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Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Le secteur de l’environnement, spécifiquement celui des forêts de la République démocratique du Congo reste l’un de plus mal gérés que connait le pays, depuis plusieurs années. Avec sa contribution presque nulle au budget de l’Etat, le secteur des forêts a été caractérisé par de multiples violations du moratoire instauré sur les forêts depuis 2002. Mais surtout par une vaste campagne des pots de vin, des détournement de deniers publics, bref, le Ministère de l’environnement a été une vache à lait pour plusieurs de ses locataires. 

A l’heure de la refondation de la RDC, et au regard des engagements pris du haut de la tribune de l’ONU, par le chef de l’Etat, Félix Tshsekedi, nous avons voulu retracer la gestion de quelques personnes ayant géré ce ministre. Notre réflexion va se focaliser sur la gestion de trois anciens ministres les plus controversés qui ont marqué leur passage à la tête de ce Ministère.

Amy Ambatobe (2016-2019)

Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre congolais de l’Environnement et Developement durable

Arrivé à la tête du ministère de l’Environnement et développement durable en novembre 2016, Amy Ambatobe Nyongolo reste l’un de plus controversés des locataires de ce ministère. Son passage à la tête de cette institution  a laissé de marques indélébiles d’une gestion calamiteuse d’un secteur aussi stratégique que les forêts de la RDC.

Pour amadouer la société civile environnementale qui suit de prêt la gestion des forêts de la RDC, le ministre Ambatobe a procédé d’abord par annuler les arrêtés pris par son prédécesseur. Une manière de mieux calmer les ardeurs et étudier le terrain. Continuer la lecture de Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Forêt : accusé de violation du moratoire, BOPOLO qualifie le rapport de Greenpeace truffé d’impartialité

Deux semaines après le rapport de Greepeace sur la violation du moratoire relatif aux titres de concessions forestières en République Démocratique du Congo, c’est ce jeudi 16 février que l’ancien ministre de l’environnement Robert BOPOLO auteur de ladite violation, selon ce rapport , est sorti de son silence pour dissiper les brouillards épais autour de lui.

Robert Bokopo Bongeza, ancien Ministre congolais en charge de l’environnement.

C’est devant un panneau avec l’effigie du président de la République avec des messages laudatifs pour son autorité que l’accusé a érigé sa tribune pour s’exprimer devant les chevaliers de la plume qu’il avait réuni autour d’un point de presse. Visiblement consterné par ce rapport lui accablant qu’il a jugé sans fondement, et ayant pour but de nuire à sa personne et à celle du Chef de l’Etat ( ndlr qu’il a toujours qualifié de champion de la biodiversité et de la conservation des forêts), l’ancien locataire du ministère de l’environnement a commencé par accuser Greenpeace d’amateurisme en ignorant une règle d’or en matière d’élaboration d’un rapport d’audit.

Selon lui, un rapport qui a l’ambition d’être objectif et honoré son auteur doit avant tout être communiqué à l’audité pour qu’il s’en défende et qu’il apporte la lumière nécessaire pour le triomphe de la vérité. Malheureusement Greenpeace a passé outre cette règle d’or, ce qui attribue à son rapport un caractère purement subjectif.

« Ce moratoire avait pour but de sécuriser les titres de concessions forestières jusqu’à l’élaboration finale du plan de zonage destiné à attribuer l’usage spécifique de chaque air. Et non l’interdiction d’attribution de nouvelles concessions forestières tel que le clame haut et fort Greenpeace », a précisé Robert BOPOLO.

Par cette précision, il est clair que la lecture du terme moratoire semble dégager des connotations différentes entre les deux parties. Pour l’ancien ministre, il s’agissait de la sécurité et non d’appauvrir les congolais en les empêchant d’avoir de l’argent venant de leurs forêts. Situation qui vise à faire passer le Chef de l’Etat pour un mauvais père de famille, a martelé l’accusé.

Après avoir égrené ses réactions face à ce rapport qu’il a qualifié d’impartial destiné à nuire à sa crédibilité ainsi que celle des hautes autorités du pays, le ministre honoraire a souligné que Greenpeace devrait être traduit en justice pour dédommagement.

Pour rappel, le 1er février 2016, Greenpeace avait publié un rapport accusant le ministre honoraire de l’environnement Robert BOPOLO d’avoir violé le moratoire sur les contrats de concessions forestières en attribuant des titres forestiers à la société Groupe les bâtisseurs du Congo et à Monsieur LOKINDA LITALEMA, Conseiller principal du Chef de l’Etat chargé de l’Agriculture et développement rural.
Thierry-Paul KALONJI