Archives par mot-clé : changement climatique

Climat : Les légumes seront plus rares d’ici 2100

Plus de 31,5% de récoltes de moins pourrait être observé d’ici à 2100 avertissent les chercheurs. Avec les effets du réchauffement climatique les récoltes de légume partout dans le monde connaîtront une baisse drastique.  

La hausse de 4°c à laquelle les scientifiques pointent du doigt d’ici 2100, si rien n’est fait, pourrait sensiblement réduire les récoltes a signalé une étude publiée dans les comptes- rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS). Continuer la lecture de Climat : Les légumes seront plus rares d’ici 2100

Environnement : les changements climatiques emportent les plus vieux baobabs d’Afrique

L’Afrique connait la perte de ses plus vieux baobabs en raison de changement climatique, selon une étude publiée ce lundi 11 juin dans la revue nature plants. Cette étude suppose que 9 des 13 plus vieux baobabs africains sont entièrement ou partiellement morts lors de ces 12 dernières années, les chercheurs essayant d’étudier une soixantaine de baobabs pour tenter de percer le secret de leur longévité, découvrent soudainement leur disparition massive.

Parmi les victimes, 4 symboliques, âgés de 1100 à 2500 ans et tutoyant le ciel, dont Panke au Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2450 ans au compteur, le baobab Sunland avec 1000 ans, le Platland en Afrique du sud, l’un des plus gros du monde et le célèbre baobab Chapman de Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé comme monument national. Continuer la lecture de Environnement : les changements climatiques emportent les plus vieux baobabs d’Afrique

Climat : les changements climatiques favorisent la résurgence des épidémies

Les conditions climatiques extrêmes ne seraient pas étrangères à l’épidémie de la dengue qui a touché certaines régions du Burkina Faso et du Sénégal il y a quelques semaines. Dans un entretien  accordé à SciDev.Net, Alioune Badara Ly, le directeur adjoint du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’action sociale du Sénégal a affirmé qu’en plus des raisons liées aux comportements des populations favorisant la prolifération des vecteurs de la maladie, il y a probablement des facteurs liés au climat, notamment la température, l’humidité et les précipitations.

“Le réchauffement climatique va continuer à créer des conditions favorables au développement de vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika”, a-t-il précisé. 

Selon ses propos, on ne peut pas écarter l’éventualité d’un rapport entre l’apparition de cette épidémie et les fortes chaleurs qu’a connues le Sénégal ces derniers mois.  » Ce sont des conditions qui existent en Afrique tropicale, et c’est l’une des raisons qui font qu’aujourd’hui que nous ayons un développement de plus en plus important de certains vecteurs comme Aedes. Nous pensons d’ailleurs que le changement et surtout le réchauffement climatique va continuer dans les années à venir à créer des conditions favorables au développement de ces vecteurs qui provoquent la dengue, mais aussi la fièvre jaune, le chikungunya et zika. » Rapporte le site d’informations scientiques.

Déjà, une étude publiée  en 2017 par Lancet Countdown, avait confirmé  que les symptômes humains du changement climatique sont sans équivoque et potentiellement irréversibles, affectant la santé des populations du monde entier.

En ce qui concerne les maladies infectieuses, l’altération des conditions climatiques contribue à l’augmentation de la capacité de transmission de la dengue par Aedes Aegypti, reflétant une croissance estimée à 9,4% depuis 1950.

« Ces tendances de la maladie révèlent des augmentations mondiales de la mortalité due à la dengue, en particulier dans les régions Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes ; avec certaines années de pointe (dont 1998) associées aux conditions d’El Niño », peut-on également lire dans la revue britannique The Lancet.

Avec des températures plus élevées et avec plus de vagues de chaleur, il y’a un accroissement considérable des cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et d’insuffisance rénale, qui se font remarqués  ces dernières devenies.

Le changement climatique est aussi pointe du doigt dans la détérioration de  la qualité de l’air, en particulier pendant les vagues de chaleur. Et avec l’augmentation de la pollution de l’air, la fréquence des maladies non transmissibles croît également, y compris l’asthme, le cancer du poumon et les maladies cardiaques.

Il est important  aujourd’hui,  que les gouvernements donnent aux services de santé,  des outils nécessaires pour prévoir les événements climatiques à haut risque, afin qu’ils avertissent les populations pour qu’elles se prémunissent.
Mie Ngakao

RECEIAC : des journalistes et communicateurs se dotent des outils de vulgarisation sur les changements climatiques et la REDD+

Le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), a lancé ce jeudi, 05 avril à Douala (Cameroun), les travaux de l’atelier sous régional de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs en matière de Changements Climatiques et REDD+ pour la Gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Photo de famille de journalistes membres du RECEIAC lors du lancement de l’atelier sur les changements climatiques et la REDD+ à Douala au Cameroun ( Photo Alfredo Prince/Environews-RDC)

Durant 4 jours, les journalistes de 6 pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), vont améliorer leurs connaissances et se doter des outils nécessaires à l’information, la sensibilisation et la communication des masses sur les changements climatiques et la REDD+.

Selon le Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, Gervais-Ludovic Itsoua Madzous, le soutien de son institution au RECEIAC pour l’organisation de cet atelier, est une façon de pousser les journalistes de la sous-région à aller vers l’information environnementale avec des connaissances exactes sur des questions hautement techniques.

« Il faut bien que l’information mise à la disposition de notre base soit de bonne qualité. C’est dans cette perspective que la COMIFAC a estimé qu’il est important de donner de la bonne information aux journalistes,  et chargés de communication des ministères qui sont en contact direct avec la population et les décideurs », a-t-il précisé.

Cependant, Monsieur Itsoua reconnait le retard dans la préparation des journalistes à mieux cerner les contours des questions de changements climatiques et REDD+. Il a promis par la même occasion d’y remédier. « Effectivement, nous estimons qu’il y’a un retard et qu’à l’issue de tels travaux par exemple, nous pouvons arriver à rentre ces genres d’activités récurrentes », a-t-il informé.

Pour le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), les questions de changements climatiques restent un défi pour l’Afrique Centrale. Il est important que les journalistes et communicateurs de la sous-région s’en approprient afin d’aider les populations à les comprendre et s’impliquer dans la lutte contre les effets néfastes de ces changements. « Il est normal que le RECEAC organise de pareils rencontres pour cette catégorie d’acteurs qui est en contact direct et permanant avec les populations à travers leurs productions. Les outils adéquats qu’ils recevront lors de cet atelier vont les aider à professionnaliser leur métier et se spécialiser dans des domaines spécifiques de l’environnement », a indiqué le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni.

Les attentes pour les participants à ces assises vont au-delà d’une simple formation. « Je souhaite que cette rencontre aide aussi à affiner la cohésion entre la COMIFAC, le RECEIAC et les Ministère en charge forêts et de l’environnement afin de rendre fluide la communication entre ces 3 entités », a suggéré le Chargé de Communication du Ministère de l’environnement de la RDC, Teddy Ntenday. Et d’ajouter que : « Cet atelier est très important car il permet non seulement de renforcer nos capacités mais également de rappeler certaines notions élémentaires et importantes compte tenu de la nouveauté des termes comme REDD, adaptation et atténuation. Nos attentes sont celles de ramener au pays une meilleure compréhension et des connaissances pratiques sur ces différents concepts ».

De retour dans leurs pays respectifs, les participants à cet atelier devront mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises à Douala pour améliorer les contenus de leurs productions afin de faciliter la compréhension à leurs différentes cibles notamment, la population et les décideurs politiques considérés comme des acteurs clés dans le processus de luttes contre les effets néfastes de changements climatiques .

Notons que l’atelier de Douala en faveur des journalistes d’Afrique centrale s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route de la COMIFAC telle que définie par son nouveau staff dont le mandat a pris cours depuis le début de cette année.
Depuis Douala, Prince-Alfredo NTUMBA

Comifac : une rencontre sur la finance climatique à Kigali

La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) organisera du 13 au 16 mars à Kigali (Rwanda), un atelier sous régional sur la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique centrale et de renforcement des capacités en finance climatique, couplé à un exercice de renforcement des capacités des Entités Nationales Désignées du CTCN en matière de montage des requêtes d’assistance technique.

Cette réunion réunira 40 délégués des pays membres de la Comifac pour examiner la mise en œuvre de l’Accord de Paris et accroître les capacités des acteurs clés pour la mobilisation des financements internationaux alloués à la lutte contre les changements climatiques.

Il sera question pour les participants de maîtriser l’état des lieux des différents mécanismes de financement de lutte contre les changements climatiques déjà opérationnels et explorer les potentiels mécanismes, et élaborer des notes conceptuelles des projets régionaux d’atténuation et d’adaptation contre les effets néfastes des changements climatiques, destinés aux différents fonds dédiés au climat.

Il ressort du bilan du fonctionnement des différents mécanismes de financement des actions climatiques que la proportion des pays de l’Afrique centrale qui en bénéficient effectivement est faible en raison de contraintes de diverses natures dont la complexité des procédures, le manque de moyens humains et techniques appropriés etc.

Suite aux recommandations des Ministres en charge des Forêts/Environnement de la sous-région, la Commission des forêts d’Afrique centrale a identifié et établit une liste des idées de projets prioritaires pour cet espace reconnue comme très vulnérables aux changements climatiques.

La Comifac relève en effet, le besoin d’un appui technique pour arriver à mobiliser les fonds susceptibles d’aider au développement et à la mise en œuvre de différentes politiques d’atténuation et d’adaptation telles que conçues par ses pays membres.

Notons par ailleurs que la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique en faveur des pays du Sud, a constitué un sujet épineux marqué d’importantes divergences de point de vue entre pays industrialisés et pays émergents lors de la conférence de Paris. Malgré le caractère parfois âpre des débats, ces derniers ont abouti à des dispositions spécifiques de l’Accord destinées à catalyser les actions des investisseurs.

Alfred Ntumba

Climat: les îles Fidji organiseront la COP23 en 2017

Les îles Fidji seront les organisateurs de la 23e conférence de l’Onu sur le climat, qui devrait exceptionnellement avoir lieu à Bonn (Allemagne) fin 2017, ont annoncé vendredi la présidence marocaine de la COP22 et les autorités fidjiennes.

fidjiLa COP23 se déroulera en Allemagne pour des raisons logistiques, l’archipel du Pacifique n’étant pas en mesure d’accueillir 15 à 20.000 personnes sur un seul site et de les loger à proximité.

Bonn est le siège du siège de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), sous l’égide de laquelle se déroulent les négociations internationales entre plus de 190 pays.

« C’est une grande responsabilité pour un petit Etat insulaire », a déclaré à la presse Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien, au dernier jour de la COP22 à Marrakech.

En tant que « petit Etat insulaire du Pacifique, nous avons besoin de montrer au monde les problèmes que nous traversons », a poursuivi le responsable fidjien, en faisant le lien entre « changement climatique et développement ».

A ses côtés, Salaheddine Mezouar, le président de la COP22, a souligné que c’était « la première fois qu’un petit Etat insulaire, un Etat du Pacifique organise une COP ».

Fidji « trouvera auprès du Maroc toute l’assistance et le soutien nécessaires pour faire en sorte que la COP23 soit à la hauteur de toutes les attentes » et puisse « poursuive la dynamique de Marrakech pour orienter les COP vers l’action et la mise en œuvre concrète de l’accord de Paris », a-t-il assuré.

Les petits Etats insulaires sont particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique comme la hausse du niveau des océans et l’accentuation de certains phénomènes météorologiques extrêmes.

La COP22, qui a tenté de progresser dans l’application de l’accord de Paris scellé il y a moins d’un an, doit clore ses travaux vendredi.

L’aide financière aux pays en développement pour s’orienter vers un modèle sans énergies fossiles, en particulier le charbon, et pour se protéger des impacts du réchauffement (sécheresses, inondations, hausse du niveau des océans, etc.) était encore vendredi au coeur des discussions.

Dans l’accord de Paris, la communauté internationale s’est fixée comme objectif de contenir la hausse du thermomètre mondial « bien en dessous 2°C » et de revoir à la hausse les engagements des pays, actuellement insuffisants pour respecter cette limite préconisée par les scientifiques.

© AFP

Ce qu’il faut retenir de la COP22

Les quelque 200 pays réunis à Marrakech à la COP22 se sont mis d’accord vendredi 18 novembre aux alentours de minuit pour mettre au point d’ici à décembre 2018 les règles d’application de l’accord sur le climat conclu l’an dernier à Paris. Entre déception et avancées, RFI dresse le bilan de cette conférence sur le climat à l’issue de deux semaines de discussions sur le réchauffement climatique.

Une détermination à aller de l’avant pour relever le défi climatique

La fin de cette COP22, sous présidence marocaine, sonne aussi la fin du mandat de Laurence Tubiana en tant que championne du climat pour les Nations unies. « Le premier message très important est le fait que tous les pays se soient mis d’accord sur une proclamation de soutien à l’accord de Paris », souligne celle qui fut l’une des artisanes de l’accord sur le climat signé à Paris l’an dernier.

« Evidemment, les aléas politiques font peser des incertitudes sur les positions de tel ou tel pays, mais voilà il y a 195 pays qui ont dit ‘’nous, on continu’’. Et puis ça a été accompagné de déclarations de beaucoup d’entreprises, d’abord à Marrakech, mais aussi plus généralement d’entreprises mondiales. Je crois que les villes et les régions ont aussi réaffirmé leur soutien à l’accord de Paris », précise l’experte avant de nuancer : « Je ne vais pas vous faire non plus une image rose, on est très en retard. C’est une lutte qu’on a commencée. »

A la tribune de la COP22, le 17 novembre 2016 à Marrakech (Maroc).REUTERS/Stringer

Un bilan mitigé pour l’Afrique

Le Maroc a tenu sa promesse : placer au cœur des débats des sujets qui préoccupent l’Afrique.Mais dans les faits, les avancées sont assez maigres.

Sur la finance par exemple, le continent africain espérait plus d’argent pour financer des projets d’adaptation comme des constructions de digues, des surélévations d’habitats rendus nécessaires par les changements climatiques. Autre déception : l’agriculture, qu’il faut aider à se réformer. Il en a été question, mais faute de consensus, les discussions ont été repoussées à l’an prochain.

Finalement, la principale avancée reste la mise en place d’une feuille de route pour les années à venir et la promesse d’accélérer le rythme. Des points d’étape sont prévus pour vérifier que la conformité des Etats vis-à-vis de leurs engagements et que dès 2018, les pays développés revoient leurs promesses à la hausse.

Une COP22 de l’action, vraiment ?

« La COP22, c’est une opportunité manquée, une opportunité pour les Etats de montrer qu’ils sont prêts à faire plus, plus loin, plus ambitieusement et plus concrètement pour l’action climatique, et qu’ils sont aussi prêts à mettre en place une solidarité envers les pays les plus vulnérables. C’est quelque chose qu’on n’a pas réussi à voir dans cette COP qui devait être la COP de l’action et la COP africaine », déplore Lucile Dufour, membre du Réseau action climat.

Et d’ajouter : « On avance, mais on avance lentement. On se met d’accord pour régler tous les détails et les règles de l’accord de Paris d’ici à 2018. Maintenant on attend des pays qu’ils soient plus ambitieux et beaucoup plus concrets dans leurs annonces et puis aussi au niveau national qu’ils aillent plus loin. »

Pour l’experte, « des initiatives concrètes » ont en revanche été faites « sur les côtés des négociations », citant l’exemple de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables. Lucile Dufour regrette au passage que ces projets ne soient pas « portés par les Etats ».

Des ONG réclament « des actions concrètes »

Les activistes climatiques rassemblés pendant ces deux semaines à l’espace autonome dans une université en marge de la COP ont publié leur appel : la déclaration de Marrakech. Et pour cause : ils estiment que les avancements de la COP sont loin d’être suffisants.

« Nous, mouvements sociaux, marocains, maghrébins, africains et internationaux rassemblés à Marrakech réaffirmons notre détermination à défendre la justice climatique et à agir pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre de 1,5° », peut-on lire. Même si le ton est solennel, le message est vif : « Zéro fossile, 100% renouvelable, c’est notre lutte, c’est notre horizon », affirme Nicolas Haeringer de l’ONG 350.org.

Pour les signataires de cette déclaration, la vraie mobilisation se passe en dehors de la conférence. « La COP a cette capacité à produire une sorte d’abstraction, on parle d’un problème extrêmement concret pour des millions, des centaines de millions de personnes comme si c’était quelque chose de très abstrait et sans conséquence dramatique. Nous, on va dans les COP pour faire un petit pas de côté et ramener dans les négociations les questions qui ne sont pas traitées », poursuit Nicolas Haeringer.

Avec la Rfi