Afrique : Incinérer l’ivoire, solution miracle pour sauver l’éléphant ?

Si la question ne se pose pas encore sur la place publique, cependant, elle vaut son pesant d’or, dans la mesure où depuis quelques décennies, le continent africain est secoué par une vague d’incinération de l’or blanc. Cette pratique est soutenue par certains experts qui pensent que « l’ivoire n’a de place que sur l’éléphant ». Paradoxalement, face à la situation dramatique de l’éléphant africain, le remède miracle ne semble pas porter les vertus lui dévolues.

Incinération de l’ivoire au Kenya en 2016 (photo droit tierce)

Depuis 1989, la vague d’incinération de l’ivoire s’est propagé à travers les pays d’Afrique. En 2016, le Cameroun et le Kenya ont brulé l’ensemble de leurs réserves nationales en ivoire. Pour le Kenya, Il s’agit de la plus grande incinération d’or blanc organisé en Afrique. Au total 105 tonnes soit 5 % du stock mondial d’ivoire, estimés à plus de 200 millions de dollars américains, sont partis en fumée dans un braisier qui avait brulé pendant plusieurs jours.

Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta qui a donné le premier coup de torche, a appelé à « l’interdiction totale du commerce de l’ivoire ». Car avait il insisté, « la survie des éléphants ne sera jamais assurée tant qu’une demande existe ».
Avant le Kenya et le Cameroun, la Zambie, le Denver, la France, la Malaisie et la République du Congo, et tant d’autres pays du monde s’étaient inscrits dans cette logique.

La République démocratique du Congo s’apprête elle aussi à incinérer son stock d’ivoire, avait annoncé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula.

Plus de deux décennies après ce mouvement d’incinération, qui hante encore le milieu de la conservation en Afrique et dans le monde, l’heure n’est-elle pas arrivée pour s’arrêter un moment et faire le bilan de toutes ces actions qui font perdre à l’Afrique plusieurs milliards de dollars ?

D’aucun pense que ce geste loin d’être dépourvu de sens, nécessite davantage d’être accompagné par des stratégies efficientes et efficaces de lutte anti braconnage, et des mesures draconiennes susceptibles de décourager les trafiquants qui œuvrent sous la bénédiction de certaines autorités locales et de communautés.

L’ivoire et les guerres en Afrique


Après le diamant du Sierra Léone, le pétrole de l’Angola et le coltan de la RDC, l’ivoire semble être la nouvelle ressource dont l’exploitation est nourrie par les guerres en Afrique.

Puissant et rentable, le commerce illicite de l’ivoire génère aux trafiquants 3 milliards de dollars américains chaque année. Quoi de plus normal que ce business florissant puisse attiser l’appétit de contrebandiers.

Des rebellions armées comme, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui opère activement dans la partie allant du sud de l’Ouganda jusqu’au Nord – Est de la République Démocratique du Congo, les milices somaliennes (les Shebab et les Janjawid) au Darfour se financent en partie grâce à ce trafic.

Ces ivoires moissonnées en Afrique, finissent leur course dans certains pays asiatiques notamment la Chine, en tête avec une demande estimée à 70%, suivie de la Thaïlande et du Japon.

Souvent condamnée à tord et à raison, la Chine ne  cache pas sa volonté politique de combattre le trafic de l’ivoire sur son sol. Au cours de cette année 2017, le pays a pris la ferme décision de fermer son marché intérieur de l’ivoire. Une mesure qui a conduit à la fermeture de plusieurs ateliers de fabrications artisanales d’objets en ivoire.

Si cette mesure a été saluée par plusieurs, cependant, de l’avis des experts,  elle pourrait aussi favoriser la prolifération des marchés clandestins qui deviendraient  par la suite une épine dorsale dans la lutte contre le braconnage.

En 2013, la Convention sur le commerce International des Espèces de Faunes et de la Flore (CITES), sur base de résultats obtenus grâce à l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’informations sur le commerce de la faune au moyen du système d’ETIS, a identifié huit pays les plus fortement impliqués dans la chaine du commerce illégale de l’ivoire. En tant que pays d’origine, de transit ou de destination de l’ivoire à savoir, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malaisie, Philippine, Chine, Thaïlande et Vietnam.

