Bukavu : évaluation du processus Whakatane

Une réunion d’évaluation du processus Whakatane
Une réunion d’évaluation du processus Whakatane a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.
Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.
En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Photo de famille lors de la réunion de Bukavu /Photos Alain FPP -Droits réservés

Concilier la conservation à la reconnaissance des droits fonciers des pygmées
Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».
L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

De g à dr, Hon Mubalama, le Gouverneur Cishambo & Lucien Lokumu, Directeur du PNKB
A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.

Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.

En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».

L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

 

Alain Parfait Ngulungu

RDC : la société civile environnementale souhaite voir le nouveau ministre se saisir des urgences

Le ministre de l’environnement et du développement durable, Amy Ambatobe a organisé une séance de travail avec la société civile ce mardi 6 juin, dans son cabinet pour évaluer l’apport et la participation de la société civile à son ministère, et échanger sur les engagements de la société civile environnementale et ses attentes au nouveau leadership qui vient de s’installer à la tête de ce Ministère. 

La délégation de la société civile environnementale conduite par Joseph Bobia, son Coordonnateur, a présenté au Ministre de Environement, les priorités à résoudre dans le secteur.

« Nous avons voulu évoquer la ratification de l’accord de Paris. Il était question de savoir à quel niveau le pays se trouve et quel est le processus. Nous avons souligné le suivi des programmes redd+ mis en place au profit de la communauté locale pour la réalisation des programmes intégrés et généraux », a-t-il précisé.

Les différents problèmes autour des lois forestières et le moratoire sur les forêts de la RDC ont aussi été à la table des discussions.

« Il y a un certain nombre d’engagement que le pays a pris sur les concessions forestières, il faut d’abord que les préalables soient réalisés pour penser au levé du moratoire, il faudra quand même assainir le milieu et éviter les théâtres qu’on a vu auparavant« , a  proposer Joseph Bobia, au Ministre de l’Environnement et du développement durable.

Le coordonnateur de la société civile environnementale a par la suite évoqué les contraintes liées à la foresterie communautaire que connait le pays. « Nous avons parlé du dossier sur la foresterie communautaire, les mesures existent, il ya un décret et l’arrêté en ce sens mais il faut des mécanismes pour accompagner ces mesures à être implémentées à travers le pays avec les communautés locales et l’implication de toutes les provinces. C’est tout un processus auquel le ministre devait en être informé et recevoir nos différentes préoccupations« , a-t-il précisé.

Selon Joseph Bobia, les différentes réformes conduites dans d’autres secteurs de la vie influent négativement sur l’environnement et à la bonne gestion des forêts. Ceci exige  une implication et l’engagement de la société civile environnementale, et le Ministère de l’Environnement et développement durable pour accompagner les différentes réformes devant aider à relever le défi, et assurer  la bonne gouvernance forestière en mettant l’accent sur la gestion durable des forêts et le processus REDD.

Dans les prochains jours, la société civile environnementale entend déposer sur la table du ministre de l’Environnement, ses propositions sur les questions liées à l’eau, à la faune et aux droits des femmes dans la foresterie communautaire.

 

Jennifer LABARRE

JME : lancement à Goma de la campagne « une parcelle, un arbre »

Contrairement aux autres grandes villes de la République démocratique du Congo qui se sont contentées de célébrer la Journée mondiale de l’environnement dans les salles climatisée, où l’on a assisté à des discours élogieux, creux dépourvus d’actions qui s’impose au regard des enjeux de l’heure, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, s’est illustrée par le lancement de la campagne « une maison, un arbre ».

Cette campagne a été lancée par le Ministre provincial de l’environnement, Balthazar Kanyamanza. S’illustrant lui-même aux côtes de la population de Goma, le Ministre a invité les habitants de sa province au respect des arbres pour marquer la connexion avec la nature.

En vue d’impliquer la population de Goma en particulier et celle de province en général dans cette campagne, Monsieur Balthazar Kanyamanza a distribué de plantules d’arbres aux habitants de la ville.

Un match de foot a opposé les jeunes de la ville aux démobilisés. Les organisateurs ont saisi l’opportunité pour distribuer des messages de sensibilisation sur l’importance de préserver  l’environnement aux spectateurs et fanatiques du ballon rond.

Outre cette sensibilisation, chaque spectateur a reçu un arbre à planter dans sa parcelle. Au total près de 1500 plantules ont été distribués à cette circonstance, a affirmé notre correspondant sur place.

