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Climat : PANA-AFE installe des pluviomètres dans 100 villages

Le projet de renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en RDC,  PANA-AFE, a procédé à la sensibilisation des communautés sur l’interprétation et l’utilisation des données agro météorologiques. Pour ce faire, le PANA AFE a installé des pluviomètres dans 100 villages couvert par ce projet, dans 4 zones d’intervention, à savoir, le Haut Katanga, le Kongo Centrale, la Lomami et le Kwilu.

« Nous sommes en train de sensibiliser les communautés pour qu’elles sachent interpréter ces données pluviométrique car c’est déjà le retour de la saison de pluie, elles doivent savoir à quoi sert ces données et comment les utiliser », a indiqué Ida Mangala, chargée de Communication du projet.

Dans un pays où la culture dépend totalement de la pluie, il est donc important que les agriculteurs disposent des données pluviométriques, qu’ils sachent les interpréter et adapter à leur contexte. « Nous sensibilisons les communautés pour les aider à minimiser de pertes agricoles. Avec les données pluviométriques, les agriculteurs doivent savoir qu’il faut au minimum autant de millimètres d’eau dans le sol pour semer, car il y’a assez d’humidité… », a-t-elle précisé. Continuer la lecture de Climat : PANA-AFE installe des pluviomètres dans 100 villages

Afrique : Incinérer l’ivoire, solution miracle pour sauver l’éléphant ?

Si la question ne se pose pas encore sur la place publique, cependant, elle vaut son pesant d’or, dans la mesure où depuis quelques décennies, le continent africain est secoué par une vague d’incinération de l’or blanc. Cette pratique est soutenue par certains experts qui pensent que « l’ivoire n’a de place que sur l’éléphant ». Paradoxalement, face à la situation dramatique de l’éléphant africain, le remède miracle ne semble pas porter les vertus lui dévolues.

Incinération de l’ivoire au Kenya en 2016 (photo droit tierce)

Depuis 1989, la vague d’incinération de l’ivoire s’est propagé à travers les pays d’Afrique. En 2016, le Cameroun et le Kenya ont brulé l’ensemble de leurs réserves nationales en ivoire. Pour le Kenya, Il s’agit de la plus grande incinération d’or blanc organisé en Afrique. Au total 105 tonnes soit 5 % du stock mondial d’ivoire, estimés à plus de 200 millions de dollars américains, sont partis en fumée dans un braisier qui avait brulé pendant plusieurs jours.

Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta qui a donné le premier coup de torche, a appelé à « l’interdiction totale du commerce de l’ivoire ». Car avait il insisté, « la survie des éléphants ne sera jamais assurée tant qu’une demande existe ».
Avant le Kenya et le Cameroun, la Zambie, le Denver, la France, la Malaisie et la République du Congo, et tant d’autres pays du monde s’étaient inscrits dans cette logique.

La République démocratique du Congo s’apprête elle aussi à incinérer son stock d’ivoire, avait annoncé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula.

Plus de deux décennies après ce mouvement d’incinération, qui hante encore le milieu de la conservation en Afrique et dans le monde, l’heure n’est-elle pas arrivée pour s’arrêter un moment et faire le bilan de toutes ces actions qui font perdre à l’Afrique plusieurs milliards de dollars ?

D’aucun pense que ce geste loin d’être dépourvu de sens, nécessite davantage d’être accompagné par des stratégies efficientes et efficaces de lutte anti braconnage, et des mesures draconiennes susceptibles de décourager les trafiquants qui œuvrent sous la bénédiction de certaines autorités locales et de communautés.

L’ivoire et les guerres en Afrique


Après le diamant du Sierra Léone, le pétrole de l’Angola et le coltan de la RDC, l’ivoire semble être la nouvelle ressource dont l’exploitation est nourrie par les guerres en Afrique.

Puissant et rentable, le commerce illicite de l’ivoire génère aux trafiquants 3 milliards de dollars américains chaque année. Quoi de plus normal que ce business florissant puisse attiser l’appétit de contrebandiers.

Des rebellions armées comme, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui opère activement dans la partie allant du sud de l’Ouganda jusqu’au Nord – Est de la République Démocratique du Congo, les milices somaliennes (les Shebab et les Janjawid) au Darfour se financent en partie grâce à ce trafic.

Ces ivoires moissonnées en Afrique, finissent leur course dans certains pays asiatiques notamment la Chine, en tête avec une demande estimée à 70%, suivie de la Thaïlande et du Japon.

Souvent condamnée à tord et à raison, la Chine ne  cache pas sa volonté politique de combattre le trafic de l’ivoire sur son sol. Au cours de cette année 2017, le pays a pris la ferme décision de fermer son marché intérieur de l’ivoire. Une mesure qui a conduit à la fermeture de plusieurs ateliers de fabrications artisanales d’objets en ivoire.

Si cette mesure a été saluée par plusieurs, cependant, de l’avis des experts,  elle pourrait aussi favoriser la prolifération des marchés clandestins qui deviendraient  par la suite une épine dorsale dans la lutte contre le braconnage.

En 2013, la Convention sur le commerce International des Espèces de Faunes et de la Flore (CITES), sur base de résultats obtenus grâce à l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’informations sur le commerce de la faune au moyen du système d’ETIS, a identifié huit pays les plus fortement impliqués dans la chaine du commerce illégale de l’ivoire. En tant que pays d’origine, de transit ou de destination de l’ivoire à savoir, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malaisie, Philippine, Chine, Thaïlande et Vietnam.

Une brèche ouverte par la CITES 

La seule mesure efficace de conservation qui a mis fin pendant huit ans à ce trafic a été l’interdiction du commerce d’ivoire en 1989, lorsque 70.000 éléphants étaient tués chaque année et que la moitié de la population avaient été décimée pendant la décennie précédente pour passer de 1,3 millions à 640.000.

Cette mesure a été en partie levée en 1997 sous la pression du Japon, ouvrant ainsi la voie au braconnage des éléphants. Ces activités se sont nettement accélérées suite à l’autorisation en 2008 par la CITES, de la vente d’ivoires au Japon et à la Chine, par trois pays d’Afrique subsaharienne à savoir le Botshuana, la Zimbabwe et la Namibie.

L’année 2011 reste marquée par un regain du trafic de l’ivoire des éléphants d’Afrique. 38,8 tonnes d’ivoire d’ivoires ont été saisi par les douanes dans le monde ce qui représente près de 4000 éléphants abattus.

Le trafic illégal d’ivoire qui menace la survie des éléphants en Afrique est concentrée géographiquement sur deux régions du continent. Une étude publiée l’année dernière par une équipe de chercheurs de l’université de Washington démontre que 85% d’ivoires des éléphants de forets interceptés entre 2006 et 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenaient de l’Est du continent, surtout de la Tanzanie.

Ce crime transnational formé des réseaux sophistiqués et groupes criminels experts dans la contrebande est commandité en dehors de l’Afrique, mais avec la complicité d’une main d’œuvre locale.

L’Afrique qui voit ses populations d’éléphants connaitre un déclin, doit prendre cette menace à bras le corps, en mettant en place des mesures et stratégies efficaces de lutte contre le braconnage de l’éléphant.

Pour rappel, chaque année, entre 25.000 et 30.000 éléphants sont tués en Afrique sur une population restante estimée à 450.000 éléphants sur l’ensemble du continents. Plus de 75% d’éléphants d’Afrique ont été braconnés depuis le début du 21ème siècle. Des chiffres qui en disent trop sur la menace grandissante qui pèse sur ce pachyderme, considéré comme le plus grand jardinier de la forêt.

Si rien n’est fait, d’ici dix and, l’extinction de l’éléphant d’Afrique pourrait l’emporter.
Alfred NTUMBA

JME : la RDC consacre le mois de juin 2017 à l’environnement

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, la République démocratique du Congo par l’entremise du Ministre de l’environnement et du développement durable, vient de décréter le mois de juin 2017, « mois de l’environnement ». Amy Ambatobe l’a déclaré ce lundi 05 juin, lors d’une conférence organisée à l’Ecole régionale post universitaire d’aménagement et gestion intégré des forêts et territoire tropicaux (ERAIFT).

De gauche à droite, Maman Sidikou, Représentant du SG de l’ONU, Amy Ambatobe, Ministre congolais de l’environnement et Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD-RDC

« Nous avons une responsabilité historique de léguer à notre descendance un environnement sain pouvant leur permettre de s’épanouir convenablement. Pour donner un cachet spécial à cette célébration, mon Ministère décrète ce mois de juin (mois de l’environnement) », a-t-il déclaré.

A en croire le Directeur de cabinet du Ministre de l’Environnement, plusieurs activités sont prévues pour célébrer l’environnement durant ce mois juin, notamment l’organisation d’un Salon de l’environnement.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sidikou, le thème retenu pour célébrer cette journée stimule la conscience environnementale mondiale et encourage l’action politique. « Je suis convaincu que le changement vers le développement durable pour la planète et pour l’homme est possible et s’opère grâce à des actions courageuses et inspirantes. Que l’on agisse localement pour résoudre un problème au sein de sa communauté ou que l’on poursuive une grande idée à l’échelle national, nos action inciterons d’autres personnes à nous suivre », a-t-il déclaré.

Maman Sidikou a par ailleurs exhorté tous les gouvernements du monde entier à maintenir le cap et rester déterminés pour mettre en ouvre l’Accord de Paris. « L’objectif de développement durable 13 incite à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changement climatiques et leurs répercussions. Dans cette perspective, les Nations unies réitèrent leur engagement à l’Accord de Paris dont la RDC est signataire. Les nations unies réaffirme leur soutien à mener les efforts face au défi indéniable que représentent les changements climatiques », a-t-il précisé.

Notons que la dégradation de l’environnement et les effets de changements climatiques se font de plus en plus ressentir en Afrique en général et RDC en particulier. Ceci impose aux nations de repenser la question des causes de ces changements, et promouvoir des alternatives adéquates pour une planète vivable.

 

Alfred NTUMBA

Goma : 15.000 arbres à planter sur 19 kilomètre des routes nouvellement asphaltées

Le ministre provincial de l’environnement, Balthazar Kanyamanza a procédé ce mardi 18 avril, au lancement de la campagne de reboisement des routes récemment asphaltées dans la ville de Goma, Chef – lieux de la Province du Nord-Kivu.


Ce projet vise à recouvrir le sol le long des artères dénudées suite aux travaux de reconstruction initiés depuis moment par l’exécutif provincial. Il sera exécuté par le Mouvement et actions intellectuelles pour le développement écologique des naturalistes intégré (MAIDENI), avec le financement de la MONUSCO.

Au total, 19 kilomètres des routes nouvellement asphalté seront reboisés en 4 mois a précisé Tuver Wundi, l’un des fondateur de cette association. « Nous allons exécuter ce projet sure la ville de Goma, les axes choisis sont entre autres : le Rondpoint Rutshuru – Buhene, Buhene-Stattion Mutinga, Station Mutinga –Afia Bora, BDGL-Monusco – VIP Hôtel et Mikeno – Lac Vert. Sur ces axes, nous allons y planter des espèces comme le Casia siamea, le Marcamia, les avocatiers et le caliandra », a-t-il informé.

La cérémonie du lancement a connu la participation du chef de Bureau de la Monusco au Nord-Kivu et du Maire de la ville de Goma, Dieudonné Malere Ma Micho qui a invité les propriétaires de parcelles devant lesquelles les arbres seront plantés d’en faire les leur en les protégeant et en le surveillant leurs évolutions.

Notons que ce projet s’inscrit dans le cadre de la réduction du retour à la violence (CVR) et de l’encadrement de démobilisés et personnes à risque. Le projet de reboisement bêtifiera en majeur partie aux démobilisés ex-combattants sortis de Centre de Kitona et Kamina ayant choisis Goma comme lieu de réinsertion.

Prince Alfred NTUMBA

Biodiversité : Le patrimoine mondial de l’UNESCO est sous menace

Près de 30 % des sites classés au Patrimoine mondial sont menacés par le braconnage, l’exploitation forestière et la pêche illégale. Tels sont les conclusions du rapport publié ce mardi, 18 avril par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Ce rapport intitulé «  Pas à vendre », pointe du doigt les activités destructrices qui mettent à la fois en péril les espèces qui vivent sur ces sites et les communautés locales dont les moyens de subsistance en dépendent.

Le WWF en appelle à une meilleure collaboration entre les organes de gouvernance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES), et de la Convention du patrimoine mondial pour mettre fin au commerce illégal dans les sites classés. « Si le prélèvement illégal des espèces entraîne une dégradation de l’environnement, il met aussi en péril l’économie locale. Plus de 90 % de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme, et cela dépend beaucoup de la présence sur les sites des espèces inscrites à la CITES ». A déclaré Inger Anderson, Directeur général de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Selon le Directeur général du WWF International, Marco Lamberti, il est essentiel que la CITES soit pleinement appliquée et que ces sites soient entièrement protégés. « Le rapport propose un éventail d’options pour renforcer la coopération entre la CITES et la Convention du Patrimoine mondial et donc mieux protéger les sites classés. Nous pourrons profiter de notre héritage naturel, nous pourrons assurer la sécurité des habitants et de leurs lieux de vie, et nous soutiendrons l’économie locale ainsi que les communautés locales qui en dépendent », a-t-il insisté.

Le Secrétaire général de la CITES), John Scanlon a interpelé la conscience universelle sur le fait que le commerce illégal des espèces sauvages vole à la planète son héritage naturel, menace les communautés locales et entrave les efforts mondiaux contre la pauvreté. « Cette étude nous rappelle que les crimes organisés peuvent aller aussi loin que pénétrer les sites protégés mondialement, et cette menace mondiale ne peut être affrontée qu’à travers des actions collectives et internationales », a-t-il précisé.

Mondialement connus pour la richesse de leur biodiversité, les sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco abritent des milliers de plantes et d’espèces rares. Le rapport Protéger les hommes en préservant la nature avait donné le coup d’envoi de cette étude qui vient d’être publié. 114 des 229 sites naturels et mixtes inscrits au Patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles néfastes. Concessions pétrolière, minière ou gazière, surpêche, exploitation forestière illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme. Plus de onze millions de personnes, soit l’équivalent de la population du Portugal, dépendent des 114 sites menacés pour subvenir à leurs besoins.  Télécharger le rapport

 

Prince Alfred NTUMBA

Biodiversité : une dizaine de kilogrammes d’Ivoire saisie à Kinshasa

Une dizaine de kilogrammes d’ivoire a été  saisie ce vendredi, 14 avril à Kinshasa. Cette quantité d’ivoire a été découvert dans un atelier de fabrication des objets en ivoire appartenant aux quatre sujets dont les identités n’ont pas encore été révélé.

Ce coup de filet de l’Institut congolais pour la Conservation de la nature ( ICCN) appuyé par  la Police nationale congolaise a été rendu possible grâce au travail d’une équipe restreinte qui était sur les traces de ces trafiquants depuis plusieurs jours.

Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews, le stock saisi et les personnes arrêtées  sont entre les mains des autorités policières. Les investigations se poursuivent afin de remonter la filière, et une procédure judiciaire a même été initié pour les coupables soient punis conformément aux prescrits de la loi sur la conservation de la nature.

Rappelons que cette opération vient de renforcer celle menée le 14 mars dernier par les Parquets Généraux de Kinshasa au marché Bikeko à la place royale. Cette opération a favorisé l’ouverture de deux dossiers  judiciaires encours.

Le WWF félicite les autorités congolaises pour cette nouvelle vague d’arrestations et espère que ces actions vont contribuer à la fermeture du marché de l’ivoire à Kinshasa.

COMIFAC : les 5 priorités du nouveau personnel statutaire

Nommé à Kigali en décembre 2016, par le Président en exercice de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), Vincent Biruta, le nouveau personnel statutaire a axé sa politique sur 5 priorités pour redynamiser les activités de cette institution qui traduit la volonté des chefs d’Etats pour la gestion durable des forêts du Bassin du Congo. Continuer la lecture de COMIFAC : les 5 priorités du nouveau personnel statutaire

RECEIAC : des journalistes et communicateurs se dotent des outils de vulgarisation sur les changements climatiques et la REDD+

Le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), a lancé ce jeudi, 05 avril à Douala (Cameroun), les travaux de l’atelier sous régional de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs en matière de Changements Climatiques et REDD+ pour la Gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Photo de famille de journalistes membres du RECEIAC lors du lancement de l’atelier sur les changements climatiques et la REDD+ à Douala au Cameroun ( Photo Alfredo Prince/Environews-RDC)

Durant 4 jours, les journalistes de 6 pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), vont améliorer leurs connaissances et se doter des outils nécessaires à l’information, la sensibilisation et la communication des masses sur les changements climatiques et la REDD+.

Selon le Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, Gervais-Ludovic Itsoua Madzous, le soutien de son institution au RECEIAC pour l’organisation de cet atelier, est une façon de pousser les journalistes de la sous-région à aller vers l’information environnementale avec des connaissances exactes sur des questions hautement techniques.

« Il faut bien que l’information mise à la disposition de notre base soit de bonne qualité. C’est dans cette perspective que la COMIFAC a estimé qu’il est important de donner de la bonne information aux journalistes,  et chargés de communication des ministères qui sont en contact direct avec la population et les décideurs », a-t-il précisé.

Cependant, Monsieur Itsoua reconnait le retard dans la préparation des journalistes à mieux cerner les contours des questions de changements climatiques et REDD+. Il a promis par la même occasion d’y remédier. « Effectivement, nous estimons qu’il y’a un retard et qu’à l’issue de tels travaux par exemple, nous pouvons arriver à rentre ces genres d’activités récurrentes », a-t-il informé.

Pour le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), les questions de changements climatiques restent un défi pour l’Afrique Centrale. Il est important que les journalistes et communicateurs de la sous-région s’en approprient afin d’aider les populations à les comprendre et s’impliquer dans la lutte contre les effets néfastes de ces changements. « Il est normal que le RECEAC organise de pareils rencontres pour cette catégorie d’acteurs qui est en contact direct et permanant avec les populations à travers leurs productions. Les outils adéquats qu’ils recevront lors de cet atelier vont les aider à professionnaliser leur métier et se spécialiser dans des domaines spécifiques de l’environnement », a indiqué le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni.

Les attentes pour les participants à ces assises vont au-delà d’une simple formation. « Je souhaite que cette rencontre aide aussi à affiner la cohésion entre la COMIFAC, le RECEIAC et les Ministère en charge forêts et de l’environnement afin de rendre fluide la communication entre ces 3 entités », a suggéré le Chargé de Communication du Ministère de l’environnement de la RDC, Teddy Ntenday. Et d’ajouter que : « Cet atelier est très important car il permet non seulement de renforcer nos capacités mais également de rappeler certaines notions élémentaires et importantes compte tenu de la nouveauté des termes comme REDD, adaptation et atténuation. Nos attentes sont celles de ramener au pays une meilleure compréhension et des connaissances pratiques sur ces différents concepts ».

De retour dans leurs pays respectifs, les participants à cet atelier devront mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises à Douala pour améliorer les contenus de leurs productions afin de faciliter la compréhension à leurs différentes cibles notamment, la population et les décideurs politiques considérés comme des acteurs clés dans le processus de luttes contre les effets néfastes de changements climatiques .

Notons que l’atelier de Douala en faveur des journalistes d’Afrique centrale s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route de la COMIFAC telle que définie par son nouveau staff dont le mandat a pris cours depuis le début de cette année.
Depuis Douala, Prince-Alfredo NTUMBA

Banque mondiale : 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.

Siège de la Banque mondiale à Washington (photo droits tierces)

Cette annonce faite dans un   communiqué de presse publié ce 18 mars, précise que ce financement qui prend cours de juillet 2017 à juin 2020,  soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.
« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles », a souligné Jim Yong Kim, le Président du groupe de la Banque mondiale.

La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.
Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.
Alfred NTUMBA

Forêt : il faut s’engager pour préserver nos forêts

Les forêts sont l’une des principales ressources naturelles terrestres. L’expression ‘arbre de vie’ a tout son sens car les forêts sont essentielles au maintien de la vie sur terre.

Alors qu’il y a huit mille ans, les forêts ou les terres boisées couvraient la moitié de la superficie de terres de la planète, elles en occupent aujourd’hui moins d’un tiers. Les forêts abritent 80% de la biodiversité mondiale terrestre et on récolte chaque année dans des forêts tropicales des plantes médicinales d’une valeur estimée à des milliards de dollars. En outre, 1,6 milliard de personnes sont dans une certaine mesure tributaires des forêts pour vivre.

Comment les forêts permettent de faire pousser des aliments nécessaires

Les forêts contribuent à réguler les systèmes météorologiques locaux, en contrôlant la quantité de pluie et de neige qui tombe dans une région donnée, ce qui est particulièrement important dans les zones agricoles où la saison de végétation est courte. De nombreuses plantes ont besoin de l’aide de pollinisateurs sauvages pour produire des fruits et des graines. Oiseaux, abeilles, insectes et autres animaux pollinisent les cultures, et bon nombre d’entre ont leur habitat dans des écosystèmes forestiers, à proximité de terres agricoles. Paradoxalement, lorsqu’on détruit un habitat forestier au profit de l’agriculture, on élimine un élément indispensable pour obtenir de bonnes récoltes.

Les forêts servent d’habitat à des organismes qui sont des ennemis naturels des ravageurs. On estime qu’environ 99% des ravageurs capables de détruire des cultures sont éliminés par des oiseaux, araignées, guêpes parasitoïdes, coccinelles et champignons. Ces organismes permettent aux agriculteurs d’économiser des milliards de dollars chaque année, et d’utiliser moins de pesticides chimiques.

De nombreux individus se nourrissent d’animaux sauvages et d’insectes comestibles qui  constituent leur principale source de protéines. Les aliments forestiers sont régulièrement présents dans les régimes alimentaires ruraux et offrent une protection dans les périodes de pénurie alimentaire.

Les forêts ne nous aident pas seulement à faire pousser les aliments dont nous avons besoin, elles nous fournissent aussi l’énergie nécessaire pour cuisiner. Dans le monde, on estime  que 2,4 milliards de personnes utilisent du bois de feu pour faire cuire les aliments et que 765 millions d’individus l’utilisent aussi pour faire bouillir et stériliser l’eau.

Que pouvez-vous faire pour que les forêts de la planète restent en bonne santé?

Le couvert forestier varie d’une région à l’autre dans le monde. Certains pays parviennent à régénérer leurs forêts tandis que d’autres continuent à les perdre. Bien que le rythme de la  déforestation se ralentisse, près de 13 millions d’hectares de forêts ont été détruits chaque année depuis 2000 (ce qui équivaut à la disparition de cinq terrains de football par minute). Les forêts doivent être gérées de manière durable pour que l’on puisse continuer à tirer parti de cette précieuse ressource naturelle.

Voici quelques idées de ce que vous pouvez faire.

Si vous vivez dans une région où les forêts sont gérées de manière durable:

  • Apprendre – Informez-vous sur les forêts et leur valeur, et apprenez à apprécier leurs fonctions naturelles.
  • Vous engager – Joignez-vous à des activités dans les forêts, encouragez et partagez les nombreux bienfaits que les forêts apportent au bien-être des populations dans votre communauté.
  • Participer – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres ou adhérez en tant que volontaire à un groupe local de conservation des forêts.

Si vous constatez que les forêts disparaissent près de chez vous:

  • Informer – Aidez votre communauté à comprendre pleinement les avantages de la remise en état des forêts et à prendre conscience des activités nuisibles.
  • Protéger – Organisez des campagnes pour préserver les fonctions naturelles des terres forestières dans votre région. Vous pouvez aider à sauvegarder un écosystème ou des espèces menacés en menant une campagne en faveur de leur protection.
  • Remettre en état – Organisez une journée communautaire de plantation d’arbres pour reconstituer une forêt endommagée. Suivez de près l’activité de remise en état et assurez l’entretien de la forêt par la suite.

Alfred NTUMBA, avec l’aide de la FAO