Conservation : GUCCI va tourner le dos à la vente des vêtements en fourrure

La marque italienne GUCCI a annoncé que dès l’été 2018, elle arrêtera de commercialiser des vêtements ou d’accessoires faits à partir de fourrure d’un animal tué. Elle reconnait avoir ouvert les yeux sur le commerce cruel de la fourrure, sur des pratiques abominables, vestiges d’une époque qui concerne de nombreux animaux comme des renards, des visons, des chinchillas des ratons laveurs et des castors.

Après Armani,  Calvin Klein, Ralph Lauren Armand et Tommy Hilfiger , Gucci s’est à son tour décidé de bannir  les fourrures de ses nouvelles collections dès l’année prochaine, et va mettre aux enchères toutes celles restantes.

La recette de ces ventes sera ensuite versée aux organisations de défense des droits des animaux. «  Nous espérons que notre engagement pourra contribuer à d’autres innovations et prises de conscience, afin de rendre l’industrie de la mode pus éthique. Cette évolution démontre notre engagement absolu à faire du développement durable un élément indissociable de notre activité », a déclaré Marco Bizzarri, président de ce géant du luxe.

Le choix de tourner les dos  aux fourrures  par les géants du luxe, serait sans nul doute le résultat de plusieurs protestations des ONG et autres célébrités qui ont toujours dénoncé cette pratique.

Des nombreuses vidéos ont révélé ces derniers temps les conditions d’élevage épouvantables d’animaux exclusivement élevés pour leur fourrure. Des images montrent aussi comment leur fourrure leur est arrachée.

 

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : sensibilisation des habitants de Bunia à la protection des espèces de faune sauvage

L’Ong JURISTRALE a sensibilisé les habitants de Bunia, à la protection des espèces emblématique de la RDC, notamment l’éléphant et l’Okapi. Le cortège, composé d’une quarantaine des motocyclistes, d’un véhicule de la coordination provinciale de l’environnement et d’un véhicule de la Police Nationale, est passé sur les principales artères du Chef-lieu de la Province de l’Ituri, le vendredi 13 octobre 2017, avec le message Stop à la tuerie des éléphants, et Stop au commerce de l’ivoire.

Caravane motorisée organisée pour sensibiliser les habitants de Bunia à la protection des éléphants ( Photo, Juristrale)

« Nous avons souhaité sensibiliser la population et les autorités sur la question de la protection de l’espèce éléphant. Il était important de commencer par Bunia parce que l’on constate ici, le trafic illicite des spécimens de l’éléphant notamment l’ivoire et la viande de l’éléphant », a expliqué le Chargé de Programme de JURISTRALE, Fiston MWANGE.

Selon les organisateurs, ces messages forts ont bien été perçus par les habitants de Bunia, d’autant plus que c’était la toute première fois qu’ils soient mis au parfum que l’éléphant était intégralement protégé. Et que la loi prévoit des sanctions sévères contre tout celui qui la violerait. « Il était important de pouvoir sensibiliser les populations et de vulgariser la loi relative à la conservation de la nature, laquelle renforce le régime répressif des infractions sur la faune avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de servitude pénale », peut-on lire dans la communication de JURISTRALE.

Impliquer les étudiants dans la conservation

Sensibilisation des étudiants de Bunia sur la loi portant conservation de la nature ( photo, juristrale)

Outre les actions fortes visant à démanteler des réseaux criminels, JURISTRALE et ses partenaires ont choisi pour cible les étudiants de Bunia. A en croire les organisateurs, ce choix est justifié par le fait que les étudiants sont des futures élites du pays et des meilleurs relais d’opinion auprès de qui il faut transmettre des connaissances législatives dans le domaine de l’environnement, afin de les aider à contribuer à la conservation de la nature et à la lutte contre tout type de criminalité liée à la faune. Les étudiants de l’Université de Bunia (UB), et de l’Université Shalom de Bunia (USB), ont été informés de l’existence de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, le lundi 16 octobre 2017.

En effet, la RDC est un sanctuaire de plusieurs espèces sauvages de faune et de la biodiversité. Pour les protéger, elle s’est dotée d’un arsenal normatif et réglementaire assez important. Le pays a signé plusieurs conventions dont la CITES. Paradoxalement, diverses formes de criminalité dont le braconnage, le commerce illicite des espèces protégées et autres produits de la faune ont pris des proportions inquiétantes.

