Forêt : il faut s’engager pour préserver nos forêts

Les forêts sont l’une des principales ressources naturelles terrestres. L’expression ‘arbre de vie’ a tout son sens car les forêts sont essentielles au maintien de la vie sur terre.

Alors qu’il y a huit mille ans, les forêts ou les terres boisées couvraient la moitié de la superficie de terres de la planète, elles en occupent aujourd’hui moins d’un tiers. Les forêts abritent 80% de la biodiversité mondiale terrestre et on récolte chaque année dans des forêts tropicales des plantes médicinales d’une valeur estimée à des milliards de dollars. En outre, 1,6 milliard de personnes sont dans une certaine mesure tributaires des forêts pour vivre.

Comment les forêts permettent de faire pousser des aliments nécessaires

Les forêts contribuent à réguler les systèmes météorologiques locaux, en contrôlant la quantité de pluie et de neige qui tombe dans une région donnée, ce qui est particulièrement important dans les zones agricoles où la saison de végétation est courte. De nombreuses plantes ont besoin de l’aide de pollinisateurs sauvages pour produire des fruits et des graines. Oiseaux, abeilles, insectes et autres animaux pollinisent les cultures, et bon nombre d’entre ont leur habitat dans des écosystèmes forestiers, à proximité de terres agricoles. Paradoxalement, lorsqu’on détruit un habitat forestier au profit de l’agriculture, on élimine un élément indispensable pour obtenir de bonnes récoltes.

Les forêts servent d’habitat à des organismes qui sont des ennemis naturels des ravageurs. On estime qu’environ 99% des ravageurs capables de détruire des cultures sont éliminés par des oiseaux, araignées, guêpes parasitoïdes, coccinelles et champignons. Ces organismes permettent aux agriculteurs d’économiser des milliards de dollars chaque année, et d’utiliser moins de pesticides chimiques.

De nombreux individus se nourrissent d’animaux sauvages et d’insectes comestibles qui  constituent leur principale source de protéines. Les aliments forestiers sont régulièrement présents dans les régimes alimentaires ruraux et offrent une protection dans les périodes de pénurie alimentaire.

Les forêts ne nous aident pas seulement à faire pousser les aliments dont nous avons besoin, elles nous fournissent aussi l’énergie nécessaire pour cuisiner. Dans le monde, on estime  que 2,4 milliards de personnes utilisent du bois de feu pour faire cuire les aliments et que 765 millions d’individus l’utilisent aussi pour faire bouillir et stériliser l’eau.

Que pouvez-vous faire pour que les forêts de la planète restent en bonne santé?

Le couvert forestier varie d’une région à l’autre dans le monde. Certains pays parviennent à régénérer leurs forêts tandis que d’autres continuent à les perdre. Bien que le rythme de la  déforestation se ralentisse, près de 13 millions d’hectares de forêts ont été détruits chaque année depuis 2000 (ce qui équivaut à la disparition de cinq terrains de football par minute). Les forêts doivent être gérées de manière durable pour que l’on puisse continuer à tirer parti de cette précieuse ressource naturelle.

Voici quelques idées de ce que vous pouvez faire.

Si vous vivez dans une région où les forêts sont gérées de manière durable:

  • Apprendre – Informez-vous sur les forêts et leur valeur, et apprenez à apprécier leurs fonctions naturelles.
  • Vous engager – Joignez-vous à des activités dans les forêts, encouragez et partagez les nombreux bienfaits que les forêts apportent au bien-être des populations dans votre communauté.
  • Participer – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres ou adhérez en tant que volontaire à un groupe local de conservation des forêts.

Si vous constatez que les forêts disparaissent près de chez vous:

  • Informer – Aidez votre communauté à comprendre pleinement les avantages de la remise en état des forêts et à prendre conscience des activités nuisibles.
  • Protéger – Organisez des campagnes pour préserver les fonctions naturelles des terres forestières dans votre région. Vous pouvez aider à sauvegarder un écosystème ou des espèces menacés en menant une campagne en faveur de leur protection.
  • Remettre en état – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres pour reconstituer une forêt endommagée. Suivez de près l’activité de remise en état et assurez l’entretien de la forêt par la suite.

Alfred NTUMBA, avec l’aide de la FAO

Santé : Près de 1,8 millions de cas des maladies récurrentes enregistrés en 2016 à Kinshasa

Environ 1.867.526 cas des maladies récurrentes ont été enregistrés dans la ville province de Kinshasa en 2016. Ces pathologies bien identifiées par les chercheurs ont coûté la vie à 1.782 personnes durant cette même année.
Le paludisme occupe la première place avec 76,83% de cas enregistrés, suivi de la méningite (11,99%), la fièvre jaune (0,79%) et la rougeole (0,35%).

Ce tableau sombre dont les données ne concernent que les malades hospitalisés, a été peint lors de la première journée de la 3ème édition des journées scientifiques organisées par l’Institut supérieurs des techniques médicales à Kinshasa. Dans la capitale congolaise, 30% des motifs de consultation médicales sont liés au paludisme et à la fièvre typhoïde.

Selon le Médecin épidémiologiste, Docteur Kanyonga, ce phénomène se justifie surtout par la croissance démographique que connait la ville. « Face à cette situation, il est important que les pratiques essentiels de base soient respectés notamment, dormir sous la moustiquaire imprégné d’insecticide, assainir régulièrement et de façon minutieuse les milieux de vie, se laver régulièrement les mains, utiliser les installations hygiéniques propres, et consommer de l’eau propre », a-t-il souligné.

A ces pathologies viennent se greffer également les maladies respiratoires considérées comme l’une des causes de la morbidité infantile.

En Afrique, près de 30% de décès chez les enfants de 1 à 5 ans sont imputés aux maladies respiratoire. A Kinshasa, ce pourcentage varie entre 23% et 63%. « Les conditions de vies des populations ont un impact significatif sur les maladies respiratoires chez l’enfant, cependant, il est possible d’inverser la tendance. Des nombreuses études montrent qu’une bonne gestion de l’environnement réduirait de plus de 70% le taux de mortalité de cette population vulnérable », a indiqué Léon Okenge, expert épidémiologistes.

Les maladies respiratoires à Kinshasa sont d’origine multisectorielle. La pollution domestique par l’utilisation de déodorants et des détergents, le tabagisme passif, le changement des literies, l’humidité, la présence de certains animaux domestiques, le balayage à sec, l’usage des fumigènes et la cuisson dans la maison sont des facteurs de risque qui induisent ces maladies chez l’enfant. A cela s’ajoute, les mauvaises habitudes, l’insalubrité du milieu (la mauvaise gestion des déchets ménagers, des eaux usées, etc), et les conditions socio-économique (la pauvreté).

Augmenter le budget alloué à la santé publique

Plusieurs scientifiques s’accordent pour demander l’augmentation du budget alloué à la santé. Les recherches ont prouvé qu’il faut affecter au moins 30% du budget national au secteur de la santé pour une meilleure prise en charge et organiser de ripostes en cas d’épidémies. Malheureusement, la République démocratique du Congo (80 fois plus que la Belgique), alloue à ce secteur vital un budget modique représentant environ 4% du budget de l’Etat.

Le pays doit multiplier des efforts pour redynamiser son système sanitaire pensent les experts. Un regard particulier doit être porté sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Une bonne politique d’aménagement de l’environnement doit être mise en place afin de stopper ce cycle de pathologies récurrentes qui sont facilement évitables.

Rappelons que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour la RDC. Malgré son statut du premier château d’eau douce d’Afrique, le pays occupe cependant la dernière position en Afrique subsaharienne avec un faible taux de desserte estimé à 23%, pour une population de plus de 70 millions d’habitants.

Jennifer LABARRE

Santé : ISTM Kinshasa lance la 3ème édition des journées scientifiques

L’Institut Supérieur des techniques médicales (ISTM) a organisé la 3ème édition des journées scientifiques, ce vendredi 17 mars à Kinshasa.Ces ateliers qui ont réuni plusieurs acteurs du monde scientifique venus de Kinshasa et des provinces de la République démocratique du Congo, a pour objectif entre autres, d’adopter des stratégies pour lutter efficacement contre les maladies épidémiologiques les plus récurrentes en RDC.

Cette 3ème édition axée sur  la santé et le développement, s’est voulue​ un cadre d’échanges fructueux à travers lequel les participants doivent dénicher les véritables causes qui président à la résurgence des épidémies dans le pays.  » Nous mettons ici l’accent sur la santé qui est la clé du développement des populations. Le domaine de la recherche exige aujourd’hui une multidisciplinarité. Partant des expériences antérieures, nous avons invités toute la crème scientifique à la réfléxion sur les stratégies de lutte contre ces pathologies « , a déclaré, le Directeur Générale de L’ISTM-Kinshasa, Professeur Mpona-Minga, qui par la même occasion invite la population à une réelle prise de conscience.    » Pour lutter efficacement contre ces pathologies, il faut que la population développe la culture de l’assainissement de son milieu de vie. J’en appelle aussi à la responsabilité des médias à vulgariser sur ce sujet pour un changement de comportement et au Gouvernement aussi de faire la part qui est sienne « ,  a-t-il insisté.

