Archives par mot-clé : Comifac

Douala : La COMIFAC présente les résultats du projet JICA sur l’utilisation durable de la biodiversité

L’hôtel Prince de Galles de Douala (Cameroun) a abrité un Atelier de présentation des résultats du projet de promotion de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité et des mesures contre le changement climatique dans les pays de la COMIFAC, le 31 janvier 2019. Ce, sous l’égide du Secrétariat exécutif de la COMIFAC et la Coopération Japonaise (JICA). 

Cette quatrième réunion du Comité de Pilotage avait pour but d’examiner l’état d’avancement des activités et de revoir l’orientation du Projet sur la base des résultats obtenus jusqu’à la fin de 2018, si besoin en était.

Au cours de ces travaux, les participants ont examiné et validé le Plan de travail annuel 2019 budgétisé. Ils ont par ailleurs identifié les actions prioritaires, à savoir : coordonner l’analyse de la valeur économique des APA dans l’espace COMIFAC, normaliser et réglementer l’exploitation des APA, mobiliser le secteur privé par des incitations économiques, et renforcer des capacités de laboratoires de pays de la COMIFAC. Continuer la lecture de Douala : La COMIFAC présente les résultats du projet JICA sur l’utilisation durable de la biodiversité

Burundi : Vers l’appropriation nationale des actions prioritaires du plan de convergence 2ème génération

La Coordination nationale de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale) a organisé ce mercredi 23 janvier 2019, à Bujumbura, un atelier de vulgarisation du plan de convergence (PC), deuxième génération, à l’intention des membres du comité de coordination nationale et des parties prenantes, dans le cadre de la réalisation de la campagne de collecte des données de suivi-évaluation de ses indicateurs nationaux.

Le coordinateur national de la COMIFAC et directeur des forêts, M. Epimenie Nibizi, a rappelé dans son allocution d’ouverture de cet atelier de deux jours, que le Bassin du Congo abrite le second plus grand ensemble forestier tropical du monde, après celui du Bassin amazonien.

« Ces forêts d’Afrique centrale hébergent une faune et une flore riches et originales », a-t-il déclaré, ajoutant que ces dernières jouent plusieurs rôles dont le plus fondamental est la régulation du système climatique continental. Continuer la lecture de Burundi : Vers l’appropriation nationale des actions prioritaires du plan de convergence 2ème génération

Climat : l’œil vigilant des scientifiques sur les engagements des Etats de l’Afrique centrale

Une nouvelle note d’orientation politique des experts du climat, publiée par l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC), a analysé les difficultés auxquelles sont confrontés les pays d’Afrique centrale pour transformer en action leurs actes d’engagement de lutte contre le réchauffement de la planète, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.


Cette note publiée en marge de ma COP24, émet des recommandations de principes de la responsabilité partagée et différenciée, afin de pousser les pays d’Afrique centrale, signataires de l’accord de paris à s’engager sur le long chemin du développement de la situation du climat.

Les experts plaident pour plus d’initiatives et de responsabilités de la part des hommes politiques. « Il est nécessaire que les principaux ministères, comme ceux de la Planification et des Finances, et même le Premier ministre et la Présidence, s’impliquent davantage », explique Dénis Sonwa, l’un des experts à la base de cette note. « Ils doivent passer d’un rôle de suivi à une véritable participation à la planification et à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national(CDN) ». Continuer la lecture de Climat : l’œil vigilant des scientifiques sur les engagements des Etats de l’Afrique centrale

Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Cameroun : Le Protocole de Nagoya et l’APA expliqués aux membres du RECEIAC

Les membres du RECEIAC (Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale), ont renforcé leurs capacités sur les principes d’accès et de partage des avantages (APA) consacrés dans le Protocole de Nagoya, lors d’un atelier organisé à Douala au Cameroun.

Photo de famille des journalistes membres du RECEAC lors du lancement de l’atelier sur les changements climatiques et la REDD+ à Douala au Cameroun ( Photo Alfredo Prince/Environews-RDC)

« L’objectif du présent atelier est de vous sensibiliser et de renforcer vos capacités sur les dispositions de ce Protocole afin que vous soyez aptes à produire et diffuser des informations sur le processus APA », a indiqué le secrétaire exécutif adjoint et coordonnateur technique de la COMIFAC, Gervais Ludovic Itsoua Madzous. Continuer la lecture de Cameroun : Le Protocole de Nagoya et l’APA expliqués aux membres du RECEIAC

COP 23 : les ministres de l’environnement de la COMIFAC évaluent l’Etat d’avancement des travaux

Les ministres de l’Environnement de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale), se sont réunis ce mardi 14 novembre dans la soirée, dans la salle Addis-Abeba à Bula Zone, pour faire un état de lieux du travail abattu jusque-là par les experts, et surtout que la question sur le financement reste un sérieux problème. Cela malgré des progrès enregistrés dans divers domaines notamment sur le processus REDD+ en RDC (Réduction des Emissions des dues à la Déforestation et Dégradation des forets).

Selon le président du Conseil d’administration de cette organisation, le ministre rwandais de l’environnement, Vincent Biruta, l’objectif de cette rencontre était de permettre aux dirigeants de la COMIFAC d’avoir un point de vue commun sur l’état d’avancement des travaux et avoir une position commune quant à la question des financements.

Les ministres de la COMIFAC ont également parlé des différents projets qui sont dans le pipeline du Fonds Vert pour le Climat. Au total pour l’Afrique Centrale, 11 projets seulement ont été approuvés jusque là. ils représentent un coût estimé à 392 millions de dollars américains.

Notez que la COMIFAC regroupe 11 pays à savoir : la Gambie, le Burundi, le Cameroun, la RCA, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Sao Tome Principe, le Tchad, le Rwanda et la RDC.

Avec Nounou NGOIE, depuis Bonn.

Bassin du Congo : l’Union européenne lance le programme ECOFAC VI volet Cameroun

L’Union européenne a lancé la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI) volet Cameroun. La cérémonie du lancement de ce programme a eu lieu ce mercredi 25 octobre 2017, à Douala au Cameroun. Cette étape exprime le début effectif  des activité de ce projet dans les pays membres la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). 

Cérémonie du lancement d’ECOFAC VI à Douala, par l’Union européenne (Photo, Alfred NTUMBA – Environews RDC)

Après la clôture d’ECOFAC V qui avait permis aux dix pays de la COMIFAC d’accéder aux financements d’environ 30 millions d’euros, l’Union européenne a doublé la mise cette fois-ci, en mettant à la disposition de ces pays, une enveloppe de 60 millions d’euros. « Depuis 1992, l’Union européenne a déjà investi plus de 138 millions d’euros dans la protection des forêts et de la biodiversité en Afrique centrale. Avec ECOFAC VI, c’est 60 milliards de Francs CFA supplémentaires, soit 60 millions d’euros qui sont apportés à la sous-région », a déclaré Chantale Marissen, Représentante de l’Union européenne.

Une enveloppe de 3,5 millions d’euros sera disponible pour appuyer l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Ce financement sera coordonné par le CIFOR, afin de mettre en œuvre certaines priorités opérationnelles du Plan de convergence 2015-2020 de la COMIFAC. L’ECOFAC VI devra également financer la mise en œuvre du projet Renforcement et institutionnalisation de l’OFAC (RIOFAC), pour une durée de 5 ans.

A en croire Chantale Marissen, l’Union européenne compte beaucoup sur la production des informations de qualité sur les forêts et la biodiversité  du Bassin du Congo en vue d’aider à la prise de décision quant à leur conservation et gestion durable au bénéfice de la population. Ainsi, un accent particulier sera mis sur la gouvernance forestière et la protection de la biodiversité. « L’effet du levier attendu à travers ce programme ne pourra être atteint qu’avec la détermination sans faille de nos partenaires de l’Afrique centrale à protéger notre planète et à combattre ceux qui veulent la détruire à leurs profits. Devant les conséquences qui menacent les écosystèmes de la sous-région, c’est donc une responsabilité historique qui nous incombent », a-t-elle martelé.

En effet, la convention de financement entre l’Union européenne et le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), a été signée à Brazzaville en avril 2017. La Secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Mfoula Thérèse-Chantal, a émis le vœu de voir l’ECOFAC VI aller dans sens du changement des conditions de vie des communautés de la sous-région. « Si les premières phases qui ont démarré dès 1992 se sont concentrées sur la conservation du captal naturel, le Secrétariat général de la CEEAC, souhaiterait vivement que ECOFAC VI confirme le passage de la conservation à l’économie de la conservation telle qu’amorcée par le programme ECOFAC V », a-t-elle fait savoir. « En effet, il s’agit de transformer le capital naturel de la sous-région en capital productif pour que celui-ci contribue à la diversification de l’économie de nos Etats membres, majoritairement dépendantes de produits des hydrocarbures ».

Les forêts du Bassin du Congo représentent 25% du carbone total stocké par les forêts tropicales du monde. Elles hébergent environ 30 millions d’habitants et fournissent des moyens de subsistance à plus de 75 millions de personnes qui dépendent de ressources naturelles locales pour leurs besoins alimentaires, nutritionnels, et de santé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

 

 

 

Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Climat : Les pays de la Comifac affûtent leurs armes pour la COP23

Le groupe de travail Climat de la COMIFAC (Comission des forêts d’Afriqie centrale), se réunit depuis ce lundi 28 août à Brazzaville pour  préparer  la 23ème conférence des parties à la Convention cadre des nations unies sur les Changements climatiques (CCNUC), prévue en novembre prochain, à Bonn en Allemagne.

Pour Gervais-Lidovic Etsoua Madzous, Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, l’étape des négociations qui a conduit à l’adoption de l’accord de Paris étant dépassée, le défi de l’opérationnalisation de cet accord devraient se reposer sur les réalités et les difficultés rencontrées par les pays dans la mise en œuvre de leurs engagements.

« En mai 2016 à Kinshasa, le Conseil extraordinaire des ministres de la COMIFAC recommandait un certain nombre des mesures à prendre pour accompagner les pays dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’accession aux finances Climatiques. L’activisme de ce groupe de travail de la Comifac prouve à suffisance les dispositions prisent par le Secrétariat Exécutif pour répondre à l’appel des ministres en charge de forêts de la sous-région », a t-il déclaré.

Pendant 3 jours, les participants à ces assises auront pour tâche d’analyser les avancées et difficultés  rencontrées par les différents pays membres de la COMIFAC, dans la mise en œuvre de leurs CPDN, et élaborer le contenu de l’Agenda devant définir la position commune de l’Afrique centrale lors de la COP23.

En effet, au cours des précédentes rencontres préparatoires tenues notamment au Rwanda, les pays membres de la COMIFAC, avaient focalisé leur attention sur les travaux de ce Groupe de travail.

« Cette activité permettra au terme des travaux, de définir les positions concertées sur les différents sujets d’intérêt commun lors  des négociations de l’Agenda de la 23ème Conférence des parties sur le climat, en vue d’assurer une participation active, effective et efficiente de la sous-région à cette échéance », a fait savoir Marcial Nkolo, Chef de projet régional GIZ d’appui à la Comifac.

L’opérationnalisation de l’accord de Paris reste un réel défis pour la communauté internationale et particulièrement pour la sous-région Afrique Centrale.

 

Jennifer LABARRE

COMIFAC : les 5 priorités du nouveau personnel statutaire

Nommé à Kigali en décembre 2016, par le Président en exercice de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), Vincent Biruta, le nouveau personnel statutaire a axé sa politique sur 5 priorités pour redynamiser les activités de cette institution qui traduit la volonté des chefs d’Etats pour la gestion durable des forêts du Bassin du Congo. Continuer la lecture de COMIFAC : les 5 priorités du nouveau personnel statutaire