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Forêt : Plus d’exploitation illégale du bois rouge dans le haut Katanga 

Plus de nouvelles coupes, moins encore l’exploitation illégale du bois d’œuvre dans la province du haut Katanga.  Cette confirmation est de la CNCEIB (Coalition Nationale contre l’Exploitation Illégale du Bois). Elle a fait déclaration dans une note de position commune présenté au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa, ce mercredi 18 septembre.Cette note de position commune permettra de mobiliser l’opinion nationale et internationale sur la coupe illégale de bois d’œuvre et les conséquences néfastes de ces incendies forestières en Amazonie et en Afrique centrale.

Pour ces organisations de la société civile, partenaires du fonds mondial pour la nature (WWF), c’est depuis 2017 qu’il ya eu la suspension de l’exploitation forestière du bois, en général et particulièrement le bois rouge dans la province du haut Katanga.

Une commission avait été mise en place par le MEDD (Ministère de l’Environnent et Développement durable) avec comme mission d’encadrer et traiter cas par cas, les demandes d’acquisition et formalités d’évacuation des bois rouges abandonnés, saisis et autres coupés avant l’interdiction des activités forestières dans cette partie de la RDC.

«  Actuellement, la mesure d’interdiction d’exploitation est respectée à la loupe, la commission travaille normalement vu qu’elle est composée de plusieurs cabinet et structures du pays. L’exploitant qui est en ordre avec la législation disposant des grumes coupées avant la période d’interdiction, introduit une demande d’exportation pour être analysée par la commission », a fait savoir Maitre Simon Diambilayi, rapporteur au collège d’orientation de la CNCEIB. Continuer la lecture de Forêt : Plus d’exploitation illégale du bois rouge dans le haut Katanga 

Forêts : le gouvernement lève la suspension sur l’exploitation forestière dans l’ex-Katanga

Le gouvernement de la république démocratique du Congo vient de lever la mesure suspendant les activités d’exploitation forestière dans l’ex-Katanga, a annoncé un communiqué émis par le ministère de l’environnement et développement durable.


Prise le 03 mai 2017 par le gouvernement de la RDC via son ministère de l’environnement et développement durable, la décision de suspendre l’exploitation dans cette partie du pays, avait pour antécédent, l’intensification des activités forestières dans cette partie du pays,  caractérisées par l’exploitation illégale et le commerce illicite de cératines espèces comme le bois rouge Padouk (Pterocarpus tinctorus).

Dans ce communiqué signé le 21 août 2017, le ministre de l’environnement Amy AMBATOBE, déclare qu’une enquête menée par son ministère, sous l’impulsion du Premier ministre a permis d’identifier les failles et de prendre des dispositions correctives à même de prévenir et d’anticiper des pratiques jadis décriées.

C’est à l’issue de cette enquête qui a duré 4 mois que le ministre a décidé de levée cette suspension.

Pour rendre effective cette mesure, une délégation des experts du ministère de l’environnement et du développement durable, séjourne sur place dans le Haut-Katanga, pour procéder officiellement à ladite levée et annoncer les mesures spécifiques à l’exploitation, et la commercialisation du bois rouge, dont l’obtention d’un certificat spécial tenant lieu de permis des délivré par le Ministre National ayant en charge l’environnement et le développement durable.

Il appelle donc les acteurs impliqués dans ces activité au strict respect de la loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier, ainsi que des mesures d’application. Cet aspect de choses sera vérifié pour la libération des bois saisis et entreposés, poursuit Amy AMBATOBE.

Le Ministre en appel à l’administration forestière, et autres services du ministère de l’environnement chargés du contrôle et vérification interne, de veiller au respect des lois et règlements en vigueur en RDC pour garantir une exploitation durable de cette ressource.
Thierry-Paul KALONJI

FORET : 500 camions transportant du bois rouge en provenance de la RDC bloqués en Zambie

Une délégation du ministère congolais de l’Environnement s’est rendue vendredi en Zambie pour tenter de résoudre l’affaire relative à l’interception sur le territoire zambien de près de 500 camions transportant du bois rouge congolais.

Depuis Lubumbashi, la capitale cuprifère congolaise, Mgr Fulgence Muteba applaudit des deux mains la décision des autorités zambiennes d’intercepter 500 camions chargés de bois rouge en provenance de la RDC. C’est une « prise de conscience au niveau de la région », soutient-il, ce vendredi 7 avril, à Jeune Afrique.

« Si la RDC ne parvient pas à remplir son devoir de protéger l’environnement, les autres pays de la région ont la responsabilité de décourager cette exploitation anarchique du bois rouge congolais », poursuit l’évêque du diocèse de Kilwa-Kasenga, dans l’ex-province du Katanga. C’est dans sa circonscription ecclésiastique en effet que prospère depuis plusieurs mois l’exploitation illégale du bois rouge.

Moïse Katumbi, ex-gouverneur de cette province, tirait déjà la sonnette d’alarme il y a trois semaines. À l’en croire, « plus de 100 hectares de forêts sont coupés chaque jour sur la route entre Kasenga et Pweto. Et plusieurs camions sont mobilisés pour transporter du bois rouge vers l’extérieur du pays ».

Ces convois passent par la Zambie, puis le bois rejoint l’Asie, selon des sources sécuritaires locales.

Kinshasa appelé à la rescousse

Des exploitants concernés par ce blocus de leurs « marchandises » à Lusaka appellent Kinshasa à la rescousse. « Nous avons dépêché aujourd’hui même [7 avril] le vice-ministre de l’Environnement et une équipe d’experts congolais pour aller s’enquérir de la situation », fait savoir Athys Kabongo, ministre congolais de l’Environnement et du Développement durable.

« S’ils sont en règle avec la législation congolaise en la matière, ils doivent être autorisés par la Zambie à reprendre leurs camions, 499, 500 ou 1 000 soient-ils ! » tempête ce dernier. « La RDC est un pays forestier : il y a donc des espèces [du bois rouge] exploitables et celles qui sont protégées. On ne doit pas faire croire qu’il y aurait une interdiction formelle d’exploiter du bois dans notre pays », ajoute-t-il.

Peu importe pour le ministre si l’exploitation de ce bois se poursuit même dans le parc national de Kundelungu. « Dès lors qu’on respecte la méthode spécifique mise en place par la stratégie nationale d’exploitation de nos forêts pour ne pas dévaster le pays. C’est que nous appelons le Redd [un processus de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière, ndrl] », théorise Athys Kabongo. Traduction : il y donc aurait une « politique nationale de reboisement dans les concessions forestières du pays ».

« Depuis le départ de Katumbi… »

« Faux », rétorque de son côté Mgr Fulgence Muteba, très impliqué localement dans la lutte contre l’exploitation illégale du bois rouge dans le Haut-Katanga. « En 2013, nous avions alerté Moïse Katumbi, alors gouverneur de province. Ce dernier avait instruit des forces de sécurité pour remettre de l’ordre. Des exploitants illégaux avaient alors été arrêtés », raconte le membre du clergé.

Cette exploitation à forte intensité du bois rouge ne profite guère aux communautés locales, selon Mgr Muteba.

Et de déplorer : « Depuis son départ, on assiste à la destruction méchante du patrimoine forestier de la région : des officiers de l’armée, des étrangers − Tanzaniens, Maliens mais surtout des Chinois venus pour construire des routes − s’adonnent, souvent sans titres, à ce trafic sans se préoccuper du reboisement. »

Mgr Muteba regrette que cette « exploitation à forte intensité du bois ne profite guère aux communautés locales ». Et invite enfin les autorités congolaises à respecter les lois du pays et leurs engagements internationaux, notamment ceux souscrits à Paris lors du COP21.

 

Par jeuneafrique