Archives par mot-clé : Cafi

Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Dans une correspondance adressée à la CAFI (Initiative forestière en Afrique centrale), les Organisations de la société civile de la province de l’Equateur en République démocratique du Congo ont saisi officiellement cette institution qui finance des projets en RDC, sur la situation préoccupante qui prévaut actuellement au pays. Une situation caractérisée par l’impunité et la mauvaise gouvernance des ressources forestières.

Ces organisations pointent du doigt, Maniema Union, une entreprise appartenant à un haut cadre de l’armée congolaise. Cette entreprise d’exploitation industrielle de bois d’œuvre est accusée de semer la terreur dans la province, sous l’œil impuissant du gouvernement congolais.

La dernière en date, est le jugement prononcé par e Tribunal de Grande instance de Mbandaka, qui a acquitté un sujet chinois, arrêté en flagrance délit à Ingende. Continuer la lecture de Forêt : En RDC, les ONGs de l’Equateur saisissent officiellement la CAFI sur les cas Maniema Union

Forêt : Greenpeace Afrique charge la Norvège et la France dans l’exploitation illégale des forêts en RDC

Greenpeace Afrique a chargé la Norvège principale donatrice  du Fonds CAFI (Initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale) et la France de s’être rendues complices de la violation de l’état de droit dans le secteur forestier et de l’exploitation illégale des forêts congolaises. Ces allégations ont été rendue publiques et présentées à la presse ce mardi 02 avril, à Kinshasa.

« Le retour dans le domaine privé de l’Etat, à compter du 1er janvier 2019, de toutes les concessions sans plan de gestion, a été défini comme un jalon de l’accord de 2016 entre la RDC et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI). En acceptant  une prolongation du délai, le CAFI a toléré  l’exploitation forestière illégale et a contribué à miner davantage l’état de droit en RDC », explique le communiqué de Greenpeace, dont copie est parvenue à Environews. Continuer la lecture de Forêt : Greenpeace Afrique charge la Norvège et la France dans l’exploitation illégale des forêts en RDC

Forêt : Pas des financements CAFI pour la RDC pour avoir violé le moratoire

Voici in extenso, la déclaration CAFI sur les concessions illégales d’exploitation forestière accordées en RDC

Les 22 et 27 février, les autorités congolaises, dont le ministre des Finances et le ministre de l’Environnement, ont convoqué le 4 e comité de pilotage du FONAREDD (Fonds national REDD + de la RDC) à Kinshasa.

Au nom de la direction de la CAFI, les représentants français et norvégien ont exprimé leur profonde inquiétude face aux trois concessions forestières récemment octroyées par le ministère de l’Environnement à deux entreprises forestières chinoises.

Cette mesure prise par le gouvernement est en violation directe du moratoire de 2002 et des principes de partenariat énoncés dans la lettre d’intention du CAFI .

En conséquence, CAFI a exhorté la RDC à révoquer immédiatement les concessions, et a stipulé qu’aucun nouveau transfert ne serait fait aux projets CAFI au Congo jusqu’à ce que cela se produise.

Au cours des derniers mois, la RDC a progressé vers la réalisation des jalons et des objectifs généraux énoncés dans la lettre d’intention. La RDC a soumis son premier niveau national d’ émission de référence pour les forêts (FREL) à la CCNUCC au début de 2018, comme stipulé par le Cadre de Varsovie, satisfaisant l’un des jalons en démontrant son engagement à renforcer le contrôle national.

Le moratoire de 2002, élargi par le président Joseph Kabila en 2005, a arrêté toute nouvelle émission et réattribution de permis d’abattage jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies. Cela a répondu à la nécessité de suspendre d’autres concessions jusqu’à ce qu’un contrôle accru du secteur forestier soit atteint. Cependant, malgré le moratoire, le taux de déforestation a considérablement augmenté au cours des dernières années et il est urgent de réduire les importantes pertes forestières , actuellement estimées à 1,7 million d’hectares de forêts par an en République démocratique du Congo.

Le Conseil d’administration de CAFI reconnaît les nombreuses difficultés qui traversent le pays, sur les plans institutionnel, économique, budgétaire et social. Il est également conscient des nombreuses contraintes liées à la réalisation des ambitions énoncées dans la lettre d’intention. Néanmoins, CAFI reste convaincu que l’action ne peut pas être retardée si la perte de forêt doit être ralentie.

Le CAFI reconnaît le désir de développement économique grâce à un secteur forestier plus durable. Pour ce faire, le CAFI soutient l’engagement de la RDC à améliorer la gouvernance dans le secteur forestier, avant l’émission de nouvelles concessions forestières. Cela contribuera à satisfaire aux conditions légales prévues par la loi congolaise pour la levée du moratoire, ainsi qu’à contribuer à la lutte contre l’exploitation illégale et à s’attaquer à certaines des causes de la déforestation en RDC. Les partenaires techniques et financiers membres du CAFI sont prêts à se coordonner avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le reste du gouvernement de la RDC pour travailler au respect des principes de la lettre d’intention.

Après les réunions ministérielles de jeudi et de mercredi, le CAFI poursuivra le dialogue avec la RDC pour résoudre ce problème.

La Rédaction

Forêt : Le CAFI donne sa position sur le projet de l’AFD en RDC

Dans un communiqué de presse publié sur son site web, le CAFI invite, au dialogue,  les différents acteurs impliqués dans la controverse au tour de la question du projet d’exploitation industrielle des forêts congolaises, initié en RDC, par l’Agence française de Développement (AFD).

La carte nationale de la biomasse forestière réalisée par le WWF

Au cours des derniers mois, un certain nombre d’ONG nationales et internationales, dont Rainforest Foundation UK, ont fait des appels ouverts à CAFI et à ses donateurs au sujet d’un projet de programme sur la gestion durable des forêts en RDC. Ce programme a été développé en réponse à un appel public à propositions du Fonds national REDD + de la RDC,  publié en novembre 2016. Le CAFI croit fermement que le dialogue avec les ONG internationales est nécessaire afin de receuillir des contributions constructives« , précise ce communiqué.Le CAFI reconnaît tout de même que les défis en RDC et dans la région de l’Afrique centrale dans leur ensemble sont trop complexes pour qu’une seule initiative ou un donateur puisse traiter seul.

Le CAFI prend en considération les différentes contributions des uns et des autres pour un dénouement de la situation.  Il confirme cependant, que la déclaration  de  l’Ong britannique « Rainforest Foundation UK » , a été affiché sur le site web du ministère norvégien du climat et de l’environnement, principal donateur du fonds CAFI, le 13 juillet 2017.

Une note d’information, a été développée. De plus, les questions fréquemment posées sont publiées et mises à jour régulièrement son site web.

 » Nous invitons toutes les parties prenantes intéressées à consulter ces documents et à contacter le CAFI par l’intermédiaire de son Secrétariat « , précise ce communiqué.

 

Alfred NTUMBA

Forêts (RDC) : 30 scientifiques dénoncent le plan de « gestion durable » de l’AFD

Dans une lettre ouverte datée du 13 juillet 2017, trente scientifiques interpellent le ministre de l’environnement norvégien pour lui demander de rejeter le projet de gestion durable des forêts congolaises initié par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet de 18 millions de dollars américains, s’inscrit dans le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) en République démocratique du Congo (RDC). Dans sa phase initiale, le projet envisageait la multiplication par trois, de la superficie des concessions forestières industrielles.


Les scientifiques s’opposent à ce projet d’exploitation de la forêt congolaise, évoquant une raison, «  la destruction des tourbières », un réservoir de carbone découverte récemment dans la cuvette centrale du bassin du Congo, considérée comme la plus grande en zone tropicale.
Parmi eux se trouve le professeur Simon L. Lewis de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il fait partie de l’équipe de chercheurs qui ont révélé l’importance de ce réservoir de carbone, insoupçonné il y a encore quelques mois.
Dans sa lettre du 13 juillet, le professeur Lewis et les autres signataires s’inquiètent « de constater que l’AFD ne prête aucune attention particulière aux dommages que pourrait provoquer son programme sur les tourbières. Elle n’en parle même pas ». Pour cette raison, « nous considérons que, dans les circonstances actuelles, le projet de l’AFD doit être rejeté », a-t-il souligné.

Les scientifiques insistent sur la fragilité d’un milieu très sensible aux perturbations : « Aujourd’hui, il séquestre du carbone, mais couper les arbres ou modifier le drainage peut facilement conduire ces tourbières à relâcher dans l’atmosphère le carbone stocké, comme nous l’avons constaté en Indonésie », révèlent-ils.

Vers l’annulation des financements CAFI ?

Face à cette controverse entretenue au tour de la question de l’exploitation industrielle des forêts congolaises, les lignes sembles bougées du moins, du coté de l’instance devant financer ce projet.

La Norvège, qui a promis 200 millions de dollars à la RDC pour protéger sa forêt, a été sensible aux arguments évoqués par les scientifiques. « La Norvège et d’autres membres du comité technique du Fonds national REDD qui s’est réuni à Kinshasa ont invité l’AFD à soumettre une proposition qui garantisse que ce projet contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation en RDC », a déclaré le Secrétaire d’Etat au climat et à l’environnement, Lars Andreas Lunde. L’AFD, qui n’a pas reçu officiellement les recommandations du comité technique, n’a pas souhaité s’exprimer, a révélé le Journal le Monde, qui affirme tout de même qu’après des débats tendus, l’Agence française de développement, a obtenu une dernière chance de revoir sa copie.

 

Alfred NTUMBA

Forêt : Le Gabon obtient 18 millions USD de CAFI pour protéger ses forêts

 L’État gabonais et la CAFI (Central African Forest Initiative) ont signé une lettre d’entente officialisant la mise à la disposition du Gabon d’une enveloppe de 18 millions USD (environ 10 milliards FCFA) pour protéger ses forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Le Gabon a obtenu 18 millions USD pour réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre, mieux planifier et surveiller l’utilisation des terres et protéger plus de 23 millions d’hectares de forêt tropicale.

Si l’accord a été formellement signé par le ministre gabonais de l’Économie Régis Immongault, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre norvégien de l’Environnement, ces derniers n’ont pas pu tous se retrouver à Paris pour célébrer cet accord, pour des raisons de calendrier selon un officiel.

« L’engagement des pays donateurs de CAFI à soutenir notre politique de développement durable témoigne de la reconnaissance des efforts que notre gouvernement a réalisés depuis des années, des efforts visant à optimiser notre développement tout en préservant les écosystèmes et la biodiversité. L’accord d’aujourd’hui réaffirme une fois de plus notre pleine adhésion à l’Accord de Paris, auquel les pays africains doivent maintenir leur engagement malgré les positions d’autres, comme l’ont rappelé, il y a quelques jours lors de la Conférence africaine des ministres de l’Environnement, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, Coordinateur du Comité africain des chefs d’État sur le climat. », a déclaré le ministre Régis Immongault, manifestement satisfait de l’obtention de ce financement.

L’économie verte

Au cours de la cérémonie, les responsables européens qui assurent le financement du CAFI ont salué les efforts du Gabon en matière de protection de l’environnement.

« Cet accord constitue un grand pas en avant. Le Gabon s’engage à prendre des mesures qui, si elles sont mises en œuvre, préserveraient environ 98% des forêts tropicales du Gabon », a déclaré Vidar Helgesen, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement et président de CAFI avant d’ajouter «  CAFI est fier d’appuyer ce plan ambitieux, mais pragmatique qui vise à développer une économie à revenu moyen tout en préservant un capital naturel inestimable, pour le peuple du Gabon et pour le monde. ».

Magdy Martínez-Solimán, Assistant du secrétaire général de l’ONU a encouragé le Gabon a poursuivre sa politique de protection de l’environnement pour aboutir à la mise en place d’une économie verte. « Avec cet engagement, le Gabon pourrait définir une norme pour le développement durable qui pourrait inspirer d’autres pays d’Afrique centrale et occidentale. En accélérant les réformes, le pays s’engagera sur une véritable voie de l’économie verte qui offre des solutions pour le climat et l’agriculture et est plus attrayante pour les investissements du secteur privé vert. L’accord entre le Gabon et le CAFI ouvre la voie à une croissance économique sans déforestation », a-t-elle déclaré.

 

Afrucapostnews

CAFI : le successeur de Matata devrait rassurer les partenaires

L’initiative pour les forêts d’Afrique centrale (Cafi) souhaite voir continuer les efforts engagés par le gouvernement Matata en vue de permettre l’aboutissement du processus devant faciliter le décaissement de 200 millions USD en faveur de la protection des forêts de la République démocratique du Congo. Continuer la lecture de CAFI : le successeur de Matata devrait rassurer les partenaires