Biodiversité : Les éléphants d’Afrique changent leurs habitudes pour survivre

Animés par l’instinct de survie, les éléphants d’Afrique change de comportement afin d’échapper aux braconniers. Finalement, ces pachydermes diurnes ont appris, à se déplacer et à se nourrir la nuit pour mieux se cacher le jour, révèle une étude de Save The Elephants, une organisation de protection des animaux et l’Université de Twente (Pays-Bas), publié ce 13 septembre 2017.

L’étude a consisté notamment à analyser les données recueillies sur 28 femelles et 32 mâles, tous équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les experts ont étudié la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire.

Les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour. « Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne« , expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité« , souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude. « Ces changements sont susceptibles d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu’on ne connaît pas pour le moment ».

Pendant la première période de cette étude, soit de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Tandis que la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya, révèlent les chercheurs.

Les analyses des données récoltées ont permis d’établir et confirmer que les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé, comme en 2010-2012, souligne l’étude.

Environ 30 000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : le parc de Virunga de nouveau dans le collimateur des pétroliers

La biodiversité dans le parc de Virunga tombe une fois de plus dans les griffes des pétroliers. Sauvé en 2015, après le désengagement de la firme britannique Soco qui voulait y exploiter de l’or noir, le bloc V du Rift Albertin congolais vient d’être réattribué à Oil Quest International, une société offshore, filiale de Oil Quest Holdings, compagnie offshore de l’Ile de Man, possédée par l’homme d’affaires palestinien, Amjad Bseisu, le Britannique , Tom MacKay, conseiller de la société Gemini Oil & Gas, dont le siège est à Londres, et d’un certain Jon Ford, ancien géologue chez BP, renseigne afrique.lalibre.be

Emmanuel Demerode, Directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et Chef de Site du Parc National du Virunga

Selon le journal belge, la société nationale des hydrocarbures du Congo (Sonahydro), a signé un « accord de principe » pour réattribuer le permis de Soco à une société inconnue.

Pour les défenseurs de l’environnement, l’exploration et l’exploitation du pétrole dans ce site du patrimoine mondial de l’humanité pourrait porter atteinte à la biodiversité du parc mais aussi à la survie de plus de 50 milles familles de pêcheurs suite à une marée noire éventuelle. « Les textes de loi au Congo sont extrêmement clairs. L’exploitation pétrolière dans un site du Patrimoine mondial n’est pas admise », avait déclaré en 2014, le conservateur chef du site, Emmanuel de Merode. « L’article 215 de la constitution prévoit que tout accord international qui est ratifié par l’Assemblée nationale a préséance sur les lois nationales, Et donc, il est catégoriquement illégal d’explorer du pétrole à l’intérieur du Parc dans la législation actuelle ».

Le parc national de Virunga avait été menacé de retrait sur la liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO par la représentante générale de l’UNESCO, Irina Bokova si les autorités congolaises autorisaient des forages à l’intérieur de celui-ci.

Pour rappel en juin 2014, la firme britannique Soco International avait annoncé l’arrêt de ses activités dans le Parc national de Virunga, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, suite à une campagne de sensibilisation des défenseurs de l’environnement.

Développement durable : appel à candidature de jeunes de 18 à 35 ans

Vous êtes un(e) jeune francophone passionné(e) par les problématiques environnementales ? Vous êtes ressortissant d’un pays du sud vulnérable aux changements climatiques, membre de l’OIF ? Vous êtes âgés de 18 à 35 ans ? Les enjeux de lutte contre les changements climatiques dans les pays francophones vous intéressent ? De plus, vous êtes engagés dans votre communauté, votre pays, votre école, votre université, votre quartier ? Vous souhaitez contribuer à ces enjeux, à travers une initiative pour les jeunes, et par les jeunes ?

Si oui, rejoignez-nous ! Cet appel à contribution est pour vous !

