Conservation : près de 3 tonnes d’ivoire saisies au Vietnam

La police de la province de Thanh Hoa a découvert 2,7 tonnes d’ivoire dissimulés dans des boîtes en carton sur un camion qui était en route vers la capitale Hanoï, a précisé la police sur son site, ce dimanche, 09 juillet 2017.  Cette nouvelle saisie est la nième  dans ce pays d’Asie du Sud-Est prisé pour le trafic de défenses d’éléphants. 

« Il s’agit de la plus importante saisie d’ivoire de contrebande dans la province de Thanh Hoa« , a déclaré à l’AFP, le responsable de la police sans donner plus de détails.

Ces défenses d’éléphants proviennent d’Afrique du Sud, selon des médias d’Etat. Le conducteur du camion a affirmé ne pas être au courant de ce qu’il transportait, observe le quotidien Tuoi Tre.

Contactée par l’AFP, la police s’est refusée à communiquer d’autres précisions.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 par la Convention sur le commerce des espèces menacées (Cites).

La demande pour les organes d’animaux, en particulier en Chine et au Vietnam, a décimé les populations de nombreuses espèces rares et constitue un fléau pour les éléphants et rhinocéros d’Afrique.

En octobre, deux tonnes d’ivoire cachées dans une cargaison de bois venant du Mozambique avaient été saisies au Vietnam.

Le commerce illégal d’ivoire est la troisième forme de trafic le plus rentable après les stupéfiants et les armes. Le trafic est alimenté par la demande en Asie et au Moyen-Orient, où les défenses d’éléphant sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation. Il peut être revendu jusqu’à 7.000 euros le kilo.

 

Avec AFP.

 

France : Nicolas Hulot annonce la fermeture d’ici à 2025, de 17 centrales nucléaires

Dans son intervention sur RTL ce lundi 10 juillet, le Ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot souhaite la réduction de la part de nucléaire à 50% dans la production d’électricité, à l’horizon 2025.

Selon RTL, les annonces de Nicolas Hulot sont scrutées par les militants antinucléaires. Dans son ‘plan climat’ présenté jeudi 6 juillet, le ministre de la Transition écologique et solidaire a fixé l‘objectif de plafonner la part de nucléaire dans la production d’électricité à 50% à l’horizon 2025.« On n’a pas tout développé dans le ‘plan climat' », s’est agacé Nicolas Hulot au micro de RTL ce lundi 10 juillet, face aux critiques de manque de clarté formulées par ces militants.

« À partir du moment où l’on a confirmé que la part du nucléaire sera dans la production d’électricité de 50%, chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs, et pas un seul réacteur qui d’ailleurs au passage n’a pas encore été fermé », a-t-il subrepticement glissé sur le cas de la centrale de Fessenheim, dont la fermeture a été plusieurs fois repoussée.

 

Alfred NTUMBA

Forêt : la RDC annule 5 contrats des concessions forestières illégalement attribués

Le Ministre de l’Environnement et développement durable de la République démocratique du Congo, Amy Ambatobe a annoncé ce vendredi 7 juillet, l’annulation de 5 contrats des concessions forestières attribués en contradiction flagrante avec les dispositions légales et le moratoire de 2005. Ces concessions attribués illégalement par ses prédécesseurs représentent environ 1.610.946 hectares des forêts.

« Notre mission est de contribuer au développement économique et social du pays par une gestion durable des ressources forestières. Ce qu’il nous faut c’est une bonne gouvernance qui permet d’assainir le secteur et d’appuyer les acteurs qui respectent les lois et les réglementations en vigueur. Et la bonne gouvernance forestière est aujourd’hui au cœur de nos préoccupations. C’est dans cette optique que j’ai procédé à l’annulation de 5 contrats de concessions forestières par l’arrêté n°006 du 3 juillet, lesquelles ont été attribuées illégalement par mes prédécesseurs » . A-t-il déclaré.

Cette nouvelle vient réconforter  les parties prenantes à la lutte contre l’exploitation illégale, notamment les ONGs nationales et internationale qui militent pour  la gouvernance forestière et le respect du moratoire instauré sur les forêts congolaises depuis 2005.

« Aujourd’hui nous sommes parfois critiqués à cause de la faiblesse de la gouvernance forestière, le mot du Ministre s’articule autour de cette bonne gouvernance qui permettra à ce que les lois de la République soient appliquées et respectées. Nous sommes satisfaits par ce que la Redd fait la promotion de la gestion durable des forêts qui rentre dans la bonne gouvernance », a souligné le Coordonnateur nationale de la REDD, Victor Kabengele.

Rappelons que les forêts Congolaises représente au moins 60% du territoire national ce qui constitue un défi majeur en terme de gestion et de gouvernance.

 

Jennifer LABARRE

RDC – UE : les sanctions de l’Union européenne ne concernent pas les financements de 11eme FED

L’engagement de l’Union européenne dans le secteur de l’environnement en RDC, notamment dans la biodiversité n’est pas concerné par  les sanctions que subit le pays dans le secteur politique, a affirmé Barthe Ouvry, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC.

Dans une audience lui accordé par le Ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce mardi 03 juillet, Barthe Ouvry a réitéré l’engagement de son institutions à continuer l’exécution de différents projets initiés pour la conservation de la biodiversité de la RDC, ce malgré les sanctions infligées aux autorités congolaises.

 » La coopération européenne en RDC s’intéresse beaucoup à la préservation de la  biodiversité Paris ses 4 priorités. L’essentiel de notre appui est de veiller à ce que notre action soit d’une part en faveur de la biodiversité et d’autres part aussi au développement du pays et des communautés riveraines. Nous investissons dans le Virunga par exemple en électrification rurale pour les populations environnantes et l’amélioration de leurs conditions de vie  » a declaré l’Ambassadeur de l’UE en RDC.

Barthe Ouvry se montre très optimiste et intéressé à poursuivre la collaboration dans le secteur de l’environnement pour assurer un développement durable de celui-ci.

 » C’était une réunion très fructueuse. Nous sommes entrés dans les détails de plusieurs dossiers, et le Ministre de l’Environnement est un interlocuteur très important pour atteindre les objectifs du Développement durable. Nous avons pris un rendez-vous pour les semaines à venir afin d’accélérer la coopération entre le gouvernement congolais et l’Union européenne «  a-t-il souligné.

La RDC bénéficie d’un financement du Fonds européen pour le développement, 11ème FED, estimé à près de 120 millions de dollars pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

BIODIVERSITE : Démarrage des activités de sédentarisation agricole dans le parc de la Salonga

Le Fonds mondial pour la nature, WWF-RDC a lancé officiellement les activités de sédentarisation agricole dans le paysage du Parc national de la Salonga (PNS). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga «PARCCS ». L’annonce a été faite à Kinshasa à travers un communiqué de presse publié ce lundi 03 juillet.

Les différents partenaires à ce projet ont échangé, au cours d’un atelier organisé à Kinshasa du 28 au 29 juin 2017, sur la mise en œuvre cohérente des activités visant à consolider les actions sur une vision commune et clairement partagée entre les équipes pour une meilleure collaboration mais également une communication efficace.

Ce projet ambitionne l’amélioration de la protection et valorisation de la biodiversité de ce parc. En effet, le PARCCS vise l’amélioration des activités agricoles durable en périphérie proche et distante du paysage par un renforcement de la gouvernance locale et la collaboration des partenaires publics et privés en assurant simultanément une protection accrue des valeurs de conservation du parc au bénéfice de tous.

Le Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga (PARCCS), bénéficie de financements de WWF-RDC et de l’Union européenne à travers le 11ème  Fonds européen de développement (FED). Les zones prioritaires pour ce projet sont celles d’Oshwe dans la Province de Mai-Ndombe, de Lomela dans la Province de Sankuru, de Boende et du corridor de Monkoto dans la Province de la Tshuapa et de Dekese dans le Kasai.

L’objectif opérationnel de ce programme est bien qu’en 2021, le Parc National de la Salonga soit retiré de la liste des sites du Patrimoine Mondial en péril où il est depuis 1999.

Rappelons qu’en 2015, le WWF-RDC et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont signé un accord de cogestion stratégique pour mettre en place au Parc National de la Salonga, une protection significative des populations de grands mammifères et consolider les services considérables d’approvisionnement rendus par ses écosystèmes aux communautés humaines vivant en périphérie, et à l’échelle du Bassin du Congo.
Jennifer LABARRE

Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

D’ici 2021, la République démocratique du Congo entend desservir 20.000 ménages dans les zones rurales, grâce au développement de mini et microcentrales hydroélectriques autonomes disséminées sur l’ensemble du territoire national. Le projet a été lancé ce lundi 03 juillet, à Kinshasa. Continuer la lecture de Energie : la RDC veut électrifier les zones rurales grâce aux mini et microcentrales hydroélectriques

Forêt : Le Gabon obtient 18 millions USD de CAFI pour protéger ses forêts

 L’État gabonais et la CAFI (Central African Forest Initiative) ont signé une lettre d’entente officialisant la mise à la disposition du Gabon d’une enveloppe de 18 millions USD (environ 10 milliards FCFA) pour protéger ses forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Le Gabon a obtenu 18 millions USD pour réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre, mieux planifier et surveiller l’utilisation des terres et protéger plus de 23 millions d’hectares de forêt tropicale.

Si l’accord a été formellement signé par le ministre gabonais de l’Économie Régis Immongault, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre norvégien de l’Environnement, ces derniers n’ont pas pu tous se retrouver à Paris pour célébrer cet accord, pour des raisons de calendrier selon un officiel.

« L’engagement des pays donateurs de CAFI à soutenir notre politique de développement durable témoigne de la reconnaissance des efforts que notre gouvernement a réalisés depuis des années, des efforts visant à optimiser notre développement tout en préservant les écosystèmes et la biodiversité. L’accord d’aujourd’hui réaffirme une fois de plus notre pleine adhésion à l’Accord de Paris, auquel les pays africains doivent maintenir leur engagement malgré les positions d’autres, comme l’ont rappelé, il y a quelques jours lors de la Conférence africaine des ministres de l’Environnement, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, Coordinateur du Comité africain des chefs d’État sur le climat. », a déclaré le ministre Régis Immongault, manifestement satisfait de l’obtention de ce financement.

L’économie verte

Au cours de la cérémonie, les responsables européens qui assurent le financement du CAFI ont salué les efforts du Gabon en matière de protection de l’environnement.

« Cet accord constitue un grand pas en avant. Le Gabon s’engage à prendre des mesures qui, si elles sont mises en œuvre, préserveraient environ 98% des forêts tropicales du Gabon », a déclaré Vidar Helgesen, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement et président de CAFI avant d’ajouter «  CAFI est fier d’appuyer ce plan ambitieux, mais pragmatique qui vise à développer une économie à revenu moyen tout en préservant un capital naturel inestimable, pour le peuple du Gabon et pour le monde. ».

Magdy Martínez-Solimán, Assistant du secrétaire général de l’ONU a encouragé le Gabon a poursuivre sa politique de protection de l’environnement pour aboutir à la mise en place d’une économie verte. « Avec cet engagement, le Gabon pourrait définir une norme pour le développement durable qui pourrait inspirer d’autres pays d’Afrique centrale et occidentale. En accélérant les réformes, le pays s’engagera sur une véritable voie de l’économie verte qui offre des solutions pour le climat et l’agriculture et est plus attrayante pour les investissements du secteur privé vert. L’accord entre le Gabon et le CAFI ouvre la voie à une croissance économique sans déforestation », a-t-elle déclaré.

 

Afrucapostnews

Forêt : vers la mise en place du guide pour le partage équitable des bénéfices REDD+ en RDC

La République démocratique du Congo se doterra bientôt d’un guide pour le partage équitable des bénéfices provenant de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation, REDD+, à toutes les parties prenantes à ce processus. Cet outil de base devra aider à la révision de l’arrêté du cadre juridique et des autres instruments en la matière. C’est qui ressort de l’atelier de capitalisation des expériences en matière de partage de bénéfices REDD+, organisé par la Coordination nationale REDD (CN-REDD), avec l’appui de Forest People Program, le 19 et 20 juin 2017 dernier à Kinshasa.


les différents acteurs du secteur forestier ont adopté un mécanisme de partage équitable des bénéfices REDD après plusieurs échanges. Ils ont défini la politique de mise en œuvre de ce Processus dans les politiques forestières du pays.

« Il était pour nous question de partager les expériences acquises et les leçons tirées en terme de partage des bénéfices des activités REDD+ en RDC. Beaucoup d’expériences ont été développées par des initiatives porteuses de projets, il faut justement s’assurer d’une manière consensuelle que nous partageons les principes clés qui sous-tendent un mécanisme de partage des bénéfices. C’est à dire partager les résultats d’un effort collectif », a précisé le Coordonnateur de la CN-REDD, Victor Kabengele.

Selon Luc Lutala, Secrétaire exécutif adjoint des groupes d’intérêt coopératif économique du Sud Teke (Douala), cet atelier constitue la base de la motivation et de l’incitation aux investissements des communautés dans le processus REDD+. « Si on veut amener ces communautés à protéger l’environnement, nous devons leur proposer des moyens alternatifs pour vivre. D’où l’intérêt des bénéfices carbones, qui doivent être redistribuer à toutes les parties prenantes », a t-il suggéré.

Les échanges d’expériences de terrains ont révélé que la REDD+ doit être considérée comme une incitation économique pour le développement des capacités institutionnelles et la gouvernance des forêts congolaises.

Ainsien effet, la clarification du régime foncier et du droit traditionnel, de la gouvernance améliorée et d’une meilleure compréhension des décisions économiques des ménages sont des éléments clés pour réussir la mise en œuvre des politiques liées à ce processus.

Notons que, Cet atelier rentre dans ce qu’on appel un processus participatif qui fait que les différents acteurs qui investissent dans la REDD+ se mettent ensemble pour la mise en place des instruments pour favoriser le partage équitable des revenus pour tous les acteurs.

 

Jennifer LABARRE
Et les stagiaires de l’IFASIC
Charlie LUTEZA et Bernice SELO

Conservation : une visite d’immersion des actions et projets de développement de l’iccn dans le Nord-Kivu

L’Ong « Innovation pour le développement et la protection de l’environnement (IDPE) » a organisé ce lundi 26 juin, une visite guidée des actions et projets de développement accomplis par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et ses partenaires. Cette visite dont le point de départ était  la cité de Matebe, a eu pour point de chute  la cité de Rumangabo. Elle visait le rapprochement et l’appropriation des actions menées dans les différents coins du parc par les riverains en vue d’obtenir leur  accompagnement.

A Matebe, la délégation a visité la centrale hydroélectrique installée récemment avec l’aide de la Fondation Buffet. Cette centrale produit  13 méga watts et fournie du courant aux territoires de Rutshuru, Nyiragongo et bientôt Goma.

À Rumangabo, les leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga ont été informés sur les différents projets de développement que se propose ce parc au profit de ces communautés locales. Les échanges ont permis aux autorités provinciales de l’ICCN de se faire une idée claire des attentes des populations riveraines. « En organisant cette visite, nous avons voulu réduire  l’antipathique image que certains leaders des communautés locales ont de ce site du patrimoine mondial ». A souligné le Coordonnateur de IDPE, Bantu Lukambo.

Pour rappel, au total, 55 leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga dont les chefs coutumiers, les membres de la société civiles venus de Masisi, Lubero, Nyiragongo, Goma, Rutshuru ont pris part à cette visite. Les greens journalistes envisagent réalisé cette tournée autrement au cours de cette année.

Charlie LUTEZA , Sarah MOMBESA et Mie NGAKAO

Conservation : un important lot d’Ivoire d’éléphant et des peaux de léopards saisis à Goma

24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotames et 2 peaux de léopards (dont l’une est récente et encore fraiche), ont été saisi à Goma, ce samedi 24 juin, par les autorités provinciales de l’Institut congolais pour le Conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la police judiciaire de la province du Nord-Kivu.

Cette deuxième opération coup de poing a été menée dans le quartier Kahembe, précisément au parking des camions des fousso [ndlr : mot utilisé par les trafiquants, qui désigne sacs]. Deux personnes ont été arrêtées lors de cette opération. Les prévenus seront transférés ce lundi 26 juin, aux instances compétentes pour l’instruction du dossier.

Selon les sources policières, les colis saisis à Goma, provenaient  de la ville de Ishasha dans le territoire de Rutshuru. Le spécimens seront remis à l’ICCN pour leur garde. Cette opérations intervient après  celle lancée  en septembre 2106. Les organisations de  lutte anti braconnage basées dans cette province se félicitent de cette action, et entendent sensibiliser davantage les autorités qui interviennent dans la chaîne de l’application de la loi pour plus d’efficacité, ainsi qu’à celles de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale