Archives par mot-clé : Brazzaville

Climat : Une grande réunion du Fonds Vert Climat se tiendra cette année à Brazzaville

Le Fonds Vert pour Climat tiendra sa grande réunion sur le sol africain. Brazzaville a été choisie par cette institution fiduciaire des Nations unies pour abriter les travaux. L’annonce a été faite par le directeur exécutif du FVC, Yannick Glemarec, lors de sa visite officielle au Congo, ce lundi 03 février.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

En sa qualité du président de la Commission Climat du Bassin du Congo, le président de la République du Congo, Dénis Sassou Ngweso a échangé avec Yannick Glemarec sur la vision de cette commission et l’urgence de protéger la forêt du bassin du Congo qui constituent l’un des pôles de la survie de l’humanité.

« La forêt du bassin du Congo est l’un de grands poumons de la terre. Nous allons organiser cette année, un atelier de dialogue sectoriel à Brazzaville, qui va réunir tous les pays de la sous-région pour identifier des projets prioritaires qui pourront être soumis au Fonds vert pour le Climat », a déclaré Monsieur Glemarec.

Par ailleurs, le directeur exécutif du Fonds vert pour le Climat s’est félicité de l’existence du Fonds bleu, mécanisme mis en place par la commission Climat du Bassin du Congo, pour soutenir le développement des communautés dont la survie dépend de l’eau et de la forêt.

« La beauté des fonds est que les fonds peuvent se grouper pour financer les activités conjointes. On pourrait parfaitement imaginer que le Fonds Vert, le Fonds Bleu, et d’autres fonds joignent leurs forces pour préserver les tourbières de la forêt du Congo », a-t-il précisé.

Notons par ailleurs que le Fonds vert pour le Climat a été créé en 2010. Il est un mécanisme financier des Nations unies rattaché à la Convention cadre des nations unies sur le changement climatique pour financer les projets de lutte contre les effets néfastes de changements climatiques par l’adaptation et la résilience.

Alfred NTUMBA

Tourbières : Greenpeace Afrique et la société civile préviennent contre l’exploitation industrielle

« Pas d’exploitation pétrolière, ni exploitation industrielle du bois dans les tourbières de la Cuvette centrale ». C’est l’essentielle du message envoyé en direction de la République démocratique du Congo et la République du Congo par Greenpeace Afrique et quelques organisations de la société civile environnementale à travers une déclaration commune faite à Kinshasa, ce mardi   décembre, ces organisations invitent les pays qui se partagent les tourbières de la cuvette centrale à arrêter toute tentative d’explorer et ou d’exploiter dans ces zones d’importance planétaire.

«L’intégrité du complexe de tourbières du bassin du Congo, l’écosystème environnant et les droits des communautés locales et peuples autochtones doivent être garantis », a souligné Irène Wabiwa, responsable de Campagnes Forêt à Greenpeace Afrique. «Nous demandons que les gouvernements de deux Congo, les bailleurs de fonds, les multinationaux, et les investisseurs qui se préoccupent des questions environnementales ne puissent accélérer ni autoriser l’exploitation industrielle du bois d’œuvre, l’agriculture, et le pétrole dans les tourbières. Il est plus qu’important qu’elles soient gardées intactes, car son explosion mettrait à risque l’humanité toute entière », 

Greenpeace Afrique et les organisations de la société civile environnementale invite les donateurs internationaux a fixer l’annulation des concessions et des blocs pétroliers qui chevauchent la zone des tourbières comme condition préalable à un soutien financier supplémentaire ou validation de tout programme que leur financement pourrait financer.

Avec sa capacité énorme de séquestration du Carbonne, les forêts du Bassin du Congo représentent un élément essentiel de la stabilité du climat mondiale. Environ 75% des tourbières contenues dans cette forêts sont actuellement menacées  par des blocs pétroliers dans ces deux pays. Et les concessions forestières industrielles quant à elles,  y occupent environ 18% de la superficie totale de ces tourbières. Continuer la lecture de Tourbières : Greenpeace Afrique et la société civile préviennent contre l’exploitation industrielle

Pollution : Les sacs et sachets « ville propre », une mascarade à Brazzaville 

Dans un rapport publié récemment, La clinique juridique de l’Institut Cerveau Vert  (l’ICV-2063), alerte le gouvernement et les citoyens de la République du Congo sur le danger que représente l’importation, la commercialisation et l’utilisation  de nouveaux sacs ou sachets communément appelés « ville propre », ou « Congo propre ». cette Ong de la défense de l’environnement dénonce la mascarade qui se cache derrière ces sacs plastiques  et assimilés utilisés comme emballage dans la vente d’aliments, en remplacement des sacs et sachets plastiques dites interdits. L’ICV-2063 révèle qu’il est reproché à ces sacs et sachets d’être issus des ressources fossiles comme en est le cas des emballages plastiques.

Cette ong considère que le principe de précaution doit être appliqué dès lors que les risques sur la santé et l’environnement ne peuvent plus être écartés. Selon ce rapport, La dimension, les composants, l’épaisseur de ce nouveau sac ne sont pas connus du public. Il a été impossible de connaître avec précision les types de substances utilisées dans les processus industriels de leur fabrication de ces sacs sont importés.

« Jusqu’à preuve du contraire, les expériences et observations réalisées hors laboratoire ont renforcé notre conviction sur le fait que ces nouveaux sacs sont fabriqués à partir de combustibles fossiles », peut-on lire sur le rapport. Continuer la lecture de Pollution : Les sacs et sachets « ville propre », une mascarade à Brazzaville 

Bassin du Congo : Début à Brazzaville des travaux de la 9ème réunion de concertation des CNC

Les responsables des CNC (coordination nationale de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale-COMIFAC) se sont donnés rendez-vous depuis ce mardi 04 juin à Brazzaville, capitale congolaise, pour évaluer les avancées enregistrées au cours de ces dernières années dans la mise en œuvre du Plan de Convergence sous régionale de la COMIFAC. Lors de cette 9ème réunion de concertation des CNC, Il sera question entre autre, de passer en revue la lettre de mission des coordinations nationales COMIFAC sur la base des agendas nationaux et internationaux dans le domaine de forêts et environnement.  

Les responsables des coordinations nationales COMIFAC en réunion d’évaluation à Brazzavile (Congo).© Raoul Siemeni/RECEIAC.

Pour le Directeur du programme GIZ appui à la COMIFAC, Martial Nkolo, les coordinations nationales doivent jouer un rôle important dans la mobilisation des ressources et la production des données. « Celles-ci devraient davantage être perçues comme la référence au niveau national dans la production des données COMIFAC et la mobilisation des contributions égalitaires des Etats qui sont instables, et peine à couvrir 50% des charges de fonctionnement de la COMIIFAC ». A-t-il déclaré. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Début à Brazzaville des travaux de la 9ème réunion de concertation des CNC

Brazzaville : Le gouvernement réagit aux accusations de Greenpeace contre la campagne de greenwashing

Réagissant aux accusations portée contre lui par l’ONG Greenpeace, au sujet de la campagne de greenwashing actuellement menée par la République du Congo en dévoilant sa mise aux enchères de trois blocs pétroliers au cœur des tourbières récemment découvertes, le gouvernement congolais par l’entremise de la ministre du tourisme et de l’Environnement, a tenu à fixer l’opinion sur le sens de la décision relative à l’attribution desdits blocs.

Des chercheurs dans les tourbieres à Lukolama (Province de l’Equateur). Crédit Photo infoCongo.

« Le gouvernement congolais est parfaitement conscient de l’importance de la préservation des tourbières et de leur impact sur l’équilibre climatique mondial, ainsi que sur la nécessité de protéger la biodiversité. Il agit et continuera d’agir », peut-on lire dans ce communiqué.

Les permis d’exploitation attribués ou à attribuer par appel d’offre dans la zone de tourbières de la cuvette centrale stipulent tous que la loi congolaise sur la protection de l’environnement (et ses textes d’application), s’appliquent en ce qui les concerne.

« Conformément à la loi, une étude d’impact environnemental transparente et publique sera donc réalisée préalablement au démarrage de toute activité, ses conclusions détermineront si ladite sera ou non autorisée », renchérit ce communiqué signé par la Ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault. Continuer la lecture de Brazzaville : Le gouvernement réagit aux accusations de Greenpeace contre la campagne de greenwashing

Brazzaville : Début de la 11ème édition du Forum sur la gouvernance forestière

Près de deux cents participants venus du Congo, de l’Afrique centrale et d’autres pays du monde prennent part à la 11ème édition du forum de la gouvernance forestière qui a ouvert ses portes ce mardi 30 octobre, à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

Au cours de ces travaux qui réunissent les délégués des gouvernements, de  la société civile, les bailleurs de fonds, et  les scientifiques, les questions relatives à l’accélération de la mise en œuvre des processus liés aux accords de partenariat volontaire APV-Flegt, au mécanisme de la réduction des émissions de CO2 dues à la dégradation et à la déforestation (REDD), à l’utilisation des terres vont donc alimenter pendant deux jour, les discussions. Continuer la lecture de Brazzaville : Début de la 11ème édition du Forum sur la gouvernance forestière

Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Le 11ème Forum sur la gouvernance forestière (FGF) se tiendra  du 30 au 31 octobre prochain à Brazzaville, capitale congolaise. C’est la première édition, qui sera organisée dans le cadre du projet CV4C financé par l’Union européenne.

Ce forum régional qui sera organisé en collaboration avec le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo( PFBC), aura comme différents thèmes: le processus législatifs en matière forestière dans le Bassin du Congo, le REDD+ zéro déforestation , l’Agrobusiness, les synergies entre FLEGT, REDD+ et la gouvernance de l’utilisation des terres. Continuer la lecture de Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Fonds bleu : La RDC n’est pas concernée par le protocole d’accord du Sommet de Brazzaville

C’est la triste note qui a marqué la fin de la partition à Brazzaville. José Makila Sumanda, Vice premier ministre et représentant personnel du président Joseph Kabila au premier Sommet des Chef s d’Etats et de gouvernements sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le Climat, n’est pas allé par quatre chemins pour manifester son indignation face à certaines déclarations faites par les Chefs d’Etats, ce dimanche 29 avril 2017, lors de ce sommet.

« Nous avons constaté qu’il y’a eu des discours qui ne nous ont pas plus. On [la Commission Climat du Bassin du Congo] ne saura rien faire si la RDC n’y du sien dedans. J’ai compris ce que je pouvais comprendre. Pour l’instant, je vais rendre compte à qui de droit, au président de la République qui m’a délégué à prendre part à cette réunion, et la RDC prendra toutes ses dispositions », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Fonds bleu : La RDC n’est pas concernée par le protocole d’accord du Sommet de Brazzaville

Fonds bleu : le décors est planté pour le début du Sommet des chefs d’Etats

Quand Brazzaville change de la verte à la bleu, rien n’est fait au hazard. Tout a son sens car la capitale congolaise accueille ce dimanche 29 avril, le premier Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

Toute pétillante, Brazza la verte vibre à  un rythme totalement inhabituel. Les rues et ruelles sont quadrillés de parts et d’autres par des paneaux géants et banderoles à éffigies des invités de marque qui ont effectué le deplacement de la capitale congolaise, parmi lesquel, Mohammed VI, roi du Maroc, l’invité spécial de ces assises.

Selon certaines indiscretions, le Roi n’est pas venu mains bredouilles, mais il a plutôt apporté dans sa gibecière, une cagnotte de plusieurs millions de dollars pour soutenir la Commision.

Du centre de conférence de Kintélé à l’extrême nord de la capitale, à Potopoto, l’un des quartiers chauds de la ville, les ouvriers mettent le bouché double. Tout doit être prêt. L’éclairage public, l’assainissement, le désengorgement des grandes artères, bref chacun à son niveau s’emploi sans pour la réussite de cet événement. Tout est fait avec munitie et maestria, car il faut vendre l’image d’une ville qui renaît de ses cendres après des souvenirs douloureux.

Plusieurs chefs d’États et de gouvernements ont été annoncé à ce sommet. Le rwandais Paul Kagame, l’équato guinéen Théodoro Obiang Nguema, Ali Bongo du Gabon, Alpha Condé (Guinné), Mahamadou Issoufou (Niger), Macky Sall (Sénégal), Faustin Archange Touadera (Centrafrique), Evaristo Carvalho (Sao Tomé-et-Principe), et Joao Lourenço (Angola).

Les assises doivent demarrer à 13 heures, heure locale. Et de grandes déclarations sont attendues, confirment des sources proches de l’organisation.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA.

Fonds bleu : Atterrissage en douceur du segment ministériel de la CCBC

Après près de 48 heures d’intenses discussions, les délégués des Etats au segment ministériel de la Commission Climat du bassin du Congo (CCBC), ont fini par trouver un consensus au tours des questions qui les divisaient pour l’opérationnaliser ladite commission et  le Fonds bleu pour le Climat son outil financier. Le communiqué final assorti des recommandations, et la motion de soutien aux Chefs d’Etats qui doivent se réunir ce dimanche a été publiée tard la nuit.   

« Les ministres n’ont pas voulu laisser une zone d’ombre dans cette affaire. Les discussions ne concernaient pas les experts, mais plutôt les ministres eux-mêmes », nous a confié un membre du secrétariat.

Reconnaissant tout de même que les discussions à huis clos étaient houleuses, Arlette Soudan Nonault, ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement, a exhorté ses homologues à continuer le plaidoyer auprès de leurs Etats pour l’accélération de cette opérationnalisation.

« Tous les efforts consentis jusqu’à ce jour, ne trouverons leur aboutissement qu’avec la mise en œuvre effective du premier programme. Le plus grand travail reste à faire notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources nécessaires, condition sans laquelle tous les efforts fournis jusqu’ici seront vains  », a-t-elle insisté.

Si dans le fond, la primeur a été réservée aux Chefs d’Etats qui doivent annoncer des grandes décisions pour entériner les résolutions du segment ministériel, cependant, une feuille de route 2018-2019 pour l’opérationnalisation du Fonds bleu et de la Commission a été adoptée à l’unanimité par les délégués des pays membres de la Commission.

Une satisfaction partagée

Au sortir de ces assises, l’on pouvait bien lire sur les visages la satisfaction des uns et des autres. La RDC se félicite du fait que sa voix soit entendue. « Il est prématuré de dire que nos préoccupations sont rencontrées parce que la commission et le fond sont en train de naître.  En ce qui concerne la République démocratique du Congo, je crois que notre voix a été entendue par consensus, et tout ce que nous avons émis comme desiderata a été pris en compte », a affirmé le chef de la délégation, Amy Ambatobe ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Pays géographiquement stratégique dans le bassin du Congo, l’Angola ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution dans la réussite des projets communs qui seront initié dans le cadre de la commission, a fait savoir la Ministre angolaise de l’Environnement, Paula Francisco.

Notons par ailleurs qu’au cours de cette réunion de haut niveau, quelques documents ont été validé notamment l’Agenda du sommet, le projet de déclaration des Chefs d’Etats, en vue de préparer le dossier devant servi r de base de leurs discussion à huis clos.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA