Archives par mot-clé : Bassin du Congo

Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Une délégation du Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)  séjourne depuis mardi 15 octobre  à Rome, où le pape François a convoqué un synode sur l’Amazonie.  Ces quatre évêques du REBAC à savoir Monseigneur Louis Portella, Evêque de Kinkala en République du Congo (Congo Brazzaville), Monseigneur Abraham Kome, Evêque de Bafang au Cameroun, Monseigneur Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira en République Démocratique du Congo et Monseigneur Richard Appora, Evêque de Bambari en République centrafricaine  sont dans la capitale Italienne , pour  faire passer le message des forêts  du bassin du Congo qui sont en proie à la déforestation, la pollution, le braconnage, la pauvreté, la spoliation des ressources engendrant ou entretenant des conflits.

Ouvert depuis le 6 octobre dernier par le souverain pontife,  l’enjeu du Synode sur l’Amazonie s’articule autour de trois grands moments , le regard et l’écoute de la voix de l’Amazonie qui a pour finalité de présenter la réalité du territoire et de ses populations  ; l’Écologie intégrale partant de la clameur de la terre et des pauvres, pour aborder la problématique écologique et pastorale et L’Église prophétique en Amazonie, relevant les défis et espérances, les questions ecclésiologiques et pastorales.

Le REBAC  profite de cette assemblée ecclésiastique  pour faire entendre aussi la voix des forêts du bassin du Congo qui sont asphyxiées par les activités de l’homme. Selon cette délégation qui a rejoint  deux pères synodaux de l’Afrique, le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et Monseigneur Marcel Madila, Archevêque de Kananga (en RDC), Président de l’ACEAC (Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, réunissant le Burundi, le Rwanda et la RDC),  veut présenter l’importance de ces forêts  dans la lutte contre les changements climatiques et la réponse à plusieurs défis dont fait face notre planète.

« Le Bassin du Congo est le deuxième poumon vert de la planète (Laudato si’, n° 38). Par sa forêt, son hydrographie, ses tourbières, ses minerais utiles pour les technologies de base en matière de transition énergétique, le Bassin du Congo offre sa solidarité à l’humanité entière », peut-on lire dans un communiqué émis par ce réseau. Continuer la lecture de Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Prenant la parole pour la première fois au sommet de l’ONU sur le climat qui s’est  ouvert lundi 23 septembre à New-York, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi s’est montré déterminé et engagé à promouvoir la protection  des forêts du bassin du Congo, considérées à ce jour comme une réponse efficace à la lutte contre les changements climatiques . Séquestrant plus de 30% des émissions des gaz à effet de serre émis dans la planète, les forêts du bassin du  Congo se positionnent à ce jour comme une alternative non négligeable dans cette bataille  contre les changements climatiques qui menacent notre civilisation.

Attendu depuis la confirmation de sa participation à ce sommet,  le premier discours de Félix Tshisekedi au sommet de l’ONU pour le climat n’a pas laissé indifférents les défenseurs de l’environnement.

D’entrée de jeu, le cinquième président de a RDC a   tenu à rappeler sur     les solutions efficaces, durables et peu coûteuses qu’offre la nature, une façon pour lui d’inviter ses paires à multiplier des efforts dans la préservation de la planète, avant de signifier  que  les Forêts du Bassin du Congo  constituent à cet égard une part importante de la réponse au défis climatiques qui menacent notre belle planète. Une part qui selon lui  semble moins valorisée. Continuer la lecture de Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Fonds bleu : Un premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Brazzaville

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo se réuniront à Brazzaville, capitale de la République du Congo, le 25 avril prochain pour faire le bilan des activités de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et permettre aux Chefs d’Etat d’endosser des outils nécessaires pour accélérer leur opérationnalisation en lien avec les attentes des Etats, du secteur privé, des populations et des partenaires techniques et financiers.

Lancement des travaux du segment technique de la 3ème réunion de l’IMT à Brazzaville. (Crédit photo, Raoul Siemeni- RECEIAC)

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement vise en termes claires, la collecte des ressources destinées à financer des programmes et projets dans les domaines de l’économie bleue, l’économie verte et la lutte contre les changements climatiques y compris celle contre la pauvreté. Continuer la lecture de Fonds bleu : Un premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Brazzaville

Bassin du Congo : le WWF formule des recommandations pour limiter l’impact de l’exploitation minière sur la biodiversité

Le Bureau régional du WWF pour l’Afrique centrale a rendu public le 01 novembre 2017 les résultats d’une étude menée sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité dans le Bassin du Congo. Axée sur quatre pays de la sous-région, cette étude analyse la situation actuelle et formule des recommandations sur le secteur minier dans les forêts du Bassin du Congo afin d’éviter que le développement du secteur minier ne mette en péril les habitats forestiers, la biodiversité et les écosystèmes. Ce qui affectera négativement les communautés qui dépendent largement des ressources forestières.

Installation de Banro Mining en Républiqiue déùoctratique du Congo/ Photo- Janvier Barahiga .

Le Cameroun, le Gabon, le Congo et la République démocratique du Congo étaient au cœur de cette étude commissionnée par le WWF pour établir les liens entre l’exploitation minière et la biodiversité dans le Bassin du Congo.  Bien que l’exploitation minière contribue de manière significative au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs dont notamment l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourraient conduire à un développement non durable, assorti de confits liés à l’utilisation des terres, à des impacts environnementaux néfastes, à une perte de la biodiversité, aux changements des paysages et à des avantages inappropriés pour les communautés locales, informe ce rapport.

C’est ainsi qu’il fournit des données précises et des outils aux parties prenantes et décideurs qui ont besoin d’informations appropriées sur les zones minières et forestières dans le Bassin du Congo. Ce rapport fournit des propositions concrètes pour limiter les risques de l’exploitation minière sur la biodiversité. « Cette étude est un outil important pour tous les acteurs présents dans le domaine de l’environnement dans le Bassin du Congo. Le WWF invite donc à analyser ses conclusions et à le rejoindre dans la promotion de la conservation des services rendus de la biodiversité et des écosystèmes dans le Bassin du Congo », a déclaré Marc LANGUY, Directeur du WWF pour l’Afrique centrale.

Pour rappel, les différentes thématiques (huile de palme durable, lutte contre le braconnage, gestion des zones protégées, gouvernance et responsabilités des marchés, etc.) sur lesquelles le WWF travaille dans le Bassin du Congo représentent une opportunité pour construire des modèles innovants avec les différentes parties prenantes. Ce qui persuade cette organisation non gouvernementale internationale dédiée à la protection de l’environnement et fortement impliquée en faveur du développement durable, qu’une partie importante des services environnementaux de la zone forestière pourrait être maintenue si les outils de guidage appropriés étaient fournis aux décideurs.
Thierry-Pau l KALONJI

Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales 

La découverte des tourbières au village Lokolama dans la province de l’Equateur vient renforcer l’urgence de mettre en place un modèle de développement pour les communautés locales afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et leurs bien-être tout en protégeant les écosystèmes. Le sujet a fait l’objet d’un atelier de réflexion entre les décideurs et les communautés locales, ce 31 octobre, sur le navire Esperanza à Matadi.

Les tourbières forestières sont un héritage culturel pour les peuples autochtones vivant dans cette contrée. La découverte celles-ci à Lokolama représente une richesse énorme pour ces populations et une garantie de survie.

« Lorsqu’on découvre une richesse dans un milieu de vie des peuples autochtones, on doit d’abord capitaliser les bénéfices de celle-ci en tenant également compte des impacts socio-environnementaux et économiques. Nous pensons avoir droit de bénéficier de cette richesse parce que nous sommes partie prenante », a déclaré Valentin Engobo, porte-parole des peuples autochtones du village de Lokolama.

Pour le professeur Simon Lewis, les habitats naturels dans les tourbières récemment découverts sont moins explorés et moins connus dans l’expérience scientifique. Il a par ailleurs affirmé que ces tourbières d’une superficie de 140.000 mètres carré étendues entre les deux Congo dont le deux tiers se trouve en RDC, ne sont jusque-là menacées par les activités des Communautés locales. Cependant, la grande menace de ces tourbières reste l’industrie du bois. Sur les 57 concessions forestières représentant environ 5 millions d’hectares des forêts, 29 sont illégaux. Ces hectares chevauchent sur 650 milles mètre approximative des forêts marécageuses des tourbes qui renferment en elles le bois dur.

Enjeux et opportunités 

En effet, l’importance des tourbières ne se limite non seulement à la lutte contre les changements climatiques mais elles jouent un rôle de stockage de CO2 et contribue énormément à la stabilité des forêts.

Selon les scientifiques, les tourbières vont permettre de retracer le rôle des forêts du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial et celle des forêts congolaises à contenir les changements climatiques. Outre sa capacité de lutter contre les émissions de CO2, les tourbières renferme une biodiversité non encore découverte. D’où l’intérêt de poursuivre ces études dans ces habitats particuliers pour comprendre les liens entre les tourbières et la biodiversité.

Pour pérenniser ces résultats, un consensus a été trouvé par les parties prenantes avec quelques propositions, notamment l’opérationnalisation du cadre de gouvernance des tourbières en RDC, et l’élaborer d’un plan de renforcement des capacités.

Il s’avère aussi important d’envisager une mission des consultance des communautés locales vivant dans les zones des tourbières, mener des études prospectives [enquête socio-économique, cartographie participative], en partenariat avec le ministère de l’Environnement, et la sensibilisation des communautés sur la bonne pratique de gestion et protection des tourbières.

Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement congolais à prendre des mesures drastiques en vue de s’assurer de la protection totale des forêts du Bassin du Congo.

 

Jennifer LABARRE

 

Biodiversité : 66% des éléphants sont en voie de disparition en Afrique Centrale

Les populations d’éléphants de forêt ont connu une baisse d’environ 66% en huit ans sur une superficie de près de 6 millions d’hectares, selon les inventaires fauniques réalisé par le Fonds mondial pour la nature dans 4 pays de la sous région, le Gabon, la République Centrafricaine, le Cameroun et le Congo. Cette révélation a été faite dans un rapport rendu public le 25 octobre dernier à Douala, au Cameroun.

Un éléphant au parc national de Loango/ crédit photo wwf

En effet, ces études réalisées entre 2008 et 2016 grâce à la collaboration des ministères en charge de la faune dans les différents pays, sur le biomonitoring en Afrique Centrale, ont révélé un nombre estimé d’éléphants de forêt à environ 9500 individus alors que la population de grands singes est estimée à 59 000 individus sevrés dans la zone couverte par l’inventaire. Cependant, le braconnage pour l’ivoire est la principale cause du déclin drastique des populations d’éléphants dans la région. Cela a poussé les éléphants à chercher refuge dans des aires protégées considérées comme des zones plus sûres.

« Bien que nous félicitons les dirigeants des quatre pays du bassin du Congo pour les progrès réalisés dans la réduction des impacts des activités humaines dans les aires protégées, avec une pression de 50% moins élevée dans les parcs nationaux et autres aires protégées qu’à l’extérieur, Nous craignons que si le braconnage persiste et que les couloirs de migration des éléphants ne sont pas sécurisés, on risque d’assister à une décimation des populations restantes « , a déclaré Paul N’GORAN, coordinateur du biomonitoring de WWF en Afrique Centrale.

Les chiffres sont particulièrement alarmants dans le segment Cameroun du paysage Tri-national Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM) où le nombre d’éléphants a diminué de plus de 70% en moins de 10 ans.

« Malgré ces données choquantes, nous croyons que les tendances peuvent être inversées en partie si les décideurs et les communautés locales utilisent ces données scientifiquement établies comme guide pour l’élaboration de politiques de gestion de la faune, de plans de surveillance et de stratégies pour lutter contre la criminalité faunique » a estimé Paul N’GORAN.

Il a par la suite, lancé un appel  aux autres bailleurs pour accompagner les efforts des gouvernements et les initiatives des ONG dans la protection de la faune sauvage.

« Il y a un besoin crucial pour la communauté internationale de soutenir de telles actions prises par les gouvernements et les ONG de conservation », a-t-il ajouté.

Ainsi, le WWF exhorte les dirigeants de ces quatre pays à renforcer de toute urgence la législation visant à lutter contre le braconnage. Ainsi, les autorités de ces quatre pays doivent également fédérer leurs efforts et intensifier la surveillance et les mesures d’application de la loi, à l’intérieur et autour des aires protégées transfrontalières, et ce, en étroite collaboration avec les communautés locales afin de combattre les opérations complexes des réseaux de criminalité faunique dans le bassin du Congo.

Jennifer LABARRE

Forêt : Greenpeace Afrique sensibilise les étudiants sur la préservation des forêts du Bassin du Congo  

Greenpeace Afrique a sensibilisé les jeunes étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), sur l’importance de la préservation des forêts du Bassin du Congo. Réunis à l’Amphithéâtre Léon de Saint Moulin, plusieurs dizaines de jeunes qui ont répondu à l’invitation ce samedi 21 octobre 2017, ont été éclairés sur l’importance de la forêt, et sur l’apport de jeunes à la préservation de celles-ci.

Selon le chargé de campagne et solution à Greenpeace, Crispin Assimbo, la gestion durable des ressources forestières doit donc devenir une priorité de développement cela devrait passer par l’implication des jeunes, car il est urgent, dit-il, de prendre en considération les points de vue des uns et des autre dans la prise de décision relatives au recour et à l’utilisation de ces ressources. « Les questions de protection de l’environnement est très capitale. Le monde aujourd’hui est entrain de connaître à petit feux, une transformation et des modifications à grande échelle, dues aux effets néfastes des changements climatiques. Lorsque nous reconnaissons que nos forêts constituent pratiquement le poumon vert pour régulier le climat mondial, cela vaut la peine aujourd’hui que nous puissions sensibiliser les jeunes sur le bien-fondé de la préservation pour que nos forêts soient sauvegardées », a-t-il souligné.

La journée de sensibilisation des jeunes a permis d’éveiller leur conscience collective et susciter leur adhésion massive au groupe des volontaires de Greenpeace engagés dans la protection des ressources forestières des forêts du Bassin du Congo. « Le groupe des volontaires de Greenpeace est constitué des jeunes universitaires, des écoliers, des jeunes travailleurs, bref, toutes les couches de la jeunesse. Tous, ensemble, nous nous motivons et motivons les autres à adhérer à ce mouvement afin de protéger nos ressources forestières », a précisé Jessica Nzadi, jeune volontaire de Greenpeace.

L’activité de Greenpeace a été aussi une occasion pour les organisateurs, d’annoncer l’arrivée très prochaine à Boma et Matadi, du MV Esperanza, le plus gros navire de la flotte de Greenpeace. Le MV Esperanza, accostera à Matadi, du 26 octobre 2017 au 3 novembre 2017, en vue de sensibiliser la population congolaise surtout celle du Kongo Centrale, les membres du gouvernement provinciale, les acteurs de la société civile et les communautés locales, sur les menaces qui pèsent sur les forêts congolaises et solliciter leur implication dans la préservation des forêts.

 

Fanny MENGA

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Brazzaville : Le RECEIAC s’inscrit dans la dynamique de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique centrale (RECEIAC) a promis son soutien sans faille à l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et le Fonds bleu. La déclaration a été faite par le vice-Président de ce plus grand réseau d’Afrique centrale, Gildas Parfait Diamoneka, dans une interview accordé à ENVIRONEWS RDC, lors de la clôture des travaux du segment des experts, ce mercredi 04 octobre à Brazzaville.

Les journalistes membres du RECEIAC, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville

Au regard du rôle à jouer par les journalistes et communicateurs de la sous-région, dans la vulgarisation des différents outils qui doivent accompagner la démarche entreprise par les Etats pour opérationnaliser la CCBC et le Fonds bleu, le RECEIAC ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à cette cause noble. « Le RECEIAC qui est connu pour son travail de sensibilisation et visibilité des actions de la CEEAC [Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale], ne peut en aucun cas rester en marge de la dynamique engagée par les Etats, telle que prévoit le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo. Nous avons donc pour ambition de rendre visibles, les actions qui seront menées dans le cadre des projets et programmes s’inscrivant dans la CCBC », a-t-il précisé.

Pour le vice – président du RECEIAC, les travaux de Brazzaville ont été une belle opportunité qui a permis aux journalistes membres du réseau, de mieux cerner et comprendre les enjeux et problématique soulevés par les experts, afin de mieux les traduire en thématiques exploitables dans leurs medias, pour en faciliter la compréhension et favoriser leur appropriation par les communautés de chaque pays.

Avec  l’approche intégrateur de la Commission Climat du Bassin du Congo, le Réseau des communicateurs pour l’Environnement et l’information en Afrique centrale, entend élargir ses actions vers les Etats de l’Afrique de l’Est. En créant une synergie au tour des questions de l’économie de la conservation. « Avant, le Rwanda ne faisait pas partie du Réseau, aujourd’hui nous avons identifié et impliqué un journaliste rwandais. L’enjeu pour nous est d’élargir davantage ce réseau à tous les journalistes de la grande sous-région », a souligné Gildas- Parfait Diamonika.

A en croire le journaliste rwandais, Mpirwa Elisée, sa prise de contact avec le RECEIAC, augure un avenir meilleur et un échange d’expérience personnelle, surtout pour son pays qui pratique déjà l’économie de la conservation. « C’est une occasion pour moi de partager des expériences d’autres grands pays d’Afrique centrale, échanger avec les journalistes sur ce qu’ils font au quotidien et apporter aussi ma contribution en terme d’expertise », a-t-il fait savoir.

Notons par ailleurs que le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo réserve une place de choix à la communication et la promotion du Fonds Bleu. Des actions urgentes seront menées dans un avenir proche, a précisé la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville, Arlette Soudan-Naunolt.

 

Alfred NTUMBA