Ces travaux scientifiques permettent à L’ISTM Kinshasa de s’ouvrir au monde et apporter sa contribution au développement de la société.  » Nous savons tous que la RDC avec ses différents problèmes de guerre et de crise politique impactent les conditions de vie des populations, leurs santé et leurs développements, mais nous ne devons pas restés inertes face à cette réalité. Nous devons changer d’habitude face à cette situation déplorable et se prendre en charge, il ne faut pas seulement attendre le gouvernement « , à martelé la Directrice de l’Institut supérieur en sciences infirmières (ISSI), Marcia Restiffe.

Jennifer Labarre

Forêt : Moïse Katumbi dénonce l’exploitation illégale de bois dans le Parc national de Kundelungu

L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe a dans une interview accordée à Jeune Afrique,  dénoncé  l’exploitation illégale du bois rouge dans le Parc national de Kundelungu situé dans la province du Haut-Katanga, l’une des quatre provinces issues de la décentralisation de l’ancienne  et riche province du Katanga.

Alerté par les habitants du terroir, Moïse Katumbi s’est aussi dit profondément préoccupé par la multiplication des cas d’exploitation illégale de bois rouge dans le Haut-Katanga, qu’il a dirigé entre 2007 et 2015. « Après les mines, on s’attaque désormais à nos forêts », a-t-il informé ce lundi 13 mars.

Moïse Katumbi révèle  que plus de 100 hectares de forêts sont coupés chaque jour sur la route Kasenga et Pweto. Et plusieurs camions sont mobilisés pour transporter du bois rouge vers l’extérieur du pays. Cette situation met en mal la faune et la flore dans cette partie de la République.

 » A cette allure, c’est le parc national de Kundelungu qui se trouve dans la zone de cette exploitation illégale, qui risque de disparaître totalement « , a-t-il déploré.

L’opposant congolais, tire la sonnette d’alarme sur des « risques de sécheresse et ses conséquences sur les barrages hydroélectriques » dans cette partie du pays.

Moïse Katumbi entend saisir par écrit l’Union Africaine à ce sujet. « Je compte envoyer un courrier à l’UA et à d’autres institutions internationales spécialisées, pour les interpeller et faire arrêter ces attaques contre l’environnement », poursuit-il tout en dénonçant des actes qu’il qualifié du « vrai mercenariat contre la nature ».

Il a par ailleurs exhorté le Président Kabila à s’intéresser à cette situation.

Alfred NTUMBA

Afrique : Magic System va mobilise ses mélomanes pour le climat et l’environnement

Le groupe musical ivoirien Magic System annonce la célébration de ses 20 ans de carrière par une tournée africaine marquée par un message de sensibilisation des mélomanes à la nécessité de préserver l’environnement menacé par les changements climatiques.

Traité Salif, Alias A’Salfo, artiste musicien ivoirien. Photo (droits tierces)

Selon le patron de ce groupe musicale, Traoré Salif A’Salpho , l’artiste ne doit plus être celui qui vient juste faire danser mais qui aide son public dans la marche vers  le développement, et le développement aujourd’hui passe par la protection de l’environnement et l’action pour le climat.  » C’est inconcevable que notre maison brûle et nous nous regardons ailleurs « , a-t-il  insinué.
Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO, A’Salfo, Goudé, Tino et Manadja ont déjà participé à plusieurs sommets et colloques sur le climat à Paris puis au Maroc. Ils entendent s’investir, à travers cette tournée de trois mois, à mobiliser et sensibiliser sur les dangers du réchauffement climatique.

L’artiste et son groupe attend livrer plusieurs concerts dans plus de 15 pays d’Afrique.  » Pour nos 20 ans de carrière, nous avons décidé de faire une tournée africaine à partir de fin juillet 2017. Nous allons sillonner 15 pays avec 20 dates « , a annoncé mercredi, A’Salfo, lors d’une conférence de presse dans les locaux de France 24 à Paris.

Alfred Ntumba

USA : Trump réduit de 31% le budget dédié à l’environnement

Donald Trump a proposé jeudi, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

Le Président américain table aussi sur une réduction spectaculaire de 31% des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.

Le magnat de l’immobilier propose d’amputer le budget de cette agence de 2,6 milliards de dollars, en particulier en supprimant quelque 3.200 postes, soit environ un cinquième du total.

Il suggère par ailleurs de mettre fin à la participation américaine au Fonds vert de l’ONU pour le climat (Green Climate Fund).

Depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump, qui a par le passé mis en doute la réalité du changement climatique, martèle sa volonté de supprimer nombre de règlementations fédérales sur l’environnement qu’il juge inutiles, affirmant qu’elles sont un obstacle aux créations d’emplois.

La hausse de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10%) et les dépenses allouées à la sécurisation de la frontière avec le Mexique s’accompagneront d’une tubaisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales.

Le budget prévoit également une baisse de 28% des ressources du département d’Etat, en charge de la diplomatie de la première puissance mondiale.

À en croire les observateurs, ce budget n’a que très peu de chance d’être adopté en l’état par le Congrès. Décliné en chiffres, le programme du nouveau Président des Etats-Unis se résume en un slogan: «l’Amérique d’abord».

Avec AFP

Kenya : la guerre de l’eau embrase la vallée du rift

La sécheresse qui s’abat sur le Kenya complique la vie et menace la cohabitation entre les communautés du lac artificiel Chesirimion situé au nord du Kenya à Baringo.

Dans cette région, il n’en reste qu’une flaque d’eau. Profond de 15 mètres, cet édifice construit il y a cinq ans devrait offrir à boire à 2 300 personnes et 107.000 têtes de bétails pour les 30 années à venir. Mission impossible pour ce lac du fait de la sécheresse qui strangule cette région qui n’a pas connu des pluies pendant un an.

Dans ce Nord du Kenya, rocailleux et aride, la pluie n’est pas tombée depuis une année, et cela a vidé ce lac de la quasi –totalité de ses réserves. D’autres réserves de la région ne sont remplies qu’au dixième de leur capacité. Il faut parcourir jusqu’à 20 kilomètres pour trouver de l’eau.

En pareilles situations c’est la vie qui devient intenable car la terre ne produit plus rien, et les bétails censés nourrir des personnes meurent par milliers. Rien que la semaine dernière, 5.000 chèvres ont été décimées.

Déjà placée en état de désastre naturel, la région de Baringo vit au rythme d’un village sans âme et sans ombre.
A cette détresse s’invite un conflit tribal opposant deux principaux groupes ethniques du comté à savoir, les Tugen et les Pokots. Ce conflit qui a déjà fait 30 morts est alimenté par la crise de l’eau qui sévit dans cette région. Fuyant la sécheresse, les pokots font descendre leurs troupeaux vers les points d’eau et les pâturages encore préservés de Tugen au sud. La destruction de fermes et de terres à laquelle se livrent les pokots chez les Tugens engendre des affrontements entre ces deux ethnies qui cohabitent et s’affrontent depuis le siècle.

Au Kenya, la sécheresse a ramené plusieurs dizaines d’années en arrière une région entière. Sur 3 millions de Kenyans, 700.000 habitants de Baringo subissent de plein fouet les conséquences des réchauffements climatiques et phénomène météorologique El niño. En rupture des stocks, les boutiques de la région ont fermé leurs portes. Pareil pour les écoles qui ne reçoivent plus d’élèves, faute des nourritures et d’eau pour le repas de midi.

Les élèves les plus tenaces qui tiennent à étudier, arrivent à l’école épuisés, car n’ayant pas dîné, ni pris un petit déjeuné. Les responsables d’établissement se voient dans l’obligation de le renvoyer en famille.

Cette région fait partie du comté le plus affecté par la hausse des températures. Celles-ci atteignent 40 degrés Celsius dès 10 heures.
TPK

Opportunity : Programme Officer –Species Conservation

Programme Officer –Species Conservation

Vacancy #: 1498
Unit: Cameroon Programme
Organization: International Union for Conservation of Nature (IUCN)
Location: Cameroon Country Programme Office, Yaoundé, Cameroon
Reporting to: Deputy Director – Global Species & KBA Programme
Work percentage: 100%
Function group: P1
Expected start date: 01 April 2017
Type of contract: Fixed-term (12 months with possibility of renewal)
Closing date: 31 March 2017
BACKGROUND
SOS – Save Our Species is an initiative intended to be a long-term global programme to improve the conservation status of globally threatened species, their habitats and the people depending on them. It provides grants for conservation of globally threatened species. By strategically focusing on species conservation priorities identified by the IUCN Species Survival Commission (SSC) and by providing rapid action funding that can be mobilized quickly during crises, SOS provides critically-needed resources where and when they matter most.
SOS is executed through IUCN, with a small secretariat in the IUCN Global Species Programme at Headquarters and regional positions supporting some specific initiatives. SOS Calls for Proposals for Threatened Species Grants (TSG) are issued once or twice a year and applications are accepted for a period of 6-8 weeks following this announcement. All applications submitted are screened for eligibility, reviewed by experts (according to taxonomical and geographical expertise) and finally reviewed by the SOS Working Group (a technical group of experts associated to the initiative) before being submitted to the SOS Donor Council for validation and funding.
Projects selected for funding are reviewed in detail during a negotiation phase with the applicant and before a grant agreement is finalized and signed. Funded projects submit regular progress reports that require the SOS Secretariat’s review to assess progress against planned milestones and the achievement of project objectives and results.

Afrique du Nord : la FAO alerte sur une pénurie d’eau

Les pénuries d’eau qui se profilent à l’horizon en Afrique du Nord et au Proche-Orient représentent un énorme défi qui requiert une intervention massive et urgente . D’après la FAO, Cette prédiction est attestée par la baisse de 2/3 des ressources en eau douce ces 40 dernières années. A ce jour, elles sont 10 fois inférieures à la moyenne mondiale d’eau disponible par personne refontes des systèmes alimentaires. L’annonce a été faite par José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO depuis la capitale Egyptienne le CAIRE, où il était en visite.

Pour le numéro un de cette Agence de l’ONU, l’accès à l’eau fait partie des besoins essentiels pour garantir la sécurité alimentaire, la santé humaine et l’agriculture. D’où les pénuries d’eau en passe de sévir dans cette région du monde nécessite des efforts massifs et urgents afin d’éviter une grave crise.
Laquelle crise qui si advenait, menacerait durement la sécurité alimentaire dans ces régions dont les indicateurs semblent bien au rouge.

Comme l’indique si bien la récente étude publiée par la FAO révélant que les températures les plus élevées qui sévissent dans la région pourraient contribuer à écourter de 18 jours, les saisons de production et avoir pour effet de réduire les rendements agricoles de 27 à 57 % d’ici la fin du siècle. Cela sans compter l’élévation du niveau de la mer dans le Delta du Nil pourrait faire perdre à l’Egypte des quantités importantes de terres agricoles productives à cause de la salinisation.

Lors de ses rencontres avec les autorités Egyptiennes, le patron de la FAO a affirmé son soutien envers le pays des pharaons, et s’est engagé à soutenir les programmes visant à lutter contre les pénuries d’eau et à promouvoir une agriculture résiliente face au climat.

Par ailleurs, avec un programme déjà compliqué pour les années à venir, l’Egypte est appelée à faire un choix vis-à-vis de ses cultures et revoir ses modèles de consommation. Elle doit donc éviter un gaspillage d’eau dans le cadre de la culture de blé dans le pays, a averti José Graziano da Silva.

Il sied de noter que les conseils politiques et les idées de meilleures pratiques sur la gouvernance des systèmes d’irrigations font partie des éléments clés de l’initiative de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à présent soutenue par un réseau de plus de 30 organisations nationales et internationales.
TPK

Salubrité : les eaux stagnantes, une beauté sauvage de Kinshasa la belle

A Kinshasa, l’on ne peut traverser d’une avenue à l’autre sans se livrer au saute-mouton. Kinshasa la belle enjoint à ses habitants une nouvelle discipline sportive et ludique. Presque les ¾ des avenues de la capitale congolaise disposent des étendues d’eaux stagnantes. Effet de mode ou l’expression de l’incapacité de l’autorité urbaine à gérer cette mégalopole de plus de 10 millions d’habitants ? La question méritant son pesant d’or.

Une cure d’étang artificiel au croisement des avenues Croix-Rouge et Luambo Makiadi (Photo – Désiré Wembolowa/Environews)

De plus en plus les kinois s’habituent à faire ménage avec les eaux stagnantes qui d’office constituent leurs environnement direct, ce, malgré leurs odeurs nauséabondes et les maladies hydriques qu’elles provoquent.

Certaines étendues d’eaux ont déjà totalisé plus de 4 ans d’existence dans quelques quartiers de la ville. L’avenue Wangata dans la Commune de Kinshasa et l’avenue Bokassa qui sépare la commune Barumbu et celle de Kinshasa en ont une parfaite illustration.

Dépourvus de moyens nécessaires pour lutter efficacement contre ces eaux salles et polluées, les habitants de Kinshasa s’en remettent aux autorités communales et urbaines. Baba Osomba habite l’avenue Kitega depuis les années 80. Il se souvient de la beauté de l’avenue Bokassa, débaptisée aujourd’hui du nom de Lwambo Makiadi, célèbre artiste musicien congolais mort il y’a une dizaine d’année. « A l’époque du Zaïre, l’avenue Bokassa faisait la beauté de la ville. C’est presque tout le monde qui voulait habiter le long de cette artère. C’est dommage  qu’aujourd’hui, la belle Bokassa soit transformée en dépotoir d’immondices », s’inquiète-t-il.

Considérée comme la porte d’accès au Marché central, l’Avenue Lwambo Makiadi connait depuis 2012, un état de délabrement très avancée surtout à son croisement avec les avenues Kitega, Nyaza, Luapula et Croix-Rouge. Un véritable manque à gagner sur le plan économique pour les commerçants.

Responsabilités partagées

Les dirigeants et les dirigés ont tous une part de responsabilité dans cette situation désastreuse, explique l’Ingénieur en environnement, Tati Inyanga. Pour lui, le plus grand problème est celui de l’urbanisme, et l’impunité. «  Les dernières décennies sont marquées par les développement infrastructurelle de la ville de Kinshasa. Malheureusement ce développement se fait de manière anarchique et incontrôlée. Les eaux stagnantes et la dévastation des routes ne sont que la résultante de la mauvaise gestion de la ville », a-t-il précisé.

Le développement urbain de Kinshasa mérite d’être revu avec un regard sur la durée et non sur le résultat pense de son coté, Alfred Ntumba, Journaliste spécialiste des questions environnementales à Environews-RDC. « Le développement d’une ville qui n’a pas pris en compte les études d’impacts environnementaux et le respect des normes urbanistiques a démontré ses limites. Il n’est pas encore tard de repenser notre ville. Il revient aux autorités de Kinshasa de prendre réellement en considération la dimensions environnementale dans leurs différentes politiques de développement de la ville de Kinshasa », a-t-il insinué.

Outres les responsabilités pendantes des autorités urbaines, la population de Kinshasa elle-même est un mal qui impose une thérapie de choc. Le manque de civisme mine les efforts tant soient peu conjugués par le gouvernement de Kinshasa. «Il n’est pas surprenant aujourd’hui de voir à longueur des journées, des hommes et des femmes déverser leurs déchets ménagers dans les collecteurs. Parfois les eaux usées y compris les celles des puits perdus et fausses septiques sont canalisées vers les caniveaux dimensionnées pour recueillir une quantité bien précise des eaux de pluie ». A informé Tati Inyanga.

Les eaux stagnantes qui ont élu domicile dans plusieurs quartiers et communes de Kinshasa s’infiltrent difficilement dans le sol. Elles sont infestées souvent à causes la précarité des conditions d’hygiène. Les bactéries et autres vecteurs qui s’y développent sont à la base de la prolifération des maladies hydriques. « Il suffit de visiter le Centre de Santé de la Croix – Rouge pour se rendre compte de la résurgence de maladies dites des mains sales, notamment le paludismes, la diarrhée et la fièvre typhoïde », a précisé un infirmier du quartier qui a requis l’anonymat.

A en croire l’Ingénieur Tati Inyanga, les autorités de la ville doivent engager une lutte farouche contre ces maladies en assainissant les milieux et éduquant la population sur les bons comportements à adopter face à cette situation. « En lieu et place de distribuer seulement les moustiquaires, les autorités doivent mener des grandes actions de salubrité et de reconstruction des routes délabrées afin qu’il y’ait plus des eaux stagnantes dans la ville. Par-dessus tout veuillez à l’application de la loi contre tout citoyen récalcitrant », a-t-il préconisé.

En attendant les kinois doivent prendre encore leur mal en patience et se prendre en charge pour se protéger contre ces maladies.
Désiré WEMBOLOWA