alimentaires ruraux et offrent une protection dans les périodes de pénurie alimentaire.

Les forêts ne nous aident pas seulement à faire pousser les aliments dont nous avons besoin, elles nous fournissent aussi l’énergie nécessaire pour cuisiner. Dans le monde, on estime  que 2,4 milliards de personnes utilisent du bois de feu pour faire cuire les aliments et que 765 millions d’individus l’utilisent aussi pour faire bouillir et stériliser l’eau.

Que pouvez-vous faire pour que les forêts de la planète restent en bonne santé?

Le couvert forestier varie d’une région à l’autre dans le monde. Certains pays parviennent à régénérer leurs forêts tandis que d’autres continuent à les perdre. Bien que le rythme de la  déforestation se ralentisse, près de 13 millions d’hectares de forêts ont été détruits chaque année depuis 2000 (ce qui équivaut à la disparition de cinq terrains de football par minute). Les forêts doivent être gérées de manière durable pour que l’on puisse continuer à tirer parti de cette précieuse ressource naturelle.

Voici quelques idées de ce que vous pouvez faire.

Si vous vivez dans une région où les forêts sont gérées de manière durable:

  • Apprendre – Informez-vous sur les forêts et leur valeur, et apprenez à apprécier leurs fonctions naturelles.
  • Vous engager – Joignez-vous à des activités dans les forêts, encouragez et partagez les nombreux bienfaits que les forêts apportent au bien-être des populations dans votre communauté.
  • Participer – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres ou adhérez en tant que volontaire à un groupe local de conservation des forêts.

Si vous constatez que les forêts disparaissent près de chez vous:

  • Informer – Aidez votre communauté à comprendre pleinement les avantages de la remise en état des forêts et à prendre conscience des activités nuisibles.
  • Protéger – Organisez des campagnes pour préserver les fonctions naturelles des terres forestières dans votre région. Vous pouvez aider à sauvegarder un écosystème ou des espèces menacés en menant une campagne en faveur de leur protection.
  • Remettre en état – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres pour reconstituer une forêt endommagée. Suivez de près l’activité de remise en état et assurez l’entretien de la forêt par la suite.

Alfred NTUMBA, avec l’aide de la FAO

Santé : Près de 1,8 millions de cas des maladies récurrentes enregistrés en 2016 à Kinshasa

Environ 1.867.526 cas des maladies récurrentes ont été enregistrés dans la ville province de Kinshasa en 2016. Ces pathologies bien identifiées par les chercheurs ont coûté la vie à 1.782 personnes durant cette même année.
Le paludisme occupe la première place avec 76,83% de cas enregistrés, suivi de la méningite (11,99%), la fièvre jaune (0,79%) et la rougeole (0,35%).

Ce tableau sombre dont les données ne concernent que les malades hospitalisés, a été peint lors de la première journée de la 3ème édition des journées scientifiques organisées par l’Institut supérieurs des techniques médicales à Kinshasa. Dans la capitale congolaise, 30% des motifs de consultation médicales sont liés au paludisme et à la fièvre typhoïde.

Selon le Médecin épidémiologiste, Docteur Kanyonga, ce phénomène se justifie surtout par la croissance démographique que connait la ville. « Face à cette situation, il est important que les pratiques essentiels de base soient respectés notamment, dormir sous la moustiquaire imprégné d’insecticide, assainir régulièrement et de façon minutieuse les milieux de vie, se laver régulièrement les mains, utiliser les installations hygiéniques propres, et consommer de l’eau propre », a-t-il souligné.

A ces pathologies viennent se greffer également les maladies respiratoires considérées comme l’une des causes de la morbidité infantile.

En Afrique, près de 30% de décès chez les enfants de 1 à 5 ans sont imputés aux maladies respiratoire. A Kinshasa, ce pourcentage varie entre 23% et 63%. « Les conditions de vies des populations ont un impact significatif sur les maladies respiratoires chez l’enfant, cependant, il est possible d’inverser la tendance. Des nombreuses études montrent qu’une bonne gestion de l’environnement réduirait de plus de 70% le taux de mortalité de cette population vulnérable », a indiqué Léon Okenge, expert épidémiologistes.

Les maladies respiratoires à Kinshasa sont d’origine multisectorielle. La pollution domestique par l’utilisation de déodorants et des détergents, le tabagisme passif, le changement des literies, l’humidité, la présence de certains animaux domestiques, le balayage à sec, l’usage des fumigènes et la cuisson dans la maison sont des facteurs de risque qui induisent ces maladies chez l’enfant. A cela s’ajoute, les mauvaises habitudes, l’insalubrité du milieu (la mauvaise gestion des déchets ménagers, des eaux usées, etc), et les conditions socio-économique (la pauvreté).

Augmenter le budget alloué à la santé publique

Plusieurs scientifiques s’accordent pour demander l’augmentation du budget alloué à la santé. Les recherches ont prouvé qu’il faut affecter au moins 30% du budget national au secteur de la santé pour une meilleure prise en charge et organiser de ripostes en cas d’épidémies. Malheureusement, la République démocratique du Congo (80 fois plus que la Belgique), alloue à ce secteur vital un budget modique représentant environ 4% du budget de l’Etat.

Le pays doit multiplier des efforts pour redynamiser son système sanitaire pensent les experts. Un regard particulier doit être porté sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Une bonne politique d’aménagement de l’environnement doit être mise en place afin de stopper ce cycle de pathologies récurrentes qui sont facilement évitables.

Rappelons que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour la RDC. Malgré son statut du premier château d’eau douce d’Afrique, le pays occupe cependant la dernière position en Afrique subsaharienne avec un faible taux de desserte estimé à 23%, pour une population de plus de 70 millions d’habitants.

Jennifer LABARRE