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Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

La République Démocratique du Congo célèbre ce 30 août la journée internationale des peuples autochtones. C’est dans cette optique que  WWF -RDC en collaboration avec le REPALEF et d’autres partenaires ont organisé un atelier d’échanges dans le but de faire le point sur la situation des peuples autochtones, ainsi que celui  de connaitre  leur statut des immigrés dans les zones urbaines et au-delà des frontières. Des objectifs qui cadrent avec le thème  retenu au niveau mondial qu’est la situation actuelle des territoires autochtones, les causes de la migration, les mouvements transfrontaliers et les déplacements des peuples autochtones vivant dans les zone des urbaines et au-delà des frontières internationales.

Le Groupe Bikoki na biso au siège de la DGPA.

Initialement célébrée le 09 août de chaque année, c’est après un décalage de 21 jours que la RDC a célébré cette journée, sous le thème national : Migration mouvements et déplacements des peuples autochtones dans les territoires en conflits. Une thématique qui tombe à point, au regard de la situation sécuritaire dans le pays qui reste préoccupante, obligeant ainsi  les peuples autochtones à fuir leurs milieux de vie en quête d’endroits sûrs.  A cela s’ajoute plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés ces peuples.

Pour Keddy Bosula Mola coordonnateur national du REPALEF, les récentes études consacrées aux peuples autochtones de la RDC révèlent  que la situation de ce peuple est  très critique à l’heure actuelle.  La pauvreté, la discrimination, les conflits armés,  l’expropriation de leurs  terres et le non-respect de droits humains sont parmi les  maux qui  rendent difficile la vie de cette population. Continuer la lecture de Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

Environnement : Loi sur le droit des peuples autochtones en RDC, où en sommes-nous 4 ans après ?

Depuis juillet 2014, les associations de droit de l’Homme, spécifiquement celles qui militent pour la défense de droit des peuples autochtones avaient introduit à l’Assemblée nationale, une proposition de Loi organique sur ces peuples, victimes de la discrimination en République démocratique du Congo. 4 ans après, l’on s’interroge sur la suite réservée à cette proposition de loi, par le parlement congolais, cela malgré les interpellations sur les violations à répétition de droit de cette catégorie de population.

Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP).

L’on se souvient encore du récent assassinat d’un pygmée dans le Parc national de Kahuzi Biega par un écogarde de l’ICCN. Une situation qui a créé de l’indignation dans le chef des observateurs qui suivent de près l’évolution de la situation des peuples autochtones en RDC.

D’aucun se pose la question de savoir pourquoi l’Assemblée nationale qui n’a plus qu’une session en vue, n’accorde pas d’importance à cette proposition de loi mise à sa disposition ?

Pour Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP), cette réticence ne se justifie pas, surtout pour un pays comme la RDC qui a signé la Charte Africaine de droit de l’Homme, et tant d’autres instruments juridiques internationaux.

« Pour nous, cette réticence politique ne se justifie pas. Lors de la dernière session parlementaire qui s’est coturée, nous avions espéré qu’il y’aurai de décisions courageuses dans le sens de l’adoption de cette proposition de loi. Il y’a pas eu de développement positif», s’est-il indigné. « On pense qu’adopter une loi spécifique aux peuples autochtones, va contribuer à créer la division, parce qu’on avait une vision figée de la nation, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ».

Pour cet expert, en lieu et place de perpétrer ces inégalités latentes, la République démocratique du Congo devrait prendre, par contre, à bras le corps cette question, et y apporter des solutions adéquates. Cela pourra favoriser une discrimination positive, et promouvoir le droit de cette minorité.

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En attendant, les organisations de la société civile devront se motiver davantage pour pousser le gouvernement congolais à prendre en considération les réclamations de cette minorité « sans voix » longtemps marginalisée sur leur propre sol. Le défi concerne donc l’engagement du gouvernement de la RDC à garantir et protéger le droit des peuples autochtones sur l’ensemble du territoire national.

Alfred NTUMBA