Archives par mot-clé : catastrophe

Kinshasa : La colère de la pluie fait un bilan provisoire de 40 morts

La pluie torrentielle qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa la nuit du 25 au 26 laisse derrière elle des dégâts importants et d’énormes pertes en vies humaines. Presque le deux quart de la capitale congolaise est frappé par des inondations. Le bilan provisoire est très lourd, soit environ 40 morts. Une situation qui fait suite aux facteurs surtout liés à la mauvaise urbanisation et le manque d’une vraie politique de prévention.

La route de l’université, la principale artère qui mène vers l’Université de Kinshasa est coupée en deux parties à hauteur de Livulu. L’érosion a sur son passage emporté des maisons et autres lotis.

Si à ce stade le bilan en perte humaine fait état de 40 morts sur la ville,  (17 morts enregistré dans la Commune de Mont Ngafula, 15 à Lemba, 2 à Makala et 1 Limete, selon la Radio Top Congo), la situation risque de s’empirer au regard du niveau de débordement des eaux dans plusieurs quartiers de la capitale.

Faiblesse institutionnelle

Inondations au quartier Funa à Limete.

La ville de Kinshasa est l’une de plus anarchiques que connaît la République démocratique du Congo. Cette mégalopole de plus de 15 millions d’âmes ne dispose presque pas d’un plan d’aménagement bien structuré. A Kinshasa, tout le monde construit où il veut et comme il veut, cela sous le regard impuissant des autorités. Continuer la lecture de Kinshasa : La colère de la pluie fait un bilan provisoire de 40 morts

Genève : Les médias invités à jouer leur rôle dans la réduction des risques de catastrophes

En tant que quatrième pouvoir, les medias ont un rôle capital à jouer dans les efforts pour la réduction des risques de catastrophes. Lors d’un Forum de discussion avec les radiodiffuseurs organisé ce lundi 13 mai, à Genève par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe et l’Union mondiale de la radiodiffusion, la représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, Mami Mizutori a invité les médias à jouer leur rôle dans la prévention des catastrophes, la réduction de risques liés à celles-ci, et à remplir leur mandat qui consiste à promouvoir le bien public.

« Nous appelons souvent la presse traditionnelle et les médias d’information le ‘’quatrième pouvoir’’, en reconnaissance de votre capacité explicite en matière de plaidoyer et d’engagement des citoyens, en particulier en ce qui concerne les questions de gouvernance politique et de gouvernance d’État », a-t-elle indiqué.

Selon la représente spéciale du Secrétaire général de Nations unies, les professionnels des medias doivent se saisir de la panoplie des supports médiatiques pour innover, diffuser et informer les communautés sur les risques de catastrophes auxquels le monde est confronté. Continuer la lecture de Genève : Les médias invités à jouer leur rôle dans la réduction des risques de catastrophes

Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

La dixième épidémie de la maladie à virus Ebola  qui s’est déclarée  depuis le 1 er août à Mangina dans la province du Nord-Kivu ne cesse  de gagner du terrain dans cette partie du pays, et pourrait devenir une catastrophe si la tendance se maintient, avertit David Bisimwa coordonnateur auprès de CARE, cité par CBC radio. Un risque consécutif aux  conflits armés qui sévissent  actuellement dans cette région, compliquant ainsi  les efforts pour contenir la propagation du virus.

A cause de ces  conflits armés qui ravagent l’Est de la République démocratique du Congo, les patients mettent beaucoup trop de temps avant de se rendre dans les centres de traitements, par crainte des combats opposant ces groupes rebelles qui s’affrontent dans ces territoires touchés par l’épidémie d’Ebola. Cette situation ne facilite pas la lutte contre  cette épidémie.

Désormais, c’est une lutte aux allures d’une course contre la montre qui s’engage, au regard du nombre de personnes déjà contaminées.

Mardi, l’OMS faisait état de 339 cas confirmés de la maladie dans le pays ainsi que de 172 décès. Ce bilan pourrait être revu à la hausse, a indiqué cette agence de l’ONU, qui avait déjà annoncé  au mois d’août  l’actuelle éclosion dans la province du Nord-Kivu. Cette  épidémie de 2018, est déjà qualifiée de la pire de l’histoire du pays.

« Les risques de propagation de l’épidémie sont plus grands cette fois-ci, parce qu’on est sur des lieux qui sont beaucoup plus peuplés, avec beaucoup de déplacements de population », a  expliqué Gwenola Seroux, responsable des urgences pour MSF.

Et chaque nouvelle attaque pousse de nombreuses personnes à fuir leur quartier ou leur village, une migration constante qui augmente la rapidité avec laquelle se propage le virus. Continuer la lecture de Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

Catastrophes naturelles : Un vent violent frappe la ville de Goma

Un vent violent a traversé la ville de Goma dans la nuit du dimanche 06 mai. Ce vent alizé qui a frappé le chef-lieu du Nord-Kivu à une vitesse de 108 km/h du Sud-Est vers le Nord-Ouest, a laissé de stigmates renseigne un rapport de l’OVG (Observatoire Volcanologique de Goma).

Une vue de aérienne de la ville de Goma ( Nord-Kivu), Photo OVG.

Selon l’OVG, ce vent a occasionné plusieurs dégâts matériels. il a emporté plus ou moins 40% des toitures des maisons dans le quartier volcans sur l’avenue Golfe, et près de 14 familles sont restées sans abris et quelques blessés légers ont été identifiés sur le lieu de la catastrophe .

La direction de l’Observatoire a précisé que ce masse d’air tropical n’avait rien à avoir avec le volcanisme dans cette partie du pays. Mais qu’il y a lieu d’associer les agronomes au choix des arbres appropriés à planter pour atténuer un tel mouvement de vent violent dans le futur.

À en croire les habitants de cette contrée c’est un événement nouveau auquel la ville vient de faire fasse.

Jennifer LABARRE

Catastrophes naturelles : une application pour prévenir des risques d’éruption en Indonésie

Dénombrant près de 130 volcans sur son territoire, l’Indonésie demeure l’un des pays où les activités sismiques sont fréquentes. C’est pour prévenir ses récurrentes catastrophes naturelles qui endeuillent chaque fois le pays, qu’un groupe de scientifiques a mis au point cette année, une application consacrée à la volcanologie et aux différents risques de catastrophes naturelles à travers l’archipel.


Baptisée Magma Indonesia, cette application consacrée avant tout aux éruptions volcaniques comporte une carte où les montagnes de feu sont représentées avec différentes couleurs, depuis le vert pour rien à signaler, jusqu’au rouge qui indique un niveau de vigilance maximale. Cette carte permet aux utilisateurs de cette application de jauger en un lapse de temps, la situation volcanique de tout l’archipel indonésien.
Magma Indonesia s’adresse en priorité au grand public.

Encas de situation de crise, comme une éruption imminente ou une alerte au Tsunami, elle permet d’alerter directement les populations, en temps réel, sans passer d’abord, comme cela se faisait avant, par les autorités locales pour que celles-ci relayent ensuite le message. Le but derrière cette manière de faire est de gagner du temps et d’accélérer la propagation de l’information.

La récente menace d’éruption du mont Agung de Bali a fait connaitre un grand succès à Magma Indonesia. Plus de 10.000 téléchargements mobiles sur androïde ont été enregistrés, et plus de 800 000 visiteurs sur le site internet dédié.

Deux volcans sont actuellement en rouge sur la carte de Magma Indonesia, le Mont Sinabung sur l’île de Sumatra et Agung sur l’île de Bali. Hormis les situations d’urgences, les concepteurs espèrent aussi faire un travail pédagogique avec la population pour que celle-ci soit davantage consciente de la réalité géologique qui l’entoure.
Thierry-Paul KALONJI

Bukavu: Une éventuelle catastrophe similaire à celle de Tara s’annonce à Ibanda

Le Bourgmestre de la commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu, Evariste Ntahitunda Manegabe, s’est dit inquiet d’une éventuelle catastrophe naturelle qui pourrait mettre en péril plus de 500 ménages, situés sur  les avenues Muhunga et la Voix du Zaïre, dans cette municipalité.


« Une longue fissure de près 300 mètres entoure plus de 500 maisons retrouvées dans ces périmètres, il y a de cela plus d’une année. Il y’a risque de glissement de terrain dans ce quartier. Surtout avec  cette saison de pluies, souvent  accompagnée de glissements de terrain comme d’ habitude à Bukavu », redoute le bourgmestre, qui décline toute responsabilité.  « J’ai déjà alerté plusieurs fois les autorités provinciales, notamment, le Gouverneur Cishambo, sur cet état de lieu, mais je n’ai reçu que des promesses d’évacuation».

Le bourgmestre a affirmé avoir été lui-même sur le site, pour sensibiliser les habitants du quartier à évacuer ce lieu à haut risque, malheureusement il n’a pas été écouté de la bonne oreille.

Pour l’autorité municipal, les quartiers se trouvant en aval des avenues Muhunga et la Voix du Zaïre, présentent énormément de risques du fait qu’ils se trouvent dans le bas-fond. En cas du désastre, le Complexe scolaire la Sapinière, une école très fréquentée   située au pied de la colline pourrait totalement disparaître. Car les ménages pointés du doigt en amont pourraient y finir leur course.

« Nous n’avons pas les moyens financiers nécessaires pour évacuer le lieu », s’exclame Amos Bisimwa, l’un des habitants de ce quartier.

Ces habitants réclament régulièrement au gouvernement provincial de l’espace habitable où ils doivent aller vivre et cela sans réponse. Abandonnés à leur triste sort, ces habitants redoutent même du rôle du Bureau de la protection civile installé au Sud- Kivu, depuis 2013, par le gouvernement provincial.

Le Bourgmestre de la Commune d’Ibanda, a au cours de cet entretien, rappelé la catastrophe survenue en 2013, laquelle avait provoqué l’effondrement d’une maison avec 7 membres de la même famille. Il a tout de même averti les habitants de Kaza roho, vers la route Panzi et ceux qui construisent en amont de la route dite d’Uvira, de faire attention à la pente accidentellement inclinée.

 

Janvier Barahiga

Correspondant à Bukavu