Archives par mot-clé : Bukavu

Bukavu : Lumeya Dhu Malhegi promet des sanctions contre les « terroristes fonciers »

Dans un échange avec les administratifs  sur l’état de lieu du secteur foncier dans la province du Sud-Kivu,  ce jeudi 08 février  à  Bukavu,  le ministre des Affaires  foncières,  Lumeya Dhu Malhegi  à promis des mesures correctives à  l’endroit de ceux qu’il qualifie de  » terroristes fonciers ».

«  Nous insécuriserons les terroristes [ les agents de l’Etat qui sortent frauduleusement des documents fonciers,  NDLR ] partout dans le pays et surtout dans la province du Sud-Kivu qui est à la tête de disparités foncières », a-t-il  declaré devant la presse, au sortir des échanges avec ces agents venus de Continuer la lecture de Bukavu : Lumeya Dhu Malhegi promet des sanctions contre les « terroristes fonciers »

Bukavu : plusieurs quartiers inondés après la pluie sur la ville

La pluie qui s’est abattue sur la ville de Bukavu le soir du mercredi 07 février 2018, a provoqué  des inondations spectaculaires causant ainsides dégâts matériels  importants sur dans plusieurs  quartiers du chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Des témoignages concordants font état d’une centaine de maisons et églises inondées, et des champs totalement dévastés dans la périphérie de Bukavu. 

Les inondations à Bukavu après les pluies diluviennes du mercredi 07 février 2018. (Photo, Janvier Barahiga).

Même le stade de la Concorde de Kadutu  n’a pas échappé  à la colère  de la pluie. Les inondation dans ce stade ont rendu impraticable, l’aire de jeu.  Cette situation a  été à la  base du report du match qui devrait opposer l’équipe local O. C. Muungano et les Dauphins noirs.

Selon plusieurs  observateurs,  l’urbanisation dans cette métropole,  serait l’une des causes de ces inondations.  Sous le regard impuissant des autorités,  un enseignement s’inquiète  de la prolifération  de lotissements dans les terrains maraicageux.

« Je ne sais pas s’il faut arrêter d’enseigner dans les écoles, car le cours de technologie en première année secondaire renseigne que la maison doit être construite dans un endroit appropriée et non dans les maraicages », a déclaré Roger Matabaro, président du Syndicat des enseignants des écoles officiels, qui rejete la faute aux autorités municipales et urbaines qui affectent ces milieux autre fois  interdits à  l’habitation.

Dans le quartier Nyalukemba, plusieurs familles ont passé nuit à la belle étoile, et certaines églises se sont vues privées  de leurs fidèles à  cause de ces inondations. Une situation qui poussent les habitants à  vivre avec.

« Les habitants doivent prendre des mesures préventives  pour vivre avec la rivière Luziba qui inonde leur milieu, car c’est eux-même  [les habitants] qui ont réduit d’environ 6 mètres, le lit de cette rivière.  En plus,  les autorités  construisent des routes et canalisent d’avantage les eaux vers cette rivière.  Il faut choisir soit quitter le lieu où canaliser les eaux ailleurs », s’insurge le chef du quartier Nyalukemba,  Déo Kurasa Bahati.

Devant des faits capricieux de la nature,  les victimes de ces inondations  se sentent abandonnés  à  leur triste sort.  Ils fustigent le silence des autorités face à la répétition du  désastre.

Janvier Barahiga

Bukavu : des bambous plantés pour sauver la centrale hydroélectrique de la Ruzizi

En marge de la journée nationale de l’arbre célébrée chaque 5 décembre de l’année. La  Coordination provinciale de l’Environnement avec ses partenaires a focalisé ses activités de reboisement sur le flancs de la centrale hydroélectrique de la Ruzizi menacé par la boue qui stagne dans ce barrage et qui  provoque des pannes repetitives.

Célébration vie la journée nationale de l’arbre à Bukavu

« Nous avons choisi ce site pour limiter l’érosion du sol qui menace ce barrage dont la vie de milliers des personnes depend », à déclaré le coordonnateur provincial de l’environnement, Jean de Dieu Tchalumba Olimwene.

Le ministre provinciale des infrastructures et représentant du gouverneur de la province du Sud-Kivu, Doli Bizimungu a souligné que le choix de planter de bambou est justifié  par le caractère  multi usage de cette plante, qui fait d’elle une spécificité dans la solidification du sol et la protection de l’environnement.

Environ 1000 plantules ont été mis en terre en ce jour de célébration  de la journée  nationale de l’arbre,  dont 500 bambous, 250 cypres et 250 eucalyptus.

 

Janvier Barahiga

Catastrophe Naturelle : Un séisme de magnitude 5 fait des dégâts à l’Est de la Rdc

Un tremblement de terre de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a secoué  la ville de Bukavu et ses environs, dans la nuit du 30 novembre vers 21 heures 48 minutes 33 secondes.  Ce séisme localisé par 15 stations sismiques avait une latitude de 2,57 et une longitude de 28,7183 avec une profondeur de  0,19 entre Bukavu et Walungu.

Ce tremblement de terre  intervient deux mois après celui de septembre 2017 qui a causé 6 morts à Bukavu, avec une magnitude de 4,7. Ce séisme a laissé des dégàts matériels énormes dans le territoire  de Walungu.

Pour le coordonnateur de la protection civile du Sud Kivu, Dr Kapapa les dégâts matériels causés par ce tremblement de terre sont important, qu’il faut intervenir pour assister les sinistrés.

« L’église et les établissements primaires Burhale centre, Cirhundu, les couvents des sœurs, le Lycée Kamangala, l’Institut Nfuluso, l’ITP Burhuza…, ont été sérieusement endommagés par ce séisme qui a frappé le territoire de Walungu la nuit du jeudi. Nous en appelons aux volontaires pour aider les victimes de ce catastrophe naturel » a-t-il précisé .

Signalons que la ville de Bukavu est l’endroit le plus touché par le tremblement de terre en RDC. Ce triste événement  vient compléter  le tableau sombre des effets néfastes des changements climatiques dont la RDC n’en reste nullement pas épargnée.

 

Jennifer  LABARRE et Janvier BARAHIGA

Santé : Les professionnels de santé réfléchissent sur la gestion des équipements biomédicaux dans le Sud-Kivu

Plus de septante profesionels de santé venus de huit territoires et villes de la province du Sud-Kivu et ceux du Burundi, réfléchissent ensemble, depuis ce lundi 20 novembre 2017, à Bukavu , sur la gestion des équipements biomédicaux, qualité de soins et efficience économique dans le système de santé.

Ce colloque organisé par le l’Ong belge, « Médecins sans vacance », en collaboration avec le Ministère de la santé publique de la République démocratique du Congo, vise entre autres à doter la province d’un plan de maintenance biomédical dans le système sanitaire.

Au cours de ces assises, divers problèmes et difficultée liés à la gestion des équipements biomédicaux ont été relevés, notamment ceux liés à la formation des techniciens devant assurer la maintenance des équipements que l’on dote aux formations de santé.

Pour l’ingénieur Arnauld Mwamba, il est important de former les techniciens afin de renforcer leurs capacités dans la prise en charge de matériels biomédicaux pour éviter de pertes en vies humaines inutiles, souvent dues à la défaillance des équipements.

A cela s’ajoute également, la non-assistance des techniciens qui souvent réceptionnent des matériels biomédicaux sans guide d’utilisation, ni initiation à leurs usages.

Les participants à ce colloque ont émis le voeu de voir se multiplier dans les hôpitaux, et zones de santé, des séances de formation des techniciens et autres opérateurs, pour le bon usage des équipements. « Aux organisateurs, nous recommandons de former sur place de techniciens capable d’entretenir et décanter des pannes techniques pour sauver des vies de certains malades qui ne peuvent pas effectuer de longues distances à recherche d’une meilleure pris en charge », a déclaré Docteur Doka Chifundera Justin, Médecin à l’hôpital de Lemera.

Rappelons que la Province du Sud-Kivu dispose de 34 zones de santé et d’une vingtaine d’hôpitaux généraux de référence. La majeure partie de ces formations médicales sont souvent confrontées aux problèmes de gestion des équipements médicaux. Durant 3 jours, le colloque « Jenga maarifa », travaillera dans le sens d’apporter des solutions durables à cette triste réalité.

 

Janvier Barahiga

 

 

Bukavu : Un nouveau projet pour promouvoir les filières café, soja, et haricots

L’Agence américaine de développement USAID a procédé au lancement du projet « FEED THE FUTURE », ce mardi 14 novembre à Bukavu. Ce nouveau projet de 5 ans a été lancé par le Directeur de l’USAID – Sud Kivu, lors d’une journée portes-ouvertes organisée dans la concession de l’Organisation Tétra-Tech, au quartier Nyalukemba dans la commune d’Ibanda.

Ce projet vise à valoriser les chaines des valeurs des filières café, soja et haricots dans les territoires de Kabare, Walungu et Kalehe en vue d’améliorer la production et la commercialisation de ces produits. Au cours de cette activité, les acteurs œuvrant dans le secteur agricole, de micro finances, des réseaux de communications ont exposé leurs différents produits en grandes parties fabriqués à base du café, du soja, et de haricot.

Pour Christopher Tocco, directeur de l’USAID au Sud-Kivu, ce projet pourrait améliorer les conditions de vie de près de 60 mille ménages vulnérables, par l’accès aux intrants agricoles et au système des marchés de vente de leurs produits. Ce projet appuiera quatre composantes notamment les filières agricoles, l’appuie spécifique aux productions du café de spécialités, la promotion des partenariats public privé et l’appui aux petits producteurs.

Présent à la cérémonie du lancement de ce projet, Eleteur Musege, opérateur économique du secteur agricole de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), Sud-Kivu, s’est réjoui de ce projet qui, selon lui, pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté. il a par la même occasion, invité les autres commerçants à arrêter l’exportation frauduleuse du café pour valoriser cette culture et contribuer au développement économique de la province.

Janvier BARAHIGA

 

Bukavu : un jeune homme de 12 ans emporté par les eaux de la pluie

Un jeune homme de douze ans  à la recherche de mitrailles à vendre est supposé mort après avoir été emporté par les eaux de  pluie qui a arrosée la ville de Bukavu dans l’après-midi de ce mardi 07 novembre 2017.

« La scène s’est passée dans la rivière kawa entre la place de l’indépendance et l’avenue industrielle, où le jeune homme non autrement identifié et dont le nom n’est pas connu a été surpris par les eaux de pluie dans cette rivière mal réputée suite à ses conséquences néfastes » a – t-on apprit d’un témoin qui a vécu la scène.

Jusqu’à présent aucune organisation ne s’est donnée la peine de recherche le corps de ce jeune homme qui serait soit embourbé soit emporté jusque dans le lac Kivu.

Rappelons qu’a  janvier 2016 une jeune avocate du barreau de Bukavu et mère d’un enfant, a été  également pris piège dans sa voiture, et emportée par les eaux de pluie dans cette même rivière, non loin de la place de l’indépendance.

 

Janvier BARAHIGA

Sud-Kivu : Reboisement du camp Saïo pour lutter contre les menaces de glissement de terrain

Les militaires de la 33ème région militaire ont procédé ce mercredi 01 novembre, au reboisement de la colline du Camp Saïo à Bukavu. Cette action initiée par le ministère provincial de l’Environnement, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les intempéries et les érosions qui menacent ce camp, ainsi que la centrale hydroélectrique de la Ruzizi I.

« Nous avons mis en terre 6.425 plantules  des grevelia et eucalyptus  sur le site Camp SAIO. Plusieurs militaires de la 33ème région militaire ont pris part à cette activité. Même les Rasta men nous ont apporté leur soutien », a affirmé Major Kajibwami, un membre du bureau de la Communication de la 33ème Région militaire.

A en croire la source militaire, cette action a été entreprise par les militaires pour aider à la protection de la  centrale hydroélectrique de la Ruzizi I, menacée par le glissement de terrain, et restaurer le couvert végétale en vue de stopper l’avancer des érosions sur ce site.

La colline Camp SAIO a été déboisée il y a plusieurs années. Les conséquences de ce déboisement sont à ce jour, incalculables, informe le major Kajibwami. Ce Camp reste exposé aux intempériesqui ne cessent de menacer les toitures des maisons d’habitation et des bureaux.

 

Janvier Barahiga

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Sud-Kivu: Des morts et des dégâts matériels enregistrés après la pluie à Bukavu

La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Bukavu et ses environs, dans la soirée du mardi 19 septembre, a laissé de stigmates perceptibles sur son passage. Si, officiellement aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, des sources concordantes évoquent la mort de 2 personnes à Nyawera, et des dégâts matériels considérables. Des câbles électriques coupés, des toitures des maisons emportées et des arbres totalement déterrés, illustrent bien la violence avec laquelle madame la pluie a visité le chef-lieu de la province du Sud-Kivu.


« Deux personnes viennent de trouver la mort à Nyawera, où un panneau publicitaire est tombé sur une maman et une jeune fille. Il fait très noir les habitants cherchent les corps de victimes en soulevant le panneau publicitaire », a renseigné un témoin sur place.

Les corps seraient acheminés quelques minutes après vers l’hôpital provincial de Bukavu. Une information non encore confirmée par des sources médicales et officielles. « Dans le quartier Nyalukemba plusieurs familles passent nuit à la belle étoile et certaines églises ont vu leurs toits emportés par le vent », a précisé David Cikuru, Président de la société civile sous-noyau de Ndendere.

Lire aussi : http://www.environews-rdc.org/2017/09/19/bukavu-une-eventuelle-catastrophe-similaire-a-celle-de-tara-sannonce-a-ibanda/

Au Niveau de Labotte, le vent violent a emporté des toitures de plusieurs maisons allant du Super Marché Labotté (La Maison où loge Kyetan), jusqu’au Rond-point Riviera. A côté du Port et Station IHUSI, un grand panneau publicitaire est tombé sans causer de blessés.

Dans la Commune d’Ibanda, un arbre est tombé sur un kiosque à cause du vent violent qui a précédé la pluie. Un autre arbre symbolique du lieu dénommé chez Mangaza s’est écroulé également et a endommagé la ligne électrique, témoigne un habitant de la commune.

On signale aussi d’énormes dégâts à Muhumba, Muhungu où des fils électriques sont coupés et les glissements de terrain à Panzi, dans le quartier Nkafu, Kadutu et dans beaucoup d’autres coins et recoins de la ville de Bukavu.
Nos sources dans les territoires parlent de plusieurs champs dévastés également à walungu, Kabare et Kalehe. Plus de détails dans les heures à venir.

 

Depuis Bukavu, Janvier Barahiga