Une randonnée des patineurs et cyclistes a permis également de sarcler le triangle vert devant le Gouvernorat du Nord-Kivu. La journée a été marqué également par le reboisement communautaire réalisé à Rubaya dans le Masisi.

 

Alfred NTUMBA, avec le concours de Tuver Wundi

JME : Yolanda Kakabadse, « nous ne devons pas douter de l’importance du défi »

Rapprocher les gens de la nature est impératif pour notre avenir commun et pour notre seule planète. Tel est le sens du message de Yolanda Kakabadse au monde, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

Yolanda Kakabadse, Présidente de WWF International

Dans un communiqué traduit depuis version anglaise, et dont Environews RDC s’est procurée une copie, la Présidente de WWF international invite les nations à considérer l’importance du défi et agir. « Nous sommes à la croisée des chemins dans l’histoire de l’humanité. Nos actions provoquent des changements dans la planète de manière sans précédent, et si nous poursuivons sur cette lancée, les conséquences pourraient être désastreuses. Nous avons encore l’occasion de changer de cap. Si nous nous mettons ensemble pour prendre les mesures décisives nécessaires, nous sommes en mesure de tracer la voie vers un avenir durable où les gens pourront vivre en harmonie avec la nature », a-t-elle déclaré.

Protéger l’environnement et poursuivre le développement économique et social est essentiel non seulement pour notre bien-être, mais cela a également un sens économique. Cela peut également aider à améliorer la stabilité financière et éviter les conséquences de la pénurie de ressources et des dommages environnementaux tels que les inondations, les orages ou la sécheresse. Peut –on lire dans ce communiqué.

Yolanda Kakabadse reste tout de même optimiste quant à la capacité de tous l d’agir local et penser global. « Aujourd’hui, nous entendons souvent parler de notre monde hyper-connecté et pourtant, ce dont nous avons surtout besoin, c’est de nous connecter à la nature, la pierre angulaire de toute vie sur Terre. Si l’humanité peut causer ces dégâts, elle peut les réparer également », a-t-elle affirmé.

La Présidente de WWF internationale exhorte les hommes et les femmes à se connecter à la nature à une échelle plus grande, ce qui pourrait être une expérience à nulle autre pareille. « Il n’y a rien de comparable à se retrouver dans les espaces sauvages, sur une haute montagne, au plus profond d’une forêt ou sur le vaste océan pour ressentir une connexion profonde avec la nature. Mais trop peu d’entre nous ont l’occasion de faire cette expérience. De plus en plus de gens vivent dans des villes, à des kilomètres de la nature », a-t-elle souhaité. « Pour la première fois dans l’histoire, nous savons que nous pouvons détruire notre avenir. Mais nous savons aussi ce que nous devons faire pour préserver cet avenir et qu’ensemble, réellement, tout est possible ».

En 2016, le rapport Planète vivante du WWF a révélé que les chiffres mondiaux de la faune ont baissé de deux tiers dans les 50 dernières années jusqu’en 2020, entièrement du fait de l’activité humaine. La perte d’habitat, la dégradation et la surexploitation de la faune ont atteint des niveaux sans précédent en moins du laps de temps d’une seule vie humaine.

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus intenses et fréquentes. Dans le sud et l’est de l’Afrique, un El Niño anormalement fort l’année dernière, conjugué à des températures record, a laissé 36 millions de personnes dans la sécheresse et la famine.
Alfred NTUMBA

JME : la RDC consacre le mois de juin 2017 à l’environnement

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, la République démocratique du Congo par l’entremise du Ministre de l’environnement et du développement durable, vient de décréter le mois de juin 2017, « mois de l’environnement ». Amy Ambatobe l’a déclaré ce lundi 05 juin, lors d’une conférence organisée à l’Ecole régionale post universitaire d’aménagement et gestion intégré des forêts et territoire tropicaux (ERAIFT).

De gauche à droite, Maman Sidikou, Représentant du SG de l’ONU, Amy Ambatobe, Ministre congolais de l’environnement et Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD-RDC

« Nous avons une responsabilité historique de léguer à notre descendance un environnement sain pouvant leur permettre de s’épanouir convenablement. Pour donner un cachet spécial à cette célébration, mon Ministère décrète ce mois de juin (mois de l’environnement) », a-t-il déclaré.