Rappelons que ces  activités ont été organisées dans le but de commémorer la Journée internationale de l’éléphant, célébrée le 12 aout de chaque année. Elles ont connu la participation de l’USAID, l’UE, la WCS et l’ICCN (RFO).

 

Alfred NTUMBA

 

Les médias environnementaux sont-ils neutres? (Chronique de Romain Calaque)

Vous qui détenez ou même cherchez la vérité, la neutralité, l’objectivité, l’impartialité et l’apolitisme, je vous invite à passer votre chemin, cela nous évitera des conflits stériles : en effet, je propose ici des chroniques qui sont subjectives, partiales et politiques, qui ne détiennent ni ne cherchent la vérité, mais plutôt l’émancipation.

Romain Calaque, facilitateur de l’Union européenne, lors d’une interview accordée à la rédaction d’environews.
Crédit photo/environews RDC

Je trouve qu’il existe en Afrique un peu plus de médias qui traitent de l’environnement, avec des rubriques sur la protection de la nature :
Ca me semble être une excellente nouvelle !

Il s’agit le plus souvent de médias en ligne et non payants, financés principalement par des donateurs internationaux (comprendre occidentaux), étatiques ou privés. Les articles, reportages ou éditoriaux que j’y trouve sont produits par des journalistes (rarement par des praticiens), qui globalement ressemblent à la majorité de leurs homologues d’Occident : ils ou elles sont en majorité issus des classes dites moyennes, diplômés du supérieur, citadins et salariés précaires.
Probablement davantage qu’en Occident, ces journalistes environnementaux Africain-e-s sont jeunes.

Est-ce déterminé par cette sociologie, mais je constate que les médias environnementaux d’Afrique et les médias (mainstream) d’Occident propagent également les mêmes idées concernant leur rôle et leurs pratiques. Sans pouvoir entrer dans les détails, je dirais que, tant par leur fond (sujets traités, formulations des titres) que par leur forme (illustrations, mise en page), ces médias prétendent à la neutralité, l’objectivité, l’impartialité et l’apolitisme. Autrement dit : ils se veulent indépendants de toutes les parties-prenantes et de leurs idées.

La journaliste Aude Lancelin a récemment décliné cette prétention à l’indépendance des médias dominants occidentaux en 7 idées, les plus fréquemment mises en avant, ici.

Je vous propose d’en adapter la formulation au secteur des médias environnementaux d’Afrique : les donateurs de ces médias ne les influencent pas, ces médias recourent aux donateurs parce qu’ils n’ont pas d’alternative, ceux qui critiquent ces médias critiquent le journalisme, ceux qui parlent de «  médias environnementaux » comme d’un ensemble homogène font erreur car ces médias sont divers, leurs journalistes se doivent d’être neutres, ces médias sont par essence des forces démocratiques à défendre quoiqu’il arrive, et enfin, ces médias ne peuvent être tenus responsables des décisions prises dans le secteur environnemental car petits comme ils sont, ils n’y peuvent pas grand chose.

Dans sa tribune, Aude Lancelin explique en quoi, selon elle, ces idées répétées par les médias mainstream de France ou des USA sont fausses, en quoi ces médias (et leurs journalistes) ne sont pas neutres, mais que pour des raisons plus économiques et sociologiques qu’idéologiques, et parfois même sans s’en rendre compte, ils ont pris un parti : celui de ceux qui contrôlent le système, le parti dominant.

Et les médias environnementaux Africains ?

Leurs journalistes sont-ils, en majorité, dépendants des dominants ?
Et si oui, desquels ?
(Dominants d’ici, ou dominants d’ailleurs ? Dominants par la politique, par la géopolitique ou par les affaires ?)
J’ai ma petite idée sur la question, et je suppose que vous l’avez comprise.

Pourtant…
S’étant intéressés à mes recommandations de lectures sur LinkedIn, des journalistes d’Environews m’ont proposé de publier sur leur site internet des chroniques sur l’environnement, tout à fait librement.
J’en suis d’abord honoré et heureux !
Et j’en déduis ensuite que, compte tenu de ces recommandations de lectures, ils veulent ouvrir leurs colonnes à des points de vu différents de la pensée des dominants : alors que vive la diversité de la nature, et que vive la diversité des idées !

Bassin du Nil : Le Rwanda accueillera le 5ème forum de l’Initiative du bassin du Nil

Le Rwanda accueillera du 23 au 25 octobre 2017, le 5ème forum biennal pour le développement du Bassin du Nil. En marge de cet événement, le pays de mille collines organisera également, la cérémonie « Nile Médias Awards », ainsi qu’un forum de dialogue stratégique entre l’Initiative du Bassin du Nil et les partenaires au développement 2017, a révélé un communiqué de presse rendu public par Nile-COM.

En effet, le 12 octobre dernier s’est clôturée à Entebbe en Ouganda, la 25ème  réunion annuelle du Conseil des ministres des affaires de l’eau du Nil (Nile-COM).  Les ministres ont abordé les questions stratégiques pour faire avancer la coopération dans le Nil ainsi que les questions opérationnelles.  La réunion a été suivie par les ministres en charge des affaires de l’eau du Burundi, du Soudan et de l’Ouganda. L’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie ont envoyé des représentants, tans dis que la RDC qui est aussi membre de cette commission a brillé par son absence.

Lors de cette réunion, les ministres ont approuvée la nouvelle stratégie décennale qui  reprend les objectifs de développement de l’Initiative pour le Bassin du Nil (IBN), en tenant compte du contexte et des défis actuels dans le Bassin du Nil et de leurs priorités. La nouvelle stratégie vise six objectifs, à savoir le développement de l’hydroélectricité, le développement et le commerce d’énergie, l’amélioration et la sécurité alimentaire, la protection et la restauration des écosystèmes à travers. Ainsi que l’amélioration de la résilience du Bassin aux impacts du changement climatique et le renforcement de la gouvernance des eaux transfrontalières dans le Bassin du Nil.

Coopération du Nil

Le bassin du Nil est l’un des atouts mondial. La coopération dans le Bassin du Nil est nécessaire pour parvenir à la bonne gestion et à un développement durable des ressources en eau.

Il est très important que les états membres du bassin s’attaquent conjointement aux défis communs tels que les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. A Suggéré le ministre éthiopien de l’eau, de l’irrigation et électricité.

Il convient de signaler la tenue de la 26ème réunion annuelle du conseil des ministres du Nil qui se tiendra en Ethiopie en 2018.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : L’Etat risque de perdre 22 millions USD du Fonds Okapi

L’Etat congolais risque de perdre 22 millions de dollars américains si un Décret n’est toujours pas signé au 31 Octobre 2017 dans le cadre du Fonds Okapi destinés à la protection des forêts et des aires protégées. Ce financement mis à la disposition de la RDC depuis 2014 par la Banque allemande de développement et le Fonds Mondial pour l’Environnement n’a jusque-là jamais été activé à cause de l’absence de ce Décret.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

En sa qualité de Président du Comité National de Pilotage du Fonds National pour la Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre (FONARED), le Ministre des Finances, Henri Yav Mulang a été approché à Washington par le Directeur du secteur Environnement de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Bosquet pour examiner les modalités d’absorption des ces fonds qui nécessitent juste la signature d’un Décret par le Premier Ministre congolais Bruno Tshibala.

Si à la date butoir le fonds n’avait pas été créé par Décret, Benoît Bosquet a indiqué que « le projet devrait être restructuré pour éviter que les fonds soient perdus et retournés auprès des bailleurs qui les ont alloués ».

Dans cette perspective et compte tenu de la procédure un plus longue par rapport au délai d’examen et d’approbation de la proposition du Décret par le Conseil des Ministres, une autre option est mise sur table. Elle consiste à réorienter ce financement au FONARED. Ce, après avis du Gouvernement de la République.

A ce sujet, Henri Yav Mulang a instruit l’Agent administratif du FONARED basé à New York d’explorer toutes les modalités de faisabilité de cette option avec la Banque Mondiale.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que ce financement est logé dans une Banque britannique. Il a déjà généré 8 millions de dollars américains d’intérêts qui pourront servir dans l’aménagement des parcs nationaux avec l’accompagnement de l’ICCN.

 

Zoom éco

lire l’article sur le site http://zoom-eco.net/finance/rdc-fonds-okapi-letat-risque-de-perdre-22-millions-usd-au-31-octobre-2017/

Catastrophes naturelles : une application pour prévenir des risques d’éruption en Indonésie

Dénombrant près de 130 volcans sur son territoire, l’Indonésie demeure l’un des pays où les activités sismiques sont fréquentes. C’est pour prévenir ses récurrentes catastrophes naturelles qui endeuillent chaque fois le pays, qu’un groupe de scientifiques a mis au point cette année, une application consacrée à la volcanologie et aux différents risques de catastrophes naturelles à travers l’archipel.


Baptisée Magma Indonesia, cette application consacrée avant tout aux éruptions volcaniques comporte une carte où les montagnes de feu sont représentées avec différentes couleurs, depuis le vert pour rien à signaler, jusqu’au rouge qui indique un niveau de vigilance maximale. Cette carte permet aux utilisateurs de cette application de jauger en un lapse de temps, la situation volcanique de tout l’archipel indonésien.
Magma Indonesia s’adresse en priorité au grand public.

Encas de situation de crise, comme une éruption imminente ou une alerte au Tsunami, elle permet d’alerter directement les populations, en temps réel, sans passer d’abord, comme cela se faisait avant, par les autorités locales pour que celles-ci relayent ensuite le message. Le but derrière cette manière de faire est de gagner du temps et d’accélérer la propagation de l’information.

La récente menace d’éruption du mont Agung de Bali a fait connaitre un grand succès à Magma Indonesia. Plus de 10.000 téléchargements mobiles sur androïde ont été enregistrés, et plus de 800 000 visiteurs sur le site internet dédié.

Deux volcans sont actuellement en rouge sur la carte de Magma Indonesia, le Mont Sinabung sur l’île de Sumatra et Agung sur l’île de Bali. Hormis les situations d’urgences, les concepteurs espèrent aussi faire un travail pédagogique avec la population pour que celle-ci soit davantage consciente de la réalité géologique qui l’entoure.
Thierry-Paul KALONJI

Pollution : les forêts n’absorbent plus assez de C02, à cause des activités humaines

Les forêts tropicales ne nous sauveront pas,  affirmation faite par une étude scientifique publiée dans le journal Science, le mercredi 11 octobre 2017. Conduite par une équipe internationale, cette étude préconise la réhabilitation en urgence des forêts amazonienne et boréale qui n’absorbent plus le contenu dans l’atmosphère.

Le constat est angoissant, les forêts du monde entier relâchent dans l’atmosphère l’équivalant de 425 tétragrammes de carbone par an, soit 425 millions de tonnes. Des chiffres bien au-dessus de tout le trafic routier américain. L’explication de cette triste affirmation ne tient qu’à un seul mot, « la pollution ».

Les forêts sont tellement asphyxiées qu’elles commencent à libérer tous les agents polluants qu’elles absorbent jusque-là. Cela montre que l’homme ne peut plus rester passif car la forêt ne peut plus ce qu’il attendait d’elle.

Selon Alessandro Baccini l’un des principaux auteurs de l’étude, « comme toujours, les arbres continuent d’absorber le carbone prisonnier de l’atmosphère, mais le volume de la forêt n’est plus assez important pour compenser les pertes. La région n’est plus évier ».

La dégradation des forêts qui est responsable de ce phénomène découle généralement de feux de forêts, de la sécheresse et de la chasse. L’étude soutient que les satellites ne sont plus d’aucune utilité pour la préservation des forêts vierges. Du haut de leurs milliers de kilomètres, il leur est aujourd’hui impossible de surveiller ou quantifier les horreurs de la déforestation. Et ce, pour une raison très simple à savoir, ses ravages sont invisibles. Le massacre végétal qui sévit dans les forêts amazonienne, boréale et congolaise est masqué par l’épaisse canopée, ce dôme végétal uniforme surplombant la forêt qui laisse penser à l’œil non exercé que tout va bien. Ce qui n’est pas le cas.

Afin d’obtenir de plus amples informations sur les conséquences de ces ignominies, les scientifiques ont croisé plus de 12 ans de données satellitaires avec leurs propres travaux. et le résultat est sidérant, les émissions de carbone issues des forêts vierges sont en plein explosion, près de 60 % proviennent de la forêt amazonienne, 24 % d’Afrique, et 16 % d’Asie. La grande surprise est que la libération de carbone est due à la dégradation des forêts, et non à la déforestation comme on le croirait tous.

Les chercheurs rappellent que la préservation des forêts vierges est une priorité qui ne peut se réaliser qu’à travers le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres.
Thierry-Paul KALONJI

Environnement : Adoption d’un plan stratégique pour la filière huile de palme en RDC

Le deuxième atelier national sur la filière huile de palme en RDC s’est clôturé, le mardi 10 octobre 2017, avec l’adoption par tous, d’un plan stratégique des actions à mener pour la mise en œuvre de l’initiative TFA 2020 APOI (Tropical Forest Alliance), à travers le pays.

« Nous arrivons au terme de cet atelier avec les actions développées par les congolais en rapport avec les réalités du pays. Ce travail sera partagé à tous ceux qui s’intéressent au secteur pour assurer la mise en œuvre effective de ce projet dans les prochaines années. Il est vrai que 2020 est à nos portes, nous projetons 2025 vu la capacité de ce qu’il y a à faire », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF/RDC

Le processus national de cette initiative repose sur trois phases dont, l’engagement du pays, le développement des principes nationaux et d’un plan d’action y relative et la mise en œuvre d’une plateforme nationale à l’appui à TFA 2020 APOI.

«Tout travail allant dans le sens de la protection des forêts congolaises mérite notre soutien. La demande de l’huile de palme au niveau mondial est énorme tandis que l’offre reste déficitaire. La production de l’huile de palme aura un impact positif dans la création d’emplois, l’augmentation des petits producteurs, l’augmentation des recettes publiques, et l’amélioration des infrastructures », a évoqué Evariste Bushabu, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage.

En effet, pour concilier le développement du palmier à huile et la conservation de la nature en termes de protection des forêts, la RDC s’est engagée dans la plateforme TFA 2020 en vue de promouvoir la production de l’huile de palme. Il faut signaler que chaque année, la République démocratique du Congo importe environ 50.000 tonnes de l’huile de palme.

L’objectif général de TFA APOI 2020 vise  la promotion d’un développement durable du secteur palmier à huile conformément aux ambitions d’émergences des pays concernés dans le respect des bonnes pratiques environnementale et sociale.

Déclaration des marrakech

10 pays de la sous-région se sont engagés dans l’initiative TFA 2020. 7 pays signataires de la déclaration de Marrakech ont adoptés leurs principes nationaux et 3 d’entre eux se sont dotés d’un plan d’action bien défini.

En effet, l’initiative Tropical Forest alliance (TFA) APOI 2020, présente les opportunités telles que l’accès au marché, l’attraction des investisseurs et des banques, l’accompagnement des partenaires et donateurs.

Cette initiative met en exergue la lutte contre les changements climatiques, l’importance de la filière huile de palme, la promotion des partenariats publics privés et prend aussi en compte les objectifs de développement durable.

L’initiative est fondée sur les principes de durabilité, de transparence, et de partage équitable des bénéfices. A travers cette déclaration les pays signataires se sont engagés à la promotion d’un taux zéro déforestation net dans le développement de la filière huile de palme et le respect de plans nationaux d’affectation des terres tout en garantissant les droits des écolos et populations autochtones à travers le CLIP.

 

Jennifer LABARRE

 

 

Tchad : Bientôt la réintroduction de 6 rhinocéros noirs au parc de Zakouma

Après le Rwanda, le Tchad et l’Afrique du Sud viennent de signer un protocole d’accord pour la réintroduction d’une population fondatrice du rhinocéros noir d’Afrique du Sud.la cérémonie de signature a eu lieu le dimanche 08 octobre 2017, en Afrique du Sud. l’ONG de conservation African Parks  se chargera du transport et de la réintroduction de ces pachydermes dans le Parc National de Zakouma, où l’espèce a disparu depuis 1980, annonce un communiqué officiel.

Les animaux seront transportés dans le parc national tchadien de Zakouma « l’an prochain, en mars, avril ou mai« , a précisé à l’AFP le ministre sud-africain de l’Environnement Albi Modise.

Cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre à Pretoria entre les ministres de l’Environnement des deux pays. Au Tchad, le dernier rhinocéros noir a été vu en 1972, selon des documents fournis par le Tchad à l’Afrique du Sud.

Il reste environ 5.000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent africain, dont près de 1.900 en Afrique du Sud.

Le pays abrite aussi 20.000 rhinos blancs. Le braconnage pour les cornes des pachydermes à destination de l’Asie s’est considérablement amplifié ces dernières années ce qui n’est pas une bonne nouvelle…

Situé entre le désert du Sahara et les régions fertiles de forêt tropicale d’Afrique Centrale, le Parc National de Zakouma est une région sauvage soudano-sahélienne unique et un refuge pour certaines des populations d’espèces de faune les plus importantes d’Afrique Centrale et de l’Ouest. Parmi celles-ci, le lion, la girafe Kordofan et la plus grande population d’éléphants du pays qui avait été réduite de 95% en raison du braconnage généralisé entre 2002 et 2010. Au cours des sept années écoulées depuis que le Gouvernement du Tchad a délégué la gestion à African Parks, de nombreuses mesures d’application de la loi et programmes communautaires ont permis de pratiquement éliminer le braconnage et pour la première fois depuis une décennie, la population d’éléphants est en augmentation.

 

Alfred NTUMBA

 

Tchad : African Parks signe un nouvel accord pour la gestion de 2 sites

L’ONG de conservation African Parks a signé  avec le Gouvernement de la République du Tchad, un nouvel accord pour la gestion et la protection d’un territoire étendu de zones de conservation essentielles dont les réserves périphériques clés de Siniaka Minia et du Bahr Salamat ainsi que les couloirs de faune adjacents pour créer l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma. L’annonce a été faite sur le site internet d’African Park, ce mardi 10 octobre 2017.

Le PDG d’African Parks Peter Fearnhead signe un accord avec le Ministre de l’Environnement et de la Pêche du Tchad, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, pour la gestion de l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma (crédit photo, African Parks)

Le ministre tchadien en charge de l’environnent et de pêche, Ahmat Mbodou Mahamat, a salué les efforts et la contribution d’African Park dans la Conservation au Tchad. « Les résultats satisfaisants auxquels nous sommes parvenus dans le cadre de ce partenariat public-privé découlent de l’engagement de notre pays, et de la vision du Chef de l’Etat. C’est une démonstration au monde de ce qu’une protection efficace de nos ressources naturelles peut apporter en plus ». A-t-il déclaré.

L’expérience de la gestion du Parc national de Zakouma depuis 2010, par African Parks montre également les liens étroits entre la sécurité, le développement et la conservation de l’environnement. Cette gestion a permis d’accroitre l’efficacité de la  lutte anti braconnage mis en place en coopération avec les forces de sécurité, et le développement socio-économique de populations riveraines.

« Le Gouvernement du Tchad a fait preuve de vision extraordinaire en s’engageant dans la conservation de ses parcs irremplaçables. Grâce à notre partenariat à Zakouma, nos actions ont apporté stabilité et sécurité aux communautés locales et la faune, ouvrant la voie à l’intégration des Réserves de Faune de Siniaka Minia et du Bahr Salamat et des importants corridors entre eux dans le cadre de notre mandat de gestion », a déclaré le PDG d’African Parks, Peter Fearnhead.

La signature d’un accord pour la gestion de l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma est une étape importante dans la sécurisation des corridors de migration et des habitats vitaux. « Le Parc National de Zakouma, est un succès de la coopération Tchad-UE, et l’extension d’un mandat de gestion de la conservation par African Parks permettra d’accroître son empreinte sur une plus grande zone », a indiqué le chef de la Délégation de l’Union européenne au Tchad, Denisa-Elena Ionete.

Les principales priorités de la gestion seront de réduire les activités de braconnage et les conflits hommes-faune grâce à l’amélioration des systèmes d’application de la loi et de lutte anti-braconnage. Elles incluent également le suivi de la faune, le développement des infrastructures, le recrutement et la formation du personnel pour promouvoir les capacités nationales ainsi qu’une contribution globale à la croissance socio-économique.
Alfred NTUMBA

 

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