Archives par mot-clé : Cacao

Agriculture : la côte d’ivoire va détruire 100.000 hectares de cacaoyers

100.000 hectares, c’est la superficie impressionnante de plantations de cacaoyers que la Côte d’Ivoire s’apprête à détruire. Cette mesure annoncée lundi par les autorités Ivoiriennes, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée (de l’anglais cacao swollen-shoot), une maladie d’origine virale qui ravage les cacaoyers en provoquant le gonflement des rameaux et des racines, le jaunissement des feuilles et la déformation des organes.


Avec une production d’environ 2 millions de tonnes par an, le premier producteur mondial de fèves de cacao se prépare à subir un véritable revers dans ce secteur qui est déjà en proie à la baisse de 40% des cours du cacao depuis juillet 2016.
Au cours des trois première années, les cacaoyers seront arrachés, la terre restera ensuite mise en quarantaine pendant encore deux ans pour éviter que le virus resurgisse. Le coût de cette opération est estimé à 33,5 millions d’euros.
Dans ce contexte particulier, il n’est pas prévu de replanter systématiquement les 100.000 hectares ont déclaré les autorités Ivoiriennes, avant de conclure que cette opération d’arrachage n’aurait aucun impact majeur sur la production nationale.
Se transmettant par la cochenille, le swollen shoot cette maladie qui ronge les cacaoyers a été découverte pour la première en 1936 au Ghana, il continue à sévir jusqu’à ce jour.
Il n’existe pas encore de traitement disponible à ce jour, la seule solution est de retirer et détruire les arbres infectés.
Pour rappel, l’épidémie actuelle a été enregistrée pour la première fois en 2004 dans la région centrale de la Marahoué, où elle a détruit plus de 8 000 hectares, selon le centre national de recherche agronomique.
Thierry-Paul KALONJI

Agriculture : La FEC déterminée à promouvoir la production du café et du cacao en RDC

Le Forum Expo café-cacao 2018 organisé par la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, l’Office National de Café et l’Office de Gestion du Fret Multimodal vient d’être ouvert ce lundi, 18 juin 2018 au Kempinski Hôtel Fleuve Congo, dans la ville de Kinshasa. C’est le représentant du Chef de l’Etat, Ministre d’Etat et Ministre de l’économie, Joseph Kapika qui a ouvert les portes à cette initiative, organisée sous le thème : « l’amélioration du climat des affaires dans les filières café et cacao en RDC: enjeux, défis, contraintes et opportunités ».

Plusieurs activités sont prévues au menu. Premièrement, il sera question des ateliers portant sur la problématique de la production, la recherche, la transformation, les infrastructures et la sécurité, la certification, la normalisation, le marketing et opportunités des marchés ; deuxièmement, il sera question de l’organisation de l’exposition des produits des entreprises du secteur et pour finir, il y aura le concours de dégustation du meilleur café de la RDC. Continuer la lecture de Agriculture : La FEC déterminée à promouvoir la production du café et du cacao en RDC

Agriculture : Kinshasa accueille le forum expo café et cacao 2018

Le Café et le Cacao de la République démocratique du Congo seront au centre des discutions à Kinshasa du 18 au 20 juin, lors du Forum expo qui sera organisé par la FEC (Fédération des entreprises du Congo) en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, le Ministère du commerce extérieur, l’Office national du Café, l’OCC, et le FPI.

Il sera question lors de ces assises de dresser un état des lieux des filières café et cacao du pays, pour en identifier les obstacles majeurs à la production, à la transformation, à la recherche et à la certification. « Il n’est pas normal qu’un pays comme la RDC n’occupe pas une place de choix dans ces filières au niveau mondial, surtout qu’il dispose du café apprécié par les grandes marques dans le monde. Ce n’est pas le potentiel qui manque. Voilà pourquoi ces assises vont aider à analyser ces filières et proposer des recommandations », a indiqué Jean-Claude Eale, coordonnateur de la sous-commission Communication de ce forum. Continuer la lecture de Agriculture : Kinshasa accueille le forum expo café et cacao 2018

Forêt : Des entreprises de cacao s’engagent à coopérer pour mettre fin à déforestation

Comment réduire le taux de déforestation émanant de la production du cacao ? La réponse
est dans cette nouvelle étape qui vient d’être amorcée pour renforcer le régime de gouvernance environnementale. Douze principaux membres de la Fondation mondiale du cacao se sont accordés pour travailler ensemble et en partenariat avec d’autres pour lutter contre la déforestation.

La signature dudit accord a eu lieu le 16 mars à Londres. Le Prince du pays de Galles, SAR et douze de plus grandes entreprises exploitant le cacao et le chocolat dans le monde ont accepté et signé une déclaration d’intention commune pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts. Une mesure qui intervient dans le processus d’approvisionnement du cacao.


Les signataires et d’autres potentiels s’évertuent à travailler ensemble pour endiguer la dégradation des forêts dans le monde. Mais des dispositions spéciales et urgentes sont envisagées pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, deux principaux producteurs, ciblés et muselés par des entreprises multinationales.

« Nous attendons avec impatience plus d’entreprises pour qu’elles rejoignent l’effort et nous sommes reconnaissants pour le leadership fourni par le Prince de Galles en organisant l’événement historique d’aujourd’hui », s’est enthousiasmé Barry Parkin, président de WCF.

Cette rencontre de très haut niveau a réuni une section transversale de plus grands chocolatiers et cacao acheteurs, producteurs et commerçants du monde. Les décideurs venants de tous les horizons étaient également de la partie. C’est le cas des ministres et des hauts représentants des gouvernements de deux traditionnels producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais aussi la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni.
Selon le Prince de Galles, les forêts tropicales jouent un rôle prépondérant dans le changement climatique, dans l’atténuation et adaptation pour assurer des moyens de subsistance durables. Ce, pour des centaines de millions de personnes dans la conservation de la biodiversité.

L’accord particulier oblige les parties prenantes à peaufiner et présenter un cadre conjoint public-privé. Cette synergie est dictée par le fait que la déforestation menace de miner la résistance même du secteur du cacao, et avec elle les moyens de subsistance des millions de petits exploitants qui en dépendent. Cette entente se veut un cadre collectif d’action des gouvernements et de la société civile pour concrétiser les engagements pris par les participants.
« Nous avons l’intention, avec le soutien du secteur privé, d’entreprendre des efforts pour préserver nos forêts en améliorant la productivité sur les terres de cacao existantes et l’élaboration d’approches agroforestiers à la production du cacao durable sans déforestation », a déclaré Marcel Yao, ministre Ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Coordonnateur du Programme national sur le changement climatique et Secrétaire exécutif national pour le CN-REDD+.

« Nous sommes pleinement engagés à la création d’une chaine et de la déforestation d’approvisionnement du cacao durable, continue d’être une menace importante. L’industrie, les ONG ainsi que les gouvernements ont un rôle à jouer et nous sommes déterminés que cette initiative sera le premier de nombreux efforts de l’Industrie pour résoudre ce problème crucial », a conclu Michele Buck, président et chef de la direction de The Hershey Company.
Edouard BAJIKA