Présentation

L’appel à contribution pour la rédaction d’articles et de brèves est lancé dans le cadre de l’Initiative Jeunesse de Lutte contre les Changements Climatiques. L’Initiative est mise en œuvre par l’Institut de la Francophonie pour de Développement Durable (IFDD) et Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ) grâce au soutien financier du gouvernement du Québec dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC 2013-2020), financé par le Fonds vert.

Elle vise à renforcer les capacités des jeunes en entrepreneuriat et en économie verte afin de permettre l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, et de contribuer à l’éducation et à la sensibilisation des jeunes.

L’Association de Soutien à l’Auto Promotion Sanitaire et Urbaine (ASAPSU) porteuse du groupe Jeunesse Francophone pour le Développement Durable (JFDD), lance cet appel à contribution afin de faire connaître les actions et l’engagement de la jeunesse francophone dans la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement sous la forme d’une série d’articles et de brèves publiés et relayés sur le portail Jeunes de Médiaterre de même que sur les réseaux sociaux de Jeunesse Francophone pour le Développement Durable et les plateformes partenaires.

Qui peut participer ?

–        Être ressortissant d’un pays du Sud, membre de l’OIF, particulièrement les pays d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord, des Antilles et Caraïbes.

–        Être âgé de 18 à 35 ans

–        Être un étudiant(e), chercheur(se), entrepreneur(e) ou activiste engagé(e) dans la lutte contre les changements climatiques et/ou dans le développement durable.

Comment participer ?

Les jeunes francophones âgés de 18 à 35 ans peuvent contribuer en envoyant un ou plusieurs articles et/ou brèves jusqu’au 1er octobre 2017 à minuit (heure de Paris).

Soumettez des articles, brèves portant sur des expériences, initiatives et projets environnementaux innovants par ou pour des jeunes francophones, relatifs aux problématiques de:

Développement durable, protection de l’environnement, changements climatiques, biodiversité, désertification, entrepreneuriat et économie verte, emplois verts, femmes, environnement et problématiques de développement, innovations environnementales, technologies vertes, gestion écologique des déchets, énergies renouvelables, sécurité alimentaire, agriculture durable, bâtiment vert, tourisme durable, éducation relative à l’environnement, sensibilisation environnementale, culture-art et environnement, etc.

Une raison de plus pour nous envoyer vos contributions

Les meilleurs articles francophones de lutte contre les changements climatiques seront sélectionnés et publiés sur le portail Médiaterre ainsi que sur les réseaux sociaux. Toutes les deux semaines durant la période du 11 septembre au 1er octobre, Un concours thématiques permettra aux lauréats de voir leurs articles et biographies relayés sur les différentes plateformes.

Vous trouverez les détails concernant les thématiques et les modalités décrites ci-dessous.

Les thématiques

Thématiques Concours 1 (11 sept – 21 sept)

  • Développement durable,
  • Protection de l’environnement,
  • Changement climatique
  • Biodiversité,
  • Entrepreneuriat et économie verte,
  • Femmes,
  • Sensibilisation environnementale,
  • Education relative à l’environnement,
  • Gestion écologique des déchets

Thématiques Concours 2 (22 sept – 1 oct)

  • Environnement et problématiques de développement,
  • Innovations environnementales,
  • Technologies vertes,
  • Energies renouvelables,
  • Sécurité alimentaire,
  • Agriculture durable,
  • Bâtiment vert,
  • Culture-art et environnement,
  • Tourisme durable

 

Les modalités

Votre article ou votre brève doit porter sur des expériences, des projets, des recherches ou des innovations nouvelles dans les secteurs énoncés dans la section « Les thématiques » ci-dessus.

Un article compte entre 400 et 750 mots et un maximum de 10 paragraphes. Une brève est une nouvelle qui compte de 2 à 3 paragraphes ou un maximum de 125 mots.

  • Un titre accrocheur ;
  • Votre nom complet et votre titre (par exemple : Prénom Nom, étudiante au master gestion de l’environnement à l’Université Senghor d’Alexandrie et membre de l’association X) ;
  • Deux (2) à dix (10) paragraphes ;
  • Des sous-titres (pour votre article uniquement ; aucun sous-titre requis pour une brève) ;
  • Une photo, une image ou une illustration de bonne qualité en format .jpg ou .png, et la mention du crédit s’il y a lieu (images gratuites sur Freepik, par exemple) ;
  • Un lien URL pour obtenir plus d’information (site web, page Facebook, vidéo YouTube, etc.).

Vous trouverez à droite de cet appel à contribution, dans l’encadré « Ressources complémentaires », un modèle à télécharger qui vous guidera dans la rédaction de votre article ou brève.

Les sources bibliographiques

Idéalement, votre article ou votre brève devrait être appuyé par au moins une (1) référence. Par ailleurs, une bibliographie complète doit être intégrée à la fin de votre texte. Citez également la source de vos illustrations, images, etc.

Inspirez-vous d’activités, initiatives, projets environnementaux, résultats de recherches, déployés sur votre campus, au sein de votre association étudiante, dans votre quartier, dans votre village, dans votre communauté, etc.

N’hésitez pas non plus à interroger votre entourage et même à mener des entrevues pour inclure des citations dans votre article ou votre brève.

Vous êtes prêts ? N’oubliez pas …

Eléments à ne pas omettre

Avant d’envoyer votre texte, prenez le temps de le relire et de le corriger. Assurez-vous d’avoir inclus tous les éléments demandés ci-haut et envoyez votre article ou votre brève accompagnés d’une photo, d’une image ou d’une illustration par courriel (jfdd.info@gmail.com) au plus tard le 1er octobre 2017 à minuit (heure de Paris).

Veuillez préciser dans l’objet du courriel votre nom, le pays dont vous êtes ressortissant ainsi que la thématique de votre article.

Exemple : Kamden Nicolas, Cameroun, Agriculture durable.

 

Conservation : un braconnier des rhinocéros écope de 20 ans de prison en Afrique du Sud

La justice Sud-Africaine a confirmé sa détermination à protéger les rhinocéros qui sont menacés d’extinction, en condamnant à 20 ans de prison un braconnier pour trafic illégal des cornes des rhinocéros. Un message fort envoyé aux autres braconniers dans ce pays qui dénombre une grande quantité de rhinocéros.


C’est une peine lourde, qu’a écopé Mopoyisa Mahlauli ce braconnier d’origine Mozambicaine, arrêté le 17 mars 2016 dans le parc national de Kruger, situé dans le nord-Est de l’Afrique du sud et frontalier du Mozambique. Ce jour-là, ce sont d’abord des coups de feu qui avaient alerté des rangers en patrouille, avant qu’ils découvrent le cadavre d’un rhinocéros blanc dont les cornes avaient été sciées.
Ils se sont ensuite mis à suivre les traces du braconnier qu’ils ont fini par retrouver. L’homme a été arrêté avec un fusil, des minutions, une scie et des cornes de rhinocéros récemment coupées. Son associé avait réussi à s’échapper.

C’est ce lundi 11 septembre que la justice a rendu son verdict. Le suspect de 30 ans, a été reconnu coupable de chasse illégal et possession illégale d’arme.
Pour rappel, la nation arc-en-ciel abrite quelque 20.000 rhinocéros, soit 80% de la population mondiale. Ces dernières années, le braconnage de ces espèces a atteint des records. Plus de 7.100 pachydermes ont été tués au cours de décennie écoulée.

Ces animaux sont braconnés à cause de leurs cornes, auxquelles plusieurs croyances et légendes attribuent plusieurs vertus.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : L’organe de gestion de la CITES transféré à l’ICCN

Un arrêté de 10 pages signé le 31 août 2017 par le ministre de l’environnement et développement durable, Dr Amy Ambatobe, confie l’Organe de gestion de la convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction CITES, à l’Institut congolais pour la conservation de la nature ICCN.

Le ministre justifie cette décision par la nécessité pour la République Démocratique du Congo de rencontrer les recommandations de la 66ème session du comité permanent de cette convention, tenue du 11 au 15 janvier 2016 à Genève, concernant l’application de l’article XIII de la dite convention.

En effet depuis plusieurs décennies la RDC est accusée de mauvaise application de cette convention illustrée, selon le ministre, par le dépassement chronique des quotas d’exportation annuels des spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages inscrits aux annexes de la CITES, la circulation de faux permis en provenance de la RDC, le non-respect d’échéances de présentation des rapports annuels, biennaux et spéciaux. A cela s’ajoute également, l’insuffisance d’efforts internes pour éradiquer le trafic illicite des spécimens d’espèces protégées à l’instar du commerce domestique de l’ivoire et d’autres spécimens d’éléphants ainsi que la prolifération des parcs animaliers privés et la détention par les particuliers des spécimens vivants d’espèces sauvages en violation de la convention CITES et des lois nationales.

Au terme de cet arrêté ministériel No 021/CAB/MIN/EDD/AAN/WF/05/2017,une coordination CITES composée de 7 membres à été mise en place par le Directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula, pour assurer la gestion courante de la CITES.

Cet arrêté définit les compétences des membres de la coordination à pourvoir et dont le Directeur coordonnateur est déjà nommé en la personne d’Augustin Ngumbi, alors point focal CITES et directeur de la cellule juridique à l’ICCN.

Les autorités scientifiques CITES sont éclatées en huit entités dont les universités, certaines directions du ministère de l’environnement et le jardin zoologique de Kinshasa. Et ce pour des espèces dûment déterminées dans cet arrêté.

La grande innovation c’est la collaboration interministérielle désormais garantie par un comité national CITES constitué des délégués du cabinet du Président de la République, de la primature et des ministères. Le Parquet général de la République, l’Auditorat général, la Direction générale des douanes et accises et bien d’autres services publics et des partenaires siégeront dans ce comité.

Les partenaires de la conservation ont salué cette réforme qui selon eux était attendue pour enfin concilier l’utile à l’agréable dans la mesure où l’ICCN est depuis longtemps par l’exercice, en tête de la délégation congolaise en cette matière.

Rappellons tout de même que ce n’est pas la première fois que le ministère de l’environnement transfère l’organe de gestion CITES à l’ICCN. Dans la première décennie des années 2000, le ministère avait alors transféré cet organe, toujours de la même direction de conservation de la nature, vers l’ICCN.

 

François Mukandila

 

Climat : 8 îles du pacifique déjà englouties par la montée des eaux

Les récentes successions de catastrophes naturelles qui passent la terre au laminoir, prouve qu’il n y a plus loin de la coupe aux lèvres par rapport aux prédictions de scientifiques sur le réchauffement climatique. Pendant que toutes les attentions restent braquées sur les cyclones sans précèdent qui ravagent le continent d’Amérique, la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique dénombre à ce jour huit îles englouties dans le pacifique.


L’Ouest du Pacifique reste la région la plus vulnérable à la montée des eaux que partout ailleurs. A ce jour, huit petites îles ont été englouties ces dernières années. Il s’agit de Kepidau en Pehleng et Nahlapenlohd, ainsi que de six autres, d’environ 100 m2 chacune, dans les archipels de Laiap, Nahtik et Ros. Vraisemblablement englouties entre 2007 et 2014, ces îles disparues s’ajoutent aux cinq autres identifiées comme déjà disparues.

Cela donne un aperçu de ce qui va devenir aux territoires situés aux plus basses altitudes dans le monde au cours de ce XXIème siècle.

En 2016, des recherches avaient révélé que cinq des îles Salomon avaient disparu dans le Pacifique au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.
Actuellement, la montée des eaux consécutive au changement climatique est de 3 mm par an en moyenne.

Les prévisions les plus optimistes du GIEC tablent sur 40 cm d’ici 2100 et 126 cm pour les plus pessimistes, si rien n’est fait. Mais dans le pacifique ouest, principalement en raison d’un cycle naturel des alizés accumulant plus l’eau dans cette région, l’élévation y est plus importante et rapide qu’ailleurs : 12 mm par an depuis les années 1990. Tempêtes et typhons ont achevé rayer ces îles de la carte.

Les quelques îles qui résistent à cette montée des eaux dans cette zone, y parviennent grâce aux mangroves. Ces dernières agissent comme un tampon en absorbant l’énergie des vagues et en piégeant les sédiments.

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : Les marchés domestiques de l’ivoire disparaissent de plus en plus en Afrique centrale

Une étude complète sur le commerce illégal d’ivoire dans cinq pays d’Afrique centrale vient d’être publiée, après près de 20 ans d’enquêtes sur terrain.
Réalisé par TRAFFIC, ce rapport dont Environews RDC s’est procuré une copie, présente les résultats des investigations sur les marchés d’ivoire dans les principales villes de cinq pays d’Afrique centrale ( Cameroun, République démocratique du Congo, Congo, République centrafricaine et le Gabon), en 2007, 2009 et 2014 et 2015.

D’après les résultats de cette enquête, l’Afrique centrale a été au cours de ces dernières années l’une des principales sources d’approvisionnement illégal en ivoire du commerce national d’ivoire non réglementé dans les pays de la sous-région, dans toute l’Afrique de l’Ouest et dans les destinations étrangères, en particulier en Asie.

La grande révélation de ce rapport est qu’en Afrique centrale, les marchés domestiques ouverts d’ivoire disparaissent principalement en raison des efforts d’application de la loi et de la concurrence avec les réseaux criminels souterrains. A leur place, un commerce international sophistiqué s’installe, favorisé par un haut niveau de corruption et une faible gouvernance.

Si la législation actuelle interdit le commerce domestique de l’ivoire dans tous les pays d’Afrique centrale, à l’exception du Cameroun, le rapport souligne cependant que l’interprétation de la loi dans chaque pays est vague et ambiguë, non seulement de la part des autorités chargées de l’application de la loi, mais aussi de nombreux autres acteurs. La corruption reste donc un véritable frein au respect de l’interdiction de ce commerce.

Tout au long de ces investigations, les recherches de terrain ont montré que les marchés ouverts à la vente illégale d’ivoire en Afrique centrale disparaissent ou deviennent souterrains, souvent face à la pression croissante des autorités qui mènent des opérations fréquentes d’application de la loi.

Les enquêteurs de TRAFFIC ont enregistré moins de 1 kg de produits en ivoire exposés publiquement en 2014/2015 en RDC, au Congo, au Gabon et Cameroun, contre environ 400 kg en 2007 et plus de 900 kg en 1999 parmi les quatre pays.

Le marché de l’ivoire à Kinshasa, en RDC reste la seule exception, avec plus de 400 kg de produits en ivoire enregistrés en 2015. Cependant le pays s’est récemment engagé à renforcer l’application de la loi contre le marché illégal de l’ivoire à Kinshasa, une étape importante soutenue par TRAFFIC et WWF.

Des actions doivent donc être prises sur l’ensemble de la chaine commerciale, dans les pays sources d’Afrique centrale (lutte contre le braconnage, les marchés noirs et la corruption, renforcement de la gouvernance..), aux niveaux régional et international pour lutter contre les organisations criminelles liées à la faune sauvage, et dans les pays consommateurs en Asie pour réduire la demande. Recommande cette étude.
Thierry-Paul KALONJI

Climat : Brazzaville acceuillera la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est

Le Centre de Conférence de Kintélé (Brazzaville), acceuillera du 3-5 octobre 2017, la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Selon un communiqué émis à ce sujet, cette conférence sera focalisée sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale, ainsi que sur la position commune de la sous région, face à la COP23.

« De façon spécifique, il sera question d’adopter  la position commune et la Déclaration de Brazzaville sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo sur le plan politique, le plan d’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale sur le plan financier, le projet des outils de fonctionnement et le plan d’action de la Commission climat du Bassin du Congo sur le plan institutionnel et organisationnel et les programmes/projets sectoriels de développement de l’économie bleue sur le plan technique« , précise ce communiqué.

La conférence de Kintélé, s’inscrit dans le cadre, entre autres, de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, et de la Déclaration des Chefs d’Etats africains adoptée le 16 novembre 2016 à Marrakech, en marge de la COP22.

Elle bénéficiera de l’appui technique du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), du Secrétariat général de la Communauté de l’Afrique de l’Est et du Secrétariat Exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).
Alfred NTUMBA

Forêt : La RDC veut redynamiser le processus REDD+

Le Ministre de l’Environnement et développement, Amy Abantobe, les partenaires techniques et financiers, et la société civile environnementale ont évalué ensemble, le processus REDD+ en vue de sa redynamisation en République démocratique du Congo. La rencontre a eu lieu ce vendredi 08 septembre, à Kinshasa.

« Il s’agit en claire d’évaluer la première phase du processus, déjà entamé, préparer et élaborer des perspectives d’avenir« , à précisé le Coordonnateur de la CN-REDD, Rubin Rachidi. « on entend mobiliser des ressources financières additionnelles, élaborer la requête pour le financement des activités de la Coordination nationale REDD et le plan d’action pour atteindre les objectifs fixés« .

A l’aube de la mise en place de la deuxième phase consacrée à l’investissement, il était impérieux pour tous ces acteurs impliqués de relever les forces et déceler les faiblesses de la phase préparatoire dans le but de mieux entamer la seconde.

La RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation de la forêt. Elle a déjà enregistré des avancés significatives entre autres, l’élaboration du plan d’investissement pour la forêt, et la création du fonds national REDD+.

Les partenaires techniques et financiers se disent prêts à soutenir les efforts de la RDC pour l’aboutissement de ce processus.

 

Avec le Cabinet du MEDD

Biodiversité : Le pangolin est l’animal le plus braconné  au monde

Méconnu du grand public, le pangolin reste  en tête de la liste des animaux les plus chassés par les braconniers dans le monde, devant les éléphants et les rhinocéros comme l’ignorent  beaucoup de personnes.

Vivant en Asie du Sud-Est et en Afrique, cet insectivore est convoité pour ses écailles, sa chair, ses os et organes.

Malgré son statut d’espèce protégée  acquis depuis septembre 2016  à Johannesburg, en Afrique du Sud lors  de la réunion  de la CITES, le  cauchemar  de ce petit animal  est loin de se terminer.

Outre son goût et ses écailles qui contiennent de la Kératine, des nombreuses légendes en Asie du Sud-Est attribuent au pangolin des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques.

La vulnérabilité de cette espèce est tributaire aux caractéristiques lui imparties  par la nature. Solitaire et mesurant entre 30 et 80 centimètres, le pangolin se roule en boule lorsqu’il se sent en danger. Ceci le rend ainsi une proie facile pour les braconniers qui n’ont plus qu’à le mettre dans leurs sacs.

Les douanes des certains pays asiatiques, d’Amérique et même de France saisissent chaque mois des centaines de kilo de peaux, d’écailles et de viande de pangolin.

Planant déjà sous l’ombre de l’extinction, la disparition de cet animal qui rend quelques services  environnementaux engendrerait  la prolifération des fourmis et des termites dans les régions où il évolue.

La communauté internationale s’active donc à multiplier des actions pour sauver cet animal qui est en passe de disparaître. L’ONG WildAid a associé pour cette cause le célèbre acteur Chinois Jackie Chan.

Ce dernier est apparu dans une vidéo dans laquelle il enseigne le Kung-fu à un trio de pangolins. Selon les responsables de cette ONG, Jackie Chan dispose d’un vaste public en Asie, il est certain que cette campagne aura un impact positif.

Dans cette vidéo, on peut entendre l’acteur Chinois proclamer «  le massacre s’arrête quand on arrête d’acheter »

Thierry-Paul KALONJI

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale