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Opportunité : La Banque mondiale recrute 20 doctorants en Afrique subsaharienne

  • La Banque mondiale recrute 20 étudiants-chercheurs ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, en cours d’études doctorales ou ayant obtenu leur doctorat, afin d’effectuer une mission de six mois à la Banque mondiale.
  • L’objectif est de renouveler et d’étoffer le vivier d’experts du développement au sein de la Banque mondiale et de permettre à ces candidats de mieux comprendre la mission et les activités de la Banque mondiale.
  • En contribuant aux recherches, aux missions d’assistance technique, aux opérations de prêt et à d’autres activités essentielles, les étudiants-chercheurs retenus pourront se perfectionner et mettre en pratique les théories du développement.

Programme de recrutement d’étudiants-chercheurs africains : réunir les meilleurs talents au service de la mission de développement de la Banque mondiale.

Les établissements d’enseignement supérieur d’Afrique subsaharienne regorgent de jeunes talents. Depuis 2014, la Région Afrique de la Banque mondiale, dans le cadre de sa mission, entend se rapprocher de la future génération d’intellectuels africains — doctorants ou jeunes docteurs qui s’efforcent, de faire la différence dans leurs pays respectifs, en produisant des connaissances.

Ce programme annuel de recrutement d’étudiants-chercheurs donne l’occasion aux jeunes Africains et au personnel de la Banque mondiale de vivre une expérience unique. Les dix candidats sélectionnés passeront au moins six mois au siège de la Banque mondiale, à Washington DC, ou dans les bureaux de pays de l’institution. Ils y acquerront une expérience concrète des activités du Groupe. Ils seront ensuite encouragés à postuler au prestigieux programme des jeunes professionnels de la Banque mondiale, véritable tremplin pour une carrière dans le domaine du développement au sein de l’institution. Ce programme permet également au personnel de la Banque mondiale de renforcer ses capacités, de se confronter de manière fructueuse à des perspectives nouvelles et de bénéficier de travaux de recherche de pointe.

La date d’ouverture des candidatures pour la session 2018 du programme de recrutement d’étudiants-chercheurs d’origine africaine est fixée au 26 septembre 2017, sachant que les candidats retenus devront se rendre disponibles pour le 31 janvier 2018.

« Ce programme m’a permis d’avoir d’échanger directement avec les experts du Groupe de la Banque mondiale sur le terrain et de profiter de toute l’étendue de leur savoir. J’ai aussi pu me faire connaître et je pense que cela va considérablement m’aider dans ma carrière », explique Christelle Meniago, jeune docteur du programme 2017, originaire du Cameroun. « Comme j’avais déjà obtenu mon doctorat, ce programme a été un véritable tremplin professionnel. Je suis convaincue que l’expérience acquise ici m’aidera à être plus efficace tout au long de ma carrière. Dès la fin du programme, j’envisage de postuler à la Banque mondiale et dans d’autres grandes organisations internationales », conclut-elle.

Pour en savoir plus sur les conditions d’admission et le programme, cliquez ici. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 19 novembre 2017.

Environews-RDC

Climat : l’Afrique subsaharienne et le défi de la désertification

C’est avec une vitesse vertigineuse que la désertification gagne du terrain sur la surface du globe. A ce jour, plus de 41 % de terres émergées du globe qui abritent plus de 2 milliards d’individus, sur le 7 milliards que compte la planète sont presque désertes. L’Afrique subsaharienne figure parmi les régions les plus touchées par cette catastrophe qui ne reste pas sans conséquences sur la vie de sa population et de son économie.
En Afrique subsaharienne, 80 % de l’économie repose sur l’exploitation des terres pour assurer les moyens de subsistance. Avec des millions d’hectares qui disparaissent à cause de la désertification consécutive au changement climatique, la situation devient plus sensible.

Chaque année, près de 12 millions d’hectares de terres disparaissent en raison de la désertification de la sécheresse alors qu’on aurait pu y cultiver 20 millions de tonnes de céréales.

Malgré la diversité et l’intensité des efforts déployés en matière de lutte contre la désertification, le défi que représente la dégradation des terres à l’heure du changement climatique dans les zones arides de l’Afrique n’est toujours résolu, une réalité qui inquiète.

Les enjeux environnementaux et sociétaux de cette question demeurent immenses et ses conséquences en termes de sécurité alimentaire, de variations climatiques, de santé, de droit et d’équité sociale sont préoccupantes.

Cependant, la pratique de gestion durable des terres et de l’eau paraît comme une alternative efficace pour lutter contre la désertification et la préservation des ressources naturelles. Une pratique qui a donné des résultats positifs au cours de ces dernières décennies.

Au regard des innovations technologiques et de l’ingéniosité de l’homme, il est possible de ne pas considérer la désertification comme une fatalité. En s’ouvrant dès aujourd’hui à la gestion durable des terres arables et à la restauration des terres dégradées, il est toutefois possible d’atteindre la neutralité en termes de dégradation des terres d’ici à 2030.
Rappelons que dans les années 1970, les sécheresses ont eu des conséquences terrifiantes dans un contexte déjà fragilisé. Les images de leurs impacts raisonnent dans la mémoire collective.
Thierry-Paul KALONJI

Banque mondiale : 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.

Siège de la Banque mondiale à Washington (photo droits tierces)

Cette annonce faite dans un   communiqué de presse publié ce 18 mars, précise que ce financement qui prend cours de juillet 2017 à juin 2020,  soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.
« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles », a souligné Jim Yong Kim, le Président du groupe de la Banque mondiale.

La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.
Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.
Alfred NTUMBA