A en croire le Directeur de cabinet du Ministre de l’Environnement, plusieurs activités sont prévues pour célébrer l’environnement durant ce mois juin, notamment l’organisation d’un Salon de l’environnement.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sidikou, le thème retenu pour célébrer cette journée stimule la conscience environnementale mondiale et encourage l’action politique. « Je suis convaincu que le changement vers le développement durable pour la planète et pour l’homme est possible et s’opère grâce à des actions courageuses et inspirantes. Que l’on agisse localement pour résoudre un problème au sein de sa communauté ou que l’on poursuive une grande idée à l’échelle national, nos action inciterons d’autres personnes à nous suivre », a-t-il déclaré.

Maman Sidikou a par ailleurs exhorté tous les gouvernements du monde entier à maintenir le cap et rester déterminés pour mettre en ouvre l’Accord de Paris. « L’objectif de développement durable 13 incite à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changement climatiques et leurs répercussions. Dans cette perspective, les Nations unies réitèrent leur engagement à l’Accord de Paris dont la RDC est signataire. Les nations unies réaffirme leur soutien à mener les efforts face au défi indéniable que représentent les changements climatiques », a-t-il précisé.

Notons que la dégradation de l’environnement et les effets de changements climatiques se font de plus en plus ressentir en Afrique en général et RDC en particulier. Ceci impose aux nations de repenser la question des causes de ces changements, et promouvoir des alternatives adéquates pour une planète vivable.

 

Alfred NTUMBA

JME : Irina Bokova, « j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure »

Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce 5 juin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Gueorguieva Bokova, invite les hommes et les femmes à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à leurs vies.

Irina Gueorguieva Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

« Connecter l’Homme à la nature c’est peut-être difficile à croire aujourd’hui, mais, il y a cinquante ans, on pensait que la meilleure façon de protéger la nature était d’en interdire l’accès aux populations humaines…
À présent, nous savons que c’est inexact« , précise – t – elle dans ce message dont Environews RDC s’est procuré une copie.

La Directrice générale de  l’UNESCO estime cependant qu’il est important de maintenir une relation Homme – environement, basée sur l’harmonie naturelle.  » Plus la relation entre les populations et leur environnement naturel est étroite, plus il est probable que ces populations mesurent l’importance de la nature et de sa biodiversité, du patrimoine et des ressources en eau, au service de leur propre bien-être et de l’avenir de la planète« , a-t-elle insisté.

Cet esprit guide l’ensemble de l’action de l’UNESCO, qui s’incarne dans un réseau mondial, unique en son genre, de sites désignés par l’Organisation, conçus pour rapprocher l’Homme de la nature, en dessinant une nouvelle carte du monde – une carte d’unité et de paix, au-delà des frontières, entre les femmes et les hommes et leur environnement, peut – on lire dans ce message.

Les réserves de biosphère de l’UNESCO, les géoparcs mondiaux UNESCO et les sites du patrimoine mondial – qui recouvrent souvent des surfaces stratégiques ou des ressources en eaux souterraines essentielles – rassemblent plus de 2000 sites exceptionnels dans le monde. « Nous savons désormais que c’est le plus sûr moyen de favoriser un développement plus inclusif et durable, respectueux des limites de la planète » a affirmé Madame Bokova. « Aujourd’hui, j’invite tout un chacun à prendre un peu de temps dans sa vie bien remplie et à visiter un des sites de l’UNESCO. Pour un moment de contemplation, immergez-vous dans un jardin perse en Iran, où l’eau joue un rôle symbolique et ornemental étonnant. Dans le géoparc mondial de Tumbler Ridge, au Canada, nagez dans des lacs alpins à l’eau cristalline et dormez sous les étoiles. Ou partez en randonnée dans la réserve de biosphère de Mujib, en Jordanie, qui s’étend par endroits à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer, grâce à sa proximité avec la mer Morte« .

En cette Journée mondiale de l’environnement, la Directrice générale de l’UNESCO invite tous les pays à tirer le meilleur parti des sites désignés par l’UNESCO. « Par-dessus tout, j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à nos vies« . A-t-elle lancé.

 

Alfred NTUMBA

Ouganda : Yoweri Museveni ordonne une enquête sur les diplomates chinois soupçonnés de trafic de l’ivoire

Le président ougandais Yoweri Museveni a ordonné une enquête sur une collusion présumée entre l’Autorité ougandaise de la vie sauvage (UWA) et deux diplomates chinois concernant un trafic d’ivoire.

Ces diplomates et l’UWA sont soupçonnés d’avoir collaboré pour trafiquer de l’ivoire en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan du Sud voisins ainsi que de la Centrafrique, et d’utiliser l’Ouganda comme pays de transit.

La Chine rejette les accusations

La Chine a rejeté comme « sans aucun fondement » les soupçons portant sur ses diplomates.

« Nous avons des règles et des lois strictes concernant les représentants du gouvernement, les membres de nos ambassades et les groupes en visite, leur interdisant d’acheter et de participer à des activités (de trafic) », a déclaré à des journalistes la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying. La porte-parole a toutefois ajouté: « Nous les punirons s’ils sont reconnus coupables d’être impliqués dans des activités de ce genre ».

Le braconnage a fortement augmenté en Afrique au cours des dernières années, notamment pour satisfaire une demande d’ivoire et de corne de rhinocéros en hausse en Asie – en particulier en Chine – à cause de leur valeur supposée dans la médecine traditionnelle, notamment comme aphrodisiaque, ou comme symbole de statut social.  L’Ouganda est une plaque tournante de ces trafics.

Encore autorisé en Chine

Pékin a annoncé en décembre son intention d’interdire tout commerce et transformation de l’ivoire d’ici à la fin de cette année. La mesure a été saluée par les défenseurs de l’environnement comme déterminante pour l’avenir des éléphants d’Afrique, où plus de 35.000 pachydermes sont tués pour leur ivoire chaque année.

Le commerce international de l’ivoire est interdit depuis 1989 mais la Chine en autorise la revente pour les quantités achetées avant l’interdiction. Elle possède aussi un stock acheté en 2008 avec l’approbation du régulateur international et dont la vente, accompagnée de certificats, est autorisée.

 

Alfred Ntumba, avec l’AFP

Climat : Albert Kabasele qualifie d’aveugle le comportement de Trump 

Le retrait des Etats unis de l’accord de Paris sonne comme un glas aux oreilles des écologistes. Après la prise de position officielle de Donald Trump, ce jeudi 02 juin, les réactions n’ont pas tardé de fuser de tous les coins du monde pour condamner la décision du président américain. Le négociateur congolais, Albert Kabasele Yenga Yenga, se dit très déçu de l’annonce par Trump, du retrait des USA de l’Accord de Paris.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

« En tant que négociateur de l’Accord de Paris, je regrette beaucoup le comportement aveugle de Trump qui place les Etats unis d’Amérique sur la roue de la régression de l’histoire », a-t-il déclaré.

Pour ce spécialiste du climat, la prise de position de Trump foule aux pieds tout le travail abattu par les différents négociateurs du monde entier pour mettre d’accord près de 195 pays réunis à Paris en novembre 2015.

Le négociateur congolais se résume en disant : « Mieux vaut les USA à l’extérieur qu’à l’intérieur de cet accord ». Car, dit-il, ils pouvaient se convertir facilement en une force de pesanteur pour la bonne application de l’Accord de Paris sur le climat.

Le retrait des USA de l’accord de Paris suscite certes des inquiétudes. Si pour certains experts la décision de Washington cache le syndrome du tout va très bien, pour d’autres, elle ne changera en rien l’engagement pris par les pays signataires de cet accord. « Je ne vois pas des pays comme le Brésil et l’Inde qui sont souvent frappés par le canicule, se retirer de cet accord salutaire. Même cas avec la Chine, mais aussi les autres pays menacés par la désertification. Je lance ici, un appel à l’unité à toutes les parties en vue de sauver notre planète », a insinué Albert Kabasele.

Onde de choc sur la RDC

La décision de Donald Trump de retirer les Etats unis de l’accord de Paris aura un impact sur les pays les moins avancés dont la République démocratique du Congo assure la présidence. Cette décision devra être suivie de coupes drastiques des allocations financières et aides dédiées au secteur de l’environnement, comme l’avait déjà annoncé Washington. « Les différents fonds mis en place aujourd’hui pour financer la résilience et l’adaptation, notamment la REDD, le Fonds vert Climat, le Fonds Cafi, devront en principe subir un choc, car ils reçoivent des financement des USA », s’est inquiété M. Kabasele.

