Climat : Juillet 2017, le mois le plus chaud que la terre ait connu depuis 137 ans

Juillet 2017 est désormais connu pour ses pics des chaleurs, comme le mois le plus chaud que la planète terre ait connue, depuis plus de 135 ans. C’est ce qu’a révélé un rapport de la NASA, publié ce mercredi 15 août. De ce fait, le mois de juillet 2017, rejoint celui de juillet 2016 en tête des mois les plus chauds jamais enregistrés sur Terre.


« Cette hausse de température n’a cependant, pas été influencée par de phénomène naturelle come El Nino, qui augmente les températures moyennes à la surface du globe », précise ce rapport.

Selon ce rapport, le mois de juillet dernier a été le plus chaud d’environ 0,83 degré Celsius comparé aux mois de juillet sur la période allant de 1951 à 1980. Seul juillet 2016 a montré une température moyenne aussi élevée (+0,82 degré Celsius sur la même période), et tous les autres mois de juillet étaient au moins un dixième de degré plus frais.

Si en Afrique, les effets d’augmentation des températures au cours ce mois de juillet n’ont pas étés perçus, cependant, ils l’ont été en Amérique, Asie et Europe.
Cette année n’a pas été une exception avec des incendies qui ont brûlé un demi-million d’hectares en Colombie-Britannique, au Canada, et d’autres qui se sont déclenchés au milieu de vagues de chaleur, en Espagne, en Italie et d’autres parties du sud de l’Europe. Une grosse vague de chaleur prolongée a été si terrible qu’elle a été surnommé “Lucifer”. L’Espagne, la France, la Serbie, la Roumanie et la Croatie ont particulièrement été touchées.

 

Alfred NTUMBA

Conservation : 3 gardes parc tués par les Mai-Mai dans le Parc national des Virunga

Le Parc National des Virunga a annoncé ce mardi 15 août, la mort de trois de ses gardes, tués dans la nuit du 14 août en plein exercice de leurs fonctions, par les rebelles du groupe armée Mai-Mai, dans le secteur Nord du parc. L’attaque s’est déroulée à l’occasion d’une patrouille de routine organisées par ces illustres disparus.


Charles Paluku Syaira, Jonas Paluku Malyani et Pacifique Musubao Fikirini ont été attaqués et tués dans leur campement installé dans cette partie du Parc. Un quatrième garde est actuellement porté disparu à la suite du même incident. « Nos pensées et nos condoléances les plus sincères vont aux familles et aux veuves des gardes Charles Paluku Syaira, Jonas Paluku Malyani et Pacifique Musubao Fikirini. Le garde Charles laisse derrière lui son épouse et huit enfants, garde Jonas son épouse et cinq enfants, et le garde Pacifique son épouse et quatre enfants », peut-on lire dans un communiqué émis à ce  à sujet.

Cette attaque porte à huit le nombre de gardes parc morts dans l’exercice de leurs fonctions au cours de l’année 2017. Durant les 20 dernières années, plus de 160 écogardes ont fait le sacrifice de leur vie pour protéger le Parc National des Virunga.

Les autorités du Parc National des Virunga déplorent cet incident et condamnent cet acte de barbarie commise à l’endroit de son personnel. Ils invitent par la même occasion ceux qui souhaitent exprimer leur soutien aux familles des gardes Charles, Jonas et Pacifique ainsi qu’aux proches de tous les autres gardes disparus, de bien vouloir verser une contribution au Fallen Rangers Fund du Parc National des Virunga.

Notons par ailleurs que cet incident n’a pas affecté les activités touristiques du parc.

 

Alfred Ntumba

Goma : Condamnation de deux trafiquants d’ivoire et autres spécimens protégés

Le Parquet de Grande instance de Goma (Nord-Kivu), a condamné à 3 ans et 2 ans de prison ferme, deux commerçants d’ivoire et autres produits de faunes interdits par la loi congolaise. Le verdict est tombé ce lundi 14 août 2017.

Monsieur Muhindo Paluku et Jérôme Kasereka, ont été condamnés respectivement à 3 ans et 2 ans de prison. Le premier devra en plus, payer une amende de 1,5 millions de Francs congolais, pour trafic des spécimens protégés. Le second doit également verser une amende de 1 millions de Francs congolais pour complicité.

Les deux trafiquants ont été interpellés à Goma au mois de juins dernier lors d’une opération coup de poing organisée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), en collaboration avec la Police nationale congolaise (PNC). Au cours de cette opération, 24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotame et 2 peaux de léopards, dont l’une récente et fraiche ont été saisis.

Dans une communication faite à ce sujet, TRAFFIC – RDC se félicite de l’aboutissement de ce procès, et réitère ses félicitations aux autorités provinciales ainsi qu’à celle de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA

Environnement : La RDC se prépare à rendre disponibles ses données environnementales

La République démocratique du Congo a lancé le processus d’évaluation des besoins nationaux en matière de production des rapports à l’aide d’un système d’information environnementale partagé (SEIS), pour des évaluations environnementales intégrées (EEI). L’atelier lancé ce lundi 14 août à Kinshasa, a réuni les acteurs de différents horizons qui produisent et ou traitent des données environnementales.

Porté par le Centre national d’information sur l’environnement (CNIE), ce projet du Ministère de l’Environnement et développement durable, devra contribuer à une bonne prise de décision en matière de l’environnement avec des données crédibles et fiables.

« Ce projet a trois objectifs à savoir, l’élaboration des rapports sur l’Etat de l’environnement, l’élaboration des rapports sur le niveau de mise en œuvre de différents accords sur l’environnement, ainsi que l’élaboration des rapports sur les différents objectifs du développement durable », a fait savoir le Directeur du CENIE, Teddy Ntendayi Tumbabo. « Ces données, une fois récoltées et traitées, seront logées sur des plateformes numériques où elles pourront être disponibles et accessibles à tous ceux qui en auront besoin à travers le monde ».

Pour le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe, au regard du potentiel environnemental que regorge la RDC, il urgent et d’une grande nécessité de mettre en place un système permanent de collecte des données.

« Nous avons bénéficié d’un appui du Programme des nations unes pour l’Environnement (PNUE), avec qui nous serons en partenariat pour mener ce projet jusqu’au bout, afin de doter le pays d’un cadre qui permettra de collecter les donnés d’une manière régulière pour planifier l’action dans le secteur de l’environnement et du développement durable », a-t-il déclaré.

L’évaluation faite sera en suite chiffrée en terme d’argent lors de la prochaine rencontre entre les acteurs, avant le début de la collecte des données.

Notons que ce projet bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne à travers le Programme des nations unies pour l’Environnement. Outre la RDC, des projets similaires sont également financé dans  vingt pays répartis sur trois régions, à savoir, l’Asie centrale, l’Afrique et l’Asie-Pacifique. Concernant la région Afrique, neuf pays seront couverts (Burkina Faso, Éthiopie, Île Maurice, Libéria, Madagascar, Malawi, Ouganda, République Démocratique du Congo, et Zambie).

 

Alfred NTUMBA

Catastrophe naturelle : 312 personnes périssent dans une coulée de boue à Freetown

C’est dans une localité de Regent sans dessus ni dessous que le soleil a point ce lundi à Freetown la capitale sierra Leone. En cause, un glissement de terrain, qui s’est produit dans cette banlieue sud de la capitale Sierra léonaise causant au moins 312 morts, selon un dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale. Bilan qui pourrait encore évoluer.


Cette coulée de boue est consécutive à une nuit de pluies diluviennes. Elle a sur son passage emporté des dizaines de maisons, dans cette zone où un grand nombre de bâtiments avaient été construits sans permis.
Le coup de grâce de cette catastrophe a été porté par l’effondrement t de la colline surplombant ce quartier, pendant que beaucoup de riverains étaient endormis.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille, cherchant les corps charriés par le torrent de boue.
«  Il est probable que des centaines de corps gisent sous les débris », a commenté le vice-président de la République, Victor FOH, qui s’est rendu sur place : «  la catastrophe est si grave que je me sens brisé »
Au moment où les recherches continuent pour tenter de trouver d’autres corps, une autre équipe est chargée d’identifier les corps sans vie déjà retrouvés. Vu l’étendue des dégâts et l’urgence qui s’impose, des militaires ont été déployés pour aider les opérations de secours.
Actuellement, plus de 2000 personnes sont sans abri.

Loin d’être une première catastrophe du genre en Sierra Leone, ces inondations figurent désormais parmi les plus meurtrières en Afrique au cours de ses vingt dernières années.

Peuplée de 1,2 millions d’âmes, Freetown est arrosée pendant six mois par an, et les inondations sont récurrentes.
En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

 
Thierry-Paul KALONJI

Afrique : Incinérer l’ivoire, solution miracle pour sauver l’éléphant ?

Si la question ne se pose pas encore sur la place publique, cependant, elle vaut son pesant d’or, dans la mesure où depuis quelques décennies, le continent africain est secoué par une vague d’incinération de l’or blanc. Cette pratique est soutenue par certains experts qui pensent que « l’ivoire n’a de place que sur l’éléphant ». Paradoxalement, face à la situation dramatique de l’éléphant africain, le remède miracle ne semble pas porter les vertus lui dévolues.

Incinération de l’ivoire au Kenya en 2016 (photo droit tierce)

Depuis 1989, la vague d’incinération de l’ivoire s’est propagé à travers les pays d’Afrique. En 2016, le Cameroun et le Kenya ont brulé l’ensemble de leurs réserves nationales en ivoire. Pour le Kenya, Il s’agit de la plus grande incinération d’or blanc organisé en Afrique. Au total 105 tonnes soit 5 % du stock mondial d’ivoire, estimés à plus de 200 millions de dollars américains, sont partis en fumée dans un braisier qui avait brulé pendant plusieurs jours.

Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta qui a donné le premier coup de torche, a appelé à « l’interdiction totale du commerce de l’ivoire ». Car avait il insisté, « la survie des éléphants ne sera jamais assurée tant qu’une demande existe ».
Avant le Kenya et le Cameroun, la Zambie, le Denver, la France, la Malaisie et la République du Congo, et tant d’autres pays du monde s’étaient inscrits dans cette logique.

La République démocratique du Congo s’apprête elle aussi à incinérer son stock d’ivoire, avait annoncé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula.

Plus de deux décennies après ce mouvement d’incinération, qui hante encore le milieu de la conservation en Afrique et dans le monde, l’heure n’est-elle pas arrivée pour s’arrêter un moment et faire le bilan de toutes ces actions qui font perdre à l’Afrique plusieurs milliards de dollars ?

D’aucun pense que ce geste loin d’être dépourvu de sens, nécessite davantage d’être accompagné par des stratégies efficientes et efficaces de lutte anti braconnage, et des mesures draconiennes susceptibles de décourager les trafiquants qui œuvrent sous la bénédiction de certaines autorités locales et de communautés.

L’ivoire et les guerres en Afrique


Après le diamant du Sierra Léone, le pétrole de l’Angola et le coltan de la RDC, l’ivoire semble être la nouvelle ressource dont l’exploitation est nourrie par les guerres en Afrique.

Puissant et rentable, le commerce illicite de l’ivoire génère aux trafiquants 3 milliards de dollars américains chaque année. Quoi de plus normal que ce business florissant puisse attiser l’appétit de contrebandiers.

Des rebellions armées comme, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui opère activement dans la partie allant du sud de l’Ouganda jusqu’au Nord – Est de la République Démocratique du Congo, les milices somaliennes (les Shebab et les Janjawid) au Darfour se financent en partie grâce à ce trafic.

Ces ivoires moissonnées en Afrique, finissent leur course dans certains pays asiatiques notamment la Chine, en tête avec une demande estimée à 70%, suivie de la Thaïlande et du Japon.

Souvent condamnée à tord et à raison, la Chine ne  cache pas sa volonté politique de combattre le trafic de l’ivoire sur son sol. Au cours de cette année 2017, le pays a pris la ferme décision de fermer son marché intérieur de l’ivoire. Une mesure qui a conduit à la fermeture de plusieurs ateliers de fabrications artisanales d’objets en ivoire.

Si cette mesure a été saluée par plusieurs, cependant, de l’avis des experts,  elle pourrait aussi favoriser la prolifération des marchés clandestins qui deviendraient  par la suite une épine dorsale dans la lutte contre le braconnage.

En 2013, la Convention sur le commerce International des Espèces de Faunes et de la Flore (CITES), sur base de résultats obtenus grâce à l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’informations sur le commerce de la faune au moyen du système d’ETIS, a identifié huit pays les plus fortement impliqués dans la chaine du commerce illégale de l’ivoire. En tant que pays d’origine, de transit ou de destination de l’ivoire à savoir, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malaisie, Philippine, Chine, Thaïlande et Vietnam.

Une brèche ouverte par la CITES 

La seule mesure efficace de conservation qui a mis fin pendant huit ans à ce trafic a été l’interdiction du commerce d’ivoire en 1989, lorsque 70.000 éléphants étaient tués chaque année et que la moitié de la population avaient été décimée pendant la décennie précédente pour passer de 1,3 millions à 640.000.

Cette mesure a été en partie levée en 1997 sous la pression du Japon, ouvrant ainsi la voie au braconnage des éléphants. Ces activités se sont nettement accélérées suite à l’autorisation en 2008 par la CITES, de la vente d’ivoires au Japon et à la Chine, par trois pays d’Afrique subsaharienne à savoir le Botshuana, la Zimbabwe et la Namibie.

L’année 2011 reste marquée par un regain du trafic de l’ivoire des éléphants d’Afrique. 38,8 tonnes d’ivoire d’ivoires ont été saisi par les douanes dans le monde ce qui représente près de 4000 éléphants abattus.

Le trafic illégal d’ivoire qui menace la survie des éléphants en Afrique est concentrée géographiquement sur deux régions du continent. Une étude publiée l’année dernière par une équipe de chercheurs de l’université de Washington démontre que 85% d’ivoires des éléphants de forets interceptés entre 2006 et 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenaient de l’Est du continent, surtout de la Tanzanie.

Ce crime transnational formé des réseaux sophistiqués et groupes criminels experts dans la contrebande est commandité en dehors de l’Afrique, mais avec la complicité d’une main d’œuvre locale.

L’Afrique qui voit ses populations d’éléphants connaitre un déclin, doit prendre cette menace à bras le corps, en mettant en place des mesures et stratégies efficaces de lutte contre le braconnage de l’éléphant.

Pour rappel, chaque année, entre 25.000 et 30.000 éléphants sont tués en Afrique sur une population restante estimée à 450.000 éléphants sur l’ensemble du continents. Plus de 75% d’éléphants d’Afrique ont été braconnés depuis le début du 21ème siècle. Des chiffres qui en disent trop sur la menace grandissante qui pèse sur ce pachyderme, considéré comme le plus grand jardinier de la forêt.

Si rien n’est fait, d’ici dix and, l’extinction de l’éléphant d’Afrique pourrait l’emporter.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : La situation de l’éléphant reste dramatique en RDC

Si rien n’est fait dans un avenir proche, l’éléphant du Congo pourrait disparaitre défensivement sur le sol congolais. Dans un communiqué émis à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant, le Fonds mondiale pour la nature (WWF), alerte une fois de plus sur la situation dramatique que connaissent les populations d’éléphant et leur habitat naturel en République Démocratique ainsi qu’en Afrique Centrale suite aux phénomènes du braconnage et du commerce illicite de l’ivoire.


« Nous courons droit vers une extinction pure et simple de ce grand mammifère. Cette journée est une opportunité pour rappeler aux uns et aux autres qu’il est plus que temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean- Claude Muhindo.

Il a par la même occasion encouragé les autorités congolaises à faire appliquer la loi sur la protection des espèces menacées dans toute sa rigueur en vue de protéger les populations d’éléphant de la République Démocratique du Congo et lutter contre la criminalité faunique dans le pays.

Alors que le braconnage est une menace immédiate et directe pour l’éléphant d’Afrique, précise ce communiqué, la perte de l’habitat est la plus grave menace à long terme pour la survie de l’espèce. Sur 1,2 million d’éléphants qui peuplaient l’Afrique en 1980, seulement 500 000 environ sont encore en vivants, ceci malgré la lourde menace du braconnage qui pèse sur ces pachydermes.

« Cette célébration est une nouvelle occasion pour rappeler que le braconnage, la détention et la commercialisation des espèces intégralement protégées, notamment l’éléphant, ainsi que leurs produits et sous-produits sont formellement interdits par la loi en République Démocratique du Congo », précise ce communiqué.

Des actions énergiques sont donc nécessaires pour renverser cette tendance, notamment en termes d’appui aux gardes parcs et de renforcement de l’application des lois, estime WWF-RDC.

Toutefois, le Fonds mondial pour la nature se réjouit des avancées significatives constatées dans cette lutte avec la fermeture du plus grand marché de l’ivoire dans la ville Kinshasa et ce, grâce aux opérations coups de poing des Parquets de la République et de la Police Nationale qui ont donné lieu à des saisies d’ivoires et à des arrestations. Pour le WWF, ces efforts doivent se poursuivre pour s’assurer de la fermeture effective de tous les marchés d’ivoire partout dans le pays afin de protéger les éléphants.

 

Alfred NTUMBA

France : plus 300 tonnes de déchets à destination de l’Afrique et de l’Asie saisis

Des conteneurs de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des pièces détachées d’automobiles, de pneumatiques usagés, et autres déchets toxiques ont été saisis par les services douaniers de la France. Ces déchets d’environ 332 tonnes, partaient illégalement en destination de quelques pays d’Afrique et d’Asie, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Madagascar, le Hong-Kong, la Malaisie, mais également le Brésil en Amérique.

Dans un communiqué émis ce vendredi 11 aout, les services du ministère français des Finances affirment que ce coup de filet a été réalisé après  un mois de constations et vérification, avec l’aide de l’INTERPOL. « Au cours du mois de juin, la douane française a participé à une vaste opération internationale de contrôle sur les transferts transfrontaliers de déchets« , précise ce communiqué.

La saisie la plus importante a été réalisée par les services douaniers du Havre et porte sur 150 tonnes de déchets de plastique exportés vers la Malaisie. Leur analyse a mis en évidence la présence de déchets électriques et électroniques mélangés aux déchets plastiques, dont l’exportation est interdite à destination de ce pays.

Le Ministère des Finances se dit préoccupé par ce trafic en nette progression et dont les conséquences sur l’air, le sol et la santé humaine sont incalculables.

Alfred NTUMBA

Climat : Les USA officialisent leur intention de quitter l’accord de Paris

Deux mois après l’annonce des États Unis d’Amérique de quitter l’Accord de Paris, l’administration Trump est passé à l’acte pour officialiser cette démarche. Le secrétaire général des Nations Unies , António Guterres, a reçu le 04 août dernier,  une notification de la délégation des États-Unis exprimant l’intention du pays de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

« Comme l’a déclaré le Secrétaire général dans un communiqué du 1er juin 2017, la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris est une déception majeure pour les efforts mondiaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir la sécurité mondiale« , a déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric Dans une note envoyée aux correspondants.

En vertu de l’article 28 de l’Accord de Paris, une Partie peut se retirer à tout moment après trois ans à compter de la date d’entrée en vigueur de l’Accord pour cette Partie, et ce retrait prend effet à l’expiration d’un an à compter de la date de réception de la notification de retrait.

Les États-Unis ont accepté l’Accord de Paris le 3 septembre 2016 et l’Accord est entré en vigueur pour les États-Unis le 4 novembre 2016. Cela signifie que le pays doit rester  engagé par le pacte jusqu’en 2019.

La communication adressée au SG de l’ONU, indique toutefous que les États-Unis ont l’intention d’exercer leur droit de se retirer de l’accord de Paris, à moins d’identifier les conditions appropriées pour leur réengagement.

« Il est crucial que les États-Unis demeurent un chef de file sur le climat et le développement durable. Le changement climatique est en train d’avoir des répercussions. L’ONU attend avec impatience de s’engager avec le gouvernement américain et tous les autres acteurs aux États-Unis et dans le monde entier pour construire un avenir durable pour nos enfants et les générations futures « , a déclaré M. Dujarric.

Alfred NTUMBA

Forêt (RDC-RC) : Validation d’un protocole d’accord et du plan d’action pour la gestion durable de la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele

Après examen de deux projets de décrets devant faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans la Bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele, un protocole d’accord a été validée par les experts, le vendredi 04 juillet 2017, à Kinshasa.


« Ce protocole d’accord qui a été arrêté ici sera transmis à la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), pour validation », a déclaré le Conseiller technique principal du projet Catalysation de la gestion durable des forêts, Oumarou Daouda.

Bien avant que ce protocole d’accord ne soit transmis à la COMIFAC, il sera d’abord examiné, amandé et enrichi par les experts de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), pour la RDC, et l’Agence congolaise de la faune et des Aires protégées (ACFAP), pour le Congo Brazzaville, précise le communiqué final.

« Nous espérons qu’une fois ce protocole signé entre les deux pays, les textes devront être coulés sous forme d’arrêts ou des décrets pour qu’ils soient contraignants », a estimé le Chef de Programme Faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

Outre le protocole d’accord, un plan d’action de cinq ans a été aussi validé lors de cette réunion. Il pourra évoluer selon la dynamique de la gestion qui va se présenter dans la région, a précisé le Consultant, Guy Guy Mangoni. «  Les actions de ce plan, découlent de quatre piliers de la Stratégie qui a été validée en 2016 à savoir, le pilier politique, juridique et institutionnel, le pilier écologique, technique et scientifique, ainsi que le pilier financier et social ». A-t-il précisé. « Ce plan d’action a été décliné en plusieurs axe su chaque pilier ».

Les participants à cette deuxième réunion du Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE), ont recommandé entre autres, l’élaboration et la validation d’un protocole d’accord devant faciliter la libre circulation des experts dans l’espace bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele. Ils ont également souhaité qu’en collaboration avec le bureau de la COMIFAC de chaque pays, qu’une réflexion soit menée sur la mise en place d’un cadre permanant qui se chargera de la mise en œuvre et de la pérennité de l’Accord de coopération de la bi-nationale Lac Tumba – Lac Tele.

Notons que cette deuxième réunion du (CBPE), s’inscrit dans le cadre du projet « Catalysation de la gestion durable des forêts sur le site des zones humides transfrontalières des lacs Télé – Tumba », avec le financement de Gef-PNUD.
Alfred NTUMBA

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale