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Énergie : la RDC se dote d’une carte de la biomasse forestière

Dans un communiqué de presse rendu public le 18 mai 2017, le Fonds mondial pour la nature WWF, a annoncé la disponibilité de la nouvelle carte nationale de la biomasse forestière de la République Démocratique du Congo.

Cette carte rendue possible grâce au projet Carbon Map and Model (CM&M) du WWF, est la première par télédétection LiDAR aéroporté qui dispose des précisions et données nécessaires à la capitalisation du stock de carbone.

La carte nationale de la biomasse forestière réalisée par le WWF

La RDC est devenue le premier pays africain à avoir une carte nationale de biomasse aussi précise et basée sur la méthode d’échantillonnage aléatoire systématique dérivée de l’approche LiDAR.

Selon Bruno Perodeau, directeur de la conservation au WWF- RDC, cette carte permet d’avoir une compréhension du stock de carbone forestier à travers le pays.  » Cette carte nationale de la biomasse forestière est une avancée importante pour la RDC. Elle vient renforcer les connaissances sur le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde et le rôle qu’il joue par rapport au changement climatique. La réalisation concertée de cette carte constitue une étape remarquable en termes de méthode nouvellement mise en œuvre et de précision qui en résulte. Les résultats de ce projet permettent d’espérer bientôt des systèmes scientifiquement robuste pour le paiement à la performance des pays et leurs populations engagées dans le mécanisme REDD+ », a-t-il précisé dans ce communiqué.

Son importance

La réalisation de cette carte nationale de la biomasse forestière vient ainsi préciser pour chaque hectare de forêt, les quantités de carbone stockées et par le fait même appuyer les efforts nationaux de surveillance de la couverture forestière tout en facilitant les évaluations des émissions annuelles de carbone provenant de la déforestation nécessaire au paiement éventuelle de la REDD+.

Ce programme contribuera à la fois aux efforts contre les changements climatique, la réduction de la pauvreté et le développement durable. La carte nationale de la biomasse forestière pourra être utilisée comme une base de références pour d’autres activités de conservation, et développement de projets ainsi que pour l’aménagement du territoire dont la réforme a été lancée récemment.

Elle va soutenir la démarche REDD + initiée par le gouvernement de la RDC depuis 2009 tout en facilitant la poursuite des travaux d’investissement au niveau juridictionnel par son appui à la stratégie nationale REDD +.

L’approche LiDAR

LiDAR est une méthode développée par Dr. Sassan Saatchi de UCLA, avec une approche d’échantillonnage de données laser aériennes nommée Light Detection and Ranging qui signifie  » Détection et localisation par la lumière « .  Dans la production de cette  à carte, LiDAR a été choisie pour sa précision dans l’estimation de la structure de la forêt au-dessus du sol, ainsi que sur le coût et l’efficacité du temps à couvrir des zones vastes et inaccessibles du Congo.

Le système LiDAR reste actuellement un outil de télédétection qui utilise la lumière sous forme d’un laser fonctionnant comme un radar. Il détermine la structure de la forêt et de sa canopée avec une précision inégalée.

 

Jennifer LABARRE

Rwanda : la première centrale à biomasse voit le jour à Gishoma

Près d’une année après la mise en marche de sa première centrale à gaz méthane du Lac Kivu, le Rwanda vient d’inogurer cette fois-ci la centrale thermique à biomasse de Gishoma pour renforcer sa capacité électrique.

Avec une puissance installée d’une capacité de 15 MW. L’infrastructure, dont le coût de mise en place s’est élevé à 39,2 millions $, fournira éminemment de l’énergie au réseau électrique deja existant au Rwanda. Dans le même temps, une seconde centrale à biomasse de 80 MW est en construction à Gisagara. Le coût de celui-ci est évalué à 350 millions $, elle sera achevée d’ici 2019.

Selon l’Agence Ecofin, l’entrée en service de ces deux infrastructures de production électrique augmentera de moitié la capacité électrique du pays qui s’élève actuellement à 190 MW.

Le projet de production de l’électricité à base de déchet vise notamment la revalorisation de ces derniers tout en assainissant le pays.  La centrale de Gishoma entre dans le cadre de la politique énergétique du gouvernement qui ambitionne de faire passer son taux d’électrification des 25% actuels à 70% d’ici à 2018. Pour y parvenir, il lui faudra également porter sa puissance électrique à 563 MW.

Réputé meilleur élève en matière de gouvernance en Afrique, le Rwanda à actionné son plan de développement intégral pour une émergence à l’horizon 2020.

Pri’nce Alfred NTUMBA