Archives par mot-clé : Amy Ambatobe

Conservation : Transfert des Okapis et Bonobos en Chine, le Ministère de l’Environnement fixe l’opinion

Contrairement à l’information qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux au sujet de la présumée vente  de certaines espèces animales endémiques de la RDC, notamment les Okapis, les Bonobos à deux Zoos chinois, le Ministère de l’Environnement et Développement durable a tenu à fixer l’opinion sur cette supputation amplifiée par une mauvaise interprétation de la correspondance adressée par le Ministre à l’ICCN.

« Aucune action allant dans ce sens n’a jamais été envisagée », renseigne le communiqué du Ministère. « En effet, toute demande d’échange d’espèces régie par [a convention CITES, doit faire l’objet d’une analyse minutieuse par I’Organe technique habilité à statuer sur [a question, à savoir l’’Institut Congolais pour Conservation de [a Nature(ICCN) ». Continuer la lecture de Conservation : Transfert des Okapis et Bonobos en Chine, le Ministère de l’Environnement fixe l’opinion

Conservation : Le transfert des Okapis et Bonobos en Chine, l’ICCN renvoi la balle à la CITES

En réponse à la lettre lui adressée par le Ministre de l’Environnement et développement durable, relative à l’importation de certaines espèces animales aux fins des échanges entre les Zoos chinois (Zoo de Taiyuan et celui de Anji Zhongnan) et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, le Directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula a renvoyé le requérant à la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).


« Etant données la vulnérabilité et la sensibilité des spécimens sollicités dont certains en danger critique d’extinction (Gorilla beringe! beringei, Pan paniscus, Pan troglodites, Trichechus senegalensis), sont inscrits à l’Annexe I de la Convention CITES, à l’exception de Okapia johnstoni qui n’est pas inscrit aux Annexes de la CITES mais qui est intégralement protégé en RDC). Nous sommes appelés à respecter les dispositions de la Convention CITES et des lois congolaises y afférentes, disposant que l’exportation ne peut pas se faire à des fins commerciales », peut-on lire dans cette correspondance. Continuer la lecture de Conservation : Le transfert des Okapis et Bonobos en Chine, l’ICCN renvoi la balle à la CITES

Fonds bleu : Amy Ambatobe hausse le ton pour que la position de RDC soit considérée

Jusqu’à 23 heures, la tension était vive dans la salle de conférence de l’Hotel de la Concorde de Kintélé, Plusieurs questions ont divisé les délégués venus des différents pays. « C’était une réunion très tendue », nous a confié un délégué de la RDC à ces assises. «  Notre Ministre était très ferme. Il a presque haussé le ton en soulignant que la RDC a le 9/10ème des tourbières et le Congo Brazza 1/10. Plus de 60% de forêt du bassin du Congo se trouve en RDC. Et donc par rapport à tous ces éléments, la RDC doit être impliquée dans la gestion du Fonds bleu », nous a-t-il précisé.

Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre de l’Environnement et Développement durable de République démocratique du Congo.« Nous devons jouer un rôle important et primordial étant donné que lorsqu’on parle de ressources en eaux du Bassin du Congo,  la RDC à elle seule en dispose plus de 40%. En terme de défis et de besoins, en tout cas on doit d’abord prendre en compte la République démocratique du Congo ». C’est en ces termes claires que se résument  les attentes de la RDC telles que exprimées par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Une détermination inébranlable du ministre congolais de l’Environnement de faire valoir la position indiscutable du leader que doit occuper la RDC dans toutes les négociations sur les ressources forestières et en eau. Au cours du huis clos qui a duré plus de temps que prévu, Amy Ambatobe n’a pas lésiné ses mots pour exprimer clairement la position de la RDC sur tous les sujets qui l’impliquent directement ou indirectement.

Pour la RDC, la question de la gestion des tourbières concerne le Congo Brazza et la RDC. Il n’est pas question que les autres pays qui ne sont pas concernés et qui n’ont pas cette richesse soient impliqués. Une autre question importante qui a été évoquée par le ministre, c’est celle du Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale, FEVAC. La RDC avait avancé un montant de 2 millions de dollars américains sur les 3 millions promis, pour le démarrage de cet outil. A ce jour, tous les pays Africains n’ont rien donné. Ce projet régional n’a toujours pas démarré.

« Nous ne sommes pas du tout enchantés étant donné que depuis Marrakech il a été créé deux outils, le Fonds bleu et le FEVAC. A ce jour, c’est le Fonds bleu qui est en train d’être rendu opérationnel. Pour la RDC, nous voulons que ces deux instruments puissent évoluer au même moment. Il était facile de rendre opérationnel le FEVAC qui a déjà au moins un minimum de moyens pour son fonctionnement », a déclaré Amy Ambatobe.

Chaque ministre représentant son pays a voulu tirer la couverture de son coté, question de se prévaloir et se tailler une place de choix dans une institution qui de plus en plus prend forme.

Malgré cette tension qui est restée perceptible jusque dans la matinée de ce samedi, les violons semblent afin s’accorder. « Nous avons atterris. Nos réclamations ont été prises en considération et nous nous en félicitons car nous avons obtenu à 80% ce que nous réclamions. D’autres choses seront faites lors de l’entérinement des différents documents et statuts de la Commission et du Fonds bleu pour le Climat par les pays membres notamment la RDC », nous a confirmé d’un ton ferme un autre délégué.

Après de longs échanges, le segment ministériel prévoit de se retrouver à 22 heures pour clôturer sa séance marathon par la validation de la motion du soutien au Sommet des chefs d’Etat qui doit se tenir ce dimanche dans la capitale congolaise.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

 

Haut-Katanga : Un moratoire de 8 mois sur les emballages plastiques ?

Les opérateurs économiques du haut-Katanga ont démandé un moratoire de 8 mois sur la mise en application du décret pris par le premier ministre portant interdiction de la fabrication et l’importation des emballages plastiques. Cette requête a été faite au cours d’un dialogue interactif des cadres de la coordination provinciale de la  FEC (Fédération des Entreprises du Congo), de quelques exploitants miniers et du ministre de l’environnement, Amy ambatobe, lors de  visite d’inspection dans les provinces du haut-Katanga et de lualaba.

Le ministre, Amy ambatobe a promis de transmettre à qui de droit, la requête des opérateurs économiques, qui se justifie par le souci d’expédier le lot des emballages déjà produits ou Continuer la lecture de Haut-Katanga : Un moratoire de 8 mois sur les emballages plastiques ?

Brazzaville : Amy Ambatobe plaide pour l’accompagnement de la RDC dans la gestion durable des tourbières

Le Ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe a invité les partenaires de l’IMT (Initiative mondiale sur les Tourbières) à accompagner la RDC dans la gestion participative, responsable et durable des tourbières récemment découvertes à Lokolama. Il a fait cette déclaration, ce mercredi 21 mars, lors du démarrage des travaux de la 3ème réunion de l’IMT, à Brazzaville.

Conformément à son plan d’action, la RDC entend démarrer la réalisation d’une cartographie exhaustive des tourbières sur l’étendue de son territoire. Elle compte par ailleurs procéder à l’élaboration d’une Stratégie Nationale de gestion des tourbières qui lui permettrad’identifier les acteurs et les facteurs de pression sur cette ressource en vue d’adopter des politiques sectorielles transformationnelles visant à enrayer ces dynamiques.

« Il va sans dire que la réalisation de notre ambition nationale passe par la mobilisation de moyens techniques et financiers conséquents. Il s’agira certes d’engager nos ressources propres afin de démontrer le bienfondé de notre démarche et le fort degré d’appropriation de celle-ci, mais également de mettre à contribution nos partenaires multilatéraux et bilatéraux en vue de mener à bien ce vaste chantier », a-t-il souligné.

« Nous sommes heureux de constater que ceux-ci sont réunis ici avec nous et qu’ensemble nous pouvons sans plus tarder prendre des engagements forts qui feront de la rencontre de Brazzaville la conférence fondatrice d’une initiative régionale pour la gestion des tourbières dans le Bassin du Congo ».

Amy Ambatobe a relevé l’importance que revêt cet énorme réservoir de diversité biologique que représentent les tourbières du Bassin du Congo et de la multitude des formes de flore et de faune qu’elles abritent.

« L’organisation des présentes assises dénote encore une fois, s’il en était besoin, de l’engagement commun de nos deux Chefs d’Etat pour la conservation de nos forêts, pour la sauvegarde de leur biodiversité et pour la reconnaissance de la fonction essentielle qu’elles remplissent dans la stabilisation du climat à l’échelle planétaire », a-t-il précisé.

A en croire le ministre, « La surface couverte par ces tourbières représente non seulement une superficie 16 fois plus grande que les estimations faites antérieurement, mais constitue l’étendue de tourbières la plus large sous les tropiques. Ces tourbières dont les 2/3 sont situés en République Démocratique du Congo et le 1/3 restant au Congo Brazzaville, ont une profondeur située entre 3,5 et 5 mètres, ce qui constitue un record mondial ».

La République Démocratique du Congo est consciente de l’impérieuse nécessité de protéger les avantages que fournissent les tourbières du Bassin du Congo. Pour ce faire, le pays accéléré au niveau national, la mise en œuvre des objectifs de la Convention de Ramsar sur les Zones Humides.

La RDC a mis en place au mois de juillet dernier, une unité de gestion des Tourbières, dont les missions principales sont la coordination de la cartographie des tourbières sur l’étendue du territoire national, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de gestion des tourbières.

Alfred NTUMBA

Brazzaville : Début des travaux de la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières

Brazzaville accueille depuis ce mercredi 21 mars,  la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières. Durant deux jours, le segment technique de cette conférence va s’atteler sur les connaissances techniques, les outils et approches pour la surveillance des tourbières, les facteurs contribuant à leur dégradation, l’inter relation entre l’hydrologie, les forêts et les sols dans les zones couvertes par les tourbières, l’évaluation des stocks de carbone et scenarios futurs résultant du développement industriel et tant d’autres actions susceptibles d’aider à la conservations de ces espaces importants.

Lancement des travaux du segment technique de la 3ème réunion de l’IMT à Brazzaville. (Crédit photo, Raoul Siemeni- RECEIAC)

Pour Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo, les tourbières de la cuvette centrale méritent d’être connues à fond afin de mieux garantir leur gestion. Continuer la lecture de Brazzaville : Début des travaux de la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières

Forêt : 15 ans après, la RDC lance le processus de la levée du moratoire sur ses forêts

« Après avoir parcouru le processus de conversion et d’assainissement, l’autorité a décidé d’amorcer le processus de la levée du moratoire sur les forêts congolaises». C’est le point de vue du gouvernnement de la RDC sur cette question. L’annonce a été faite par le Directeur général en charge des forêts du ministère de l’Environnement, José Ilanga, ce mardi 27 février, à Kinshasa.

« Le ministère de l’Environnement et développement durable a entrepris la démarche de la levée du moratoire parce qu’il est convaincu de connaître la ressource, et en dispose des données », a précisé Monsieur Ilanga. Continuer la lecture de Forêt : 15 ans après, la RDC lance le processus de la levée du moratoire sur ses forêts

Forêt : la réattribution de 650.000 hectares des forêts de la RDC ne viole en rien le moratoire (MEDD)

Face aux accusations portées par l’ONG Internationale, Greenpeace, lesquelles met en cause le Ministère de l’Environnement et développement durable (MEDD), le cabinet du ministre Ambatobe a tenu à clarifier certaines zones d’ombres dans cette affaire. Dans un communiqué émis dans la soirée du mardi 20 janvier 2018, au sujet des accusations de Greenpeace, le MEDD persiste et signe,  » la reattribution des dites concessions ne constitue pas une violation du moratoire sur les forêts de la Rdc ».

Des chercheurs dans les tourbieres à Lukolama (Province de l’Equateur). Crédit Photo infoCongo.

Selon les signataires de ce communiqué, dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie, cette reattribution des concessions forestières évoquées par Greenpeace, n’enerve nullement la loi congolaise, ni, non plus les dispositions des engagements pris par la république vis-à-vis  de tiers. «Après évaluation des activités des concessionnaires, si l’État congolais remarquait une défaillance dans le chef de ces derniers, l’État congolais, est selon la loi, en droit de reprendre les titres et les rétrocéder à d’autres concessionnaires». Peut-on lire dans ce communiqué.

Le communiqué insiste sur le fait que le moratoire sur les forêts congolaises concerne les concessions forestieres non encore exploitées. Par conséquent, celles dont il est question dans le rapport de Greenpeace faisaint déjà l’objet d’une exploitation. Elles ne sont pas de fait frappées par ce moratoire.

S’agissant des tourbières, le ministère de l’Environnement précise que celles-ci ne sont nullement menacées, car les zones les abritant, ne sont pas géographiquement exploitables.

En attendant, le parlement congolais devrait se pencher sur cette question,  lors de la session du mars 2018, comme le suggère le député national, Juvénal Munubo.

 

Alfred NTUMBA

Forêt : Amy Ambatobe viole le moratoire et marche sur les traces de Bienvenu Liyota

Le Ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe a réattribué de concessions forestières, en violation du moratoire sur les forêts de la RDC, aux entreprises chinoises non autrement identifiés. Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 20 février à Kinshasa, Greenpeace Afrique a dénoncé l’acte posé par le Ministre de l’Environnement, et appelle le gouvernement congolais  à révoquer ces nouvelles concessions et à sanctionner toutes les personnes impliquées dans ce coup. 

Ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, lors de la signature du communiqué conjoint entre RDC et Brazzaville, sur la protection des tourbières de la cuvette centrale

Les deux entreprises au cœur du scandale seraient les mêmes qui ont été citées dans le rapport de Greenpeace en 2016. Ce rapport, mettait en cause, le ministre honoraire en charge de l’environnement, Bienvenu Liyota pour leur avoir attribué illégalement les mêmes conséquences concessions pour forestières. Continuer la lecture de Forêt : Amy Ambatobe viole le moratoire et marche sur les traces de Bienvenu Liyota

RDC : levée du moratoire sur les forêts, Amy Ambatobe fait marche arrière  

Le ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe a affirmé jeudi 16 novembre à Bonn, que le moratoire sur l’exploitation forestière ne sera plus levé cette année. Il a fait cette déclaration  en présence des ministres français et norvégiens de l’Environnement et Ecologie.

Le Ministre congolais de l’Environnement Amy Ambatobe lors de travaux de la COP23, Photo Nounou Ngoie/Radio Okapi

Pourquoi ce rétropédalage du ministre congolais de l’Environnement et Développement durable ? La question hante les esprits de plusieurs observateurs avertis, au regard de la détermination inébranlable de celui-ci à lever à tout prix ce moratoire instauré sur les forêts de la RDC depuis 2002 et renforcé en 2005. Ceci au nom de l’élargissement de l’assiette fiscale et l’apport au budget national.

D’aucun s’interroge donc sur ce changement brusque de la dernière minute, qui relève certes du secret de polichinelle, lorsqu’on sait que l’atelier de réflexion sur la levée dudit moratoire était prévue ce jeudi 16 novembre à Kinsantu dans la province du Kongo centrale.

Est-ce la présence du ministre norvégien de l’environnement ou encore celle de son homologue français de l’écologie qui a changé la donne ? Pourquoi le gouvernement congolais avait-il choisi ce moment où les discussions sur le climat sont ouvertes à Bonn, pour amorcer le processus de la levée du moratoire avec l’appui financier de Sylvere, à qui le gouvernement devrait donner en échange 2 millions d’hectares de forêts à exploiter ? Autant de question qui ne trouvent pas des réponses pour l’heure. Toute chose restant égales par ailleurs, l’avenir nous en dira plus.

 

Alfred NTUMBA