Une brèche ouverte par la CITES 

La seule mesure efficace de conservation qui a mis fin pendant huit ans à ce trafic a été l’interdiction du commerce d’ivoire en 1989, lorsque 70.000 éléphants étaient tués chaque année et que la moitié de la population avaient été décimée pendant la décennie précédente pour passer de 1,3 millions à 640.000.

Cette mesure a été en partie levée en 1997 sous la pression du Japon, ouvrant ainsi la voie au braconnage des éléphants. Ces activités se sont nettement accélérées suite à l’autorisation en 2008 par la CITES, de la vente d’ivoires au Japon et à la Chine, par trois pays d’Afrique subsaharienne à savoir le Botshuana, la Zimbabwe et la Namibie.

L’année 2011 reste marquée par un regain du trafic de l’ivoire des éléphants d’Afrique. 38,8 tonnes d’ivoire d’ivoires ont été saisi par les douanes dans le monde ce qui représente près de 4000 éléphants abattus.

Le trafic illégal d’ivoire qui menace la survie des éléphants en Afrique est concentrée géographiquement sur deux régions du continent. Une étude publiée l’année dernière par une équipe de chercheurs de l’université de Washington démontre que 85% d’ivoires des éléphants de forets interceptés entre 2006 et 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenaient de l’Est du continent, surtout de la Tanzanie.

Ce crime transnational formé des réseaux sophistiqués et groupes criminels experts dans la contrebande est commandité en dehors de l’Afrique, mais avec la complicité d’une main d’œuvre locale.

L’Afrique qui voit ses populations d’éléphants connaitre un déclin, doit prendre cette menace à bras le corps, en mettant en place des mesures et stratégies efficaces de lutte contre le braconnage de l’éléphant.

Pour rappel, chaque année, entre 25.000 et 30.000 éléphants sont tués en Afrique sur une population restante estimée à 450.000 éléphants sur l’ensemble du continents. Plus de 75% d’éléphants d’Afrique ont été braconnés depuis le début du 21ème siècle. Des chiffres qui en disent trop sur la menace grandissante qui pèse sur ce pachyderme, considéré comme le plus grand jardinier de la forêt.

Si rien n’est fait, d’ici dix and, l’extinction de l’éléphant d’Afrique pourrait l’emporter.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : La situation de l’éléphant reste dramatique en RDC

Si rien n’est fait dans un avenir proche, l’éléphant du Congo pourrait disparaitre défensivement sur le sol congolais. Dans un communiqué émis à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant, le Fonds mondiale pour la nature (WWF), alerte une fois de plus sur la situation dramatique que connaissent les populations d’éléphant et leur habitat naturel en République Démocratique ainsi qu’en Afrique Centrale suite aux phénomènes du braconnage et du commerce illicite de l’ivoire.


« Nous courons droit vers une extinction pure et simple de ce grand mammifère. Cette journée est une opportunité pour rappeler aux uns et aux autres qu’il est plus que temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean- Claude Muhindo.

Il a par la même occasion encouragé les autorités congolaises à faire appliquer la loi sur la protection des espèces menacées dans toute sa rigueur en vue de protéger les populations d’éléphant de la République Démocratique du Congo et lutter contre la criminalité faunique dans le pays.

Alors que le braconnage est une menace immédiate et directe pour l’éléphant d’Afrique, précise ce communiqué, la perte de l’habitat est la plus grave menace à long terme pour la survie de l’espèce. Sur 1,2 million d’éléphants qui peuplaient l’Afrique en 1980, seulement 500 000 environ sont encore en vivants, ceci malgré la lourde menace du braconnage qui pèse sur ces pachydermes.

« Cette célébration est une nouvelle occasion pour rappeler que le braconnage, la détention et la commercialisation des espèces intégralement protégées, notamment l’éléphant, ainsi que leurs produits et sous-produits sont formellement interdits par la loi en République Démocratique du Congo », précise ce communiqué.

Des actions énergiques sont donc nécessaires pour renverser cette tendance, notamment en termes d’appui aux gardes parcs et de renforcement de l’application des lois, estime WWF-RDC.

Toutefois, le Fonds mondial pour la nature se réjouit des avancées significatives constatées dans cette lutte avec la fermeture du plus grand marché de l’ivoire dans la ville Kinshasa et ce, grâce aux opérations coups de poing des Parquets de la République et de la Police Nationale qui ont donné lieu à des saisies d’ivoires et à des arrestations. Pour le WWF, ces efforts doivent se poursuivre pour s’assurer de la fermeture effective de tous les marchés d’ivoire partout dans le pays afin de protéger les éléphants.

 

Alfred NTUMBA

France : plus 300 tonnes de déchets à destination de l’Afrique et de l’Asie saisis

Des conteneurs de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des pièces détachées d’automobiles, de pneumatiques usagés, et autres déchets toxiques ont été saisis par les services douaniers de la France. Ces déchets d’environ 332 tonnes, partaient illégalement en destination de quelques pays d’Afrique et d’Asie, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Madagascar, le Hong-Kong, la Malaisie, mais également le Brésil en Amérique.

Dans un communiqué émis ce vendredi 11 aout, les services du ministère français des Finances affirment que ce coup de filet a été réalisé après  un mois de constations et vérification, avec l’aide de l’INTERPOL. « Au cours du mois de juin, la douane française a participé à une vaste opération internationale de contrôle sur les transferts transfrontaliers de déchets« , précise ce communiqué.

La saisie la plus importante a été réalisée par les services douaniers du Havre et porte sur 150 tonnes de déchets de plastique exportés vers la Malaisie. Leur analyse a mis en évidence la présence de déchets électriques et électroniques mélangés aux déchets plastiques, dont l’exportation est interdite à destination de ce pays.

Le Ministère des Finances se dit préoccupé par ce trafic en nette progression et dont les conséquences sur l’air, le sol et la santé humaine sont incalculables.

Alfred NTUMBA

Climat : Les USA officialisent leur intention de quitter l’accord de Paris

Deux mois après l’annonce des États Unis d’Amérique de quitter l’Accord de Paris, l’administration Trump est passé à l’acte pour officialiser cette démarche. Le secrétaire général des Nations Unies , António Guterres, a reçu le 04 août dernier,  une notification de la délégation des États-Unis exprimant l’intention du pays de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

« Comme l’a déclaré le Secrétaire général dans un communiqué du 1er juin 2017, la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris est une déception majeure pour les efforts mondiaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir la sécurité mondiale« , a déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric Dans une note envoyée aux correspondants.

En vertu de l’article 28 de l’Accord de Paris, une Partie peut se retirer à tout moment après trois ans à compter de la date d’entrée en vigueur de l’Accord pour cette Partie, et ce retrait prend effet à l’expiration d’un an à compter de la date de réception de la notification de retrait.

Les États-Unis ont accepté l’Accord de Paris le 3 septembre 2016 et l’Accord est entré en vigueur pour les États-Unis le 4 novembre 2016. Cela signifie que le pays doit rester  engagé par le pacte jusqu’en 2019.

La communication adressée au SG de l’ONU, indique toutefous que les États-Unis ont l’intention d’exercer leur droit de se retirer de l’accord de Paris, à moins d’identifier les conditions appropriées pour leur réengagement.

« Il est crucial que les États-Unis demeurent un chef de file sur le climat et le développement durable. Le changement climatique est en train d’avoir des répercussions. L’ONU attend avec impatience de s’engager avec le gouvernement américain et tous les autres acteurs aux États-Unis et dans le monde entier pour construire un avenir durable pour nos enfants et les générations futures « , a déclaré M. Dujarric.

Alfred NTUMBA

Forêt (RDC-RC) : Validation d’un protocole d’accord et du plan d’action pour la gestion durable de la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele

Après examen de deux projets de décrets devant faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans la Bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele, un protocole d’accord a été validée par les experts, le vendredi 04 juillet 2017, à Kinshasa.


« Ce protocole d’accord qui a été arrêté ici sera transmis à la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), pour validation », a déclaré le Conseiller technique principal du projet Catalysation de la gestion durable des forêts, Oumarou Daouda.

Bien avant que ce protocole d’accord ne soit transmis à la COMIFAC, il sera d’abord examiné, amandé et enrichi par les experts de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), pour la RDC, et l’Agence congolaise de la faune et des Aires protégées (ACFAP), pour le Congo Brazzaville, précise le communiqué final.

« Nous espérons qu’une fois ce protocole signé entre les deux pays, les textes devront être coulés sous forme d’arrêts ou des décrets pour qu’ils soient contraignants », a estimé le Chef de Programme Faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

Outre le protocole d’accord, un plan d’action de cinq ans a été aussi validé lors de cette réunion. Il pourra évoluer selon la dynamique de la gestion qui va se présenter dans la région, a précisé le Consultant, Guy Guy Mangoni. «  Les actions de ce plan, découlent de quatre piliers de la Stratégie qui a été validée en 2016 à savoir, le pilier politique, juridique et institutionnel, le pilier écologique, technique et scientifique, ainsi que le pilier financier et social ». A-t-il précisé. « Ce plan d’action a été décliné en plusieurs axe su chaque pilier ».

Les participants à cette deuxième réunion du Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE), ont recommandé entre autres, l’élaboration et la validation d’un protocole d’accord devant faciliter la libre circulation des experts dans l’espace bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele. Ils ont également souhaité qu’en collaboration avec le bureau de la COMIFAC de chaque pays, qu’une réflexion soit menée sur la mise en place d’un cadre permanant qui se chargera de la mise en œuvre et de la pérennité de l’Accord de coopération de la bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele.

Notons que cette deuxième réunion du (CBPE), s’inscrit dans le cadre du projet « Catalysation de la gestion durable des forêts sur le site des zones humides transfrontalières des lacs Télé – Tumba », avec le financement de Gef-PNUD.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : deux commerçants interpelés à Mbadaka pour détention illégale d’un crocodile

Deux commerçants ont été interpelés à Mbandaka, le vendredi 04 août 2017, par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) en collaboration avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Il leur est reproché, la détention illégale d’un crocodile vivant (Faux-gavial d’Afrique). Le dossier se trouve actuellement au niveau du Parquet de Grande Instance de Mbandaka.

L’origine de ce crocodile, sa taille et le lieu de sa capture n’ont pas été révélés. Les présumés commerçants seront jugés conformément à l’Arrêté interministériel n° 03/CAB/MIN/ECN-EF/2006 et n°099/CAB/MIN/FINANCES/2006 du 13 juin 2006 portant fixation des taux des droits, taxes et redevances à percevoir, en matière de faune et de flore, à l’initiative du Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature, Eaux et Forêts, et la Loi n° 82-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse. Affirment des sources judiciaires.

Pour rappel, le Crocodile du Nil de moins de 1,50m (Crocodile niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux Gavial de moins de 1,50m (Crocodulus cataphractus), sont intégralement protégés.

Tandis que, le Crocodile à nuque cuirassée de plus de 0,50 m de longueur (Osteolaemus tetraspis), le Crocodiles du Nil de plus de 1,50m (Crocodiles niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux gavial de plus de 1,50m (Crocodiles cataphractus), sont partiellement protégés.

NB : Il faut noter que le niveau de protection de ces espèces dépend de leur taille (ainsi en cas de doute il faut les mesurer). Mais dans tous les cas, elles sont protégées soit totalement, soit partiellement.
Alfred NTUMBA

Environnement : des camions remis aux responsables des structures pour accompagner les activités de terrain

Neuf camions de 15 tonnes chacun, ont été remis aux agences locales d’exécution des composantes 1 et 3 du Programme de gestion améliorée des paysages forestiers (PGAPF), par le Ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce jeudi 03 août 2017, à Kinshasa.

 

Le Ministre de l’environnement remettant les clefs de contact aux bénéficiaires des camions (Photo Didier Mbongo go)

Ce geste posé par le ministère de l’environnement a pour objectif d’accompagner les activités de terrain de ce projet et aider les bénéficière en leur facilitant le transport des marchandises. « Nous remercions les partenaires pour le soutien qu’ils nous apportent afin d’atteindre les objectifs que le ministère s’est assignés. Je demanderai aux bénéficiaires d’en faire très bon usage pour améliorer leur travail quotidien et contribuer à l’épanouissement du secteur », a déclaré le Ministre de l’Environnement, Amy Ambatobe.

Ces camions de la marque Renault trucks, répondront au besoin de la solidité et d’efficacité a affirmé le concessionnaire. Sous un ciel ensoleillé, on pouvait bien lire sur le visage des bénéficiaires la satisfaction immense à l’égard de ce geste.

« Ces camions nous apportent un grand soulagement surtout par rapport aux transactions de grands lots des matériels que nous transportons », a affirmé un des bénéficiaires.

Ce projet a été rendu possible grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale. Les agences du pays bénéficiaires de ce don du Ministère de l’Environnement et Développement durable sont CRAFOD à Kimpese , ADV à Boma, ACODEV à Boma, ADI à Nsioni, CCPN à Muanda, CADIM au plateau de Bateke et WWF dans le Mai Ndombe.
Jennifer LABARRE

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Climat : L’Afrique du Sud va réduire de 45% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025

L’Afrique du Sud s’est fixée pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 34% d’ici 2020 et de 42% d’ici 2025. Le gouvernement sud-africain a approuvé ce jeudi 03 août, le projet de stratégie pour le transport écologique conçu pour abaisser les émissions de gaz à effet de serre.


Cette stratégie sera publiée avant d’être lancée, a fait savoir la porte-parole du gouvernement, Phumla Williams, cité par le French.china.ord.cn.

Le but de cette stratégie est de minimiser l’impact négatif du transport sur l’environnement tout en trouvant une solution aux demandes actuelles et futures des transports selon des principes de développement durable.

La stratégie conçue, servira de pierre angulaire pour le développement politique du secteur des transports en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a expliqué Mme Phumla.

Les systèmes de transport forment l’épine dorsale des activités socioéconomiques de l’Afrique du Sud en permettant la circulation des biens et des personnes. Mais les émissions produites par le secteur des transports représentent 10,8% des émissions totales des émissions de gaz à effet de serre du pays, les transports routiers étant responsables de 91,2% de ces émissions.

 

Alfred NTUMBA avec French.china

Forêt (RDC-RC): un projet de décrets pour la gestion durable des ressources naturelles dans la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele.

Le Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE) examine depuis ce jeudi 03 juillet, à Kinshasa, un projet de décrets à soumettre respectivement aux gouvernements de deux pays (la République du Congo et la République démocratique du Congo), pour faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans cet espace transfrontalier.

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Réforme foncière : lancement du programme d’élaboration du document de la politique foncière

D’ici à 2019, la République démocratique du Congo devra se doter d’un document de la politique foncière. Après concertation avec les parties prenantes sur la mise en œuvre du programme d’élaboration dudit document, le Ministère des affaires foncières a procédé au lancement officiel de ce programme, ce mercredi 02 août à Kinshasa.

Le document qui sera élaboré devra permettre au gouvernement, d’avoir une politique nationale claire en matière de foncier, en vue de moderniser sa gouvernance dans le secteur.

Les travaux d’élaboration de ce document seront essentiellement concentrés dans deux provinces pilotes à savoir le Mai Ndombe et l’Ituri, dont les résultats serviront de guide pour d’autres provinces.

Ce programme bénéficie de l’appui technique et financier de l’ONU-Habitat. « Nous saluons la volonté politique du gouvernement congolais qui a abouti à cette feuille de route, et affirmons ainsi, notre accompagnement pour le succès du processus », a déclaré Oumar Sylla, Responsable sous régional du foncier à cette agence des nations unies.

Son organisation attend de ce programme, un leadership basé sur une dynamique consultative, et participative de toutes les couches de la population. « Nous invitons le gouvernement à s’engager dans cette démarche », a-t-il plaidé.

Le Ministre des affaires foncières, Lumeya Dhu Malegi a réaffirmé l’engagement de son ministère à mener à bon port, ce programme. « Avec la volonté politique et les objectifs poursuivis, la RDC ne ménagera aucun effort pour redynamiser les secteurs clés de la vie nationale, notamment le secteur foncier, qui appelle de réformes profondes dans la distribution et la gestion des terres », a-t-il martelé. « Je lance donc un appel aux autres partenaires qui soutiennent le processus de la réforme, de demeurer aux côtés de notre gouvernement dont l’engagement politique est ferme ».

Lors de cette séance de travail, les parties prenantes se sont accordées sur les grandes lignes du programme. « Il était important de déballer à l’issue de cette activité, le contenu du programme pour recevoir les différentes recommandations avant de mettre en place une stratégie nationale de mise en œuvre. Nous avons voulu au départ des larges observations tant au niveau des experts que des provinces, pour que la réforme reflète réellement les préoccupations de la base », a souligné Monsieur Ngwasi, Coordonnateur de la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF).

Financé à hauteur de trois millions de dollars, ce programme comporte 3 volets. L’appui institutionnel à la CONAREF, l’élaboration du document de politique foncière et l’appui aux communautés locales.
Jennifer LABARRE

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