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Climat : Voici quelques engagements pris par les ministres de la CEEAC à Brazzaville

Plusieurs engagements ont été pris lors de la rencontre de haut niveau qui s’est tenue à de Brazzaville la semaine dernière, en marge du Sommet de l’action sur le climat qui se tiendra à New York le 23 septembre prochain.  Au cours des assises de Brazzaville, les ministres des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ont validé la position commune de la sous-région afin de parler d’une même et seule voix à New York.

En vue de créer les conditions favorables à la mobilisation des financement additionnels, nécessaires pour la protection et la gestion durable des forêts du bassin du Congo, les ministres ont à l’unanimité désigné la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC)  comme l’institution devant héberger les  différents fonds climatiques que pourront mobiliser les Etats auprès des bailleurs et autres partenaires engagés dans les financements climatiques.

En ce qui concerne la résilience et l’adaptation, les ministres se sont engagés à renforcer les actions de l’adaptation dans les secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’eau, le sol, l’amélioration des systèmes d’alertes précoces, de surveillance et des services y compris ses impacts (sècheresse, inondation, érosion des sols à travers la mise en œuvre des programmes sous régionaux. Continuer la lecture de Climat : Voici quelques engagements pris par les ministres de la CEEAC à Brazzaville

Bassin du Congo : l’Union européenne lance le programme ECOFAC VI volet Cameroun

L’Union européenne a lancé la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI) volet Cameroun. La cérémonie du lancement de ce programme a eu lieu ce mercredi 25 octobre 2017, à Douala au Cameroun. Cette étape exprime le début effectif  des activité de ce projet dans les pays membres la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). 

Cérémonie du lancement d’ECOFAC VI à Douala, par l’Union européenne (Photo, Alfred NTUMBA – Environews RDC)

Après la clôture d’ECOFAC V qui avait permis aux dix pays de la COMIFAC d’accéder aux financements d’environ 30 millions d’euros, l’Union européenne a doublé la mise cette fois-ci, en mettant à la disposition de ces pays, une enveloppe de 60 millions d’euros. « Depuis 1992, l’Union européenne a déjà investi plus de 138 millions d’euros dans la protection des forêts et de la biodiversité en Afrique centrale. Avec ECOFAC VI, c’est 60 milliards de Francs CFA supplémentaires, soit 60 millions d’euros qui sont apportés à la sous-région », a déclaré Chantale Marissen, Représentante de l’Union européenne.

Une enveloppe de 3,5 millions d’euros sera disponible pour appuyer l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Ce financement sera coordonné par le CIFOR, afin de mettre en œuvre certaines priorités opérationnelles du Plan de convergence 2015-2020 de la COMIFAC. L’ECOFAC VI devra également financer la mise en œuvre du projet Renforcement et institutionnalisation de l’OFAC (RIOFAC), pour une durée de 5 ans.

A en croire Chantale Marissen, l’Union européenne compte beaucoup sur la production des informations de qualité sur les forêts et la biodiversité  du Bassin du Congo en vue d’aider à la prise de décision quant à leur conservation et gestion durable au bénéfice de la population. Ainsi, un accent particulier sera mis sur la gouvernance forestière et la protection de la biodiversité. « L’effet du levier attendu à travers ce programme ne pourra être atteint qu’avec la détermination sans faille de nos partenaires de l’Afrique centrale à protéger notre planète et à combattre ceux qui veulent la détruire à leurs profits. Devant les conséquences qui menacent les écosystèmes de la sous-région, c’est donc une responsabilité historique qui nous incombent », a-t-elle martelé.

En effet, la convention de financement entre l’Union européenne et le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), a été signée à Brazzaville en avril 2017. La Secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Mfoula Thérèse-Chantal, a émis le vœu de voir l’ECOFAC VI aller dans sens du changement des conditions de vie des communautés de la sous-région. « Si les premières phases qui ont démarré dès 1992 se sont concentrées sur la conservation du captal naturel, le Secrétariat général de la CEEAC, souhaiterait vivement que ECOFAC VI confirme le passage de la conservation à l’économie de la conservation telle qu’amorcée par le programme ECOFAC V », a-t-elle fait savoir. « En effet, il s’agit de transformer le capital naturel de la sous-région en capital productif pour que celui-ci contribue à la diversification de l’économie de nos Etats membres, majoritairement dépendantes de produits des hydrocarbures ».

Les forêts du Bassin du Congo représentent 25% du carbone total stocké par les forêts tropicales du monde. Elles hébergent environ 30 millions d’habitants et fournissent des moyens de subsistance à plus de 75 millions de personnes qui dépendent de ressources naturelles locales pour leurs besoins alimentaires, nutritionnels, et de santé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

 

 

 

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Brazzaville : La Banque mondiale encourage les Etats de la CEEAC et de la CAE à passer aux actions

La Banque mondiale a invité les pays de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale) et ceux de la CAE (Communauté des Etats d’Afrique de l’Est) à s’impliquer davantage dans la promotion de l’économie verte, moteur du développement durable dans la région. Cette déclaration a été faite par le Directeur du Département Environnement de la plus grande institution de Breton Woods, Benoist Bosquet, lors de l’ouverture ce jeudi 05 août, du segment de haut niveau de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la CAE, réunis à Brazzaville.

Benoist Bosquet, chef du Département Environnement de la Banque mondiale, lors de l’ouverture du segment du haut niveau à Brazzaville. (Crédit photo, Caresse – James Odouka)

A en croire ce haut cadre de la Banque mondiale, le succès des initiatives nationales en matière de gestion durable de forêts ou de la REDD+ dans la sous-région d’Afrique Centrale, enverra un signal fort à la communauté internationale que l’Afrique Centrale est prête à mettre à l’échelle mondiale, son engagement dans la lutte contre les changements climatiques au travers de la mise en cohérence de ses politiques sectorielles et de la construction de son économie verte. « Les pays de la région regorgent de ressources naturelles exceptionnelles, aussi bien en forêts, en eaux, en terres arables qu’en minéraux. De ces ressources découlent d’importantes opportunités de développement économique. Vous avez l’opportunité d’opter pour le développement d’une économie verte qui contribue à la création d’emplois et à la croissance économique tout en favorisant une gestion durable du capital naturel dont découle cette croissance », a-t-il précisé.

La Banque mondiale entend accompagner la Commission Climat du Bassin du Congo dans l’atteinte de ses objectifs, comme cela est le cas avec d’autres organisations de la sous-région. « Nous envisageons également de lancer une réflexion stratégique sur des approches économiques à la crise de braconnage à laquelle fait face la sous-région. Par ailleurs, nous voudrions examiner le potentiel d’un programme régional de pêche qui s’appuierait sur la Commission régionale des pêches du Golfe de Guinée oriental, et un projet de recherche agricole partagé en Afrique de l’Est et Centrale », a informé Benoist Bosquet.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA