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Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Energies rénouvelables : bientôt une conférence internationale à Bruxelles

L’Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer (ARSOM) à Bruxelles, organise une conférence internationale « Sustainable Energy for Africa » le 23, 24 et 25 octobre 2017 à Bruxelles.

L’accès à l’énergie étant un prérequis pour la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable et joue un rôle prépondérant dans le développement économique, cette rencontre sera consacrée à l’énergie, un des besoins essentiels de l’humanité.

L’objectif de la conférence est de rassembler au sein d’un forum multidisciplinaire des décideurs, tant issu du monde politique que de l’industrie, des ingénieurs, des économistes et des experts dans le domaine des sciences sociales et de l’éducation, et des leaders d’opinion, afin d’attirer l’attention de tous sur les opportunités et les défis qui se présentent à l’Afrique dans le domaine de l’énergie durable.

Près de 70 contributions sont programmées, sous forme de présentations orales et de posters. Les trois thèmes autour desquels s’articuleront les exposés sont

–          L’énergie est cruciale pour la réalisation des objectifs de développement durable (Sustainable Development Goals)

–          Production et distribution d’énergie : vers des systèmes robustes, équitables et socialement acceptables

–          Recherche, innovation et éducation pour appuyer des politiques énergétiques durables

 

Informations pratiques

 

La conférence se tiendra du 23 au 25 octobre 2017 au Palais des Académies à Bruxelles.

Un synopsis détaillé peut être retrouvé sur:http://www.kaowarsom.be/documents/Sustainable_energy_announcement.pdf

Le programme, les informations pratiques et le formulaire d’inscription sont disponibles sur:http://www.kaowarsom.be/en/Sustainable_Energy_for_Africa

 

UE : l’avenir du marché carbone se décide à Bruxelles

Les gouvernements européens vont discuter énergie et gaz à effet de serre.
Les négociations seront serrées sur les droits à émettre du CO2 .

Une partie de la politique énergétique de l’Union européenne se décide, lundi et mardi, à Bruxelles. Réunis en conseil, les ministres de l’Energie ou de l’Environnement des vingt-huit pays se retrouvent autour de deux grands sujets. D’une part, un premier débat d’orientation va se tenir autour des propositions de la Commission concernant la politique énergétique de l’Union. L’occasion pour les Etats membres d’abattre leurs premières cartes. Puis, mardi, c’est le marché du carbone qui sera évoqué. Avec la possibilité, si les divergences sont dépassées, d’arriver à un accord entre Etats ouvrant la voie à une ultime négociation avec le Parlement européen.

Lundi, le débat portera sur la stratégie à mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif que s’est fixé l’Union européenne : réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 – par rapport au niveau de 1990. Les discussions tourneront autour de l’organisation du marché pour que les énergies renouvelables y aient toute leur place. Cela nécessite des mécanismes de fixation des prix assez prévisibles pour attirer les investissements.

La réflexion porte également sur le caractère intermittent de l’éolien et du solaire qui implique de développer les interconnexions et de faire plus de place aux producteurs locaux. Pour la France, l’un des enjeux de la discussion portera sur le mode opératoire de l’Union européenne : avec d’autres, Paris se méfie de l’ingérence potentielle de la Commission. Forte de son industrie nucléaire, Paris juge nécessaire que les Etats membres gardent la main sur leur stratégie pour concourir à l’objectif global d’une réduction des gaz à effet de serre.

Pour les uns, augmenter le prix des droits à polluer…

Mais c’est mardi qu’aura lieu la véritable négociation : l’avenir du marché du carbone baptisé « ETS » (Emissions Trading Scheme). La discussion s’annonce très politique, opposant trois groupes de pays, dont les objectifs sont distincts sans être frontalement opposés.

Pour un premier groupe, auquel appartient la France, la priorité est de faire en sorte que le prix des droits à polluer augmente. Alors que la tonne de CO2 évolue aujourd’hui sous les 5 euros, il semble nécessaire d’atteindre, au minimum, 4 fois cette somme pour que l’objectif initial, celui d’une incitation à investir dans des technologies propres, commence à être atteint.

Concrètement, l’enjeu est d’apurer le marché d’une trop grande quantité de quotas. Il est question d’augmenter le rythme de remplissage de la « réserve de stabilité », déjà créée pour rééquilibrer le marché. Mais Paris, Stockholm, La Haye et Luxembourg proposent aussi de mettre en place un mécanisme permettant de supprimer les droits à polluer retenus dans cette réserve depuis cinq ans. Paris en fait un point essentiel et se dit prêt à faire des concessions sur les autres sujets pour autant que cette disposition soit gravée dans le marbre.

… pour d’autres, accroître les quotas gratuits

Un second groupe de pays, mené par l’Allemagne, veut surtout sécuriser le fait que leurs industriels ne pâtissent pas trop des règles européennes. Il s’agit, là, d’assurer qu’un quota suffisant de droits à polluer soit accordé gratuitement aux industries fortement consommatrices d’énergie et tentées d’aller s’installer sous des cieux moins contraignants. Alors que la Commission propose que 43 % des droits à polluer soient distribués gratuitement, la tentation serait d’augmenter cette proportion – et le Parlement européen est prêt à l’envisager. La France, elle, se méfie des effets d’aubaine, déjà constatés par exemple chez les cimentiers, et veut veiller à un usage strict des quotas gratuits.

Les pays de l’est de l’Europe entendent, eux, surtout défendre le « fonds de modernisation » prévu à leur effet et l’autonomie avec laquelle ils pourront en faire usage, c’est donc un grand marchandage qui se profile, où les alliances de circonstance rendent l’issue finale incertaine. « On peut s’attendre à une discussion jusqu’à ce que mort, ou accord, s’en suive », plaisante un proche des négociations.

Avec Les Echos