Archives par mot-clé : APEM

Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Dans une correspondance adressée à la CAFI (Initiative forestière en Afrique centrale), les Organisations de la société civile de la province de l’Equateur en République démocratique du Congo ont saisi officiellement cette institution qui finance des projets en RDC, sur la situation préoccupante qui prévaut actuellement au pays. Une situation caractérisée par l’impunité et la mauvaise gouvernance des ressources forestières.

Ces organisations pointent du doigt, Maniema Union, une entreprise appartenant à un haut cadre de l’armée congolaise. Cette entreprise d’exploitation industrielle de bois d’œuvre est accusée de semer la terreur dans la province, sous l’œil impuissant du gouvernement congolais.

La dernière en date, est le jugement prononcé par e Tribunal de Grande instance de Mbandaka, qui a acquitté un sujet chinois, arrêté en flagrance délit à Ingende. Continuer la lecture de Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Conservation : l’APEM invite l’ICCN à publier le rapport conjoint sur les viols dans la Salonga

À l’initiative de  l’Ong Action pour la promotion des peuples et Espèces Menacés (APEM), les membres de la  société civile des provinces de Mai-Ndombe, de la Tshuapa, et du Kasaï réunis ont à travers une déclaration, dénoncé les meurtres, viols, coups et blessures graves, extorsion des biens, violation des domiciles, arrestation arbitraires, détentions illégales et paiement des amandes exorbitantes perpétrés par les éco-gardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), sur les communautés locales au tour du Parc national de la Salonga.

« On était ensemble avec l’ICCN et WWF pour vérifier les six cas placés dans notre rapport. A l’issue de cette descente, nous avons constaté que tous les cas ont été confirmés. Maintenant nous sommes sur une voie judiciaire pour que la justice soit faite par rapport à ces violations des droits humains ». A expliqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de cette Ong.

Selon cette déclaration, quelques-uns de ces éco gardes font partie de l’ICCN, d’autres par contre ne profitent que de la situation.

Les représentants des communautés locales de ces régions décrient à travers cette déclaration, l’installation des postes de patrouille et des stations d’éco-garde à l’intérieur des villages. A la cela s’ajoute également la non redistribution des terres aux communautés délocalisée de force à la création du parc de 1970, causant ainsi la précarité criante.

« Nous regrettons que la gestion de ce parc se fasse de manière unilatérale, ne prenant compte ni le bien-être, ni les désidératas des communautés locales et des peuples autochtones vivant dans la zone », peut-on lire sur dans cette communication adressée à l’ICCN, et dont Environews s’est procuré une copie.

Ils fustigent par ailleurs, les restrictions d’accès aux ressources, qui selon eux, se présentent comme un accélérateur de la pauvreté dans ces régions, jouant ainsi en défaveur du développement local.

Outre les restrictions, l’APEM relève également la méconnaissance par les communautés locales, des limites et règles de gestion applicables, ce qui favorise des arrestations arbitraires et abus de la part des éco gardes.

La société civile de ces trois provinces recommande aux gestionnaires du Parc national de la Salonga (ICCN-WWF), de prendre des mesures disciplinaires contre les éco gardes impliqués dans les violations des droits humains et les mettre immédiatement à la disposition de la justice, de publier les résultats de la mission d’enquête sur les violations de droits humains, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de gestion de plainte et de recours indépendants adaptés et accessibles à toutes les communautés riveraines.

Télécharger ici : Déclaration SCE PNS Mai 2019

Nelphie MIE

Forêt : Validation du rapport PIF 2018, APEM relève des irrégularités

Quelques jours après la validation du rapport 2018 du PIF (Programme d’Investissement pour la forêt), les réactions n’ont pas tardé.  L’Ong Actions pour la Promotion et protection des peuples et Espèces Menacés (APEM), est la première à décrier les affirmations contenues dans ce rapport, surtout en ce qui concerne la province de Mai-Ndombe.

Dans une correspondance adressée au PIF, APEM relève qu’il y’a des choses dans ce rapport qui sont vraies et d’autres qui ne le sont pas. « Il s’agit d’une déclaration faite par nos points focaux qui sont dans le Mai-Ndombe et dans d’autres provinces.  Nous avons constaté qu’il y avait d’abord un problème d’information et de sensibilisation. Ce ne sont pas toutes les communautés qui sont informées comme nous présente ce rapport », a expliqué Blaise Mudodosi, Coordonnateur de cette Ong.

A en croire cette correspondance, les diverses missions effectuées sur terrain dans les cadre du PIREDD et de la concession de WWC, « les communautés n’obtiennent pas suffisamment d’information, elles sont représentées de manière sélective dans les Comités locaux de Développement, lors du comité de pilotage sans légitimité communautaire ». Continuer la lecture de Forêt : Validation du rapport PIF 2018, APEM relève des irrégularités