Le négociateur congolais a lancé l’appel au gouvernement de la RDC, de s’activer pour ratifier l’accord de Paris. « Il est plus qu’urgent que notre gouvernement ratifie cet accord pour bénéficier de différents financements disponibles. Aujourd’hui les effets néfastes des changements climatiques ne sont plus à démontrer. L’érosion côtière à Muanda, les inondations à Boma, les températures excessives dans les grandes villes, tout ceci nécessite l’engagement de notre gouvernement à lutter efficacement contre ces effets », a-t-il précisé.

Notons par ailleurs que le président américain se dit confiant quant à la suite des évènements. Pour lui, les intérêts des américains sont plus précieux que cet accord qui selon lui renferme plusieurs restrictions susceptibles d’enfreindre le développement économique des Etats unis.

Alfred NTUMBA

Climat : Trump, « les USA vont sortir de l’accord de Paris »

Le président Trump a annoncé jeudi après-midi qu’il retirait les États-Unis de l’accord de Paris. Le Président américain a tenu sa promesse de campagne. Cette prise de décision risque de rompre des alliances mondiales et de décevoir les écologistes, affirme Washington post.
Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)
Donald Trump a déclaré qu’il chercherait à négocier un nouvel accord climatique qui, à son avis, serait «juste» pour les intérêts de l’Amérique. « Afin de remplir mon devoir solennel de protéger l’Amérique et ses citoyens, les États-Unis se retireront de l’accord climatique de Paris, mais commenceront les négociations pour réintégrer l’accord de Paris ou une transaction entièrement nouvelle selon des termes justes pour les États-Unis. Les entreprises, ses travailleurs, son peuple, ses contribuables « , a-t-il déclaré. »Nous sortons« , a-t-il ajouté, « mais nous allons commencer à négocier et nous verrons si nous pouvons faire un accord équitable. Si nous pouvons, c’est génial. Si nous ne pouvons pas, ça va bien. « Le Président américain a soutenu tout de même que l’accord de Paris est une  «punition» contre les États-Unis. Cet accord a institué des «restrictions énergétiques onéreuses» qui entraveraient la croissance économique, en particulier dans les industries manufacturières.

Le président a affirmé que le respect des normes d’émission de gaz à effet de serre de l’accord coûterait aux États-Unis près de 3 billions de dollars en produit intérieur brut perdu et 6,5 millions d’emplois industriels.

Alfred NTUMBA

Climat : des célébrités montent au créneau pour tacler Trump

A quelques minutes de l’annonce tant attendue de Donald Trump concernant la position des USA sur l’Accord de Paris, des stars américaines et autres célébrités veulent faire entendre leurs voies pour contrer si pas influencer la décision du président américain.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

 

Un retrait de l’accord de Paris placerait cependant – et durablement – les Etats-Unis dans une position inconfortable sur la scène internationale. Et ça de nombreuses célébrités l’ont bien compris et tentent de faire passer le message. Militant écologiste, Leonardo DiCaprio, via son compte Twitter, s’adresse directement au principal intéressé : « Monsieur Trump, j’espère que vous ferez le choix moral aujourd’hui pour protéger nos futures générations« , a-t-il écrit.

D’autres acteurs se sont également exprimés sur le réseau social. « Si vous tenez à nos enfants peut-être devriez-vous reconsidérer votre choix. Barron (fils du président, ndlr) saura vous remercier quand il vous verra« , écrit le comédien Don Cheadle (Iron Man).

De son côté, Ben Stiller, de passage à Cannes, pour la 70e édition du Festival de Cannes, la semaine dernière, a lui aussi eu son mot à dire : « Quel énorme pas en arrière nous réalisons. Nous devrions mener le monde sur cette voie« .

Mark Ruffalo, très engagé dans la dernière campagne américaine contre Donald Trump, n’est pas tendre dans ses mots :  » Alors si c’est vrai, il aura la mort de toutes les nations dans ses bras. Les gens tiendront pour reponsable les États-Unis dans ce qu’il auront perdu« .

Plus politique, le fondateur-milliardaire de Virgin, Richard Branson, a posté une photo de lui dans un cortège avec pour légende un constat: « Indépendamment de ce que font les gouvernements, l’élan mondial stimulé par les accords de Paris augmente« .

Au fond, qu’importe la décision de Donald Trump, le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré avoir la ferme intention « de signer une ordonnance de maintien de l’engagement de New York City envers l’Accord de Paris ».

 

Alfred NTUMBA

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale