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Forêt : Les diplôme de mérite du premier concours FORETS décernés à 5 lauréats

Au total, 5 journalistes parmi les douze formés sur le journalisme environnemental d’enquête se sont vus décernés officiellement des diplômes de mérite. La cérémonie de remise des prix organisée ce mercredi, 18 septembre, au bureau de la délégation de l’UE en RDC, était riche en couleur. En présence de leurs collègues journalistes membres du réseau Green Journalist Network, les lauréats ont été encouragés par Guillaume Chartrain, chargé des missions à la DUE, pour la qualité de leurs travaux et leur engagement dans la sensibilisation des masses sur les questions environnementales.

De gauche à droite : Taty Mapuku, Fify Solange Tangamu, Guillaume Chartrain, et Thierry Paul Kalonji.

« C’est un couronnement qui ne me pousse pas à m’arrêter ici. Il reste encore beaucoup à faire surtout lorsque nous voyons le niveau de connaissance de notre population concernant les questions liées à l’environnement. Mais c’est déjà un bon début. Ce couronnement me fortifie à fournir  plus d’effort afin d’être un porteur des messages forts liés à la conservation de la nature, de nos milieux », a expliqué Thierry-Paul Kalonji, le gagnant du premier prix concours forêts.

En distinction, Thierry Paul Kalonji, Coordonnateur chez Environews RDC aura un appui pour voyager à Accra au Ghana, pour couvrir la conférence « Global Landscape Forum », qui se déroulera en octobre 2019. Tandis que les deuxième et troisièmes ont reçu une formation en ligne sur la gestion des paysages instruite par l’Université de Waganingen au Pays-Bas.

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Environnement : Thierry-Paul Kalonji, ce gagnant du premier concours FORETS en RDC

L’article de Thierry-Paul Kalonji, journaliste et coordonnateur des projets chez Environews RDC a obtenu la mention « Excellent » du jury de la première édition du concours FORETS (Forêt et Recherches pour l’Environnement dans la Tshopo), organisé par le CIFOR (Centre de Recherche Forestière Internationale), dans le cadre de son projet FORETS exécuté avec l’Université de Kisangani (UNIKIS). Il vient en tête de trois gagnants de ce concours qui a connu la participation de 12 journalistes congolais spécialistes des questions environnementales, ayant été sélectionnés pour participer à la semaine scientifique de l’UNIKIS 2019.

« Tout est parti du choix de sujet que j’avais fait. J’ai préféré travailler sur le bois énergie, un secteur qui m’est très familier au regard de différents reportages que j’ai eu à réaliser. J’ai accompagné le projet Charbon durable et Mbambola de la SNV du début à la fin. Et grâce à cela, j’avais à mon arc des cordes nécessaires pour produire un bon reportage », a indiqué le lauréat.

Sans sous-estimer les efforts de ses challengers, Thierry-Paul Kalonji pense tout de même que tous les compétiteurs ont produit des excellents travaux. Surtout que pour participer au concours il fallait d’abord subjuguer le jury avec les reportages réalisés précédemment. Seuls les auteurs de meilleurs reportages ont été retenus pour participer à la semaine scientifique et concourir à cette première édition. Continuer la lecture de Environnement : Thierry-Paul Kalonji, ce gagnant du premier concours FORETS en RDC

Forêt : Quand le marché du bois éloigne l’Afrormosia de Kisangani

Le développement de la ville de Kisangani suscite des interrogations au regard de la dégradation des forêts environnantes. Cette expansion et sa demande en bois d’œuvre, en bois énergie et en nourriture, affecte considérablement les ressources forestières. L’une des victimes de ce développement est l’Afrormosia (Pericopsis elata), l’espèce la plus prisée de la population boyomaise, pour sa qualité du bois et de ses makala (charbon de bois).

Deforestation near Lieki, DRC. Photo by Axel Fassio/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

Une filière organisée à la défaveur de la ressource

Dans la filière bois d’œuvre, la ressource principale est l’arbre. Cependant, l’arbre n’intéresse la chaîne de production que pour de raisons pécuniaires présentes, au détriment de la durabilité de celui-ci.

Simon Maponda est l’un des exploitants artisanaux. Il vit à Kisangani et dispose de tous les permis et autorisations nécessaires pour exercer ce métier. Il a accepté de nous faire visiter ses chantiers au village Bakumbu, situé au PK13 [Ndlr : 13 kilomètres à partir de la sortie de Kisangani], sur la route qui mène vers la cité de Banalia.

« Il n y’a plus de bois au tour de Kinsangani », nous confie-t-il. « Pour trouver du bois, il faut aller au-delàs de Banalia, parfois vers le fleuve ou encore vers la ville de Buta ».

Simon Maponda se considère comme l’un des pionniers du secteur de l’exploitation artisanale du bois à Kisangani. Ce qui lui a prévalu le poste du président de l’Association des exploitants artisanaux de Komboni. Grace à ce travail, il fait étudier ses enfants à l’Université de Kinshasa, et gère mieux sa famille. Mais, il se dit inquiet du déclin progressif du marché du bois d’œuvre dans sa ville.

Sur l’un de ses chantiers, nous découvrons Dieu Merci. Tronçonneuse à la main, ce scieur professionnel est un habitué de vrombissement des scies mécaniques qu’il manipule avec dextérité.  Trentaine révolue, Dieu Merci exerce ce métier depuis 2012. Il doit scier au moins 5 m3 de plateaux par jour, pour un montant dont il n’a pas voulu livrer le secret.

Dieu Merci , scieur professionnel.

Sous un soleil accablant, Dieu Merci tronçonne un Iroko, une espèce de la famille d’Afrormosia. Il nous confirme cependant que l’espèce a quasi disparu dans les environs de Kisangani. Et, qu’il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres encore pour retrouver ce bois aux couleurs rougeâtres.

« A un certain moment, l’Afrormosia était très sollicité sur le marché, que ce soit pour le bois d’œuvre ou pour le makala [Ndlr : charbon de bois]. On coupait ce bois en désordre, même les plus jeunes arbres, car tout le monde avait besoin de se faire de l’argent. Ajourd’hui, la demande est toujours là, mais le bois c’est éloigné », nous précise-t-il.

Depuis son début de carrière, Dieu Merci a déjà formé plus de 10 jeunes scieurs, tous opérationnels sur le marché de coupe artisanale du bois.

La chaîne de production est si bien organisée que chacun y trouve son  intérêt, mais surtout à la sueur de son front.  Vincent Itsima surnommé Gomez est le transporteur du bois. Avec son vélo, il doit parcourir près de 1 kilomètre du sentier escarpé pour atteindre les berges de la rivière Tshopo, lieu d’embarquement du bois scié vers la ville de Kisangani.

«  Moi je suis bombeur [Ndlr : transporteur à vélo], je suis payé par cubage. Par jour, je transporte 1 m3 de bois, soit 16 plateaux pour un montant de 45.000 Francs congolais, [l’équivalent de 27 dollars américains] », nous informe-t-il.

Carence de l’Afrormosia sur le marché de Kinsangani

Les bois sciés arrivent à Kisangani par des radeaux. Ce jour-là, notre visite a coïncidé avec le déchargement d’un radeau rempli d’une bonne cargaison de bois d’œuvre dont l’Iroko, le Kaya, le Monsembe et le Sapeli. Le plus grand absent du lot était l’Afrormosia.

Ces bois sont vendus au prix de gros aux détaillants, avant de se retrouver au marché de Komboni dans la commune de Makiso. Un marché totalement hors du commun, car 85% de revendeurs ici, sont des femmes.

Dans ce marché de quelques dizaines d’étalages, l’Afrormosia est la marchandise la plus chère, à cause de sa rareté. Il se négocie à environ 250 dollars américains le mètre cube.

« Il y’a carence du bois sur le marché, car il y’a aujourd’hui une pléthore d’exploitants et de vendeuses. Ici au marché, il y’a la demande croissante d’Afrormosia, mais le bois ne se voit plus, à cause de la mauvaise exploitation qu’il a subi », indique Trésor Likenge, exploitant et vendeur du bois au marché Komboni.

Selon une étude du Cifor «  le bois à l’ordre du jour », chaque mois, les exploitants artisanaux coupent en moyenne 440 m3 de bois d’Afrormosia et de Sapelli. Un volume de loin supérieur à la capacité de régénérescence de ces espèces.  51% d’exploitants interrogés lors de cette étude ont confirmé que l’Afrormosia est leur bois de prédilection.

Le bois vendu au marché de Komboni, l’est pour la consommation locale. Certains commerçants viennent parfois s’approvisionner ici,  en vue d’une vente à Kinshasa, où le mètre cube d’Afromorsia revient à 550 dollars américains. Tandis que les autres pour  Kasindi, où il se vend à 1500 $/m3.

Nécessité de réorganiser le secteur

« Nous avons fait une étude dans le cadre du projet FORETS, au tour du paysage de Yangambi. L’étude a démontré que la grande partie des exploitants œuvrent dans l’informel ne paient pas des taxes », a expliqué Sylvia Ferrari, chercheuse au Cifor.

Local workers finish the last details of the new building at the Faculty of Science of the University of Kisangani. Photo by Ahtziri Gonzalez/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

Un point vue confirmé par le président de l’Association des exploitants artisanaux du bois de Komboni, qui reconnait des faiblesses dans l’organisation du secteur. « Je souhaite que les autorités organisent ce secteur. Il y’a trop de fraudes. En tant qu’exploitants nous payons une taxe de reboisement. Que cet argent serve réellement à ça, car il revient au FFN (Fonds Forestier National) de faire ce travail », a indiqué Simon Maponda.

Sur le terrain, le Cifor à travers le projet FORETS (Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo), travaille avec les associations d’exploitants artisanaux du bois pour les conscientiser sur la nécessité d’une exploitation plus durable du bois d’œuvre. « Les marchés de consommation deviennent de plus en plus exigeants en termes de légalité et durabilité.  Si la RDC veut continuer à exporter son bois vers l’extérieur, elle doit se doter d’un arsenal juridique qui pourrait lui garantir que le bois produit dans le pays est coupé d’une façon légale et durable », a fait remarquer Paulo Ceruti, chercheur au Cifor.

Le marché du bois d’œuvre n’est pas le seul à éloigner l’Afrormosia de la ville de Kisangani. Deux autres facteurs importants à savoir le bois énergie et l’agriculture sur brulis entrent en jeu. Mis en ensembles, ces trois facteurs sont à la base de la dégradation progressive de la forêt au tour du chef-lieu de la Province de la Tshopo.

La science vole au secours de l’Afrormosia

A quelques kilomètres du centre-ville de Kisangani, les chercheurs du Cifor mènent une expérience inédite. Hulda Riziki et son équipe observent délicatement la croissance et le comportement de l’Afrormosia, dans une plantation expérimentale de 0,6075 ha (135 x 45 m). Les résultats préliminaires de ces observations semblent prometteuses, car dit-elle, l’espèce a la capacité de croitre en milieu naturel, contrairement à certaines études menées par d’autres scientifiques.

Afrormosia growing scheme at the Compagnie Forestiere et de Transformation (CFT) in Kisangani, DRC. Photo by Axel Fassio/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

« Les publications anciennes démontrent que l’Afrormosia a du mal à croitre en dehors de la forêt. Nous nous rendons compte que l’espèce peut très bien croitre dans un milieu non perturbé, notamment dans les plantations », a-t-elle précisé. « Depuis le 12 décembre 2017 qu’on avait prélevé les mesures, aujourd’hui, après mesurage, on a remarqué un taux de croissement de 151 cm par an, et un diamètre de 21,1 mm. Ce qui est spectaculaire », indique cette jeune dame, visiblement déterminée à sauver l’espèce.

Le but de cette expérimentation est de trouver l’écartement optimal et disposer d’autant d’informations devant constituer la base des données de cet arbre et en faire une vulgarisation. Hulda Riziki travaille sur ce projet avec l’encadrement du Docteur Nils Bourland, collaborateur scientifique au Musée Royal de l’Afrique Central et le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR).

Si les résultats de cette étude s’avéraient concluantes, l’on pourrait alors espérer sauver l’Afrormosia grâce à la réintégration artificielle de la plante dans la forêt dégradée de Kisangani.

L’exploitation artisanale du bois d’œuvre ne devrait pas non seulement contribuer au développement socio-économique de la population, ce qui n’est pas le cas à Kisangani aujourd’hui, elle devrait par contre s’exercer dans le strict respect des normes en vue  de concilier le développement à la durabilité. Dans cette tâche, l’Etat congolais devra jouer son rôle de régulateur pour limiter l’impact de ce secteur sur les forêts environnantes considéré comme la ceinture verte de la ville.

« Ce reportage a été produit grâce à l’appui du projet FORETS, financé par l’Union européenne et coordonné par le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR). Cependant, il ne représente pas nécessairement le point de vue de ces institutions ».

Alfred NTUMBA

Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

C’est une expérience inédite que les scientifiques du projet FORETS (Formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) mènent depuis 1 an et demie à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo. Ils sont motivés par le souci de trouver une solution durable à la disparition de cette espèce qui manifeste de sérieux problèmes de régénération. Ces experts forestiers voient en la disparition de l’Afrormosia (Pericopsis elata), une perte économique énorme pour la République démocratique du Congo dont le secteur de l’exploitation du bois d’œuvre repose notamment sur cette espèce très prisée dans l’industrie, à cause de la très haute qualité de son bois.

Plantation d’expérimentation de régénération de l’Aforormosia à Kisangani. (Crédit Photo CIFOR).

« La surexploitation de ce bois a fait qu’il puisse se retrouver dans l’annexe 2 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), mais aussi considérée comme espèce en danger par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). On a aussi compris que cette espèce à de problème de régénération. Vu qu’on a toujours besoin de son bois, nous avons décidé de faire sa régénération naturelle assistée », a indiqué Hulda Riziki, ingénieure forestière.  Continuer la lecture de Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

Environnement : 12 journalistes formés par le CIFOR sur les questions environnementales

C’est le samedi 04 mai que s’est  clôturée à Kisangani, la formation des journalistes environnementaux de la RDC.  Cette clôture marque ainsi le début de la première édition du concours forêts pour le journalisme environnemental. Initiée par le projet FORETS (Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo), cette activité qui a réunis 12 journalistes venus de quelques provinces de la République démocratique du Congo, s’inscrit dans le cadre de la semaine de la science organisée par l’Université de Kisangani en partenariat avec le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR).

« J’étais impressionnée par la motivation de tous les participants, ce qui constitue la vraie  base pour faire le journalisme. Et, ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils mettent en pratique les matières apprises afin d’améliorer leurs techniques journalistiques et rendre des reportages vraiment superbes. J’ai beaucoup d’espoir que nous aurons des reportages de très haute qualité », s’est félicitée Gloria Pallares, formatrice.

Pendant 4 jours, formateurs et apprenants ont ensemble passé en  revue toutes les étapes qui président à la réalisation d’un bon reportage. Ceci de la conception de l’idée du reportage jusqu’à la publication de celui-ci. Continuer la lecture de Environnement : 12 journalistes formés par le CIFOR sur les questions environnementales

Forêts : 50.000 arbres  déjà plantés à Bangala dans la Tshopo grâce au  projet FORETS

Financé par l’Union européenne et coordonné par le Centre de recherche  forestière internationale (CIFOR), le projet FORETS a à  ce jour permis  déjà de planter près de 50.000 arbres à Bangala dans le secteur de Yangambi,  un village situé à plus de 100 kilomètres de la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo. Une activité  de reboisement qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques d’une part, et d’aider les communautés locales à exploiter durablement les forêts d’autre part.

«  Nous avons commencé ce travail avant l’arrivée de l’Union européenne via le projet FORETS. Mais l’arrivée de l’Union européenne est une chance pour nous, car elle nous a apporté  beaucoup de moyens. Elle nous a permis d’agrandir la pépinière et d’améliorer les conditions de travail notamment la construction de bacs en planche en bois pour faire pousser les plantules, nous avons  un château d’eau et plusieurs autres outils de travail, sans oublier l’augmentation de la main d’œuvre », a expliqué Norbert NGOYI responsable de la pépinière d’ISALOWE.

Ces arbres qui sont plantés sur le site de l’INERA afin recouvrer la réserve de biosphère de Yangambi sont composés de plusieurs essences locales et exotiques dont la plupart sont des espèces à croissance rapide à l’instar des acacias. Continuer la lecture de Forêts : 50.000 arbres  déjà plantés à Bangala dans la Tshopo grâce au  projet FORETS

Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC

C’est en marge de la 6ème édition de la Semaine de la science organisée par l’Université de Kisangani en partenariat avec le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) que s’est ouvert ce mardi 30 avril, la première édition du concours « FORETS pour le journalisme environnemental ». Au total, 12 journalistes venus des différentes provinces de la République démocratique du Congo participent à  cet événement.

Avant tout, le but de  ce concours  initié par le projet FORETS ( formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) est  d’aider les participants  à approfondir leurs connaissances sur les questions liées à la conservation de la forêt, au bois énergies et au bois d’œuvre. Pour ce faire,  des ateliers de renforcement des capacités des journalistes seront organisées au cours de la semaine de science. Cette formation connait la participation des journalistes de renommée internationale, et des scientifiques  de la RDC et d’ailleurs.

Outre les échanges en atelier,  des descentes sur terrain notamment à Yangambi sont prévues  afin de concilier à la pratique,  différentes connaissances engrangées pendant la formation. Continuer la lecture de Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC

Forêt : Un labortoire de la biologie du bois installé à Yangambi (RDC)

Le Musée Royal de l’Afrique centrale en Belgique (MRAC) a ouvert  un nouveau laboratoire de biologie du bois en République démocratique du Congo (RDC). Situé dans la Réserve de biosphère de Yangambi, au cœur du bassin du Congo, il servira aux scientifiques congolais et internationaux pour y mener des actions de recherche de pointe sur l’anatomie du bois et la dendrochronologie (étude des cernes de croissance des arbres) afin de mieux comprendre le rôle des forêts dans l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.


« Ce laboratoire de biologie du bois est unique en Afrique subsaharienne. Ses microscopes et tous ses  équipements les plus sophistiqués nous permettront d’étudier le fonctionnement des arbres sur place », a indiqué Hans Beeckman, Chef du Service de biologie du bois au MRAC, au cours de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu le 28 avril à Yangambi en RDC. « Le bassin du Congo est la deuxième forêt tropicale humide du monde en termes de superficie et son rôle est crucial dans le stockage du carbone et la régulation de la température. Par conséquent, la compréhension des caractéristiques de croissance des arbres locaux, de l’historique de la végétation et des propriétés du bois nous permettra de protéger cet important écosystème », a-t-il ajouté. Continuer la lecture de Forêt : Un labortoire de la biologie du bois installé à Yangambi (RDC)

Forêt : Le CIFOR scelle un nouveau partenariat  technique avec l’Initiative AFR100

Alors que le monde se prépare en vue de la Décennie pour la restauration des écosystèmes 2021-2030, le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) vient de devenir le nouveau partenaire technique de l’Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains,AFR100. Un partenariat qui permettra d’assurer l’adéquation des activités de restauration du CIFOR avec le cadre de travail de l’AFR100, d’optimiser la collaboration et le partage des connaissances entre les deux partenaires et de contribuer aux objectifs de restauration de l’AFR100.

« Ce partenariat, qui réunit le CIFOR et le groupe de l’AFR100, consolidera nos relations et favorisera notre collaboration sur un positionnement tactique et stratégique dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes », affirme Robert Nasi, Directeur général du CIFOR. Continuer la lecture de Forêt : Le CIFOR scelle un nouveau partenariat  technique avec l’Initiative AFR100

Indonésie : Signature du protocole d’accord entre la FOERDIA et le CIFOR

Le directeur général du CIFOR (Centre de recherche forestière internationale), Robert Nasi, et le directeur général de la FOERDIA (Forestry and Environmental Research Development and Innovation Agency), Agus Justianto ont procedé à la signature d’un nouveau protocole d’accord qui certifie et pérennise la relation qui lie les deux institutions.la cérémonie de signature a eu lieu ce mardi 26 février, sur le campus du CIFOR à Bogor.  

« Le renouvellement de ce protocole d’accord témoigne des intérêts que nous partageons autour de la gestion durable des forêts en Indonésie et représente une étape cruciale de notre partenariat », a souligné R. Nasi. « Je suis impatient de poursuivre ces efforts communs pour que les forêts d’Indonésie occupent la place centrale qui leur revient dans la réalisation des objectifs nationaux et des Objectifs de Développement Durable ».

Ce protocole vient sceller une coopération de longue date entre le CIFOR et la FOERDIA sur un certain nombre de sujets, parmi lesquels la gestion durable des forêts, les chaînes de valeurs des forêts et des arbres, et la foresterie sociale.

« J’attends que ces deux parties mobilisent la science pour donner corps à des actions concrètes et qu’elles traduisent en actes les mouvements internationaux pour le bien-être humain », a souhaité A. Justianto, représentant de la ministre indonésienne de l’Environnement et des Forêts, Mme Nurbaya.

 

Les deux directeurs ont profité de l’occasion pour inaugurer les bureaux du secrétariat, installés sur le campus du CIFOR à Bogor.

L’agence gouvernementale de recherche et développement FOERDIA est rattachée au ministère indonésien de l’environnement et de la foresterie. Elle est en charge de l’élaboration et de la formulation de politiques, de plans et de programmes techniques liés à l’environnement.

 

La coopération entre ces deux instructions, le CIFOR et la FOERDIA a vu le jour en 1997, sur le site de recherche de la forêt de Bulungan. Le CIFOR est un organisme mondial de recherches forestières à but non lucratif, installé à Bogor ; il fait partie du consortium de recherche du CGIAR.

Alfred NTUMBA