Archives par mot-clé : Cafi

Forêt : Nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030), la partie congolaise s’apprête pour les négociations 

Il a fallu trois jours de travaux intenses pour que les participants à l’atelier des consultations nationales sur le cadre du nouveau partenariat RDC-CAFI, puissent formuler des recommandations pertinentes devant servir de trame de discussions entre le gouvernement congolais et le Fonds CAFI (Initiative pour les forêts d’Afrique Centrale). Des discussions prévues au mois de novembre et qui devront aboutir à la signature d’une lettre d’intention pour un nouveau partenariat qui démarre en janvier 2021, pour une période de 10 ans.

Au cours de ces consultations nationales organisées par le FONAREDD, les participants ont passé au peigne fin les forces et les faiblesses de la mise en oeuvre de la lettre d’intention signée en 2016.  Plusieurs points communs ont été relevés comme faiblesse, notamment, le manque de données et des statistiques, la nécessité pour le gouvernement de prendre ses responsabilités pour changer la classification du pays et les risques fiduciaires, les très bonnes lois dont la mise en oeuvre traine, et les défis de la gouvernance et de la  capacitation à tous les niveaux.

Aux cotés de ces faiblesses, se dressent  aussi les forces, sur lesquelles le nouveau partenariat en gestation pourrait se baser.  Il s’agit notamment de la volonté politique manifeste, la prise de conscience sur l’importance de préserver le capital forestier, et l’émergence d’une forte appropriation au niveau des provinces.

Le ministre de l’Environnement et développement durable s’est félicité du travail abattu par les experts. Il a par ailleurs promis une implication sans faille du gouvernement congolais pour la réussite du nouveau partenariat dont les négociations pourraient démarrer au mois de novembre prochain.

« En ma qualité du vice président du comité de pilotage du FONAREDD, je porterais le document final à l’attention des autres membres du gouvernement représentés dans le comité de pilotage, ainsi qu’au chef du gouvernement pour orientations finales. Ceci servira de base pour les négociations qui seront lancées avec CAFI », a indiqué Claude Nyamugabo, ministre de l’EDD. Continuer la lecture de Forêt : Nouveau partenariat RDC-CAFI (2021-2030), la partie congolaise s’apprête pour les négociations 

Forêt : 1er Forum national du FONAREDD, évaluation et projection du prochain cycle programmatique REDD+ en RDC

C’est le tout premier Forum national du Fonds national REDD+ (FONAREDD), organisé pour évaluer le parcours de trois ans de sa mise en œuvre, et projeter le prochain cycle programmatique de la REDD+ en République démocratique du Congo. Les travaux de ce forum ont été lancé à Kinshasa, ce mercredi 22 janvier.

Au cours de cette première journée, un débat houleux a caractérisé les travaux.  L’objectif est selon les organisateurs, de mettre à contribution toutes les parties prenantes, notamment les instances de gouvernance du FONAREDD, les ministères et administrations sectoriels centraux et provinciaux représentant les secteurs moteurs de déforestation.

Depuis la mise en place de ce fonds national, 219 millions de dollars américains ont été mobilisés et 124 millions décaissés. Au total huit provinces forestières de la RDC ont été couvertes par les différents projets financés par ce Fonds.

Selon le Coordonnateur du FONAREDD, Félicien Mulenda, 75% des jalons préalablement définis sont en exécution. Le Fonds compte définir et lancer 15 nouveaux jalons d’ici fin 2020. Continuer la lecture de Forêt : 1er Forum national du FONAREDD, évaluation et projection du prochain cycle programmatique REDD+ en RDC

Forêt : FONAREDD, le COPIL adopte le financement du projet PGDF

16 millions de dollars américains c’est le montant que la CAFI (Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale), va bientôt décaisser pour le début du Programme pour la Gestion durable des forêts (PGDF), qui sera exécuté par l’Agence Française de Développent (AFD). Ceci est l’une de grandes décisions prises au cours de la réunion du Comité de pilotage du Fonds National REDD (FONAREDD), organisée à Kinshasa ce jeudi 05 décembre.

« Ce programme a une feuille de route qui a été approuvée par le ministère de l’Environnement. Ce deux ensemble [Programme et Feuille de route], nous permettent maintenant d’avancer dans ce partenariat entre CAFI et la RDC. Nous sommes très contents, car c’est ce travail qui va nous permettre ensemble dans l’avenir de réaliser plusieurs chantiers, en termes de reformes dans le secteur des forêts », s’est réjouis Jostein Lindland, conseiller principal au Ministère du Climat et de l’Environnement de Norvège.

Le PGDF pourrait démarrer ses travaux de manière effective au mois de septembre 2020. Bien avant cette échéance, la CAFI prévoit un petit financement qui va permettre de faire pont entre le stade actuel et le début de l’exécution du programme. Le projet va focaliser ses activités notamment sur la politique forestière, le code
forestier, la foresterie communautaire, et d’autres aspects qui n’étaient pas pris en charge par le projet AGEDUFOR, terminé en août 2019. Continuer la lecture de Forêt : FONAREDD, le COPIL adopte le financement du projet PGDF

Forêt : La CAFI annonce un décaissement de la deuxième tranche en faveur de la RDC

Le Conseiller principal du Ministère Climat et Environnement de la Norvège, Jostein Lindland a annoncé un décaissement de 16 millions d’euros en faveur de la République démocratique du Congo pour cette année, et celui de la deuxième tranche d’ici juillet 2020. C’était à l’occasion d’une audience lui accordé récemment par le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo, à Kinshasa.  

Selon le représentant de la CAFI, Il s’agit d’un financement qui va permettre un appui plus ciblé au gouvernement congolais dans les différents chantiers prioritaires notamment, l’élaboration d’une politique forestière, la meilleure gouvernance du secteur, et la lutte contre les illégalités. « La feuille de route porte sur le dialogue politique et la gouvernance forestière. Cette feuille de route va accompagner la mise en œuvre de ce financement », a-t-il précisé.

Ce financement de la CAFI transitera par un programme mis en œuvre par l’Agence française de Développement (AFD). A cette étape, l’heure est au développement d’une feuille de route devant accompagner l’approbation et la mise en œuvre de ce programme. Continuer la lecture de Forêt : La CAFI annonce un décaissement de la deuxième tranche en faveur de la RDC

Forêt : évaluation des progrès accomplis dans l’atteinte des jalons 2018-2020

Au regard de la lettre d’intention qui régente le partenariat RDC-CAFI, il se tient actuellement à Kinshasa, la 3ièmeréunion de la revue annuelle sur l’évaluation des avancées atteinte en rapport avec les jalons définis pour la période 2018-2020 et l’échange sur les mesures idoines à prendre pour le plan d’action 2020.

Cette réunion annuelle qui regroupe notamment les représentants des agences d’exécution, les points focaux des administrations sectorielles, les représentants de la société civile et les membres du comité technique veut non seulement examiner les avancées et les contraintes quant à l’atteinte de ces jalons mais aussi développer un deuxième partenariat (2021-2025) sur base des recommandations qui sortiront de cette rencontre.

« Nous sommes là pour nous assurer que le fonds versé, a servi pour l’atteinte des jalons et aussi démontrer qu’il y a un plan d’action qui sera déployé tout en tenant compte, des leçons apprises aux anciens », a expliqué Victor Kabengele, coordonnateur adjoint au secrétariat exécutif du FONAREDD (Fonds National REDD).

Cette rencontre revêt un caractère particulier, car elle se tient au lendemain de la vérification indépendante effectuée par un bureau d’étude indépendant. Continuer la lecture de Forêt : évaluation des progrès accomplis dans l’atteinte des jalons 2018-2020

Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Dans une correspondance adressée à la CAFI (Initiative forestière en Afrique centrale), les Organisations de la société civile de la province de l’Equateur en République démocratique du Congo ont saisi officiellement cette institution qui finance des projets en RDC, sur la situation préoccupante qui prévaut actuellement au pays. Une situation caractérisée par l’impunité et la mauvaise gouvernance des ressources forestières.

Ces organisations pointent du doigt, Maniema Union, une entreprise appartenant à un haut cadre de l’armée congolaise. Cette entreprise d’exploitation industrielle de bois d’œuvre est accusée de semer la terreur dans la province, sous l’œil impuissant du gouvernement congolais.

La dernière en date, est le jugement prononcé par e Tribunal de Grande instance de Mbandaka, qui a acquitté un sujet chinois, arrêté en flagrance délit à Ingende. Continuer la lecture de Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Forêt : Greenpeace Afrique charge la Norvège et la France dans l’exploitation illégale des forêts en RDC

Greenpeace Afrique a chargé la Norvège principale donatrice  du Fonds CAFI (Initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale) et la France de s’être rendues complices de la violation de l’état de droit dans le secteur forestier et de l’exploitation illégale des forêts congolaises. Ces allégations ont été rendue publiques et présentées à la presse ce mardi 02 avril, à Kinshasa.

« Le retour dans le domaine privé de l’Etat, à compter du 1er janvier 2019, de toutes les concessions sans plan de gestion, a été défini comme un jalon de l’accord de 2016 entre la RDC et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI). En acceptant  une prolongation du délai, le CAFI a toléré  l’exploitation forestière illégale et a contribué à miner davantage l’état de droit en RDC », explique le communiqué de Greenpeace, dont copie est parvenue à Environews. Continuer la lecture de Forêt : Greenpeace Afrique charge la Norvège et la France dans l’exploitation illégale des forêts en RDC

Forêt : Pas des financements CAFI pour la RDC pour avoir violé le moratoire

Voici in extenso, la déclaration CAFI sur les concessions illégales d’exploitation forestière accordées en RDC

Les 22 et 27 février, les autorités congolaises, dont le ministre des Finances et le ministre de l’Environnement, ont convoqué le 4 e comité de pilotage du FONAREDD (Fonds national REDD + de la RDC) à Kinshasa.

Au nom de la direction de la CAFI, les représentants français et norvégien ont exprimé leur profonde inquiétude face aux trois concessions forestières récemment octroyées par le ministère de l’Environnement à deux entreprises forestières chinoises.

Cette mesure prise par le gouvernement est en violation directe du moratoire de 2002 et des principes de partenariat énoncés dans la lettre d’intention du CAFI .

En conséquence, CAFI a exhorté la RDC à révoquer immédiatement les concessions, et a stipulé qu’aucun nouveau transfert ne serait fait aux projets CAFI au Congo jusqu’à ce que cela se produise.

Au cours des derniers mois, la RDC a progressé vers la réalisation des jalons et des objectifs généraux énoncés dans la lettre d’intention. La RDC a soumis son premier niveau national d’ émission de référence pour les forêts (FREL) à la CCNUCC au début de 2018, comme stipulé par le Cadre de Varsovie, satisfaisant l’un des jalons en démontrant son engagement à renforcer le contrôle national.

Le moratoire de 2002, élargi par le président Joseph Kabila en 2005, a arrêté toute nouvelle émission et réattribution de permis d’abattage jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies. Cela a répondu à la nécessité de suspendre d’autres concessions jusqu’à ce qu’un contrôle accru du secteur forestier soit atteint. Cependant, malgré le moratoire, le taux de déforestation a considérablement augmenté au cours des dernières années et il est urgent de réduire les importantes pertes forestières , actuellement estimées à 1,7 million d’hectares de forêts par an en République démocratique du Congo.

Le Conseil d’administration de CAFI reconnaît les nombreuses difficultés qui traversent le pays, sur les plans institutionnel, économique, budgétaire et social. Il est également conscient des nombreuses contraintes liées à la réalisation des ambitions énoncées dans la lettre d’intention. Néanmoins, CAFI reste convaincu que l’action ne peut pas être retardée si la perte de forêt doit être ralentie.

Le CAFI reconnaît le désir de développement économique grâce à un secteur forestier plus durable. Pour ce faire, le CAFI soutient l’engagement de la RDC à améliorer la gouvernance dans le secteur forestier, avant l’émission de nouvelles concessions forestières. Cela contribuera à satisfaire aux conditions légales prévues par la loi congolaise pour la levée du moratoire, ainsi qu’à contribuer à la lutte contre l’exploitation illégale et à s’attaquer à certaines des causes de la déforestation en RDC. Les partenaires techniques et financiers membres du CAFI sont prêts à se coordonner avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le reste du gouvernement de la RDC pour travailler au respect des principes de la lettre d’intention.

Après les réunions ministérielles de jeudi et de mercredi, le CAFI poursuivra le dialogue avec la RDC pour résoudre ce problème.

La Rédaction

Forêt : Le CAFI donne sa position sur le projet de l’AFD en RDC

Dans un communiqué de presse publié sur son site web, le CAFI invite, au dialogue,  les différents acteurs impliqués dans la controverse au tour de la question du projet d’exploitation industrielle des forêts congolaises, initié en RDC, par l’Agence française de Développement (AFD).

La carte nationale de la biomasse forestière réalisée par le WWF

Au cours des derniers mois, un certain nombre d’ONG nationales et internationales, dont Rainforest Foundation UK, ont fait des appels ouverts à CAFI et à ses donateurs au sujet d’un projet de programme sur la gestion durable des forêts en RDC. Ce programme a été développé en réponse à un appel public à propositions du Fonds national REDD + de la RDC,  publié en novembre 2016. Le CAFI croit fermement que le dialogue avec les ONG internationales est nécessaire afin de receuillir des contributions constructives« , précise ce communiqué.Le CAFI reconnaît tout de même que les défis en RDC et dans la région de l’Afrique centrale dans leur ensemble sont trop complexes pour qu’une seule initiative ou un donateur puisse traiter seul.

Le CAFI prend en considération les différentes contributions des uns et des autres pour un dénouement de la situation.  Il confirme cependant, que la déclaration  de  l’Ong britannique « Rainforest Foundation UK » , a été affiché sur le site web du ministère norvégien du climat et de l’environnement, principal donateur du fonds CAFI, le 13 juillet 2017.

Une note d’information, a été développée. De plus, les questions fréquemment posées sont publiées et mises à jour régulièrement son site web.

 » Nous invitons toutes les parties prenantes intéressées à consulter ces documents et à contacter le CAFI par l’intermédiaire de son Secrétariat « , précise ce communiqué.

 

Alfred NTUMBA

Forêts (RDC) : 30 scientifiques dénoncent le plan de « gestion durable » de l’AFD

Dans une lettre ouverte datée du 13 juillet 2017, trente scientifiques interpellent le ministre de l’environnement norvégien pour lui demander de rejeter le projet de gestion durable des forêts congolaises initié par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet de 18 millions de dollars américains, s’inscrit dans le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) en République démocratique du Congo (RDC). Dans sa phase initiale, le projet envisageait la multiplication par trois, de la superficie des concessions forestières industrielles.


Les scientifiques s’opposent à ce projet d’exploitation de la forêt congolaise, évoquant une raison, «  la destruction des tourbières », un réservoir de carbone découverte récemment dans la cuvette centrale du bassin du Congo, considérée comme la plus grande en zone tropicale.
Parmi eux se trouve le professeur Simon L. Lewis de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il fait partie de l’équipe de chercheurs qui ont révélé l’importance de ce réservoir de carbone, insoupçonné il y a encore quelques mois.
Dans sa lettre du 13 juillet, le professeur Lewis et les autres signataires s’inquiètent « de constater que l’AFD ne prête aucune attention particulière aux dommages que pourrait provoquer son programme sur les tourbières. Elle n’en parle même pas ». Pour cette raison, « nous considérons que, dans les circonstances actuelles, le projet de l’AFD doit être rejeté », a-t-il souligné.

Les scientifiques insistent sur la fragilité d’un milieu très sensible aux perturbations : « Aujourd’hui, il séquestre du carbone, mais couper les arbres ou modifier le drainage peut facilement conduire ces tourbières à relâcher dans l’atmosphère le carbone stocké, comme nous l’avons constaté en Indonésie », révèlent-ils.

Vers l’annulation des financements CAFI ?

Face à cette controverse entretenue au tour de la question de l’exploitation industrielle des forêts congolaises, les lignes sembles bougées du moins, du coté de l’instance devant financer ce projet.

La Norvège, qui a promis 200 millions de dollars à la RDC pour protéger sa forêt, a été sensible aux arguments évoqués par les scientifiques. « La Norvège et d’autres membres du comité technique du Fonds national REDD qui s’est réuni à Kinshasa ont invité l’AFD à soumettre une proposition qui garantisse que ce projet contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation en RDC », a déclaré le Secrétaire d’Etat au climat et à l’environnement, Lars Andreas Lunde. L’AFD, qui n’a pas reçu officiellement les recommandations du comité technique, n’a pas souhaité s’exprimer, a révélé le Journal le Monde, qui affirme tout de même qu’après des débats tendus, l’Agence française de développement, a obtenu une dernière chance de revoir sa copie.

 

Alfred NTUMBA