Archives par mot-clé : changement clilmatique

Climat : la Banque asiatique de développement lance un cri d’alarme

Selon un rapport publié le 14 juillet 2017 par L’institut de recherches de Potsdam sur l’impact du climat, la banque asiatique de développement a annoncé l’élévation des températures  dans la région de l’Asie-Pacifique, qui pourraient entraîner des effets désastreux et sans précédent, notamment pour la sécurité alimentaire, si rien est fait pour enrayer ce phénomène.

Dans cette région qui représente le deux tiers de la population mondiale, le réchauffement entraînera des typhons plus violents, des précipitations plus fréquentes et plus abondantes, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer. Autant de facteurs qui auront des effets négatifs sur la croissance, la sécurité alimentaire et la biodiversité de cette partie du monde, s’inquiète les auteurs de l’étude.

Sur ce, la BAD met en garde contre le risque d’un désastre annoncé et appelle à une mise en application au plus tôt des dispositions de l’accord de Paris

<< Les pays de la région risquent de sombrer dans une plus profonde pauvreté si des mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement >> a fait savoir dans un communiqué, Bambang Susantono, vice-président de la BAD.

L’accord de Paris, entré en vigueur en novembre 2016, a pour objectif de contenir l’augmentation de la température en dessous de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels, mais si le rythme actuel se poursuit, le thermomètre pourrait grimper de 4 °C à la fin du siècle en Asie-Pacifique, voire de 6 °C dans certaines régions.

<< Un tel réchauffement pourrait conduire à un drame humanitaire dans plusieurs pays >> estime la BAD, dans ce même communiqué.

En effet, les évolutions du climat affectent les écosystèmes et pourraient se traduire, entre autres, par une diminution de 10 % de la production céréalière. L’augmentation des précipitations aggrave les inondations. Elles ont doublé en Asie du Sud au cours des trois dernières décennies. Si elles continuent à augmenter, près des deux tiers du territoire du Bangladesh pourraient être inondés à la fin du siècle contre un quart actuellement.

Le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et le nord-ouest de la Chine pourraient connaître des augmentations de température allant jusqu’à 8 °C, poursuivent les auteurs du rapport, entraînant des migrations de ces régions vers d’autres moins affectées. Un scénario qui compromet tout espoir de développement durable dans une région où 9 des 15 pays qui en font partie figurent parmi les plus vulnérables aux désastres naturels, comme en a témoigné le super cyclone tropical Haiyan en novembre 2013 aux Philippines.

La BAD a annoncé un financement de 4 milliards de dollars d’ici à 2020 destinés à la promotion des énergies renouvelable dans la région.

Pour rappel, le Japon et les Etats-Unis sont les premiers actionnaires de la BAD.

Réécrit par Jennifer Labarre

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Climat : la question du climat divise le G7

Les chefs d’Etat du G7 se sont engagés ce samedi 27 mai, à lutter contre le protectionnisme, surmontant les résistances de Donald Trump qui continue à développer sa position de « l’Amérique d’abord », thème sur lequel il a été élu, mais ne sont pas parvenus à s’accorder sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le G7 à Sicile (Photo – droits tierces)

Si les Etats-Unis ont paru faire quelques concessions sur la question des relations commerciales, ils restent isolés sur celle du climat, exigeant de leurs partenaires plus de temps pour décider s’ils vont honorer les engagements pris lors de la COP21 en 2015 à Paris.

« Je rendrai ma décision finale sur l’Accord de Paris la semaine prochaine« , a annoncé sur son compte Twitter le président américain alors qu’Angela Merkel a évoqué des échanges « très difficiles » et « très décevants » sur cette question.

Selon elle, « rien n’indique que les Etats-Unis accepteront de rester dans le cadre de cet accord » dont elle a rappelé l’importance majeure et sur lequel, a-t-elle dit, on ne peut pas faire de compromis.

Le communiqué final mentionne clairement cette divergence de vue entre Washington et ses partenaires du G7.

« Les Etats-Unis d’Amérique sont engagés dans un processus d’examen de leur politique sur le changement climatique et sur l’Accord de Paris et ne sont pas en mesure de participer au consensus sur ces sujets« , indique le communiqué.

« Comprenant ce processus, les dirigeants des gouvernements du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de la Grande-Bretagne, et les présidents du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne réaffirment leur engagement ferme à rapidement mettre en oeuvre l’Accord de Paris », poursuit le texte.

En revanche, et malgré d’âpres négociations, un consensus raisonnable a été trouvé sur le système d’échanges commerciaux internationaux et sur la lutte contre le terrorisme

Avec Reuter

RECEIAC : la mise en place d’un mécanisme d’échange d’informations sur le changement climatique et la REDD+

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC), a mis en place à l’issue de son Atelier régional organisé à Douala (Cameroun) du 05 au 07 avril, un mécanisme d’échange d’informations  en matière de changements climatiques et REDD+ pour la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Les journalistes et communicateurs d’Afrique centrale en formation sur les changements climatiques et REDD+ à Douala. Photo (Alfred Ntumba/Environews)

Ce mécanisme basé sur la communication Media et networking de professionnels des medias, consiste en l’échange d’informations et d’expériences de terrain au niveau local, national et sous régional. Grâce aux différents outils reçus lors de cet atelier, les participants s’activeront à simplifier davantage l’information traitée sur ces thématiques et faciliter la compréhension aux différentes cibles y compris en langues locales, afin d’inverser la courbe de l’ignorance sur les questions de changements climatiques et de REDD+ qui caractérise la sous-région.

« J’ai été témoin durant 3 jours, de votre participation, votre intérêt et votre engagement aux travaux qui se sont articulés autour de 4 modules importants de cet atelier. J’espère que chacun de vous a obtenu des connaissances qui lui seront utile dans la tache individuelle afin de permettre au RECEIAC d’atteindre ses objectifs », a précisé, Michel Ndjatsana, Représentant du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC.

Les communicateurs et journalistes ayant participé à cet atelier, ont été dotés de nouvelles connaissances qui ont amélioré leur compréhension des questions liées aux changements climatiques et REDD+. «  En tant que journaliste, nous sommes obligés d’apprendre chaque jour. Cette formation nous a permis d’avoir des connaissances qui vont nous servir dans notre tâche quotidienne d’informer le public sur les effets néfastes des changements climatiques. A mon retour au pays, je vais me mettre au travail pour aider mon public à comprendre ces questions et changer son comportement », a affirmé Samuel Obiang, journaliste équato-guinéen.

Le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni, s’est félicité de l’aboutissement heureux de cet atelier. « Nous nous félicitons de la qualité du contenu donné au final, qui a permis au Réseau de porter un certain nombre d’éléments en terme de plaidoiries qui seront élaborés en vue de renforcer naturellement les actions du RECEIAC au niveau sous régionale et international », a-t-il confié.

Ces assises organisées avec l’appui financier du Projet régional REDD (PREREDD), ont permis également aux chevaliers de la plume de s’enquérir des informations sur ce projet qui touche à sa fin. « On s’est rendu compte qu’il y’avait un groupe de partenaires qui était absent dans la mise en œuvre du projet notamment les communicateurs et les journalistes. Nous avons saisi cette occasion pour leur informer sur les réalisations de la COMIFAC et du PREREDD afin qu’elles soient connues du grand public. Si le COMIFAC nous saisit sur les questions de communication, nous sommes disposés à voir dans quelles mesures nous pouvons organiser d’autres conventions avec le RECEIAC pour d’éventuelles partenariats », a déclaré, Lydie Guimbous, experte chargée du suivi et évaluation du PREREDD.

Au sortir de cet atelier, une feuille de route assortie des recommandations a été adoptée par le RECEIAC pour redynamiser ses activités.

Depuis Douala, Prince Alfred NTUMBA

Climat : après l’Egypte, le Gabon prend la tête du Comité des chefs d’Etats et de gouvernements sur le changement climatique

Les travaux du 28ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine (UA) tenue à Addis-Abeba (Ethiopie), le 31 janvier 2017, ont été couronnés par la désignation du Gabon comme pays devant assurer la présidence du Comité des Chefs d’Etats et de gouvernements sur le changement climatique (CAHOSCC) pour une durée de 2 ans.

Continuer la lecture de Climat : après l’Egypte, le Gabon prend la tête du Comité des chefs d’Etats et de gouvernements sur le changement climatique

Tribune : Bilan de Marrakech – perspective des Pays les Moins Avancés sur les résultats de la COP22

Bilan de Marrakech – perspective des Pays les Moins Avancés sur les résultats de la COP22

Tribune de : Tosi Mpanu-Mpanu et Manjeet Dhakal

Tosi Mpanu Mpaanu, négociateur senior sur le changement climatique de l’ONU et Président en exercice du groupe des Pays les Moins Avancés (PMA)

Continuer la lecture de Tribune : Bilan de Marrakech – perspective des Pays les Moins Avancés sur les résultats de la COP22