Archives par mot-clé : catastrophe naturelle

Catastrophe naturelle : Genève abritera la conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes

La Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR), annonce la tenue à Genève (Suisse), de sa conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes naturelles. Du 13 au 17 mai, la capitale suisse accueillera plus de 5 000 participants, venant des États membres des Nations Unies, y compris les pays ayant récemment connu des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi et l’Inde.

Photo prise le 18 mars 2019 par la Mission Aviation Fellowship montrant des personnes sur un toit dans une zone touchée par le cyclone Idai à Beira.
© AFP PHOTO/MISSION AVIATION FELLOWSHIP

La quatrième Conférence mondiale sur la reconstruction, qui se réunira les 13 et 14 mai, sera axée sur l’inclusion et le relèvement. L’un des principaux orateurs principaux serait le président de l’autorité de reconstruction du Népal, qui évoquerait les progrès réalisés au cours des quatre dernières années dans la reconstruction du Népal, à la suite du séisme d’avril 2015, qui était probablement le plus important projet de relance après le tremblement de terre du mois précédent. Plus de 600 000 Népalais ont été intégrés au système bancaire pour la première fois afin de pouvoir bénéficier d’une aide pour la reconstruction de leur maison.

« Une autre partie de la plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe sera la deuxième conférence sur l’alerte précoce comportant plusieurs risques, les 13 et 14 mai. Le cadre de Sendai a reconnu que les systèmes d’alerte précoce étaient essentiels pour sauver des vies et limiter les dégâts. Les récents événements survenus au Malawi, au Zimbabwe et au Mozambique ont montré qu’il restait encore de nombreuses pertes en vies humaines dues à des phénomènes météorologiques extrêmes, même avec une alerte avancée », a déclaré Denis McClean, du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe. Continuer la lecture de Catastrophe naturelle : Genève abritera la conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes

Climat : les autorités Sud-Africaine déclarent un état de catastrophe naturelle dans tout le pays

Les autorités Sud-Africaines ont déclaré un état de catastrophe naturelle dans tout le pays ce mardi 13 février. En cause, la sécheresse sans précèdent qui frappe la ville du Cap depuis des mois. Cette deuxième agglomération du pays, est menacée d’une rupture d’approvisionnement en eau potable. Les réserves sont tellement basses que les robinets pourraient être à sec d’ici quelques semaines.

C’est une décision qui a été publiée dans le journal officiel après une réévaluation de la gravité de ce phénomène. L’Etat de la nation arc-en-ciel a mandaté toutes les institutions publiques afin de mettre en œuvre les plans d’urgence, l’aide immédiate et les mesures de constructions nécessaires. Continuer la lecture de Climat : les autorités Sud-Africaine déclarent un état de catastrophe naturelle dans tout le pays

Climat : Les catastrophes naturelles ont coûté plus de 300 milliards de dollars en 2017

Dans quelques jours  l’année 2017 s’en ira, mais ses stigmates  sur notre planète resteront encore longtemps avant de disparaître. Marquée par les ouragans qui ont frappé les Caraïbes et les Etats-Unis, ainsi que plusieurs autres catastrophes naturelles à travers le mode, 2017 sera enregistrée pas seulement comme l’année la plus chaude, mais aussi comme  la troisième année la plus coûteuse pour les assurances et l’économie mondiale. Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres causés par l’homme devraient atteindre 306 milliards de dollars (258 milliards d’euros) , a annoncé  mercredi 20 décembre, le réassureur helvétique Swiss Re.

 

Les ouragans Harvey, Irma et Maria qui se sont abattus sur les Caraïbes et le Sud-Est des Etats-Unis  feront longuement parler de l’année 2017, bien que celle-ci ait déjà été inscrite au palmarès des années les plus chaudes jamais enregistrée depuis les relevés de Continuer la lecture de Climat : Les catastrophes naturelles ont coûté plus de 300 milliards de dollars en 2017

Catastrophes naturelles : 26 personnes périssent dans des glissements de terrain  aux Philippines

Au moins 26 personnes ont perdu la vie dans des glissements de terrains provoqués par    la tempête tropicale Kai-Tak ,  qui s’est abattue ce dernier week-end  sur les philippines.

 

Les autorités Philippines ont annoncé ce dimanche  17 décembre, la mort d’au moins vingt-six personnes et  23 autres disparues après des glissements de terrains qui ont frappé cet archipel.

Ces décès survenus dans l’île de Biliran ont été annoncés au lendemain du passage de la tempête sur l’archipel. Kai-Tak a déferlé en particulier samedi sur les îles orientales de Samar et Leyte, contraignant à l’évacuation près de 88 000 personnes.

Dimanche, Kai-Tak avait perdu de sa puissance pour devenir  une dépression tropicale mais les autorités ont mis en garde contre la possibilité d’inondations et de glissements de terrain. D’après l’Agence nationale de gestion des catastrophes, des lignes électriques ont été arrachées dans 39 localités sur Leyte et Samar. Des ponts et des routes ont été détruits.

Environ 15 000 passagers étaient bloqués car les services de liaison par ferry étaient toujours suspendus dans une partie de la région. En cette période de Noël, de nombreux habitants de l’archipel en grande majorité catholique voyagent pour rejoindre leurs  familles

A Tacloban, sur Leyte, des inondations soudaines se sont produites, avec de l’eau pouvant atteindre 1,5 mètre de hauteur.

« La tempête s’est déplacée si lentement qu’elle a déversé des trombes d’eau sur notre ville », a dit à l’AFP Ildebrando Bernadasle, responsable locale de la gestion des catastrophes, selon qui 82 % des districts de Tacloban étaient inondés.

Les intempéries ont également endommagé les fermes et les récoltes, ajoutant à la misère d’une population qui peine encore de se remettre du super-typhon Haiyan.

« Nous étions traumatisés par Haiyan qui avait détruit nos cocotiers. On a planté de la salade et des aubergines mais la nouvelle tempête les a aussi emportées. C’est un désastre », a déclaré à l’AFP Remedios Serato, un paysan de 78 ans de l’île de Leyte.

Sur cet archipel philippin, les typhons sont une monnaie courante.  Chaque année, près de 20 typhons se déferlent sur cette région.  Les îles de Samar et de Leyte avaient le plus souffert en 2013 du passage du super-typhon Haiyan, qui avait fait plus de 7 350 morts ou disparus.

Thierry-Paul KALONJI

Catastrophes naturelles : Tara, Freetown, Népal, Inde et Bangladesh, un compte macabre

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière sur plusieurs parties du monde ont laissé des stigmates qui ne se dissiperont pas de sitôt. Tara en Ituri, Freetown en Sierra Leone, l’inde le Népal et le Bangladesh, ces zones ont connu des fréquences de pluies très élevées, les contraignant à un compte macabre élevé. Plus de 200 morts en Ituri, plus de 350 en Sierra Leone, l’Inde le Népal et le Bangladesh ont quant à eux dénombré plus de 750 morts. A ce bilan funeste d’ajoute des milliers de familles sans abri.

Une villa contemporaine dévastée par l’érosion au village Ntiamfumu/ Photo, Alfred Ntumba

Ce sont des images choquantes, défiant toute imagination qui ont circulé dans les médias. Des images qui raisonneront encore bien longtemps dans les esprits.
A tara en Ituri dans la province de Bas-Uele, ce sont des glissements de terrain provoqués par une montagne à la suite des fortes pluies. Le village de pêcheurs situé entre le lac Albert et des montagnes a vu une avalanche des gros rochers se déferler sur lui, balayant plus de 60 maisons, sans laisser aucune chance à ses occupants. D’après le chef du village, seules 4 ou 5 maisons ont pu résister.

Pas d’équipe de secours qualifié, ni des matériels adéquats, c’est avec les moyens de bord que les recherches se sont faits pour sortir les corps ensevelis sous les décombres.

Le weekend dernier, les autorités avaient ordonné d’arrêter les recherches, pour éviter la contamination. Une équipe de désinfection devrait être envoyé sur le lieu.

Le gouverneur Abdallah Pene Mbaka a déclaré que l’estimation du nombre de victimes est basée sur les personnes disparues et les maisons touchées.
Il a par conséquent lancé un appel à la communauté internationale pour obtenir une aide d’urgence avec les efforts de sauvetage et de relèvement.

C’est la troisième année consécutive que cette partie des rives du lac Albert connaît des glissements de terrain. Une cinquantaine de personnes avaient péri dans ces conditions l’année dernière. Une dizaine l’année précédentes.

En Sierra Léone, c’est la localité de Regent, dans la capitale Freetown qui a fait le frais des coulées de boue suite à des fortes pluies qui sont tombées la semaine dernière. Plus de 350 morts, tel est le bilan de cette catastrophe naturelle qui a endeuillé cette ville. Une colline qui surplombait cette localité s’est effondrée pendant que les riverains étaient endormis.

En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

L’Inde le Bangladesh et le Népal ont quant à eux étaient simultanément frappés par des averses qui ont fait plus 750 morts. Tous ces évènement tragiques inscrivent 2017 dans un registre noir, au regard des nombres de victimes qu’ils ont causé.

 

Thierry-Paul KALONJI

Climat : la Banque asiatique de développement lance un cri d’alarme

Selon un rapport publié le 14 juillet 2017 par L’institut de recherches de Potsdam sur l’impact du climat, la banque asiatique de développement a annoncé l’élévation des températures  dans la région de l’Asie-Pacifique, qui pourraient entraîner des effets désastreux et sans précédent, notamment pour la sécurité alimentaire, si rien est fait pour enrayer ce phénomène.

Dans cette région qui représente le deux tiers de la population mondiale, le réchauffement entraînera des typhons plus violents, des précipitations plus fréquentes et plus abondantes, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer. Autant de facteurs qui auront des effets négatifs sur la croissance, la sécurité alimentaire et la biodiversité de cette partie du monde, s’inquiète les auteurs de l’étude.

Sur ce, la BAD met en garde contre le risque d’un désastre annoncé et appelle à une mise en application au plus tôt des dispositions de l’accord de Paris

<< Les pays de la région risquent de sombrer dans une plus profonde pauvreté si des mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement >> a fait savoir dans un communiqué, Bambang Susantono, vice-président de la BAD.

L’accord de Paris, entré en vigueur en novembre 2016, a pour objectif de contenir l’augmentation de la température en dessous de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels, mais si le rythme actuel se poursuit, le thermomètre pourrait grimper de 4 °C à la fin du siècle en Asie-Pacifique, voire de 6 °C dans certaines régions.

<< Un tel réchauffement pourrait conduire à un drame humanitaire dans plusieurs pays >> estime la BAD, dans ce même communiqué.

En effet, les évolutions du climat affectent les écosystèmes et pourraient se traduire, entre autres, par une diminution de 10 % de la production céréalière. L’augmentation des précipitations aggrave les inondations. Elles ont doublé en Asie du Sud au cours des trois dernières décennies. Si elles continuent à augmenter, près des deux tiers du territoire du Bangladesh pourraient être inondés à la fin du siècle contre un quart actuellement.

Le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et le nord-ouest de la Chine pourraient connaître des augmentations de température allant jusqu’à 8 °C, poursuivent les auteurs du rapport, entraînant des migrations de ces régions vers d’autres moins affectées. Un scénario qui compromet tout espoir de développement durable dans une région où 9 des 15 pays qui en font partie figurent parmi les plus vulnérables aux désastres naturels, comme en a témoigné le super cyclone tropical Haiyan en novembre 2013 aux Philippines.

La BAD a annoncé un financement de 4 milliards de dollars d’ici à 2020 destinés à la promotion des énergies renouvelable dans la région.

Pour rappel, le Japon et les Etats-Unis sont les premiers actionnaires de la BAD.

Réécrit par Jennifer Labarre