Biodiversité : 3 tonnes d’écailles de pangolins en provenance d’Afrique saisies à Shanghai

3,1 tonnes d’écailles de pagolins en provenance de l’Afrique ont été intercepté à Shanghai en Chine. C’est le plus gros cas de contrebande d’écailles de pangolin repérées par les douanes chinoises, ont annoncé des responsables de la ville.

La douane de Shanghai intercepté 3 tonnes d'écailles de pangolins en provenance d'Afrique
La douane de Shanghai intercepté 3 tonnes d’écailles de pangolins en provenance d’Afrique

Selon les autorités douanières de Shanghai, les 3 tonnes d’écailles saisies étaient dissimulées parmi les bois et d’autres produits dans un conteneur importé d’Afrique depuis le 10 décembre dernier.

Après avoir ouvert le conteneur, les policiers ont trouvé un total de 101 sacs d’écailles de pangolin pesant 3,1 tonnes. On estime qu’environ 5 000 à 7 500 pangolins auraient été tués pour produire une telle quantité a indiqué l’autorité douanière.

Mais ce cas pourrait être juste une pointe d’un iceberg. Les autorités douanières ont ensuite découvert que les suspects avaient acheté des écailles de pangolin en provenance d’Afrique et les avaient introduites en Chine depuis 2015. Des enquêtes supplémentaires sont en cours pour identifier les pays de provenance de ces écailles.

Les Pangolins, l’un des mammifères les plus victimes de la traite en Asie et de plus en plus en Afrique, sont en demande plus croissante dans le Centre, l’Est et le Sud-Est de l’Asie en particulier.

Selon World Wild Life, les écailles des pagolins sont souvent utilisées dans la fabrication des médicaments traditionnels.

Les huit espèces de pangolins ont été inscrites à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction.

Alfred NTUMBA, avec pangolinconservation.org

Soudan : l’éxode rural accélère la pollution de la terre et de l’eau

Le Ministre de l’environnement, du développement physique et des ressources naturelles, de la République du Soudan, a souligné l’importance de formuler des mesures nationales pour lutter contre la pollution de la terre, de l’eau et de l’air, ajoutant que le défi consiste à intégrer les politiques environnementales dans les politiques générales de l’Etat en vue de préserver et protéger l’environnement dans le pays.
Université de Karthoum / photo droits tierces
Université de Karthoum / photo droits tierces
Hassan Abdul-Gadir Hilalhas, a souligné l’importance de cette question lors d’un atelier sur les mesures environnementales nationales pour la lutte contre pollution de la terre, l’eau et l’air organisé par le ministère de l’Environnement et l’Université de Khartoum.  » Toutes les conventions internationales sur l’environnement stipulent la nécessité de préserver l’environnement et les ressources naturelles. Il est plus urgents que soit mis en place dans les différents secteurs, des mesures appropriées pour prévenir la pollution sous toutes ses formes. Cela devrait passer également par l’intégration de ces mesures dans les politiques éducatives, de développement et économiques« , a-t-il proposé.
Selon le Ministre en charge de l’environnement, le taux de pollution en nette augmentation remarqué ce dernier temps au Soudan, serait accéléré par l’exode rural et la consommation plus accrue des ressources naturelles.
Ces mesures environnementales nationales sensées freiner la pollution  dans le pays, ferront l’objet du débat pour son intégration dans le projet de loi sur l’environnement en gestation par la législature.
Alfred NTUMBA

USA : les fils Trump récoltent des fonds pour protéger l’environnement !

Donald Trump n’est plus à une incohérence près. Le futur locataire de la Maison Blanche, qui nie l’existence du réchauffement climatique, va participer à l’opération “Opening Day Foundation”, créée par deux de ses fils, au profit d’associations dont le but est de protéger la nature américaine.Quelle ironie, surtout après que le milliardaire a nommé à l’agence de l’environnement Scott Pruitt, un climatosceptique proche du lobby de l’énergie !

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Pour participer à cette réception privée en compagnie de Donald Trump, vous devrez débourser entre 25 000 et 1 millions de dollars… Mais il n’y a pas de prix pour défendre une cause à laquelle on (ne) croit (pas) !

Avec le capital.fr

Pollution en chine : plus de 20 villes en alerte rouge

Depuis plus d’une semaine, le soleil sombre à donner de ses rayons sur quelques villes au Nord de la Chine. Une situation inquiétante qui a provoqué une vive polémique dans les villes les plus touchées dont Shijiazhuang. Un brouillard grisâtre et toxique recouvre une vingtaine des villes de la vaste zone du pays le plus peuplé de la planète. Cette pollution a affecté environs 460 millions d’habitants.

Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.
Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.

Selon les autorités chinoises, ce brouillard qui empêche à la lumière du soleil d’atteindre la terre, serait à la base de la fermeture d’autoroutes et d’annulations des centaines des vols en destination et en provenance de ces villes.
C’est à Shijiazhuang que les compteurs de la pollution ont littéralement « explosé ». La concentration de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), très dangereuses, y ont dépassé les 1000 microgrammes par m3 par endroit, a indiqué Chine nouvelle. Un taux si élevé que les capteurs seraient restés bloqués au chiffre maximal, soit 999.

Shijiazhuang avec ses 11 millions d’habitants est durement frappée, baignée par une forte odeur de charbon. Les autorités ont attendu quelques jours avant d’ordonner la fermeture des écoles maternelles et primaires. Une mesure déjà prise dans les métropoles voisines de Pékin et Tianjin.

Ce statut entraîne des mesures d’urgence, dont la fermeture d’usines polluantes et la circulation alternée. L’Agence officielle Chine nouvelle a quant à elle dénoncé un « manquement au devoir » des responsables municipaux. « On n’arrive pas à voir le soleil », se plaint Wu Zhiwei, 28 ans, un habitant de Shijiazhuang, qui juge d’inacceptable l’inaction des autorités. « Ces particules sont capable de provoquent le cancer. Dommage que les autorités ne s’en préoccupe », a – t – il précisé.

Les médias chinois ont diffusé ces derniers jours d’angoissantes vidéos aériennes de Shijiazhuang réalisées par des drones, qui montraient des gratte-ciel émergeant péniblement d’un épais magma grisâtre.

L’acier responsable?

Shijiazhuang est une ville connue pour ses usines pharmaceutiques et textiles, sources majeures de pollution. Mais l’origine la plus probable du récent brouillard est les aciéries et les mines de charbon du Hebei, la Province qui entoure Pékin.

Le nuage toxique pourrait paradoxalement être la conséquence de mesures antipollution, selon le quotidien officiel China Daily. Le Gouvernement central a fait fermer des nombreuses aciéries ces derniers mois, entraînant une hausse des prix de l’acier dans le pays. Celle-ci aurait poussé les sidérurgistes restants à augmenter leur production pour bénéficier de la remontée des cours, s’alarme un expert interrogé par le journal.
Jennifer LABARRE
avec lapresse.Ca

Santé : la malaria sévit sévèrement à Selembao qu’à Ngiri ngiri

La Malaria ou Paludisme est un problème majeur de santé publique en République Démocratique du Congo (RDC), elle y représente la principale cause de morbidité et de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Sa prévalence y demeure particulièrement élevée, que ce soit dans l’ensemble du pays, comme dans la ville Province de Kinshasa, la Capitale.

Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP
Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP

Une étude menée par des chercheurs de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa (ESP/UNIKIN) présente une carte des risques de la Malaria dans la ville de Kinshasa qui révèle que la prévalence de cette maladie serait plus élevée dans certains quartiers de la capitale par rapport à d’autres. En des termes plus simples, habiter certains quartiers ou communes de Kinshasa exposerait plus à la Malaria que d’autres.
Selon l’étude, cette réalité est justifiée par la croissance démographique et la transformation dictée par l’exode rural d’une part, et la non urbanisation des nouveaux quartiers de la ville de Kinshasa d’autre part.

Deux enquêtes menées dans les Communes de Selembao et Ngiri ngiri, en 2009 à la fin de la saison sèche et en 2011 à la fin de la saison de pluie ont démontré que la prévalence de la malaria était nettement plus élevée voire même multipliée par 4 ou 5 à Selembao, une commune périurbaine non urbanisée qu’à Ngiri ngiri, une des vielles communes urbanisées de Kinshasa.

Des tests effectués en saison de pluie comme en saison sèche auprès des patients dans ces deux communes, notamment le test de diagnostic rapide et les examens sanguins en rapport avec l’anémie, y ont recueilli l’histoire de la fièvre auprès de ces patients. Ces études ont révélé la présence plus élevée dans le sang des malades habitant Selembao du Plasmodium Falciparum qui se trouve être le type de parasite le plus virulent et dangereux parmi ceux en cause dans la Malaria. Conséquence, le développement d’une forme de malaria plus sévère serait observé chez les enfants de moins de 5 ans dans la Commune de Selembao que dans celle de Ngiri ngiri où ces risques sont minimes.

Ceci démontrerait donc qu’il existe à Kinshasa des communautés plus fortement exposées à la Malaria par rapport à d’autres. Il en est de même des zones où les mesures de contrôle seraient moins nécessaires comparativement à d’autres.
Les conclusions de cette étude rapportent donc que la Malaria à Kinshasa est nettement plus élevée, avec des formes plus sévères, dans les quartiers plus densément peuplés et moins urbanisés de la périphérie. De plus, les anophèles femelles, vecteurs de la malaria, que l’on trouve dans ces zones péri urbaines ont une plus grande capacité à inoculer aux personnes le Plasmodium Falciparum.

Des situations similaires sont également signalées par des études analogues s’intéressant à d’autres grandes villes africaines subsahariennes comme la ville de Lagos au Nigeria.

A en croire les experts, la solution à ce problème passe notamment par l’urbanisation et la maîtrise de l’environnement des zones périphériques et périurbaines des grandes villes africaines.

Ajax NTANTU

CLIMAT : les évènements survenus en 2015 ont été intensifiés par le réchauffement climatique

Une étude internationale publiée ce 15 décembre souligne que certains des évènements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur en Europe, en Asie et en Australie, les incendies en Alaska ou encore les inondations en Floride ayant sévit en 2015 ont été exacerbés par le réchauffement de la planète.

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Bien que les investigations n’aient en revanche pas détecté le lien avec des évènements climatiques comme un retard de la saison de pluie au Nigeria ou les fortes précipitations responsable d’inondations en Inde, ce cinquième rapport consacré à l’étude de l’influence du réchauffement climatique établit le lien entre les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique et les phénomènes météorologiques extrêmes.
Les scientifiques ont déterminé que le changement climatique a probablement contribué à l’intensité record des typhons dans le nord-ouest du pacifique, ainsi qu’au record d’ensoleillement en hiver au Royaume-Uni en 2014 et 2015. A cela s’ajoute la propagation et la durée sans précèdent des incendies de forêts en Alaska, où près de 2,1 millions d’hectares sont partis en fumée en 2015.

Pendant que ce rapport sur 2015 qui a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés des températures continue encore à émouvoir, 2016 est en passe de lui ravir ce record car elle a été extrêmement chaude. Les climatologues pensent que la fréquence et l’intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes vont probablement s’accentuer avec la poursuite du réchauffement de la planète, qui accélère la fonte des glaciers et de la banquise arctique.Ce qui occasionnera inéluctablement la montée du niveau des océans.

Thierry-paul KALONJI

CLIMAT : l’arctique enregistre son année la plus chaude dans les annales

L’espoir de voir le bulletin santé de la terre s’améliorer ne cesse de s’éloigner au fil des années. Ce constant vient d’être étayé par l’Agence américaine d’Océanographie et Atmosphérique (NOAA) qui dans un rapport rendu public ce mardi 13 décembre a annoncé que l’arctique venait de connaitre ses douze mois les plus chauds depuis le début des relevés des températures dans cette région en 1990.

Ursus maritimus Polar bear on pack ice Arctic circle, Russian Federation Pproject number: 9E0077 Project number: RU0073
Ours polaire sur une banquise en Russie.

Concocté par 61 scientifiques dans le monde , ce rapport pointe le fait que cette chaleur record a retardé à l’automne le moment ou les eaux de l’océan regèlent et a aussi entraîné une fonte étendue des glaces du Groenland et des couches de neige sur le sol.
De l’avis des climatologues, ce réchauffement résulte en grande partie des émissions de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère par la combustion des énergies fossiles, exacerbées cette année par le courant équatorial chaud du pacifique EL niño, qui ne s’est dissipé qu’au printemps.

Ce rapport inquiétant de la NOAA relève en outre que la faune et les populations humaines de la région subissent les effets néfastes de ce changement climatique. Ainsi, l’acidification des océans résultant du réchauffement accroît le stress notamment sur les crustacés, qui ont besoin de carbonate de calcium pour former leur coquille. Les populations autochtones qui dépendent de la pêche pour se nourrir en paie aussi un prix fort.

Thierry  Paul KALONJI

USA : un pétrolier proche de Poutine nommé à la diplomatie

Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil nommé mardi chef de la diplomatie américaine, a noué des liens étroits avec de nombreux chefs d’Etat, dont Vladimir Poutine, en négociant des contrats pétroliers mais sa nomination inquiète dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Rex Tillerson, PDG d'ExxonMobil, a été nommé mardi chef de la diplomatie américaine. (photo AFP)

Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil, a été nommé mardi chef de la diplomatie américaine. (photo AFP)

Carrure impressionnante, chevelure blanche, ce Texan de 64 ans, toujours tiré à quatre épingles, n’a aucune expérience gouvernementale mais sa proximité avec le président russe a sans doute été déterminante dans le choix Donald Trump.

Une des priorités du président élu est de réchauffer les relations russo-américaines, considérablement refroidies depuis l’invasion de la Crimée en 2014 par la Russie. « Il est l’Américain qui a eu le plus d’interactions avec Vladimir Poutine à l’exception d’Henry Kissinger », dit de lui John Hamre, de l’institut d’études Center for Strategic and International Studies (CSIS) dont M. Tillerson est membre.

MM. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999. Cette « amitié » sera couronnée par un accord historique signé en 2011 entre le géant énergétique public russe Rosneft et Exxon pour explorer et forer ensemble l’Arctique et la Sibérie.

Cet accord, évalué au départ à 3,2 milliards de dollars mais pouvant potentiellement générer 500 milliards en fonction des découvertes de gisements, est actuellement gelé par les sanctions occidentales contre la Russie. M. Tillerson, qui a reçu en 2012 des mains de Vladimir Poutine la décoration de l’ordre de l’Amitié, s’est prononcé contre ces sanctions lors de l’assemblée générale des actionnaires d’ExxonMobil en 2014.

« Nous avons toujours encouragé les gens qui prennent ces décisions à tenir compte de l’ensemble des dommages collatéraux ainsi que des personnes touchées par ces sanctions », avait-il objecté. Ces propos pourraient lui valoir une confirmation difficile au Sénat américain, dont des membres influents – le sénateur John McCain en l’occurrence – ont déjà exprimé publiquement leurs réticences sur le choix du président-élu.

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MM. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999.

Attendu sur le climat

Né à Wichita Falls dans le Texas, Rex Tillerson a fait toute sa carrière chez Exxon qu’il a rejoint en 1975. Nommé PDG en 2006, il devait quitter son poste en mars, pour partir à la retraite. Ce fils de chef scout, marié et père de quatre enfants, a beaucoup pesé sur la décision de l’organisation américaine des scouts en 2013 d’accepter des jeunes ouvertement homosexuels dans leurs troupes.

Ses vues sur la politique étrangère sont très peu connues, si ce n’est qu’il est un fervent défenseur du libre-échange. En tant que secrétaire d’Etat, il devra gérer le dossier du nucléaire iranien – M. Trump veut revoir l’accord de 2015 conclu entre l’Iran et les grandes puissances -, les sanctions contre la Russie, les querelles avec la Chine et le dossier syrien.

Il sera aussi très attendu sur le climat après avoir résisté en sa qualité de patron d’ExxonMobil à réduire les investissements dans l’exploration de nouveaux puits pétroliers pour lutter contre le réchauffement climatique. Plusieurs Etats américains dont New York, soutenus par des militants écologistes, ont ouvert des enquêtes contre le groupe. Cette nomination « est inimaginable », dénonce l’ONG environnementaliste 350.org.

« Nous ne pouvons laisser M. Trump nommer le plus grand groupe pétrolier du monde en charge de notre politique internationale sur le climat. M. Tillerson est peut-être un ami de M. Poutine, mais ce n’est pas un ami de la planète », ajoute l’ONG qui a mis en ligne une pétition contre cette désignation.

Conflits d’intérêts

Rex Tillerson a déjà montré qu’il pouvait infléchir ses positions notamment quand il s’agit de redorer le blason de son entreprise en se prononçant en 2009 pour la taxe carbone alors que son prédécesseur Lee Raymond y était opposé. S’il n’est pas rompu aux usages et protocoles diplomatiques, M. Tillerson est néanmoins habitué à rencontrer les grands de ce monde pour défendre les intérêts d’Exxon, présent dans plus d’une cinquantaine de pays, du Qatar à la Papouasie-Nouvelle-Guinée en passant par l’Arabie saoudite.

Il a par exemple retiré Exxon du Venezuela suite à des désaccords avec l’ex-président Hugo Chavez. Sa position d’actionnaire d’Exxon, dont il détient plus de 150 millions de dollars de titres d’après des documents boursiers, pourrait générer des conflits d’intérêts car ses décisions en tant que ministre des Affaires étrangères seraient de nature à influencer le cours du titre. Une levée des sanctions contre la Russie provoquerait ainsi très certainement une flambée de l’action Exxon.

La Russie se félicite de cette nomination

Le Kremlin a salué en Rex Tillerson un « professionnel » qui a de « bonnes relations de travail » avec le président russe Vladimir Poutine. « Les responsables russes, et pas seulement le président, ont de bonnes relations, des relations de travail avec Tillerson. C’est une personnalité solide. Il est très professionnel dans son domaine », a déclaré à la presse peu après la nomination le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Dans le même temps, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a jugé M. Tillerson « pragmatique ». « Nous espérons que ce pragmatisme sera une base solide pour le développement de relations mutuellement bénéfiques pour la coopération russo-américaine et pour la résolution des problèmes internationaux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Belgrade, selon l’agence Interfax. « Nous sommes prêts à travailler avec n’importe quel partenaire qui souhaite des relations se développant sur un pied d’égalité avec la Russie », a-t-il ajouté.

Les relations entre Washington et Moscou sont au plus bas depuis l’annexion de la Crimée par la Russie et le déclenchement du conflit dans l’est de l’Ukraine en 2014, suivis du soutien militaire apporté au régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Environews/AFP

Climat : forte augmentation des émissions de méthane depuis dix ans

La concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté 10 fois plus rapidement pendant la dernière décennie, par rapport à la période précédente (de 2000 à 2006).

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Les causes de l’emballement du méthane

Selon les chercheurs, cette flambée des émissions de méthane est surtout due à certaines pratiques agricoles, et surtout l’élevage, très émetteur de méthane, qui prend de plus en plus d’ampleur. Selon la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le nombre de têtes de bétail est passé de 1,3 milliard en 1994 à 1,5 milliard vingt ans plus tard.

L’exploitation des énergies fossiles a, elle aussi, fortement augmenté dans certaines régions du monde. Et enfin, les climatologues observent avec une grande inquiétude l’évolution du permafrost, ces sols gelés des régions arctiques qui dégagent du méthane en dégelant. Pour l’instant, ces sols sont relativement stables et les chercheurs mettent en doute leur responsabilité dans ce boom du méthane. Mais si le réchauffement planétaire n’est pas endigué, les quantités de méthane et de carbone libérés par le dégel pourraient avoir un effet dévastateur, selon les scientifiques.

La réduction ou captation du méthane est possible

Les émissions de méthane peuvent être réduites plus facilement que celles de CO2. Par exemple, en équipant les fermes de méthaniseurs, des appareils qui produisent du biogaz à partir de la matière organique. Ou encore en modifiant les protocoles d’irrigation des rizières. Et selon les scientifiques, les méthodes pour réduire ou capter le méthane favoriseront également la création d’emplois.

Rfi.fr

Climat: Que veut réellement Donald Trump ?

Le doute n’est désormais plus permis. L’équipe du président-élu veut systématiquement détruire tous les éléments de la politique climatique mise en œuvre par l’administration Obama.

08315174-photo-donald-trumpC’est un curieux questionnaire qui vient de tomber sur le bureau des responsables du département à l’énergie américain (DOE). Envoyé par l’équipe de Donald Trump, ce formulaire est censé donner aux membres de la prochaine administration un bon aperçu des dossiers en cours. Rien de bien dramatique, en apparence.

74 questions

Certaines des 74 questions feraient presque sourire tant elles montrent la candeur de leur(s) rédacteur(s). Quel est le but du programme de modernisation des réseaux? Peut-on faire redémarrer le projet de stockage de déchets nucléaires de Yucca Mountain? Combien peut-on nommer de sous-secrétaires à l’énergie ?

D’autres interrogations sont, en revanche, bien plus inquiétantes. Au sous-secrétaire chargé de la science et de l’énergie, on demande ainsi quels projets arrêter pour réduire de 10% en un an le budget du DOE. Ce n’est pas le pire.

Après un climato-sceptique patenté à l’agence fédérale de l’environnement (EPA), l’administration Trump pourrait recruter l’un des plus gros émetteurs mondiaux de CO2. La presse US affirme que le département d’Etat (ministère des Affaires étrangères) pourrait échoir à Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil.

L’équipe du président-élu demande aux responsables de l’agence de l’information sur l’énergie (EIA)[1] comment ont été calculés les coûts de production des énergies renouvelables (ENR). «Ces représentations reflètent-elles les vrais coûts actualisés?», interroge l’un des membres de la garde rapprochée de Donald Trump. Les statistiques sur l’énergie solaire sont remises en question. Ce n’est pas tout.

Les républicains exigent aussi la liste de tous les fonctionnaires et des consultants employés par le DOE ayant établi le coût social du carbone. Selon une notice diffusée en juin 2013 par l’administration Obama, le coût sociétal du CO2 est passé de 21 à 36 dollars. Dit autrement, les externalités du changement climatique coûtent plus cher et les technologies bas carbone sont plus économiques que certaines énergies fossiles. Ce qui n’est pas forcément du goût d’un futur président qui considérait, il n’y a pas si longtemps encore, le réchauffement comme une invention chinoise.

Autre liste requise: celle des fonctionnaires et des consultants ayant assisté ou participé à des sommets climatiques de l’ONU, les COP, au cours des 5 dernières années.

Thomas Pyle n’y va pas par 4 chemins. Ce proche de Donald Trump vient de concocter un projet de politique énergétique pour la prochaine administration. Dans le désordre, les priorités sont : se retirer de l’accord de Paris; accroître l’exploitation des énergies fossiles dans les terres fédérales; autoriser à grande vitesse les terminaux d’exportation de GNL; retirer le projet de Clean Power Plant; détruire les bases juridiques des politiques climatiques (notamment le CO2 est un polluant atmosphérique); développer les pipelines; reconsidérer l’impact environnemental de l’énergie éolienne; réduire les subventions à l’énergie; assouplir les normes de consommation des véhicules; ne plus prendre en compte le coût sociétal du carbone.

Pour surprenantes qu’elles soient, ces demandes interviennent à un moment où les parlementaires républicains mettent la dernière main à la réforme de la législation encadrant le statut des fonctionnaires américains. Sous l’égide du député de l’Utah Jason Chaffet, la Chambre des représentants s’apprête à voter un texte réduisant le montant des retraites et, surtout, facilitant le licenciement des personnels employés par les agences fédérales. «Il émane de tout cela un parfum de chasse aux sorcières»,estime Naomi Oreskes, historienne des sciences à l’université de Harvard.

Les climatologues ont été les premières à réagir. Créé en septembre 2011 pour soutenir les scientifiques traînés en justice par les négationnistes du réchauffement, le Climate Science Legal Defense Fund (CSLDF) a tiré le premier. «Plus que jamais, les scientifiques doivent se préparer à réagir efficacement au harcèlement politique ou à l’intimidation judiciaire», écrit l’association, qui regroupe scientifiques, juristes, journalistes et documentaristes.

Le 14 décembre, le CSLDF diffusera, pendant le très couru congrès de l’union géophysique américaine (AGU) le Guide pratique de résistance à l’intimidation. En prime, les congressistes les plus inquiets pourront bénéficier d’une consultation gratuite avec un avocat. L’ère Trump s’ouvre décidément sous les meilleurs auspices.