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Biodiversité : 3,3 millions d’euros pour la conservation, le développement et le désenclavement de Bili-Uélé

Quelques jours après la signature de la convention de subvention, l’AWF (African Wildlife Foundation) vient de lancer son projet de conservation à Bili-Uélé, dans la partie nord de la République démocratique du Congo. Ce projet de 50 mois dont le coût global est de 3,3 millions d’euros, soit 3 millions d’euros de subvention de l’UE et 300 mille euros représentant la contrepartie d’AWF, vise à assurer un avenir durable pour le complexe d’aires protégées de Bili-Uélé, ses populations et sa biodiversité.

Le projet va s’attaquer prioritairement à l’aménagement participatif du territoire et la gouvernance des ressources. Cette activité aidera l’ONG à identifier et planifier les activités économiques à développer avec les communautés locales. « Dès le début, ce sont des communautés qui sont impliquées dans la prise de décision pour leur future. Ce n’est pas à nous de leur dire quoi faire, mais on peut apporter notre expertise pour les aider », a précisé Jeff Dupain, vice-président d’AWF pour la zone Afrique centrale et Afrique de l’Ouest.

A en croire ce cadre de l’AWF, l’activité de planification d’utilisation des terres est une étape importante dans l’implémentation de ce projet car, elle permettra dans la suite, d’implanter de manière  pérenne, les différents micro-projets économiques, écologiques et sociales.

Au regard de besoins sur terrain, et du défi à relever pour la meilleure gouvernance de ce domaine de chasse, la protection des espèces,ainsi que l’amélioration des conditions de vie des communautés locales au tour de ce complexe, AWF compte revoir à la hausse sa contribution financière à ce projet. « Après la visite on s’est rendu compte que le besoin est beaucoup plus consistant. Je rentre à Nairobi pour trouver des partenaires publics et privés pour augmenter notre contribution », a déclaré le Directeur général de cette organisation, Thom Ogilvie-Graham en séjour en RDC.

Le premier contact avec les communautés locales  a  révélé le besoin d’un investissement conséquent dans le domaine de l’agriculture durable, la pêche, mais aussi dans la formalisation des activités minières artisanales, considérées comme l’un des piliers du développement économique de ce contré.

« L’activité minière artisanale c’est une expertise spécifique dont on a besoin. En ce moment même à Kinshasa nous sommes entrains d’échanger avec les experts qui vont nous accompagner dans les réflexions pour trouver des solutions potentielles », a indiqué M.  Dupain, qui pour lui, aucun développement n’est possible sans le désenclavement de cette région. « Toutes ces activités visent à désenclaver cette zone ».

Toutefois, l’ONG ne sous-estime pas non plus les menaces que représente cette zone considérée comme la porte d’entrée des braconniers. Elle entend cependant, développer la coordination avec les autres acteurs importants dans cette région pour faire face à   l’insécurité.

« C’est important de n’est pas sous-estimer le problème et les risques. Sans doute il y’a de risques pour notre staff comme il en est aussi pour les autres acteurs. On essaie de prendre de mesures pour les atténuer », a  précisé  le directeur général  d’AWF.

Quel partenariat pour quel résultat ?

L’ONG African Wildlife Foundation a signé un accord de cogestion avec l’INCCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature). Elle s’est engagée à accompagner cette institution congolaise dans la mise œuvre de la stratégie de conservation communautaire, en vue de promouvoir une conservation qui profite aux communautés riveraines. « Avec l’expertise que l’on a en RDC et ailleurs, nous accompagnons l’ICCN à trouver des solutions durables dans cette stratégie. Comment impliquer les communautés dans une meilleure gestion en faisant aussi le développement durable au tour de l’aire protégée ». A déclaré Jeff Dupain.  L’AWF apporte également son expertise à l’ICCN dans le zonage pour une exploitation durable des ressources.

Présente dans 16 pays d’Afrique avec plus de 40 projets, African Wildlife Foundation recherche à pérenniser le future de la faune sauvage et les terres sauvages en Afrique. Pour ce faire, elle identifie les populations prioritaires de grands mammifères et s’investie dans la conservation de ces espèces.

A Bili-Uélé, l’ONG est beaucoup plus intéressée par la population d’éléphants de foret et la sous-espèce des chimpanzés de l’Est. Rappelons que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme des Écosystèmes des Forêts d’Afrique Centrale (ECOFAC VI), lancé l’an dernier à Douala au Cameroun.

Alfred NTUMBA

ECOFAC VI : AWF va déployer ses activités dans les 3 aires protégées du Cameroun

L’African Wildlife Foundation (AWF) va déployer ses activités de conservation dans les 3 aires protégées de la République du Cameroun, dans le cadre des financements de la 6ème phase du programme des Écosystèmes fragilisés des forêts d’Afrique centrale (ECOFAC VI). Le Coordonnateur pays de cette organisation, Manfred Epanda, l’a fait savoir lors du lancement d’ECOFAC VI volet Cameroun, ce mercredi 25 octobre à Douala.

Prioritairement, les activités d’AWF seront exécutées dans les 2 aires protégées à savoir, la Réserve de Faune du Dja située au Sud-Est du Cameroun et le Parc national de Faro au Nord du pays. En suite les activités seront également déployées dans le Parc national de Campo Ma’an. « Nous avons bénéficié d’un financement de 4 millions d’euros pour le Parc national de Faro, et 2 millions d’euros pour la Réserve de Faune de Dja. Il s’agit d’accompagner le gouvernement dans la gestion de ces aires protégées, notamment pour ce qui est des questions de gouvernance », a déclaré le Coordonnateur pays.

L’AWF va travailler avec les services de conservation du Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun dans le renforcement de la lutte contre le braconnage. L’African Wildlife Foundation, entend mettre à la disposition de ces services, des nouveaux outils et des nouvelles technologies devant permettre de traquer les braconniers et d’assurer les contentieux au niveau de la justice.

Un autre volet de l’intervention d’AWF dans ces aires protégées sera orienté vers les développements des communautés locales. « Il y’a des questions des changements climatiques, nous allons accompagner les communautés locales à développer la résilience face à aux effets néfastes de ces changements. Nous allons travailler à développer un flux de revenus grâce au développement de l’éco-tourisme, pour financer la conservation et le développement des communautés », a précisé Monsieur Epanda.

A en croire, dans la partie septentrionale du Cameroun où se trouve le Parc national de Faro, il se posent des problèmes majeurs, notamment les questions de manque d’eau et de la transhumance.  Pour relever ce défi, l’AWF envisage développer des mécanismes de gestion de l’eau, basés sur des bonnes pratiques. l’organisation va tout de même s’investir dans le développement des actions pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques, afin de pourvoir aux pâturages, élément essentielles pour les populations et les bétails dans cette région.

Des actions de sensibilisation de communautés seront également menées dans ces aires protégées afin d’éviter les conflits récurrents entre l’homme et la faune. « Nous avons fait le plan d’utilisation des terres pour identifier où est-ce que les communautés vont faire leurs cultures, et pâturer leurs animaux. Grâce à ce plan, ensemble avec les communautés, nous pourrons identifier les zones où il ne faut pas aller, pour éviter ces conflits », a-t-il fait savoir. Si tout marche comme planifier, l’AWF pourrait commencer ses activités sur terrain dans les 2 aires protégées, d’ici à décembre 2017.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

N’Djamena : Vers la signature d’un accord entre la CEEAC et l’AWF

L’ONG African Wildife Fondation (AWF), va signer un protocole d’accord avec la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), ce jeudi 27 juillet à N’Djamena, capitale de la République du Tchad. L’annonce a été faite par Charly FACHEUX, Vice Président en charge des projets de conservation de cette organisation.

« AWF a déjà signé des accords avec l’Union africaine, la COMESA et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Cette signature avec la CEEAC est le prolongement de ce que nous faisons au niveau de l’Afrique. Le Président de notre organisation arrive à N’Djamena ce soir pour la signature », a-t-il informé. « Nous sommes la voix de l’Afrique, et le problème avec des pays africains et de leurs regroupements, sont aussi les problèmes de AWF ».

Selon Monsieur FACHEUX, ce projet va porter sur cinq points, à savoir, le renforcement des capacités, la collaboration dans la recherche des financements et des projets communs, la contribution d’AWF dans la lutte contre le braconnage au niveau de la sous-région, la contribution dans les efforts de la lutte homme-faune et l’écotourisme. « Nous pensons que nous aurons un impact beaucoup plus grand en travaillant avec la CEEAC. L’ancrage de cette institution sous régionale va nous aider à accéder aux politiques et financements de pays membres. C’est vraiment un partenariat gagnant-gagnant ». A-t-il précisé.

L’AWF entend aider les pays de la CEEAC à développer l’écotourisme, ceci, malgré la situation sécuritaire assez délicate dans plusieurs pays d’Afrique centrale. « Les actions que nous comptons mettre en place peuvent survivre même avec ce problème d’insécurité ».
Les efforts dans la lutte homme-faune

Pour l’AWF, les conflits « homme –faune », précèdent souvent les conflits « homme-homme », d’où l’importance de les prévenir. Par exemple pour palier au conflit « homme-éléphant », la fondation promeut le développement des champs des piments dans les zones à conflits. « Nous avons aidé les communautés à mettre en place des champs de piments, qui en même produisent de revenus et sécurisent les champs de maïs et de maniocs, en repoussant les éléphants loin de ceux-ci. Ce qui aide à réduire ce conflit homme-phone», a fait savoir le Vice Président d’AWF.

La prise en compte de la transhumance dans les zones sahéliennes, peut également permettre d’éviter de conflits entre les communautés. Au tant les animaux ont leur corridor, autant les bétails doivent avoir le leur aussi. « Nous avons une approche qui permet d’anticiper les conflits homme-homme en réglant les conflits homme-faune », a-t-il précisé.

Installée dans 23 pays d’Afrique, l’AWF reste l’une des OGN panafricaine composée majoritairement des ressortissants africains. La fondation travaille pour l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. « Nous avons pu amélioré le niveau de vie des communautés dans certains pays où nous menons des activités. Les communautés sont passées de moins de 1 dollars par jour à près de 3 dollars le jour, en mettant en place des activité sociaux économique qui peuvent habiter avec l’environnement », a informé Charly FACHEUX.

Il a par ailleurs conseillé la mise en place des micros zonages, dans les zones tampons, car, précise-t-il, les populations ont plusieurs activités, et celles-ci peuvent être compétitives. Une allocation de terres peut éviter ces genres de conflits. Mais le plus important c’est de n’est pas imposer ce système au communauté, mais plutôt coopérer avec elles à travers leurs leaders, pour avoir l’adhésion et anticiper les conflits.

 
Alfred NTUMBA, avec Jérôme NGUEFACK à N’Djamena

Appui à la gestion des aires protégées, l’AWF se félicite de son investissement en RDC

Reconnu à travers le monde pour son implication dans la conservation, African Fondation Wildlife (AWF) appuie la RDC dans ses efforts de conservation depuis quelques années. Ces interventions techniques et financières ont été engagée pour aider l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à relever le défi de la gestion de certaines aires protégées, notamment dans le paysage Maringa Lopori Wamba, l’un de grands espaces qui héberge les éléphants de forêt et les bonobos. Continuer la lecture de Appui à la gestion des aires protégées, l’AWF se félicite de son investissement en RDC