Archives par mot-clé : braconnage

Zimbabwe: 7 chinois accusés de braconnage de rhinocéros vont enfin être jugés

Sept ressortissants chinois accusés de blanchiment d’argent et possédant plus de 20 kg de cornes de rhinocéros d’une valeur totale de près d’un million de dollars vont enfin pouvoir se défendre après la date du procès fixée par le procureur le 18 février.

Zeng Dengui (35 ans), Peicon Jang (35 ans), Liu Cheng (23 ans), Yu Xian (25 ans), Yong Zhu (25 ans), Chen Zhiangfu (30 ans) et Qui Jinchang (29 ans) ont été arrêtés le 23 décembre possession de plusieurs morceaux de cornes de rhinocéros pesant 20,98 kg.

Les trophées, d’une valeur de 938 700 dollars, ont été retrouvés dans une maison où les sept louaient.

Ils étaient accusés d’avoir enfreint la loi sur les parcs et la vie sauvage, qui érige en infraction pénale «le fait de détenir, de posséder, de vendre ou de disposer de tout animal vivant, de la viande ou du trophée spécialement protégé de celui-ci». Continuer la lecture de Zimbabwe: 7 chinois accusés de braconnage de rhinocéros vont enfin être jugés

Conservation : arrestation du célèbre braconnier du Parc National de la Salonga

Le célèbre braconnier du Parc national de la Salonga, a été arrêté aux alentours de Monkoto, dans le village de Bongale 1 situé au cœur même de ce parc. Nzembe Ifemo alias Teddy, récidiviste et longtemps recherché pour braconnage dans le PNS (Parc National de la Salonga), est tombé dans les mains des éléments de la Police nationale depuis le 03 août dernier. Indique une communication dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie.

Muni d’un fusil à calibre 12, le présumé braconnier a été arrêté au moment où il s’apprêtait à traverser en pirogue, la rivière Momboyo. Il est actuellement sous mandat d’arrêt provisoire, et son dossier est en instruction au Parquet de Grande Instance de Boende.

Monsieur Nzembe est poursuivi pour détention d’une espèce intégralement protégée. Il est également soupçonné d’être l’auteur physique du meurtre d’un homme à Monkoto. Sa victime avait été trouvé morte après l’avoir dénoncé pour braconnage, indique cette communication.   Continuer la lecture de Conservation : arrestation du célèbre braconnier du Parc National de la Salonga

Biodiversité : 66% des éléphants sont en voie de disparition en Afrique Centrale

Les populations d’éléphants de forêt ont connu une baisse d’environ 66% en huit ans sur une superficie de près de 6 millions d’hectares, selon les inventaires fauniques réalisé par le Fonds mondial pour la nature dans 4 pays de la sous région, le Gabon, la République Centrafricaine, le Cameroun et le Congo. Cette révélation a été faite dans un rapport rendu public le 25 octobre dernier à Douala, au Cameroun.

Un éléphant au parc national de Loango/ crédit photo wwf

En effet, ces études réalisées entre 2008 et 2016 grâce à la collaboration des ministères en charge de la faune dans les différents pays, sur le biomonitoring en Afrique Centrale, ont révélé un nombre estimé d’éléphants de forêt à environ 9500 individus alors que la population de grands singes est estimée à 59 000 individus sevrés dans la zone couverte par l’inventaire. Cependant, le braconnage pour l’ivoire est la principale cause du déclin drastique des populations d’éléphants dans la région. Cela a poussé les éléphants à chercher refuge dans des aires protégées considérées comme des zones plus sûres.

« Bien que nous félicitons les dirigeants des quatre pays du bassin du Congo pour les progrès réalisés dans la réduction des impacts des activités humaines dans les aires protégées, avec une pression de 50% moins élevée dans les parcs nationaux et autres aires protégées qu’à l’extérieur, Nous craignons que si le braconnage persiste et que les couloirs de migration des éléphants ne sont pas sécurisés, on risque d’assister à une décimation des populations restantes « , a déclaré Paul N’GORAN, coordinateur du biomonitoring de WWF en Afrique Centrale.

Les chiffres sont particulièrement alarmants dans le segment Cameroun du paysage Tri-national Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM) où le nombre d’éléphants a diminué de plus de 70% en moins de 10 ans.

« Malgré ces données choquantes, nous croyons que les tendances peuvent être inversées en partie si les décideurs et les communautés locales utilisent ces données scientifiquement établies comme guide pour l’élaboration de politiques de gestion de la faune, de plans de surveillance et de stratégies pour lutter contre la criminalité faunique » a estimé Paul N’GORAN.

Il a par la suite, lancé un appel  aux autres bailleurs pour accompagner les efforts des gouvernements et les initiatives des ONG dans la protection de la faune sauvage.

« Il y a un besoin crucial pour la communauté internationale de soutenir de telles actions prises par les gouvernements et les ONG de conservation », a-t-il ajouté.

Ainsi, le WWF exhorte les dirigeants de ces quatre pays à renforcer de toute urgence la législation visant à lutter contre le braconnage. Ainsi, les autorités de ces quatre pays doivent également fédérer leurs efforts et intensifier la surveillance et les mesures d’application de la loi, à l’intérieur et autour des aires protégées transfrontalières, et ce, en étroite collaboration avec les communautés locales afin de combattre les opérations complexes des réseaux de criminalité faunique dans le bassin du Congo.

Jennifer LABARRE

Conservation : Aucun gorille n’a été abattu à l’Est de la RDC

Après un après-midi ébroué par une folle rumeur publiée notamment sur le site web www.legrandcongo.com, relayée sur la toile ce dimanche 01 octobre, et selon laquelle, la RDC aurait perdu l’un de ses vieux gorilles du nom de « Roi Kabambe » à l’Est du pays, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a tenu à informer la population congolaise que le pays n’a enregistré aucune perte de ses gorilles ces derniers mois.

L’ICCN souligne que le plus vieux gorille de la RDC s’appelle « Mushabuka » et non Kabambe cité dans ce site d’informations et les réseaux sociaux. Selon cette institution, les images qui ont circulé sur la toile datent d’il y’a plus de dix ans lors de massacre des gorilles par les groupes rebelles dans les parcs de Kahuzi-Biega et Virunga.

L’ICCN condamne ce manque de professionnalisme constaté dans le chef de certains medias en ligne. Il estime que cette fausse information vise à décourager les touristes qui  visitent ou veulent visiter les gorilles de la RDC. Il a par ailleurs promis de publier incessamment, un communiqué à ce sujet.
Jennifer LABARRE

Conservation : un braconnier des rhinocéros écope de 20 ans de prison en Afrique du Sud

La justice Sud-Africaine a confirmé sa détermination à protéger les rhinocéros qui sont menacés d’extinction, en condamnant à 20 ans de prison un braconnier pour trafic illégal des cornes des rhinocéros. Un message fort envoyé aux autres braconniers dans ce pays qui dénombre une grande quantité de rhinocéros.


C’est une peine lourde, qu’a écopé Mopoyisa Mahlauli ce braconnier d’origine Mozambicaine, arrêté le 17 mars 2016 dans le parc national de Kruger, situé dans le nord-Est de l’Afrique du sud et frontalier du Mozambique. Ce jour-là, ce sont d’abord des coups de feu qui avaient alerté des rangers en patrouille, avant qu’ils découvrent le cadavre d’un rhinocéros blanc dont les cornes avaient été sciées.
Ils se sont ensuite mis à suivre les traces du braconnier qu’ils ont fini par retrouver. L’homme a été arrêté avec un fusil, des minutions, une scie et des cornes de rhinocéros récemment coupées. Son associé avait réussi à s’échapper.

C’est ce lundi 11 septembre que la justice a rendu son verdict. Le suspect de 30 ans, a été reconnu coupable de chasse illégal et possession illégale d’arme.
Pour rappel, la nation arc-en-ciel abrite quelque 20.000 rhinocéros, soit 80% de la population mondiale. Ces dernières années, le braconnage de ces espèces a atteint des records. Plus de 7.100 pachydermes ont été tués au cours de décennie écoulée.

Ces animaux sont braconnés à cause de leurs cornes, auxquelles plusieurs croyances et légendes attribuent plusieurs vertus.
Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : Le pangolin est l’animal le plus braconné  au monde

Méconnu du grand public, le pangolin reste  en tête de la liste des animaux les plus chassés par les braconniers dans le monde, devant les éléphants et les rhinocéros comme l’ignorent  beaucoup de personnes.

Vivant en Asie du Sud-Est et en Afrique, cet insectivore est convoité pour ses écailles, sa chair, ses os et organes.

Malgré son statut d’espèce protégée  acquis depuis septembre 2016  à Johannesburg, en Afrique du Sud lors  de la réunion  de la CITES, le  cauchemar  de ce petit animal  est loin de se terminer.

Outre son goût et ses écailles qui contiennent de la Kératine, des nombreuses légendes en Asie du Sud-Est attribuent au pangolin des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques.

La vulnérabilité de cette espèce est tributaire aux caractéristiques lui imparties  par la nature. Solitaire et mesurant entre 30 et 80 centimètres, le pangolin se roule en boule lorsqu’il se sent en danger. Ceci le rend ainsi une proie facile pour les braconniers qui n’ont plus qu’à le mettre dans leurs sacs.

Les douanes des certains pays asiatiques, d’Amérique et même de France saisissent chaque mois des centaines de kilo de peaux, d’écailles et de viande de pangolin.

Planant déjà sous l’ombre de l’extinction, la disparition de cet animal qui rend quelques services  environnementaux engendrerait  la prolifération des fourmis et des termites dans les régions où il évolue.

La communauté internationale s’active donc à multiplier des actions pour sauver cet animal qui est en passe de disparaître. L’ONG WildAid a associé pour cette cause le célèbre acteur Chinois Jackie Chan.

Ce dernier est apparu dans une vidéo dans laquelle il enseigne le Kung-fu à un trio de pangolins. Selon les responsables de cette ONG, Jackie Chan dispose d’un vaste public en Asie, il est certain que cette campagne aura un impact positif.

Dans cette vidéo, on peut entendre l’acteur Chinois proclamer «  le massacre s’arrête quand on arrête d’acheter »

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : un nouveau système d’intelligence artificielle anti-braconnage

Après la situation alarmante de la survie des éléphants et des rhinocéros en Afrique, la fondation Lindbergh s’associe à la société Neurala pour lutter contre le braconnage se ces deux espèces emblématiques du continent en mettant en place le programme Air Shepherd, un système qui associe drones et intelligence artificielle pour sauver la vie de ces populations animales.

Actif depuis plusieurs années déjà, le programme Air Shepherd, consiste à veiller sur des zones à risques, là où les braconniers ont l’habitude d’agir, en particulier la nuit grâce à des caméras à infrarouge. Jusqu’à maintenant, les drones, qui pouvaient voler cinq heures d’affilée maximum, se contentaient de déclencher un enregistrement vidéo à chaque détection d’une forme vivante.

Ces images étaient alors transmises à des opérateurs au sol chargés de les analyser. Si une forme humaine était repérée, l’information était transmise aux gardes chargés d’intercepter les suspects. Mais il se posait un souci sur le personnel pour surveiller des milliers d’heures d’images filmées par des drones.

Désormais, les protecteurs des animaux seront assistés par le logiciel d’intelligence artificielle de Neurala Brain. Celui-ci consiste à identifier éléphants et rhinocéros. Il pourra repérer des formes non répertoriées, en temps réel, dans les téraoctets de vidéos fournis par les drones. L’alerte pourra alors être envoyée immédiatement aux rangers, avant même que les intrus aient pu atteindre les animaux.

Selon le PDG de Neurala, Max Versace, ce nouvel outil de lutte anti braconnage parviendra à sauver la vie de milliers d’animaux tout en permettant l’arrestation de nombreux braconniers. « Cette nouvelle collaboration est un très bon exemple, et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour le braconnage est important pour une bonne cause », a-t-il précisé.

Depuis dix ans, un éléphant est tué par des braconniers toutes les 15 minutes et deux rhinocéros meurent tous les jours. Si rien n’est fait, à ce rythme, ces deux espèces animales pourraient disparaître sur le continent africain dans les dix ans avenirs.

Jennifer LABARRE
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Conservation : Un éco-garde tombe sous la balle de braconniers dans le Parc national de la Garamba

Un éco-garde a été tué dans la nuit du 3 mai dans le Parc national de la Garamba situé dans la partie Nord-Est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews-RDC, le vaillant gardien est tombé en plein exercice de sa profession, sous une balle de braconniers qu’il poursuivait ensemble avec les autres paramilitaires​ de cette vielle aire protégée du pays.
Si aucune déclaration officielle n’a été encore faite par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), organe de gestion de ce parc cependant, sur sa page Facebook, l’institution étatique rend hommage à ce vaillant garde de parc.
 
 Le Secrétaire exécutif du Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), Omer Ntungu, a rendu un hommage à ce garde de parc. Dans un message publié sur le site web de cette institution sous-régionale, l’on peut lire ce message :
 » TIM EST TOMBÉ »

TIM était Ecogarde, un vrai Ranger au parc national de la Garamba en République Démocratique du Congo.

TIM est tombé ce 3 mai 2017, alors qu’il poursuivait des braconniers dans le secteur de Burusi, frappé de plein fouet par une balle.

TIM est tombé, victime de sa passion, de son devoir et de sa détermination. Et son dernier soupir soulève une vague d’indignation dans notre profession, nous qui chaque matin nous levons pour combattre ces criminels fauniques.

TIM est tombé en RDC. Mais il est aussi tombé au Cameroun, au Congo, au Gabon, en RCA, en Guinée Equatoriale, au TCHAD, à Sao Tomé.

TIM est tombé partout où nos Ecogarde, chaque seconde, protègent nos précieuses ressources au péril de leur précieuse vie.

TIM est tombé et à fait tomber chacun de nous. Mais alors, en mourant, il a démultiplié notre rage, notre obstination, notre détermination à en finir avec ces trafficants bassement humains pour qui la valeur d’une vie se dévalue face au bénéfice d’une défense d’éléphant. Des énergumènes qui n’ont plus d’humain que le corps qui transporte leur immoralité.

TIM ton combat n’est pas vain. Il ne le sera jamais. Nul part il n’est écrit qu’à la fin de la journée, le Mal l’emporte. Non. Ce combat est juste, ton sacrifice l’est dix fois plus.

TIM, je ne suis pas toi. Je ne le serai jamais. Je suis moi. Et ce combat, le tien, me reste chevillé au corps, plus que jamais. Comme toi, je consacre chaque jour ma vie à préserver nos trésors naturels. Comme toi je tomberai un jour. C’est la loi de la nature. D’autres continueront. C’est la loi de notre profession.

TIM tu es parti. Ne te retourne pas. Sache juste que Derrière toi personne ne lâchera. Malgré la douleur et la déchirure.

TIM bonne route.

Notons que chaque année l’ICCN enregistre plusieurs cas de perte en vies humaines de son personnel d’appoint qui paient de leurs vies pour protéger la méga biodiversité de la République démocratique du Congo.

Malgré leur engagement à protéger les aires protégées et la biodiversité qu’elles regorgent, jusqu’au sacrifice suprême, ces paramilitaires vivent dans une précarité indescriptible.

Alfred NTUMBA

 

Biodiversité : Evaluation de l’approche de lutte anti braconnage et la criminalité faunique en RDC.

Deux ans après la mise en place de l’approche « Braconnage zéro », L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui du Fonds mondial pour la nature (WWF), a organisé le mardi 18 avril, un atelier d’échange et de réflexion pour renforcer le développement de partenariats et des financements pour la lutte contre le braconnage et la criminalité faunique en RDC.
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Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a lancé ce vendredi 09 février, le premier volet des ressources révolutionnaires pour améliorer les conditions et la formation sur terrain des éco-gardes. « De nouvelles directives dans la formation des éco-gardes sur terrain pourraient sauver la vie de ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le braconnage », est le premier guide de ce type et une ressource qui pourrait sauver la vie des personnes et de la faune peut – on lire dans le communiqué publié par WWF. Continuer la lecture de Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain